;A Paris, à l'enseigne du Pot cassé / Coll. ''Lumen animi'', (1930). Un vol. au format gd in-12 (198 x 133 mm) de 226 pp. Reliure de l'époque de demi-chagrin maroquiné fauve à coins, filets à froid portés sur les plats, dos à nerfs orné de filets à froid, titre à froid, tête grise, couvertures conservées.
Un des exemplaires du tirage numéroté sur papier de Bornéo. Il s'agrémente des compositions in et hors-texte d'Hans Holbein. ''Dédié à Thomas More, l'Eloge de la Folie constitue un texte d'une rare violence à l'égard des grands de son temps. Aussi, Erasme échappa-t-il au bûcher grâce à ses appuis haut-placés, et en se dissimulant derrière un masque, à l'instar des bouffons de cours, seules personnes autorisées à l'insolence, parce que bossues ou infirmes. Le masque qu'Erasme utilisa est celui de la folie qu'il fit parler à la première personne...'' L'oeuvre commence avec un savant éloge imité de l'auteur satirique grec Lucien, morceau de virtuosité dans le délire. Le ton devient plus sombre dans une série de discours solennels, lorsque la folie fait l'éloge de l'aveuglement et de la démence et lorsqu'on passe à un examen satirique des superstitions et des pratiques pieuses dans l'Église catholique ainsi qu'à la folie des pédants. Érasme était récemment rentré profondément déçu de Rome, où il avait décliné des avances de la Curie. Peu à peu la folie prend la propre voix d'Érasme qui annonce le châtiment... Dos bruni. Frottements affectant les mors. Rousseurs en gouttière. Du reste, belle condition.