GALLIMARD 1966 272 pages 10 8x17 8x1 8cm. 1966. mass_market. 272 pages. Capitale de la douleur est un recueil de poèmes surréaliste publié par Paul Éluard en 1926 chez Gallimard. L'œuvre explore principalement les thèmes de l'amour passionnel et douloureux souvent lié à sa femme Gala à travers une écriture qui mêle rêve et réalité. Structuré en quatre parties ce manifeste poétique utilise des images somptueuses pour exprimer la souffrance amoureuse avec une intensité comparable à la mystique
Bon état
GLM Paris 1939 In-4 carré ( 330 X 250 mm ), en feuilles sous couverture imprimée. Edition originale de la préface de Paul ELUARD: "Un droit de regard enfin sur le poème" et 7 pointes sèches de Valentine HUGO reproduites en phototypie par DUVAL en hors-texte. Tirage limité à 620 exemplaires, celui-ci un des 50 numérotés sur Normandy Vellum ( N°40 ), second papier après 20 exemplaires sur Japon Impérial et avant 550 vélin. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF Paris 1948 In-12 ( 190 X 120 mm ) de 54 pages, broché sous couverture imprimée.EDITION ORIGINALE ( mention fictive de 4ème édition ) au bon achevé d'imprimer du 7 juin 1948. Bel exemplaire enrichi d'un bel envoi autographe signé de Paul ELUARD.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1968 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 322 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). 467 illustrations dans et hors texte, iconographie choisie et commentée par Roger-Jean SEGALAT. Jaquette absente, très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1968 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 322 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous jaquette illustrée, rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). 467 illustrations dans et hors texte, iconographie choisie et commentée par Roger-Jean SEGALAT. Très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1968 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 322 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous jaquette illustrée, rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). 467 illustrations dans et hors texte, iconographie choisie et commentée par Roger-Jean SEGALAT. Très bel exemplaire.µµµ
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1968 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 322 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). 467 illustrations dans et hors texte, iconographie choisie et commentée par Roger-Jean SEGALAT. Jaquette absente, très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1968 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 322 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). 467 illustrations dans et hors texte, iconographie choisie et commentée par Roger-Jean SEGALAT. Jaquette absente, très bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 1968 In-12 ( 175 X 110 mm ) de 322 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés sous rhodoïd et étui de carton gris. ( Présentation de l'éditeur ). 467 illustrations dans et hors texte, iconographie choisie et commentée par Roger-Jean SEGALAT. Jaquette absente, très bel exemplaire.
Paris Le club français du livre 2026 535 pages in-8. 2026. relié. 535 pages. In-8 carré (214x183 mm) 535 pages. Cartonnage toilé et illustré sous jaquette papier et rhodoïd. La poésie du passé du douzième au dix-huitième siècle. Maquettes de Jacques Darche - Reliure Engel - Ex. n° 5077. Très bon état. Poids : 870 gr
Le club français du livre 2026 272 pages in8. 2026. Cartonné. 272 pages. Maquettes de Jacques Darche. Ex. n° 5033
Etat Correct Quelques rousseurs au cartonnage avec le dos bruni. Intérieur propre
Le club français du livre 2026 315 pages in8. 2026. Cartonné. 315 pages. Cartonnage décoré. Maquettes de Jacques Darche. Ex. n° 6558
Etat Correct Dos bruni avec quelques rousseurs sinon intérieur propre
Pierre Seghers 2026 28 pages collection Poésie 48 n° 2. Paris. in-12. 2026. agrafé. 28 pages. Ex. n° 43 sur papier de chine (Un des 50)
Etat correct malgré des rousseurs
Trois Collines Paris 1944 In-8 ( 225 X 160 mm ) de 70 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE. Couvertures salies. Intérieur frais. Bel exemplaire.
P. Seghers Paris 1969 In-4 ( 310 X 250 mm ) de 37-{1] page, pleine toile bleue sous jaquette illustrée rempliée et rhodoïd. frontispice par Pablo PICASSO. 18 photographies contrecollées en noir et blanc par Lucien CLERGUE, dont 3 sur double-page. Très bel exemplaire. µµµ
Pierre Seghers Paris 1965 In-8 ( 275 X 185 mm ) de 37-{1] page, cartonnage de l'éditeur, plat supérieur illustré par Pablo PICASSO. 12 photographies en noir et blanc par Lucien CLERGUE, dont 2 sur double-page. Poème liminaire de Jean COCTEAU. Bel exemplaire.
Gallimard NRF "Bibliothèque De La Pléiade" Paris 2002 In-12 ( 175 X 110 mm ) de LXXXIV-1663 pages, pleine basane havane, dos lisse orné de filets dorés, sous rhodoïd et étui illustré. ( Présentation de l'éditeur ). Edition établie par Marcelle DUMAS et Lucien SCHELER. Très bel exemplaire.
Poésie 42 - Seghers Villeneuve-lès-Avignon 1942 In-8 ( 210 X 130 mm ) de 67 pages, broché sous couverture imprimée. Édition originale. L'un des 1800 exemplaires numérotés sur vélin. Marges de la couverture brunies, bel exemplaire bien complet de sa rare bande de lancement bleutée "Poètes qui s'ignorent et Poètes qui s'oublient".
Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (3 juin) 1939. 1 vol. (120 x 190 mm) de 213 p. et [4] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à René Char, ce livre dont je voudrais par dessus tout qu'on dise qu'il est à son éloge, Paul Éluard».
Dernier recueil paru avant l'entrée en guerre, Donner à voir - encore un titre magnétique - livre ici un exemplaire profondément chargé de sens et d'histoire littéraire : il est adressé par Paul Éluard à son ami René Char. C'est le dernier recueil qu'Éluard offrira avant cinq années sans contact direct entre les deux hommes, lesquels ne savent pas encore qu'ils seront, à l'issue du conflit, les deux grands poètes survivants et résistants. L'un par les armes, l'autre par les mots. Publié au printemps 1939 chez Gallimard, Donner à voir est bien plus qu'un recueil de poèmes. C'est, selon Lucien Scheler, «plus qu'un art poétique, un traité d'esthétique véritablement révolutionnaire» (Pléiade, p. XLIII). Il rassemble des textes essentiels, dont certains inédits, d'autres déjà parus - mais réorganisés ici selon une logique intérieure nouvelle. Y est notamment publié pour la première fois le poème «À Pablo Picasso», dans lequel figure pour la première fois : «Tu as remis la tête sur le corps». Un hommage direct à l'ami et au peintre, dans l'ombre de Guernica, et à une période particulière pour Éluard : celle des tensions avec André Breton, avec lequel il vient de terminer le Dictionnaire abrégé du surréalisme. Il s'en détache peu à peu, approfondissant sa relation avec Picasso. L'été précédent, à Mougins, les deux hommes partagent avec Roland Penrose, Man Ray et leurs compagnes une parenthèse solaire. À l'automne, les liens avec Breton se délitent davantage : au retour de Mexico, où il a rencontré Trotski, Breton exige une rupture idéologique totale. Il somme les surréalistes de «saboter la poésie d'Éluard». Certains s'exécutent. D'autres - Picasso, Ernst, Penrose - se retirent, refusant de suivre cette ligne autoritaire. Le recueil Donner à voir paraît au coeur de cette tourmente. Deux mois plus tard, en septembre 1939, Éluard est mobilisé. Le lien entre Paul Éluard et René Char, quant à lui, est ancien, profond et ne sera jamais altéré. Leur rencontre remonte à la fin des années 1920, au moment où Char rejoint le mouvement surréaliste. Elle se concrétise dès 1930 par leur collaboration à Ralentir travaux, co-écrit avec Breton : «un assez long livre de trente très beaux poèmes que l'imprimeur de Char nous fait pour rien à 200 exemplaires», confie Éluard à Gala en avril 1930. Malgré les lignes de fracture idéologiques - entre surréalisme, communisme et engagement esthétique - leur amitié et leur admiration mutuelle traverseront les années sombres. Pendant la guerre, les deux poètes poursuivent un dialogue silencieux, portés par «l'idéal d'une Résistance unie». René Char, volontairement muet pendant le conflit, choisira L'Éternelle revue, fondée par Éluard en 1944, pour livrer ses premiers poèmes nouveaux. C'est à la Libération que les deux hommes se retrouvent enfin. Ils échangent leurs derniers recueils, à nouveau. Éluard offrira à Char Poésie intentionnelle ; Char lui répondra avec un exemplaire de Seuls demeurent, dédicacé ainsi : «à Paul Éluard, obstiné, exemplaire et pur, comme l'homme que tout menace, comme l'homme que rien n'atteint.» Cinq ans plus tôt, cet exemplaire de Donner à voir venait conforter René Char le lien de l'amitié des deux frères d'armes et de plume. Bon exemplaire. Mention fictive de deuxième édition, mais bon achevé d'imprimer de l'édition originale.
Paul Éluard à Man Ray : rapplique ! [Été 1949]. 1 page en 1 f. (135 x 210 mm) à en-tête de la Nrf, 43 rue de Beaune - 2 rue Sébastien-Bottin (VIIe). Encre noire. Man Ray, et sa compagne Adrienne Fidelin, dite Ady, sont vivement attendus par le poète.
«TON ARRIVÉE. Ce sera un grand bonheur pour nous deux, mon Man, mon ami. Je travaille beaucoup ces temps-ci, à 4 conférences pour Septembre, à la Radio. On rêve de plus en plus d'habiter la Province. À Tours, peut-être, mais c'est un secret. Je crois que je n'ai pas dit que Zwemmer [Anton Zwemmer, libraire et éditeur néerlandais] est preneur de 100 de tes albums à 1$. Viens vite maintenant. Apporte au moins quelques uns de tes travaux. On vous embrasse, Ady et toi. Paul Eluard». Outre sa participation à quelques émissions radiophoniques après la guerre, Paul Éluard n'écrivit qu'une fois pour la radio, en 1947, pour la série Carte blanche à..., Le dit de la force de l'amour, une émission unique, avant d'accepter, en 1949, une série de cinq émissions, Les chemins et les routes de la poésie, dont seules les quatre premières peuvent encore être consultées à l'Institut national de l'audiovisuel (INA). C'est à ces émissions, réalisées par Alain Trutat et diffusées en octobre et novembre 1949, qu'Éluard semble faire référence. Le poète y travaillera tout l'été 1949 et la série constituera « un document on ne peut plus précieux pour saisir le type de relation que le poète entendait nouer avec ses contemporains. La poésie est un "bien commun" qu'il importe à l'écrivain de partager aussi largement que possible, tant par sa diffusion que par l'écoute et la compréhension de la parole de l'autre (...), une communauté qu'Éluard dessine et à laquelle il invite les auditeurs à s'identifier et tout simplement celle des survivants, appelée à se perpétuer dans l'engagement communiste, comme le suggère par la reprise d'un vers de «L'Internationale» qui terminera la première émission » (Céline Pardo, Le poète au micro et l'utopie poétique : Paul Éluard, Les chemins et les routes de la poésie, 1949, in Études littéraires, n° 41). Une émouvante lettre par ailleurs : le drame de la disparition de Nush, en novembre 1946 a laissé Paul Eluard longtemps désemparé, et sa seule consolation est la compagnie régulière de sa fille, Cécile. Si cette dernière est maintenant une femme - elle est âgée de 31 ans en 1949 - père et fille se voient fréquemment et envisagent de quitter Paris, ainsi qu'il est question ici. Trois mois plus tard, Paul Eluard rencontrera Dominique, à Mexico. Début d'une autre histoire.
Seul exemplaire sur Chine et papiers de couleurs connu : celui d'Yves Tanguy Paris, Éditions surréalistes, (15 octobre) 1930. 7 plaquettes de [16 p.] et 15 p. réunies en 1 vol. (65 x 105 mm). Veau naturel teinté et estampé d'une eau-forte originale dans les tons rose, jaune et bleu pastel inspirée des caractères typographiques de la page de titre, contreplats bord-à-bord du même décor, titre au palladium sur le premier plat, gardes de chèvre velours vert d'eau, tranches dorées à l'or blanc par Jean-Luc Bongrain, chemise et étui bordés (reliure signée de Louise Bescond - titr. Claude Ribal, 2025). Édition originale. Un des 30 exemplaires sur chine (n° 27). Envoi signé : « Exemplaire d'Yves Tanguy, son vieil ami fidèle, Paul Éluard ». À la suite, sont reliés un exemplaire sur papier d'édition et un jeu d'exemplaire sur papiers de couleurs (saumon, vert, jaune, rose), puis un exemplaire de la plaquette qui servit de modèle à Paul Éluard pour composer la maquette : Victor Hugo, Lettre à Lord Palmerston, publiée à Jersey en 1854]. Soit un ensemble de sept plaquettes.
Précieux exemplaire d'Yves Tanguy, celui qu'Éluard qualifiait de « druide : le guide du temps des druides du gui ». Les vers d'À toute épreuve seront à nouveaux éparpillés dans La Vie immédiate - recueil dans lequel Éluard lui écrira un fameux poème, « Un soir tous les soirs et ce soir comme les autres » : le peintre lui donnera en retour une fantastique eau-forte qui accompagnera les dix premiers exemplaires de tête. Certains poèmes avaient été publiés en 1929, dans le n°12 de La Révolution surréaliste, tandis que d'autres paraissaient dans le hors-série de la revue Variétés, sous-titré « Le surréalisme en 1929 ». Ils sont assemblés ici pour la première fois dans cette plaquette-manifeste dont la présentation emprunte sciemment aux tracts hugoliens de l'exil : les exemplaire d'A toute épreuve sont suivi de la Lettre à Lord Palmerston (Jersey, 1854), modèle avéré de la maquette d'À toute épreuve. Ce rapprochement est documenté par une note autographe de Valentine Hugo rappelant qu'en 1930, elle remit à Éluard un exemplaire de la plaquette de Victor Hugo : le format et la couleur (un papier bleu) lui « donna l'idée d'éditer ainsi À toute épreuve » (vente Geneviève et Jean-Paul Kahn, Mille nuit de rêves, IV, n° 164) La plaquette d'Hugo, à l'allure de tract, ressemblait aux extraits des Châtiments (L'Expiation, Joyeuse Vie, À l'obéissance passive et Nox) que Victor Hugo fit imprimer entre 1852 et 1853 à Jersey, dans lesquels il fustigeait Napoléon III. Leur petit format, destiné à être introduits clandestinement en France par courrier, permis à ces brûlots de se diffuser efficacement. Parmi elles, la fameuse Lettre à Lord Palmerston : cette plaquette imprimée en 1854 sur les presses de l'Imprimerie universelle à Jersey est une protestation contre l'exécution de John Charles Tapner par pendaison le 10 février 1854 à Guernesey. Cette exécution eut lieu en dépit des protestations des habitants, mais la diatribe du poète en exil, qui s'inscrivait dans son combat contre la peine capitale, connut un tel retentissement que Tapner fut le dernier condamné à mort sur l'île. La conjonction d'un grand papier sur Chine avec l'inscription à Tanguy, la suite des tirages sur papiers de couleurs, l'adjonction de la plaquette de Victor Hugo et la délicate reliure de Louise Bescond placent cet exemplaire parmi les tous premiers au rang des exemplaires de référence de À toute épreuve. Si ce n'est au premier rang. Celui de la collection Trutat qui se trouve à la Bibliothèque nationale de France, également relié, comprend les tirages de la plaquette sur les différents papiers - sauf le Chine - et il est également suivi de la Lettre à Lord Palmerston ; cette plaquette est également jointe à l'ensemble cité de la la collection Geneviève et Jean-Paul Kahn, lequel ne contenait que les version sur papier blanc, rose et jaune -, également sans le tirage de tête sur Chine. Concernant les exemplaires sur Chine, seuls deux autres sont connus avec envoi : celui de Nusch, qui vient seul, sans autre version, avec cet envoi : « à la belle petite Nusch son amant Paul E. » (BnF, RES 8-Z Trutat-13) et celui pour Paul Bonet (exemplaire n° 5, Carnets, 694), avec cet envoi : « Exemplaire Paul Bonet et le plus beau des exemplaires, Paul Éluard ». Il vient seul également, sans les autres versions sur papiers de couleurs. Paul Bonet a relié, dans des décors approchants, deux autres exemplaires sur Chine, sans envoi : un en maroquin (exemplaire n° 19, Carnets, 811), un autre en box (exemplaire n° 4, absent des Carnets). Il semble n'exister, relié par van de Walle, qu'un seul autre exemplaire sur Chine avec les papiers de couleurs : le n° 7 (Christie's, Destribats V, n° 71). Lequel vient sans envoi. Une version recopiée du manuscrit, reliée par Paul Bonet (Carnets, 204A), a été donnée à René Char, mais sans aucune version imprimée du texte jointe. Magnifique exemplaire.
Tirage de tête sur vergé Villeneuve-lès-Avignon, Poésie 42, (24 juin) 1942. 1 vol. (145 x 210 mm) de 67 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Un des 75 premiers exemplaires sur vergé (n° 58).
Cela, à notre connaissance, n'a jamais été signalé, mais ce texte est celui d'une conférence d'avant-guerre que reprend ici Paul Éluard en vue de les faire publier par Pierre Seghers, comme il s'en ouvre à son ami Louis Parrot dans une carte interzones du 14 avril 1942. Le 21 février 1939 à l'initiative de la compagnie du Diable écarlate dirigée par Sylvain Itkine dont la troupe avait joué dans les usines occupées lors des grandes grèves de juin 1936, Éluard était en effet intervenu au Proscenium d'Europe du Théâtre Pigalle, et de nombreux encarts l'avaient annoncé dans la presse. Dans son édition du 25 mai 1939, Excelsior revenait sur l'événement et parlait expressément d'une «séance de poésie involontaire et de poésie intentionnelle» présentée par une conférence de Paul Éluard, où, à côté des poèmes de Rimbaud, d'Apollinaire, de Laforgue et de Raymond Roussel, on entendait le «Vieux Paralytique», de Jules Jouy, les «Admirables Secrets du Grand Albert», un rêve d'un enfant de onze ans, une lettre de la religieuse portugaise et les «Impudiques», de Victor Litschfousse. «J'ai lu votre texte et les citations avec une belle joie, s'enthousiasme Seghers auprès d'Éluard dès le 22 mai 1942, je suis ravi, et je vais m'employer au succès absolument certain. [...] Je pars pour Lyon mardi apporter le texte à l'imprimeur. Je veux une typo simple, mais heureuse. Je prends pour vous mes dernières rames de papier ». Deux jours plus tard, dans une lettre à Parrot du 24 mai, Éluard souhaitant son livre « utile, fécond », précise son « intention profonde » : « amener l'esprit poétique en France dans des contrées mal appréciées jusqu'ici, à une plus vaste objectivité, à sa mère, "la vie de tous les hommes"». Tandis que des fragments de citations sont confiés au groupe la Main à plume de Noël Arnaud qui les publie avec d'autres textes dans La Conquête du monde par l'image, le projet s'enrichit encore de quelques citations nouvelles qu'Éluard communique à Parrot dans deux lettres des 30 et 31 mai 1942 (Éluard livre d'identité, p. 186), puis des tracasseries de la censure retardent un peu le projet, de sorte que le livre est sous presse le 8 juillet 1942 seulement, en retard sur l'achevé d'imprimer. «Si profond que soit l'engagement de Paul Éluard dans la vie politique et nationale, fera remarquer Decaunes dans sa biographie (p. 202-203), il n'en renonce pas pour autant à ce qui demeure, à ses yeux, la plus haute fonction de la poésie : la découverte, la conquête, par le moyen du langage à travers le langage, de tous les trésors de l'homme [...]. C'est pourquoi la publication, en pleine occupation, de Poésie involontaire, poésie intentionnelle, est, d'un certain point de vue, un acte au moins aussi significatif que celle des poèmes de résistance. » C'était d'ailleurs en ce sens qu'il s'était rapproché de Noël Arnaud. Bande à parution conservée.
<p>À travers une sélection d’une trentaine de poèmes de Paul Eluard, illustrés de dessins de Picasso, ce coffret rend hommage à ces deux immenses artistes du xxe siècle, à leur engagement pour la paix, universelle et plus que jamais nécessaire. « Lorsque se déroule dans ma mémoire le long film de l’œuvre de Picasso, je suis toujours frappé d’admiration par l’enthousiasme, le travail, l’incessant mouvement d’un homme dont le message restera, j’en suis persuadé, “le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité”. L’enthousiasme de Picasso ne se ralentit jamais. C’est sa force et son secret. Chaque pas en avant lui découvre un nouvel horizon. Le passé ne le retient pas ; le monde s’ouvre à lui, un monde où tout est encore à faire et non à refaire… « C’est ainsi que Picasso est lié à l’histoire éternelle des hommes. Tels sont les mots magnifiques et poignants de Paul Eluard pour dire son amitié à Pablo Picasso. Une amitié qui débute en 1935, lors de leur première rencontre et qui va durer seize ans, jusqu’à la mort d’Éluard, en 1952. Une amitié de toute une vie, créatrice, qui va engendrer une véritable émulation, une fraternité, un engagement. Entre ces deux hommes, tout converge : un même goût pour la poésie, l’art, une même vision de la création artistique, un même style de vie. Dès les années 1920, Paul Eluard collectionnait déjà des œuvres de Picasso, mais c’est au milieu des années 1930 que leur amitié s’affirme. Ils se retrouvent dans les actions collectives du mouvement surréaliste, partagent une même passion pour l’art moderne et la poésie, s’engagent contre le fascisme et pour la liberté des peuples, pour la paix. Cet engagement va nourrir la poésie d’Eluard et l’art de Picasso, dans un dialogue riche et ininterrompu : l’un écrit les plus beaux poèmes pour la paix, indissociables de ses poèmes d’amour, l’autre dessine des colombes dans de multiples variations. Car dans la Bible, cet oiseau annonce à Noé la fin du Déluge en lui apportant un rameau d’olivier. Sublime emblème de la paix, la colombe représente la fin du chaos. Cet engagement pour la paix et la liberté trouvera son ultime expression en 1951, lors de la publication du recueil Le Visage de la paix. À travers une sélection d’une trentaine de poèmes de Paul Eluard, illustrés de dessins de Picasso, ce coffret, rend hommage à ces deux immenses artistes du xxe siècle, à leur engagement pour la paix, universelle et plus que jamais nécessaire. « Je connais tous les lieux où la colombe loge Et le plus naturel est la tête de l’homme. « L’homme en proie à la paix se couronne d’espoir. « L’architecture de la paix Repose sur le monde entier. </p> Paris, 2018 Hazan 224 p., 2 volumes sous emboîtage. 19 x 24
Neuf
A Paris, Aux Éditions du Club de l'Honnête Homme,1986.
Bel ensemble complet en 6 grands volumes in-8 (260x175mm), cartonnage d'éditeur toilé violet à têtes dorées, titres dorés au dos, plats gaufrés à froid avec 6 bandelettes géométriques et titre dorés. 344pp,393pp,370pp,337pp,352pp,319pp. Tirage numéroté (1028/6210), celui-ci un des 6000 ex sur vergé des Papeteries Arjomari-Prioux. Maquette de Massin. Accompagné de 48 illustrations en noir hors-texte de Pablo Picasso (portrait de Nusch, Nature morte..) , De Chirico, Max Ernst (portrait de Gala, collages, dessins), Villon, Salvador Dali, Miro, Matisse, Juan Gris.. Cette publication combine les exigences de la chronologie et le respect des recueils successifs favorisant les prépublications lorsqu'elles préexistent. N'y figurent pas les traductions du poète à l'exception de celles du périple grec. Préface de Hubert Juin. Paul Éluard (pseudo de Eugène-Paul-Émile Grindel, 1895-1952) né dans la banlieue ouvrière de Saint-Denis fait paraître ses premiers poèmes en 1913-1914 (Dialogues des inutiles). En 1912, il s'éprend d'une jeune étudiante russe Hélène Dimitrovnie Diakonova ( dite Gala, ''vierge à la robe légère'') ''Un seul être /a fait fondre la neige pure /a fait naître des fleurs dans l'herbe /et le soleil est délivré..'' qu'il épousera le 21 février 1917. C'est Jean Paulhan qui le mettra en relation avec les collaborateurs de la revue Littérature :André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault. Le 4 novembre 1921, Paul Éluard fait la rencontre décisive de Max Ernst à Cologne. Éluard ne se départira pas de l'influence des spirituels baroques du XVI et XVIIème siècle tel Louis-Claude de Saint-Martin. ''Mourir de ne pas mourir'' est achevé d'imprimer le 25 mars 1924, ''Capitale de la douleur'' -dont le titre initial fut L'art d'être malheureux-, recueil majeur de ce temps, en 1926, auquel succédera ''Défense de savoir'' en 1928. Au début des années 30, Paul Éluard rencontre René Char et celle qui est figurante au Grand-Guignol, Maria Benz (dite Nusch) ''Nous deux nous ne vivons que pour être fidèle / A la vie..''. Depuis 1936, c'est Pablo Picasso qui est devenu le frère d'élection de Paul Éluard ''Par ton audace, tu prolonges notre vie..''. Poésie et vérité paraît en 1942, le poème Liberté est déjà sur toutes les lèvres. Et c'est en janvier 1946, alors qu'il est une des grandes figures du Parti communiste français, que sera publiée Poésie ininterrompue. Son dernier volume Poésie ininterrompue II paraît le 11 février 1953. Ensemble en très bon état.