Léon Vanier éditeur, 1898. In-12 br. Oeuvres de Jeunesse, 1. Couverture illustrée par Fernand Gottlob. Ouvrage publié " Sous l'invocation de son grand frère Arthur Rimbaud explorateur français récemment massacré ". E.O. de ce premier livre de l'auteur.
La plupart au verso de documents émanant de la préfecture de la Seine (formulaire « Assistance aux femmes en couche », formulaire « Bordereau des pièces adressées », etc.), 21 x 26,5 cm, rédigé autour de 1929 (comme en témoignent les tampons de la préfecture). Réjouissante nouvelle dans le plus pur style de Fagus, intitulée « Ceci n’est pas un conte ». Les variations dans la graphie laissent transparaître la "tonalité éthylique" du génie de Fagus. Transcription du début et de la fin du texte : " L’Académie Martin-Nadaud n’admet en son sein que des Bellevillois d’origine, au nombre de 13, afin de signifier son mépris de la superstition. Elle s’assemblechaque vendredi pour l’apéritif, au café-bar de l’Île d’amour, place du Guignier, et plus solennellement déjeune, le premier vendredi du mois, au restaurant du Lapin vengeur, vis-à-vis le lac St Fargeau. Elle approfondit là et résout tous problèmes : philosophiques, littéraires, artistiques, voire métaphysiques (la politique demeurant exclue) mais ne décerne pas encore de prix, pour des raisons. En ces occasions, lesalon à elle réservé reçoit sur la cheminée les bustes, provisoirement en plâtre, de Martin-Nadaud, le tribun et moraliste, et du poète Alexandre-Charles Magne. Sous celui du Joubert de Belleville est calligraphié son aphorisme historique : « Quand le bâtiment va, tout va. » Sous celui du grand lyrique, ce distique, lequel d’ailleurs émane de Victor Hugo :Il faut que le poète en sa dignité sainte,Comme un dieu boit le fiel, sache boire l’absinthe.[...] Voilà pour lui provisoirement. L’angélus du matin tinta à St Jean Baptiste de Belleville, et la céleste éveilleuse fit filtrer son premier sourire dans la chambre de la rue de Palestine. Fabius Danduné reprit conscience de son âme immortelle en découvrant son enveloppe terrestre allongée, nue, au pied du lit, parmi un pêlemêle de vêtements et de lingerie. La coupole de son intelligence : son crâne veux-jedire, restait enfouie sous l’amas de ses livres de chevet qui l’avaient failli assommer, Lamarck, Darwin, Haekel, J.-H. Rosny, Félix Le Dantec et autres. Son chapeau haut de forme lui-même était présent, qui exhalait une mystérieuse odeur. Sa montre seule avait disparu.
21 x 27 cm, recto verso. Longue et violente diatribe de Fagus, alors proche de La Revue blanche, contre Catulle Mendès : « il ne faut pas attendre que cette face s’auréolât de cheveux blancs, nous oppose un Catulle intangiblement vénérable… Et il ne m’a rien fait à moi, mais enfin ma pudeur se révolte… Je suis honnête fille, après tout !… »
A l’en-tête de la préfecture de la Seine, 1 feuillet recto, 21 x 27 cm, probablement adressée à René Groos, le directeur du Nouveau Mercure, revue mensuelle politique et littéraire. Fagus demande à Groos de lui retourner un « feuillet si hâtivement écrit – trop ».
Sans date, 14,5 x 27 cm, intitulé « Ronde sans fin » et repris avec quelques variantes dans le numéro du 15 octobre 1933 de la Revue française de Prague (p. 190), sous le titre « Chanson dans le désert ». « Je sais ce qu’en coûte que d’être un poète.Je sens goutte à gouttemon sang qui descendsous la sourde voûteoù moi seul l’entends… »
1928 Paris, “La Connaissance“, 1928; in-8° broché, couverture beige formant enveloppe, imprimée en sépia sur les 2 plats, dos muet; (4), VI,76pp., (2)ff. Volume n°10, de la Collection “ Les Textes“ . Edition originale tirée à 950 exemplaires, ici 1 des exemplaires sur alfa justifiés corrigés comportant des corrections autographes de l'auteur ainsi qu'un envoi autographe signé à “Charles Derappe, dragon à 79 griffes“.
Fagus est le pseudonyme de Georges-Eugène Faillet, né à Bruxelles en 1892, mort à Paris en 1933. Petits accrocs à la couverture, avec un coup de lame au 2ème plat qui comporte une déchirure sans manque. (Reu-Bur)