Eugène Scribe (1791-1861), écrivain, librettiste. L.A.S., 24 décembre, 1p in-8. A M. David, « administrateur ». « Monsieur, Si je n'en croyais que mon goût particulier, j'aurais encore été aujourd'hui vous faire une visite, mais mes plaisirs finiraient par vous coûter trop cher. C'est donc pour vous faire perdre le moins de temps possible que je vous dis, non de vive voix, mais par écrit que mon ami [Marc] Fournier à qui j'ai fait part de notre conversation, a reconnu toute la bonté et toue la sagesse de vos conseils et qu'il est bien décidé à les suivre. Qu'ainsi donc il restera comme il est, d'après l'assurance que vous m'avez donnée que la prolongation de la maladie ne saurait lui faire perdre sa place. Mille pardons encore une fois d'abuser ainsi de vos bontés. Mon importunité ne peut pas lasser votre complaisance aussi je me dis, avec franchise, le plus obstiné et le plus reconnaissant de vos sollicitudes. Eugène Scribe ». [493]
Eugène Scribe (1791-1861), écrivain, librettiste. L.A.S., Montalais, 23 juin, 1p in-8. « Monsieur, Je ne suis pas à Paris pour le moment et vous ne trouverez personne rue Ollivier, mais avec la lettre ci-jointe en vous présentant à l'administration de l'opéra rue Grange Batelière, on vous remettra ma lettre pour ce soir. Agréez, monsieur, l'expression de mon entier dévouement. Eugène Scribe ». [493]
Eugène Scribe (1791-1861), écrivain, librettiste. L.A.S., sd [selon une note février 1840], 1p in-8. « Merci, mon cher confrère, de votre aimable demande. Je vais faire mettre aujourd'hui votre nom sur la liste de location et je tacherai que vous ayez pour la premier représentation la meilleure loge possible. Quant à la répétition, vous n'avez qu'un mot à dire et je suis tout à vos ordres, mais ce ne sera pas de sitôt. Le fer est toujours au théâtre français - ils ont tous tant d'affaires qu'ils n'ont pas le temps d'apprendre leur rôle et je ne sais pas quand nous pourrons avoir une bonne répétition. Votre tout dévoué et de coeur. E Scribe ». [493]
Eugène Scribe (1791-1861), écrivain, librettiste. L.A.S., sd [1852?], 3p in-8. A Arsène Houssaye (1814-1896), alors directeur du Théâtre-français. Belle lettre dans laquelle il demande de repousser la reprise de sa pièce, La Camaraderie, le lendemain de ce courrier, malgré la demande de Napoléon III de reprendre la pièce. Il y a en effet une soirée de charité où la pièce sera jouée et il voudrait que la pièce soit d'abord reprise lors de cette soirée où elle sera jouée par Mme Volnys et Mlle Anaïs. [169b]