Edouard Aynard (1837-1913), banquier, homme politique, député. L.A.S., Paris, 15 mai 1913, 4p in-8. A l'écrivain et homme politique Joseph Fabre (1842-1916). Longue et intéressante lettre autour de l'opportunité d'inscrire la vote de la fête de Jeanne d'Arc en commission. Après avoir rappelé l'avis de Poincaré - le président -, qui ne pouvait soutenir « que mollement », il donne celui de Barthou - président du conseil quelques mois avant - qui ne pense pas que ce soit judicieux. Il faut que la loi soit votée à une large majorité. Il mentionne aussi l'opposition du nationaliste Georges Berry qui n'y voyait qu'un « nouveau prétexte à un maquignonnage politique », vexé surtout de n'avoir eu qu'une seule voix pour le poste de rapporteur. Rappelons que cette fête, finalement instaurée par la loi du 10 juillet 1920, était proposée par Joseph Fabre, alors sénateur, depuis 1894. Très intéressante lettre. [514]
[Institution de la fête de Jeanne d'Arc] Edouard Aynard (1837-1913), banquier, homme politique, député.
Reference : 020846
[Institution de la fête de Jeanne d'Arc] Edouard Aynard (1837-1913), banquier, homme politique, député. L.A.S., Paris, 6 juin 1913, 4p in-12. A l'écrivain et homme politique Joseph Fabre (1842-1916). Très longue et belle lettre sur une tentative d'institution d'une fête nationale de Jeanne d'Arc. Il explique ainsi pourquoi ils ont retiré la loi de l'ordre du jour, notamment à cause de l'obstruction de certains : « il est bien évident que la chambre n'entendait autoriser qu'un court débat ; or, M. Jaurès n'a pas perdu de temps pour me prévenir qu'il parlerait pendant deux séances ; M. Thalamas m'a dit aussi qu'il discourrait longuement, d'autres encore ; d'autres répondront. Plusieurs séances étaient donc à prévoir pour la conclusion d'un débat envahi, non par la discussion, mais par l'obstruction ». Rappelons que cette fête, finalement instaurée par la loi du 10 juillet 1920, était proposée par Joseph Fabre, alors sénateur, depuis 1894. Très intéressante lettre. [514]