Vrille Broché sous couverture rempliée 1946 Grand in-4 broché sous couverture rempliée, tirage unique à 786 exemplaires ici le numéro 53 sur Vélin pur fil des papeteries Bellegarde, (25 * 32.5 cm), ouvrage non paginé, faux titre, titre, puis 32 âges non numérotés. L'ouvrage présente 8 poèmes illustrés de 7 portraits pleine page et d'un dessin représentant le cimetière de fous pour le poème du même nom. L'ouvrage est inspiré par la clinique psychiatrique de Saint-Alban où Paul Éluard se réfugia durant l'hiver 1943 ; couverture marginalement salie au premier plat, un coin abîmé, bel exemplaire. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Gallimard, Association Verbes Feuillets 2019 ÉTAT DE NEUF sous blister, in-4 (22 x 34 cm), 40 pages non reliées sur paiier Munken lyn rough 170 et 300g / m2 et d'un livret de 24 pages sur papier Münken polar rough 120 g /m2 ; neuf. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
NRF Gallimard feuilles sous couverture rempliée 1944 In-8 (18x26.5 cm), feuilles sous couverture rempliée, poèmes de Paul Eluard, illustrés par Valentine Hugo, un des 900 exemplaires numérotés sur Vélin Hélio mat, le nôtre est le n°655 ; coiffe inférieure légèrement frottée, léger manque papier à la coiffe supérieure, par ailleurs bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
1 Broché, couverture imprimée de l'éditeur, passée, petits accrocs aux coiffes et aux angles. 19 x 14,5 cm, n.p., hors-texte en noir. Paris, NRF, Gallimard, s.d. [1937].
Nouvelle édition de ce recueil avec des illustrations originales de Valentine Hugo reproduisant des pointes-sèches. Bien que le titre en annonce 30, il y a en réalité 22 illustrations, chiffre conforme à la table donnant l'ordre des gravures in fine. Tirage à 1300 exemplaires. Très bon état
NRF Gallimard Bibliothèque de la pleïade Relié avec jaquette et rhodoïd 1968 In-12 (11x17.5 cm), relié pleine peau sous jaquette et rhodoïd, tête orange, 322 pages, ouvrage conçu et réalisé à l'occasion de la Quinzaine de la Pléiade 1968, iconographie réunie et commentée par Roger-Jean Ségalat, 467 illustrations ; rhodoïd à peine jauni, très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (3 juin) 1939. 1 vol. (120 x 190 mm) de 213 p. et [4] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à René Char, ce livre dont je voudrais par dessus tout qu'on dise qu'il est à son éloge, Paul Éluard».
Dernier recueil paru avant l'entrée en guerre, Donner à voir - encore un titre magnétique - livre ici un exemplaire profondément chargé de sens et d'histoire littéraire : il est adressé par Paul Éluard à son ami René Char. C'est le dernier recueil qu'Éluard offrira avant cinq années sans contact direct entre les deux hommes, lesquels ne savent pas encore qu'ils seront, à l'issue du conflit, les deux grands poètes survivants et résistants. L'un par les armes, l'autre par les mots. Publié au printemps 1939 chez Gallimard, Donner à voir est bien plus qu'un recueil de poèmes. C'est, selon Lucien Scheler, «plus qu'un art poétique, un traité d'esthétique véritablement révolutionnaire» (Pléiade, p. XLIII). Il rassemble des textes essentiels, dont certains inédits, d'autres déjà parus - mais réorganisés ici selon une logique intérieure nouvelle. Y est notamment publié pour la première fois le poème «À Pablo Picasso», dans lequel figure pour la première fois : «Tu as remis la tête sur le corps». Un hommage direct à l'ami et au peintre, dans l'ombre de Guernica, et à une période particulière pour Éluard : celle des tensions avec André Breton, avec lequel il vient de terminer le Dictionnaire abrégé du surréalisme. Il s'en détache peu à peu, approfondissant sa relation avec Picasso. L'été précédent, à Mougins, les deux hommes partagent avec Roland Penrose, Man Ray et leurs compagnes une parenthèse solaire. À l'automne, les liens avec Breton se délitent davantage : au retour de Mexico, où il a rencontré Trotski, Breton exige une rupture idéologique totale. Il somme les surréalistes de «saboter la poésie d'Éluard». Certains s'exécutent. D'autres - Picasso, Ernst, Penrose - se retirent, refusant de suivre cette ligne autoritaire. Le recueil Donner à voir paraît au coeur de cette tourmente. Deux mois plus tard, en septembre 1939, Éluard est mobilisé. Le lien entre Paul Éluard et René Char, quant à lui, est ancien, profond et ne sera jamais altéré. Leur rencontre remonte à la fin des années 1920, au moment où Char rejoint le mouvement surréaliste. Elle se concrétise dès 1930 par leur collaboration à Ralentir travaux, co-écrit avec Breton : «un assez long livre de trente très beaux poèmes que l'imprimeur de Char nous fait pour rien à 200 exemplaires», confie Éluard à Gala en avril 1930. Malgré les lignes de fracture idéologiques - entre surréalisme, communisme et engagement esthétique - leur amitié et leur admiration mutuelle traverseront les années sombres. Pendant la guerre, les deux poètes poursuivent un dialogue silencieux, portés par «l'idéal d'une Résistance unie». René Char, volontairement muet pendant le conflit, choisira L'Éternelle revue, fondée par Éluard en 1944, pour livrer ses premiers poèmes nouveaux. C'est à la Libération que les deux hommes se retrouvent enfin. Ils échangent leurs derniers recueils, à nouveau. Éluard offrira à Char Poésie intentionnelle ; Char lui répondra avec un exemplaire de Seuls demeurent, dédicacé ainsi : «à Paul Éluard, obstiné, exemplaire et pur, comme l'homme que tout menace, comme l'homme que rien n'atteint.» Cinq ans plus tôt, cet exemplaire de Donner à voir venait conforter René Char le lien de l'amitié des deux frères d'armes et de plume. Bon exemplaire. Mention fictive de deuxième édition, mais bon achevé d'imprimer de l'édition originale.
Paul Éluard à Man Ray : rapplique ! [Été 1949]. 1 page en 1 f. (135 x 210 mm) à en-tête de la Nrf, 43 rue de Beaune - 2 rue Sébastien-Bottin (VIIe). Encre noire. Man Ray, et sa compagne Adrienne Fidelin, dite Ady, sont vivement attendus par le poète.
«TON ARRIVÉE. Ce sera un grand bonheur pour nous deux, mon Man, mon ami. Je travaille beaucoup ces temps-ci, à 4 conférences pour Septembre, à la Radio. On rêve de plus en plus d'habiter la Province. À Tours, peut-être, mais c'est un secret. Je crois que je n'ai pas dit que Zwemmer [Anton Zwemmer, libraire et éditeur néerlandais] est preneur de 100 de tes albums à 1$. Viens vite maintenant. Apporte au moins quelques uns de tes travaux. On vous embrasse, Ady et toi. Paul Eluard». Outre sa participation à quelques émissions radiophoniques après la guerre, Paul Éluard n'écrivit qu'une fois pour la radio, en 1947, pour la série Carte blanche à..., Le dit de la force de l'amour, une émission unique, avant d'accepter, en 1949, une série de cinq émissions, Les chemins et les routes de la poésie, dont seules les quatre premières peuvent encore être consultées à l'Institut national de l'audiovisuel (INA). C'est à ces émissions, réalisées par Alain Trutat et diffusées en octobre et novembre 1949, qu'Éluard semble faire référence. Le poète y travaillera tout l'été 1949 et la série constituera « un document on ne peut plus précieux pour saisir le type de relation que le poète entendait nouer avec ses contemporains. La poésie est un "bien commun" qu'il importe à l'écrivain de partager aussi largement que possible, tant par sa diffusion que par l'écoute et la compréhension de la parole de l'autre (...), une communauté qu'Éluard dessine et à laquelle il invite les auditeurs à s'identifier et tout simplement celle des survivants, appelée à se perpétuer dans l'engagement communiste, comme le suggère par la reprise d'un vers de «L'Internationale» qui terminera la première émission » (Céline Pardo, Le poète au micro et l'utopie poétique : Paul Éluard, Les chemins et les routes de la poésie, 1949, in Études littéraires, n° 41). Une émouvante lettre par ailleurs : le drame de la disparition de Nush, en novembre 1946 a laissé Paul Eluard longtemps désemparé, et sa seule consolation est la compagnie régulière de sa fille, Cécile. Si cette dernière est maintenant une femme - elle est âgée de 31 ans en 1949 - père et fille se voient fréquemment et envisagent de quitter Paris, ainsi qu'il est question ici. Trois mois plus tard, Paul Eluard rencontrera Dominique, à Mexico. Début d'une autre histoire.
Tirage de tête sur vergé Villeneuve-lès-Avignon, Poésie 42, (24 juin) 1942. 1 vol. (145 x 210 mm) de 67 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Un des 75 premiers exemplaires sur vergé (n° 58).
Cela, à notre connaissance, n'a jamais été signalé, mais ce texte est celui d'une conférence d'avant-guerre que reprend ici Paul Éluard en vue de les faire publier par Pierre Seghers, comme il s'en ouvre à son ami Louis Parrot dans une carte interzones du 14 avril 1942. Le 21 février 1939 à l'initiative de la compagnie du Diable écarlate dirigée par Sylvain Itkine dont la troupe avait joué dans les usines occupées lors des grandes grèves de juin 1936, Éluard était en effet intervenu au Proscenium d'Europe du Théâtre Pigalle, et de nombreux encarts l'avaient annoncé dans la presse. Dans son édition du 25 mai 1939, Excelsior revenait sur l'événement et parlait expressément d'une «séance de poésie involontaire et de poésie intentionnelle» présentée par une conférence de Paul Éluard, où, à côté des poèmes de Rimbaud, d'Apollinaire, de Laforgue et de Raymond Roussel, on entendait le «Vieux Paralytique», de Jules Jouy, les «Admirables Secrets du Grand Albert», un rêve d'un enfant de onze ans, une lettre de la religieuse portugaise et les «Impudiques», de Victor Litschfousse. «J'ai lu votre texte et les citations avec une belle joie, s'enthousiasme Seghers auprès d'Éluard dès le 22 mai 1942, je suis ravi, et je vais m'employer au succès absolument certain. [...] Je pars pour Lyon mardi apporter le texte à l'imprimeur. Je veux une typo simple, mais heureuse. Je prends pour vous mes dernières rames de papier ». Deux jours plus tard, dans une lettre à Parrot du 24 mai, Éluard souhaitant son livre « utile, fécond », précise son « intention profonde » : « amener l'esprit poétique en France dans des contrées mal appréciées jusqu'ici, à une plus vaste objectivité, à sa mère, "la vie de tous les hommes"». Tandis que des fragments de citations sont confiés au groupe la Main à plume de Noël Arnaud qui les publie avec d'autres textes dans La Conquête du monde par l'image, le projet s'enrichit encore de quelques citations nouvelles qu'Éluard communique à Parrot dans deux lettres des 30 et 31 mai 1942 (Éluard livre d'identité, p. 186), puis des tracasseries de la censure retardent un peu le projet, de sorte que le livre est sous presse le 8 juillet 1942 seulement, en retard sur l'achevé d'imprimer. «Si profond que soit l'engagement de Paul Éluard dans la vie politique et nationale, fera remarquer Decaunes dans sa biographie (p. 202-203), il n'en renonce pas pour autant à ce qui demeure, à ses yeux, la plus haute fonction de la poésie : la découverte, la conquête, par le moyen du langage à travers le langage, de tous les trésors de l'homme [...]. C'est pourquoi la publication, en pleine occupation, de Poésie involontaire, poésie intentionnelle, est, d'un certain point de vue, un acte au moins aussi significatif que celle des poèmes de résistance. » C'était d'ailleurs en ce sens qu'il s'était rapproché de Noël Arnaud. Bande à parution conservée.
<p>À travers une sélection d’une trentaine de poèmes de Paul Eluard, illustrés de dessins de Picasso, ce coffret rend hommage à ces deux immenses artistes du xxe siècle, à leur engagement pour la paix, universelle et plus que jamais nécessaire. « Lorsque se déroule dans ma mémoire le long film de l’œuvre de Picasso, je suis toujours frappé d’admiration par l’enthousiasme, le travail, l’incessant mouvement d’un homme dont le message restera, j’en suis persuadé, “le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité”. L’enthousiasme de Picasso ne se ralentit jamais. C’est sa force et son secret. Chaque pas en avant lui découvre un nouvel horizon. Le passé ne le retient pas ; le monde s’ouvre à lui, un monde où tout est encore à faire et non à refaire… « C’est ainsi que Picasso est lié à l’histoire éternelle des hommes. Tels sont les mots magnifiques et poignants de Paul Eluard pour dire son amitié à Pablo Picasso. Une amitié qui débute en 1935, lors de leur première rencontre et qui va durer seize ans, jusqu’à la mort d’Éluard, en 1952. Une amitié de toute une vie, créatrice, qui va engendrer une véritable émulation, une fraternité, un engagement. Entre ces deux hommes, tout converge : un même goût pour la poésie, l’art, une même vision de la création artistique, un même style de vie. Dès les années 1920, Paul Eluard collectionnait déjà des œuvres de Picasso, mais c’est au milieu des années 1930 que leur amitié s’affirme. Ils se retrouvent dans les actions collectives du mouvement surréaliste, partagent une même passion pour l’art moderne et la poésie, s’engagent contre le fascisme et pour la liberté des peuples, pour la paix. Cet engagement va nourrir la poésie d’Eluard et l’art de Picasso, dans un dialogue riche et ininterrompu : l’un écrit les plus beaux poèmes pour la paix, indissociables de ses poèmes d’amour, l’autre dessine des colombes dans de multiples variations. Car dans la Bible, cet oiseau annonce à Noé la fin du Déluge en lui apportant un rameau d’olivier. Sublime emblème de la paix, la colombe représente la fin du chaos. Cet engagement pour la paix et la liberté trouvera son ultime expression en 1951, lors de la publication du recueil Le Visage de la paix. À travers une sélection d’une trentaine de poèmes de Paul Eluard, illustrés de dessins de Picasso, ce coffret, rend hommage à ces deux immenses artistes du xxe siècle, à leur engagement pour la paix, universelle et plus que jamais nécessaire. « Je connais tous les lieux où la colombe loge Et le plus naturel est la tête de l’homme. « L’homme en proie à la paix se couronne d’espoir. « L’architecture de la paix Repose sur le monde entier. </p> Paris, 2018 Hazan 224 p., 2 volumes sous emboîtage. 19 x 24
Neuf
Pierre Seghers et Imprimerie Union, Paris 1953. Dépliant (31,8 x 127,8 cm) composé de 3 feuilles assemblées et fixées au dos par une bande de toile. LE LÉGENDAIRE POÈME DE PAUL ÉLUARD ENLUMINÉ AU POCHOIR PAR FERNAND LÉGER. ÉDITION ORIGINALE TRÈS RARE tirée à 212 ex. (12 sur toile + 200 numérotés sur Auvergne Richard de Bas). Première édition illustrée du poème "Liberté j'écris ton nom". Le colophon indique : "Fernand Léger a composé ce livre-objet sur le poème de son ami Paul Eluard. Édition originale achevée d'imprimer le vingt-deux octobre MCMLIII"… Les exemplaires sur toile ont été illustrés à la main par Fernand Léger lui-même. Les exemplaires sur papier Auvergne, dont celui-ci, ont été décorés au pochoir par Albert Jon d'après la composition originale de l'artiste. Pierre Seghers a dirigé la mise en œuvre de ce poème-objet et l'imprimerie Union à Paris en a assuré la réalisation. Cette célèbre ode à la Liberté fut publiée clandestinement dans Poésie et Vérité pendant l'occupation, en avril 1942. Fernand Léger a conçu l'ouvrage sous l'aspect d'un grand placard imprimé, illustré de couleurs vives, replié en accordéon. Le visage de Paul Eluard pensif, du vert, du bleu, du jaune et du rouge, et ces quelques mots "Liberté, j’écris ton nom " ouvrent la vision de Fernand Léger, magnifique hommage de l'artiste au poète disparu l'année précédente d'une crise cardiaque. - ENGLISH DESCRIPTION: Paul Éluard. LIBERTÉ, J'ÉCRIS TON NOM. Édition Originale au pochoir (1953). Pierre Seghers et Imprimerie Union, Paris 1953. Folded stencil impression (31.8 x 127.8 cm) composed of three Auvergne paper sheets joined on the verso with a strip of cloth. FERNAND LÉGER'S FAMOUS STENCIL PRINT, FIRST EDITION. Very scarce first and only printing with pochoir, limited to 212 copies (12 on cloth + 200 numbered copies on Auvergne Richard de Bas paper). First illustrated edition of the historical poem "Liberté j'écris ton nom" (Liberty, I write your name). The colophon states: "Fernand Léger created this artist's book based on the poem by his friend Paul Eluard. First edition completed on October 22, 1913."… The copies on cloth were hand-illustrated by Fernand Léger himself. The copies on Auvergne paper, including this one, were decorated using stencils by Albert Jon based on the artist's original design. Pierre Seghers oversaw the creation of this poem-object, and the Union printing house in Paris produced it. This famous ode to Liberty was published clandestinely in "Poésie et Vérité" during the Occupation, in April 1942. Fernand Léger conceived the work as a large printed placard, vividly illustrated and folded accordion-style. The pensive face of Paul Éluard, the green, blue, yellow, and red hues, and the words "Liberty, I write your name" open Fernand Léger's vision, a magnificent tribute from the artist to the poet who had died the previous year of a heart attack. In very fine condition with luminous colors. The work is housed in the rare publisher's rhodoid slipcase, titled on the spine, which is in excellent condition, despite a small tear and superficial wear to the title, and considering the material's susceptibility to age. Reference: L. Saphire, Fernand Léger. The Engraved Work, p. 300. Additional photographs available upon request.
Très bel état de conservation avec les coloris lumineux. L'œuvre est insérée dans le rare étui de rhodoïd éditeur titré au dos, en excellent état de conservation, malgré un petit manque et une usure superficielle au titre, et compte tenu de la matière sensible au temps. Référence : L. Saphire, Fernand Léger. L'Oeuvre gravé, p. 300. Photographies supplémentaires sur demande.
Paris : Gallimard nrf, 1946. BELLE PROVENANCE ET CURIEUX DESSIN
In-12° (182 x 123 mm), 344 pp. - [1] f., cartonnage éditeur à décor réalisé d'après la maquette de Paul Bonet. Seconde édition, augmentée par rapport à l'originale d'une vingtaine de poèmes, dont des poèmes de guerre. Un des 1000 exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet (celui-ci le n°20, corrigé 10 à l'encre) après 105 exemplaires sur vélin pur fil et 8 exemplaires sur papiers de couleurs. Envoi autographe signé à Louis et Denyse Parrot : « à Denyse et / Louis Parrot / à mes amis nécessaires, / toute ma plus grande affection / Paul Éluard ». Sur le feuillet de faux titre portant l'envoi et sur le feuillet blanc en regard, un dessin maladroit, aux feutres vert, brun et rouge : il porte la signature « Paul », tout aussi maladroitement exécutée. Oeuvre d'un jeune imitateur ou... le poète se serait-il essayé à un dessin de sa main non-dominante ? S'il avait déjà fait paraître dès l'âge de 15 ans des poèmes de facture symboliste, Louis Parrot se distingue, en 1934, avec Misery Farm, recueil auto-édité dont il fait parvenir un exemplaire à Paul Éluard : ce dernier se dit admiratif. Ils se rencontrent deux ans plus tard en Espagne. Parrot, qui y a rejoint sa future épouse Denyse Faure, exerce comme lecteur à l'université de Madrid. Devenu bon hispanisant, il traduit notamment La Révolte des masses de José Ortega y Gasset, des poèmes de Pablo Neruda, et co-signe avec Éluard une traduction française de L'Ode à Salvador Dalí de Federico García Lorca. Revenu en France, Parrot s'engage pour la cause républicaine durant la guerre civile d'Espagne. Journaliste de la rubrique culturelle de L'Humanité, il y fait paraître le poème antifranquiste d'Éluard « Novembre 1936 ». Collaborateur de Ce soir dès sa fondation en 1937, il s'établit pendant l'Occupation à Clermont-Ferrand et participe à la Résistance comme correspondant, imprimeur et passeur, hébergeant notamment Éluard. Il fait paraître chez Senghers en 1944 une monographie consacrée à l'auteur des Poèmes pour la paix : il s'agit du premier numéro de la collection « Poètes d'aujourd'hui ». Bien complet du feuillet d'errata. Dos et pourtours des plats assombris.
A Paris, Aux Éditions du Club de l'Honnête Homme,1986.
Bel ensemble complet en 6 grands volumes in-8 (260x175mm), cartonnage d'éditeur toilé violet à têtes dorées, titres dorés au dos, plats gaufrés à froid avec 6 bandelettes géométriques et titre dorés. 344pp,393pp,370pp,337pp,352pp,319pp. Tirage numéroté (1028/6210), celui-ci un des 6000 ex sur vergé des Papeteries Arjomari-Prioux. Maquette de Massin. Accompagné de 48 illustrations en noir hors-texte de Pablo Picasso (portrait de Nusch, Nature morte..) , De Chirico, Max Ernst (portrait de Gala, collages, dessins), Villon, Salvador Dali, Miro, Matisse, Juan Gris.. Cette publication combine les exigences de la chronologie et le respect des recueils successifs favorisant les prépublications lorsqu'elles préexistent. N'y figurent pas les traductions du poète à l'exception de celles du périple grec. Préface de Hubert Juin. Paul Éluard (pseudo de Eugène-Paul-Émile Grindel, 1895-1952) né dans la banlieue ouvrière de Saint-Denis fait paraître ses premiers poèmes en 1913-1914 (Dialogues des inutiles). En 1912, il s'éprend d'une jeune étudiante russe Hélène Dimitrovnie Diakonova ( dite Gala, ''vierge à la robe légère'') ''Un seul être /a fait fondre la neige pure /a fait naître des fleurs dans l'herbe /et le soleil est délivré..'' qu'il épousera le 21 février 1917. C'est Jean Paulhan qui le mettra en relation avec les collaborateurs de la revue Littérature :André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault. Le 4 novembre 1921, Paul Éluard fait la rencontre décisive de Max Ernst à Cologne. Éluard ne se départira pas de l'influence des spirituels baroques du XVI et XVIIème siècle tel Louis-Claude de Saint-Martin. ''Mourir de ne pas mourir'' est achevé d'imprimer le 25 mars 1924, ''Capitale de la douleur'' -dont le titre initial fut L'art d'être malheureux-, recueil majeur de ce temps, en 1926, auquel succédera ''Défense de savoir'' en 1928. Au début des années 30, Paul Éluard rencontre René Char et celle qui est figurante au Grand-Guignol, Maria Benz (dite Nusch) ''Nous deux nous ne vivons que pour être fidèle / A la vie..''. Depuis 1936, c'est Pablo Picasso qui est devenu le frère d'élection de Paul Éluard ''Par ton audace, tu prolonges notre vie..''. Poésie et vérité paraît en 1942, le poème Liberté est déjà sur toutes les lèvres. Et c'est en janvier 1946, alors qu'il est une des grandes figures du Parti communiste français, que sera publiée Poésie ininterrompue. Son dernier volume Poésie ininterrompue II paraît le 11 février 1953. Ensemble en très bon état.
Dernier texte d'Éluard pour son ami Picasso. Manuscrit autographe S.l.n.d. [circa 1951]. 9 pages 1/2 en 10 f. (210 x 270 mm) à l'encre et au stylo bille sur papier «Montévrain - extra strong». Manuscrit autographe.
L'amitié entre Paul Éluard et Pablo Picasso fut immense. Si il se connaissaient depuis 1916, c'est en 1935 que leur amitié - au moment où s'étiole celle liant le peintre à André Breton - se renforce pour n'être plus jamais démentie, sans ombre ni faille. Quinze ans plus tard, le 18 octobre 1951, Paul Éluard donne à Londres une conférence en l'honneur de son grand ami, lequel va fêter une semaine plus tard, le 25 octobre, ses soixante-dix ans : «J'imagine facilement que l'on vient de publier le cent soixante et onze millième articles et le mille deux centième livres sur Picasso, que l'on en est à sa millionième photographie et que son nom est devenu un mot commun [...]. On n'a jamais parlé d'un peintre vivant comme on parle de Picasso. Et pourtant, cet homme de 70 ans peut être considéré comme le plus jeune artiste de son temps. Commencée il y a plus d'un demi-siècle, son oeuvre continue à se montrer la plus vivace du monde, elle continue à surprendre, à indigner, et, heureusement aussi, à susciter l'admiration et l'enthousiasme. [...] La vérité sur laquelle Picasso s'appuie, c'est sa propre jeunesse. [...] Et, aujourd'hui, nous ne commémorons pas Picasso, nous l'inaugurons. Sa force sera grande, son génie va s'épanouir. Demain ne réalisera pas la promesse d'hier, mais la promesse du lendemain suivant. Ce perpétuel enfant, ce nouveau Faust et ce nouveau Don Juan se promet de séduire, de méduser [...]. Que fait Picasso aujourd'hui ? Une chèvre. Pour ses côtes, il a pris des branches, pour ses mamelles deux marmites, pour ses cornes, un guidon de bicyclette. Et la chèvre commence à vivre. Et Picasso est né». La complicité fraternelle entre le peintre et le poète, qu'Éluard qualifie de « sublime » dans une dédicace à Picasso, ne prend fin qu'au décès du poète le 18 novembre 1952 : un an et un mois jour pour jour après cette conférence. Le manuscrit, à l'encre bleu nuit ou au stylo bleu, présente de nombreuses et importantes ratures et corrections. Un fragment en a été publié, sous le titre « Le plus jeune artiste du monde », à la une du numéro des Lettres françaises du 25 octobre 1951, lui aussi consacré au peintre catalan, avec une photographie par Man Ray surplombée, en lettres capitales, d'un large « PICASSO A 70 ANS ». Une double page est consacrée au peintre. Le texte de la conférence, dans son intégralité, est inédit. Ce sera le dernier texte d'Éluard consacré à son ami : les deux hommes venaient d'achever l'édition du Visage de la paix, un recueil de 29 poèmes illustré d'une lithographie de Picasso. Éluard lui avait consacré, dès 1944, un premier hommage aux Éditions des trois collines, à Genève : À Pablo Picasso, pour la collection « Les Grands peintres et leurs amis ». Le poète avait alors réuni tous les textes écrits sur son ami, depuis la conférence « Je parle de ce qui est bien » : « En janvier 1936, à Barcelone, lors de l'exposition organisée par ADLAN [Amics de l'Art Nou] en hommage à Picasso (qui n'avait jamais été exposé en Espagne depuis 1900), Éluard joue le rôle d'ambassadeur itinérant du peintre ; il donne une conférence dans cette ville qui est radiodiffusée, avant d'aller porter la bonne parole à Madrid. » (Emmanuel Guigon, directeur du musée Picasso de Barcelone, dans la préface au catalogue Picasso - Éluard, 2020). L'artiste traversait alors une grave crise : séparé d'Olga, il s'est arrêté de peindre et s'est mis à écrire des poèmes. Entre les deux hommes, tout converge alors : un même goût pour la poésie et une même vision de la création artistique. Leur amitié, seize années durant jusqu'à la mort du poète, va engendrer des oeuvres communes : la première sera Les Yeux fertiles, parue en 1936 où les dessins de l'un répondent aux poèmes de l'autre. Un remarquable hommage du poète à son ami peintre. Ancienne collection Jacques Millot (Paris, Bibliothèque du Professeur Millot, Ader, 15 juin 1991, n° 66).
Editions du Sagittaire Broché 1938 In-8 (16,2 x 20 cm), broché, non coupé, 118 pages, édition originale, 1 de 750 exemplaires numérotés (ici le n°633) ; pliures d'usage au dos bruni, quelques petites traces sur les plats, bel exemplaire. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Nathan Rouge et Or Cartonné 1995 In-8 (15.7 x 22 cm), cartonné, couverture illustrée en couleurs, non paginé, illustrations en couleurs in et hors-texte ; très bel état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Editions Cercle d'Art Cartonné 1952 Deux volumes in-4 (22,2 x 26,3 cm), cartonnés toilés, 135 et 168 pages, volumes imprimés respectivement en 1952 et 1953, iconographie en noir et blanc ; dos insolés, taches sur les tranches, aux plats du tome 1 et au quatrième plat du tome 2, état moyen. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris, Les Éditions de Minuit, 1945. 22,5 x 14 cm, 78 pp. Broché, imprimé sur papier bleu, très bel exemplaire imprimé sur papier bleu, non coupé. En frontispice portrait de l'auteur par Picasso.
Anvers, LAiguille aimantée, avril 1941. 18 x 14 cm, non paginé. Plaquette agrafée. Non coupé. Édition originale peu commune illustrée de deux dessins de Magritte. Tirage annoncé à 60 exemplaires numérotés (10 Hollande et 50 Featherweight), un des exemplaires non numérotés sur Featherweight, tirage vraisemblablement réservé à l'auteur.
Paris, Éditions Littéraires de Monaco, 1944. 20 x 16 cm, 123 pp. Broché, couverture imprimée. A grandes marges. Une petite tache en haut du dos, bel exemplaire. Nouvelle édition revue, augmentée et illustrée. Culs-de-lampe et hors-textes par Fautrier. Un des 100 exemplaires sur vélin pur fil, seuls à comporter 3 lithographies originales de Fautrier. Rare en tirage de tête.
Paris, Éditions de la NRF, 1929. 22 x 17 cm, 133 pp. Un volume broché. Dos légèrement roussi sinon bel exemplaire, non coupé. Édition originale. Tirage : 806 exemplaires. Celui-ci 1 des 100 réimposés nominatifs sur vélin pur fil de Lafuma destinés aux Bibliophiles de la NRF.
Chez les Editeurs des Portes de France à Porrentruy, 1947. Un volume broché (18 x 25 cm) de 135 pages. Couverture salie et tachée sinon bon exemplaire. Tirage limité à 1312 exemplaires. L'un des 1200 exemplaires sur vélin blanc numérotés.
Genève-Paris, Édition des Trois Collines, 1947.Un volume broché in 4 (19 x 25 cm) dde 168-(12) pages, couverture orange imprimée et rempliée. Couverture légèrement usée et salie sinon bel exemplaire.Premier titre paru dans la collection " Les Grands Peintres par leurs Amis " et imprimé sur beau papier, de nombreuses planches hors-texte représentent des dessins et des toiles de Picasso.
Editions G.L.M., 1935, 1 volume de 185x245 mm environ, 14 feuillets non numérotés sous chemise à rabats illustrée, contenant les poèmes de Paul Eluard, illustrés de 12 photographies de Man Ray, tirées en héliogravure par Breger. Exemplaire N° 25, Un des 1200 exemplaires sur vélin dont 1000 numérotés de 21 à 1020. Petite mouillure claire dans la marge interne au bas du dos sur l'ensemble des feuillets, chemise externe frottée avec plis, intérieur bon état.
La femme dEluard, Nusch, joue le rôle de la muse, dune figure archétypale. Son corps est disposé de telle sorte quil sintègre au livre, à sa matérialité. Première collaboration de Man Ray/ Paul Eluard.14 feuillets non numérotés. Poèmes de Paul Eluard illustrés de 12 Photographies de Man Ray, tirées en héliogravure par Breger. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Seghers, Paris, 1969. Un volume relié in-4 (24,5 x 30 cm) non paginé. Reliure cartonnage d'éditeur, sous jaquette illustrée. Deuxième édition, sur papier bouffant, les photos sont imprimées sur papier couché et contrecollées. Dessin de Picasso en frontispice. Jaquette légèrement usé, sinon bel exempalire.
Paris, chez A.-J.Gonon, 1917. Un volume in-12, 34 pp. + fnch. Reliure plein maroquin tabac blond, dos lisse avec titre doré en long, encadrement intérieur de même maroquin fileté, tranches dorées, couvertures et dos conservés de papier marbré orangé imprimé en lettres dorées sur le premier plat, étui bordé (P.L.Martin – 1956). ÉDITION ORIGINALE DU PREMIER LIVRE DE PAUL ÉLUARD, tirée à 206 exemplaires justifiés par l'éditeur, celui-ci étant l'un des 200 sur vergé d'Arches. Frontispice d'André Deslignières gravé sur bois et tiré sur Chine. Notre exemplaire est enrichi de deux précieux documents montés dans l'ouvrage : - 1. une lettre autographe signée «Paul Éluard à un cher confrère». Mantes, 2 juillet 1918. «Sans grand espoir que vous en rendiez compte, je vous envoie un petit livre que le feu de la guerre transforme en cendres. Quand même reconnaissant, je vous prie de croire à mes meilleurs sentiments... Avec mention autographe complète de son vrai nom et de son adresse militaire: «Paul Eugène Grindel, 24e section de C.O.A. Station Magasin de Mantes-Gassicourt. S. et O.». - 2. Portrait photographique, en pied en costume de soldat du 95e régiment d'infanterie, cliché pris en 1916, en tirage de l'époque sur carte postale, avec mention manuscrite à l'encre de la main du poète au verso, «faite dans la Somme en août». Ce cliché est reproduit dans l'Album Éluard de la Pléiade, p.33. L'ensemble est parfaitement conservé dans une fine et élégante reliure en maroquin de Pierre-Lucien Martin.
Beau et émouvant exemplaire du premier livre de Paul Éluard. Photographies sur demande.