Paris, chez A.-J.Gonon, 1917. Un volume in-12, 34 pp. + fnch. Reliure plein maroquin tabac blond, dos lisse avec titre doré en long, encadrement intérieur de même maroquin fileté, tranches dorées, couvertures et dos conservés de papier marbré orangé imprimé en lettres dorées sur le premier plat, étui bordé (P.L.Martin – 1956). ÉDITION ORIGINALE DU PREMIER LIVRE DE PAUL ÉLUARD, tirée à 206 exemplaires justifiés par l'éditeur, celui-ci étant l'un des 200 sur vergé d'Arches. Frontispice d'André Deslignières gravé sur bois et tiré sur Chine. Notre exemplaire est enrichi de deux précieux documents montés dans l'ouvrage : - 1. une lettre autographe signée «Paul Éluard à un cher confrère». Mantes, 2 juillet 1918. «Sans grand espoir que vous en rendiez compte, je vous envoie un petit livre que le feu de la guerre transforme en cendres. Quand même reconnaissant, je vous prie de croire à mes meilleurs sentiments... Avec mention autographe complète de son vrai nom et de son adresse militaire: «Paul Eugène Grindel, 24e section de C.O.A. Station Magasin de Mantes-Gassicourt. S. et O.». - 2. Portrait photographique, en pied en costume de soldat du 95e régiment d'infanterie, cliché pris en 1916, en tirage de l'époque sur carte postale, avec mention manuscrite à l'encre de la main du poète au verso, «faite dans la Somme en août». Ce cliché est reproduit dans l'Album Éluard de la Pléiade, p.33. L'ensemble est parfaitement conservé dans une fine et élégante reliure en maroquin de Pierre-Lucien Martin.
Beau et émouvant exemplaire du premier livre de Paul Éluard. Photographies sur demande.
Paris, Gallimard, 1968. Bibliothèque de la Pléiade. 17 cm 322, (19) pages, 467 illustrations. Reliure plein chagrin en très bel état. Jaquette en très bel état sous rhodoïd.