« Un best seller sous Louis XVIII » (Lucien Scheler in « Bulletin du Bibliophile », Paris 1988.) Paris, chez Ladvocat, libraire de Son Altesse Sérénissime Monseigneur Le Duc de Chartres, 1824. In-12 de 172 pp. Pte. déch. dans le coin sup. de la page 3 sans atteinte au texte. - [Accompagné de] : Edouard, par l’auteur d’Ourika. Paris, chez Ladvocat, libraire de S. A. R. Le Duc de Chartres, 1825. 2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 238 pp. ; II/ (2) ff., 225 pp., (1) f. de catalogue de l’éditeur, quelques rousseurs. Soit 3 volumes reliés en demi-veau rouge à petits coins, plats de papier rouge gauffré, dos lisses ornés de filets dorés hachurés, tranches jonquille mouchetées de rouge. Reliure de l’époque. 172 x 99 mm.
Éditions parues la même année que les originales, publiées « au profit d’un établissement de charité ». Carteret, I, p. 250 ; Vicaire, III, 535 ; Clouzot, p. 114 ; Vicaire, 535 ; Barbier II, 31 ; Quérard, II, 723 ; Brunet, II, 908. Première édition dans le commerce de ces deux œuvres. L'édition originale d’Ourika fut publiée la même année sans page de titre, imprimée par l'Imprimerie royale en petit nombre (25-40 ex.) pour les amis de la famille. Au verso du faux-titre, on peut lire « Publié au profit d'un établissement de charité ». « La duchesse de Duras (1778-1828), fille d’un capitaine de vaisseau, le comte de Kersaint, mort sur l’échafaud, émigre avec sa mère à la Martinique, puis se fixe à Londres où elle épouse le duc de Duras, un autre émigré. Elle rentre en France après le 18 brumaire, mais, pendant tout l’Empire, vit retirée avec son mari dans son château de Touraine, où elle n’a de relations avec le monde des lettres que son amitié pour Chateaubriand, et surtout pour Mme de Staël. Avec la Restauration, le duc de Duras est nommé maréchal de France et la duchesse rentrée à Paris, tient un salon littéraire assez fermé, où c’est en quelque sorte une consécration mondaine d’être admis. Elle publie ce roman très bien accueilli du public. » (Dictionnaire des auteurs, II, 78). « Sous la Restauration, le salon de Mme de Duras était un des plus brillants. ‘Bientôt, dit Sainte-Beuve, il se forma dans les boudoirs aristocratiques une petite société d’élite, une espèce d’hôtel de Rambouillet adorant l’art à huis clos…’. ». L’esclavage étant interdit sur le territoire français, une mode étrange se répandit dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle : des négrillons arrachés d’Afrique, qu’on sauvait pour ainsi dire de l’esclavage des colonies, étaient offerts ça et là à de riches aristocrates et à des bourgeois qui en faisaient les délices exotiques de leurs demeures ou de leurs salons. C’est ainsi qu’une fillette emmenée du Sénégal recevra une éducation aristocratique et finira sa vie comme religieuse dans un couvent parisien au début du XIXe siècle. C’est de son couvent que la religieuse Ourika, malade, confie à son médecin le chagrin qui a ravagé sa vie et l’a conduite au bord de la tombe. N’est-il pas toujours vrai que pour nous guérir, les médecins ont besoin de connaître les peines qui détruisent notre santé ? Ourika raconte donc son arrivée en France à l’âge de deux ans, son éducation et sa formation intellectuelle auprès de Madame de B. qui « s’occupait elle-même de ses lectures, guidait son esprit, formait son jugement ». Mais, à quinze ans, elle prend brutalement conscience de sa couleur comme le signe par lequel elle sera toujours rejetée, le signe qui la séparait de tous les êtres de son espèce, « qui la condamnait à être seule, toujours seule ! jamais aimée ! » La voilà donc une étrangère parmi ses semblables. Dans sa douleur, la douce compagnie de sa maîtresse et de ses deux fils ne lui sont d’aucun secours. « Je fus rapportée du Sénégal, à l’âge de deux ans par M. Le Chevalier de B. qui en était gouverneur. Il eut pitié de moi, un jour qu’il voyait embarquer des esclaves sur un bâtiment négrier qui allait bientôt quitter le port : ma mère était morte, et on m’emportait dans le vaisseau malgré mes cris. M. de B. m’acheta, et, à son arrivée en France, il me donna à Mme la marechale de B. sa tante, la personne la plus aimable de son temps… » Le charme d’Ourika, c’est que pour la première fois dans la littérature européenne – comme l’a déjà remarqué un romancier anglais – un écrivain blanc pénètre dans une conscience noire avec élégance et sincérité au point de permettre à des lecteurs blancs de s’identifier au personnage. La parution d’Ourika en 1824 procura à la duchesse de Duras l’un des plus grands succès du roman féminin. Instantanément à la mode, cette nouvelle brossait avec finesse l’Histoire d’une jeune esclave noire éprise du fils de ses protecteurs. « Un best seller sous Louis XVIII ». [Lucien Scheler in Le Bulletin du bibliophile, Paris, 1988]. La Duchesse de Duras acquit sa notoriété par de courts romans sentimentaux consacrés à des personnages marginaux et défavorisés par leur condition sociale, comme Edouard, amoureux de la fille de son protecteur. « Mme de Duras a construit un petit roman psychologique très fin et très gracieux, qui peut prendre place entre ‘Adolphe’ et ‘Dominique’ dans la tradition du roman psychologique français. La seule autre œuvre publiée de Mme de Duras est également une longue nouvelle ‘Ourika’ (1823). Ces deux petits chefs-d’œuvre sont injustement oubliés ». (Dictionnaire des Œuvres, II, 514-515). Bel exemplaire de cette réunion des deux grands textes de la Duchesse de Duras conservé dans une jolie reliure uniforme de l’époque. Provenance : ex-libris de la comtesse Victoire de Rigaud de Vaudreuil (1775-1851), épouse du gouverneur du Louvre et contemporaine de Mme de Duras.
Presse : Chantal Poupau - 325.86-58 (28-94) Assistance Florence Bory, 1 vol. grand in-8 br (sous adhésif noir d'origine), couverture illustrée, 13 ff. dactylographié reprographiés, s.n. [ L'Institut National d'Audio-Visuel et Stéphane Tchalgadjieff ], s.d. [ 1977 ]
Très rare document, probable dossier de presse à l'attention des professionnels, pour le film de Marguerite Duras sorti en 1977 : "Baxter, Vera Baxter". Un résumé du film de 3 pages signé par Marguerite Duras est précédé la mention "texte inédit de Marguerite Duras" ; on trouve in-fine le détail de la filmographie de Marguerite Duras et des acteurs Delphine Seyrig et Gérard Depardieu, et une présentation du compositeur Carlos d'Alessio. Bon exemplaire de ce document très rare.
Mercure de France, 1979. in 8°, broché, couverture rempliée, non coupé. 210 pp., [3 ff.].
EDITION ORIGINALE. 1/40 exemplaires numérotés sur vélin d’Arches (seul grand papier). Livre raté ou chef-d'œuvre ? D’abord scénario de film, Le Navire Night est tourné avec une distribution de rêve (Dominique Sanda, Bulle Ogier et Mathieu Carrière). Il devient ensuite pièce de théâtre (Bulle Ogier, Michael Lonsdale). Film et pièce sont réalisés à un moment où Marguerite Duras part à la dérive et ces deux œuvres improbables partent elles aussi à la dérive. Résultat : le film est un échec et la pièce un fiasco. Elle a été reprise à Avignon en 2022 (dans le off) et la critique a parlé d’un texte « envoûtant », « mystérieux à souhait », qui « vous transporte ». L’histoire est celle d’un homme (ami de Xavière Gauthier avec qui Duras publia les Parleuses) qui entretint pendant plusieurs mois une relation érotique au téléphone avec une femme qui se refuse à le rencontrer. Duras voulut le connaître et s’entretint longuement avec lui. Avant de publier son texte, Duras réécrivit entièrement Navire Night qu’elle fit paraître avec 5 autres textes dont le cycle d’Aurélia (Aurélia Steiner Melbourne, Aurélia Steiner Vancouver et Aurélia Steiner). Césarée et Les mains négatives sont une nouvelle version du commentaire écrit par Duras pour deux courts-métrages réalisés à partir de plans non utilisés du film Le Navire Night. Cette manière de recyclage permanent de l’œuvre est comme autant de façons d’énoncer différemment les mêmes thèmes avec les mêmes mots, jusqu’à les user de l’intérieur, de les vider. Très bel exemplaire
Editions de Minuit 1958. In-12 broché de 156 pages au format 12 x 19 cm. Dos légèrement gauchi. Infimes frottis aux mors. Coin supérieur droit du 1er plat avec toute petite trace de pliure, sinon superbe état. Intérieur frais, sur alfa d'édition. Edition originale achevée d'imprimer le 24 janvier 1958, du premier ouvrage de Marguerite Duras à paraitre chez Minuit ( couronné par le Prix de Mai ). Précieux exemplaire enrichi d'une cordiale dédicace autographe, signée, de Marguerite Duras à à l'ethnologue Jean Pouillon. Belle provenance.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
1 pièce in-4 br., 3 pp., Fait à Montauban le 10 avril 1726, signé Duras et Mgr Darman.
Le Duc de Duras avait été nommé Commandant de la Guyenne en 1722. Le présent document détaille par le menu les modalités du tirage au sort servant à désigner les hommes sujets à la Milice. Les Miliciens, "Garçons" (non mariés) âgés de 16 à 40 ans, doivent mesurer au moins "cinq pieds de Roy" ; la mesure s'effectue sans sabots "ni autre chaussure trop avantageuse". Etat satisfaisant (mq. au dernier ff. avec très minime atteinte à 3 lettres).
Paris, Plon, 1943. In-12°, broché, 246 pp. Édition Originale enrichie d'une dédicace de Marguerite Duras; exemplaire du service de presse (pas de grand papier). Pagination jaunie (années 1940) fragilité en pied de plat, exempt de rousseurs, non gauchi.
Premier roman de Marguerite Duras. Rare Envoi. Franco de port France jusqu'à 29 euros iclus. PAYPAL immédiat. MONDIAL RELAY pour : FRANCE, Portugal, Pologne, Espagne, Allemagne, Autriche, Pays Bas, Luxembourg, Italie, Belgique. Toutes les étapes sont accompagnées. Achat, estimations et listages (Papiers, Archives, monographies, arts et métiers, sciences humaines et bibliophilie) France / Suisse (sur rdv).
ëditions Albatros Broch D'occasion tat correct 01/01/1975 188 pages
Couverture beige.
Paris Plon 1943 246 pp. In-12 Broché. Bel état. 1 volume. ÉDITION ORIGINALE (pas de grand papier) du premier roman de Marguerite Duras refusé par Gallimard avant d'être publié chez Plon.Mention fictive de 7e mille sur la couverture."Ce premier roman de Marguerite Duras a une histoire assez proche de ce qu'elle pourra produire par la suite. L'histoire est avant tout familiale, sans déplacement des protagonistes, tout est centré sur la propriété du père absent, dans la campagne française du Lot-et-Garonne. Le thème principal est la famille, une famille dévoreuse, qui avale les individualités et provoque des tensions violentes. Les personnages sont tiraillés entre eux, l'ennui, le désoeuvrement règne en maître et apparaît les questionnements sur la vacuité de l'existence. Ces thèmes seront repris plus tard dans la plupart des livres de l'auteure." (marguerite-duras)
Sous étui-chemise signés elbel-libro. Couverture souple illustrée. Non coupé.
Paris Gallimard 1982 315 pp. In-12. Broché. Très bel état. 1 volume. TIRAGE LIMITÉ. Un des 38 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, seul grand papier. Seconde édition. L'édition originale date de 1950. Marguerite Duras y raconte une enfance en Indochine, dans une plantation soumise aux intempéries, le combat d'une mère ruinée, qui élève seule deux enfants. Les fondamentaux de l'?uvre de Duras sont en germes dans ce "Barrage contre le Pacifique" : l'Indochine, terre fondatrice, la mère, figure majeure de la vie et de l'?uvre de Duras.
EDITIONS PLON 1943 1943. Marguerite Duras: les impudents/ Editions Plon 1943 . Marguerite Duras: les impudents/ Editions Plon 1943
Etat correct
1986 1986. Marguerite Duras: La douleur/ France Loisirs 1986 . Marguerite Duras: La douleur/ France Loisirs 1986
Très bon état
Paris Editions de Minuit 1974 1 vol. Broché in-8, broché, non coupé, 243 pp. Édition originale. Un des 92 exemplaires numérotés sur bouffant sélect. En 1973, l'écrivaine et journaliste Xavière Gauthier, figure du féminisme, propose au Monde une enquête sur l’écriture des femmes où elle interroge, entre autres, Marguerite Duras. La publication est finalement annulée. Mais les deux femmes, enthousiasmées par leur premier échange, se retrouvent pour trois autres entretiens enregistrés et publient la transcription de ces rencontres à deux voix. Duras parle des thèmes récurrents de son oeuvre - le silence, le désir, l'attente, et elle interroge son rapport solitaire à l'écriture...
(1958) ; 8 pp. in-4 manuscrite, 5 pp. in-4 tapuscrites.La version manuscrite comporte 8 pp. à l’encre rouge sur des feuilles de cahier d’écolier. La version tapuscrite (un double carbone) est une réécriture de la version manuscrite fortement modifiée et dans un ordre différent. Les deux versions comportent de nombreuses ratures et corrections autographes. L’ensemble est conservé dans un double feuillet tiré d’un cahier à petits carreaux en guise de chemise un titre “Le film de Clément Un Barrage contre le Pacifique (mai 1958)” également de sa main.Queneau avait été un défenseur du roman de Marguerite Duras qu’il avait lu sur épreuves alors qu’il travaillait pour Gallimard. Il a également reçu avec enthousiasme l’adaptation cinématographique du roman par son ami René Clément. Queneau annonce qu’il va prendre la plume pour défendre ce film dans les actualités télévisées du 7 mai 1958 “J’ai des tas de choses à dire à propos de ce film. Je vais (...) reprendre la plume et dire tout ce que j’en pense (...) Tout ce que vous montrez de l'insolite de la jeunesse, les rapports entre le frère et la sœur, la mère et les enfants ; il y a là quelque chose qui correspond à tout un courant de la littérature actuelle ; puis aussi la façon dont vous traitez vos personnages, dont vous étudiez leurs caractères ; enfin bref, j'ai envie de dire que c'est un très grand film.”Ce sont en effet les thèmes qu’il développe dans cette critique : ce que la jeunesse a d’insolite pour les adultes en faisant la comparaison avec Jeux interdits du même réalisateur, les rapports entre le film et le roman qu’il adapte, la nécessité de trahir le récit pour mieux rendre l’atmosphère du roman, etc. “Il y a actuellement un préjugé assez répandu qui consiste à croire qu’une œuvre littéraire ne peut que perdre à être, comme on dit, “portée à l’écran”. Une telle opinion n’est hélas que trop souvent justifiée (...) Une adaptation cinématographique ne consiste pas simplement à une sorte de prêt que ferait la littérature au cinéma, lequel n’aurait rien à rendre ni rien à ajouter. Ce n’est pas ici le lieu pour reprendre les rapports entre les différents films de René Clément et les œuvres littéraires qui sont leur point de départ. Il me semble qu’à chaque fois il leur a apporté une autre dimension (...) et cela tout en tenant compte de tout ce qui fait l’intérêt d’une œuvre en dehors de son intrigue, de son synopsis, à savoir ses qualités proprement littéraires, ses tenants et aboutissements (...) C’est ce que René Clément a de nouveau fait pour le roman de Marguerite Duras Un barrage contre le Pacifique. Une déclaration que m’a faite l’auteur me paraît à cet égard particulièrement saisissante (...) Marguerite Duras lorsqu’elle a vu le film a reconnu le bungalow en question, c’était bien celui qu’elle avait habité (...) Comme je lui demandais si elle avait donné des indications à l’auteur du film, elle m’a répondu que non. Avec une intuition extraordinaire, René Clément avait donc retrouvé le paysage exact, les caractéristiques du bungalow, c’est-à-dire beaucoup plus encore que ce qu’on appelle une “atmosphère”. C’est là un exemple de re-création parfaite : la transcription d’une émotion première en œuvre littéraire, de nouveau retranscrite avec les moyens du cinéma, redonne l’émotion primitive (...)”
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Paris, Ladvocat, 25 mars 1824 (Imprimerie de J. Pinard) ; in-12 ; demi-chagrin bleu-marine, dos à nerfs orné de roulettes décoratives de style romantique, fleurons à froid, filet doré sur les plats, plats de couverture marron illustrés conservés, non rogné (reliure fin XIXe-début XXe) ; 172 pp. y compris le faux-titre et le titre ; au verso du faux-titre on lit "Publié au profit d'un établissement de charité".
(Vicaire, III-535). L'édition originale, imprimée juste avant celle-ci au début de 1824, ne fut tirée qu'à 25 exemplaires hors-commerce. Celle-ci est la première édition publique, rare aussi, du tout premier roman d'amour d'une jeune Sénégalaise noire, sauvée de l'esclavage et emmenée en France, qui aime secrètement un homme blanc ; Ourika avait passé son enfance dans une bonne famille, aimée, entourée, éduquée dans tous les domaines, elle avait reçu l'éducation d'une jeune fille de bonne famile. Avec l'adolescence, la dure réalité sociale et la barrière raciale s'imposèrent. Qui voudrait épouser une Négresse ? Quel avenir humain pouvait-elle espérer ? Amoureuse en secret, mais également désespérée de son état, elle avait décidé de se laisser mourir; l'issue, ou plutôt le refuge, elle le trouva en prenant le voile. Ce roman court mais très intense est la première tentative littéraire de pénétrer l'âme africaine, d'essayer de comprendre la psychologie d'un être totalement aimé et respecté par son entourage et pourtant seul à porter le lourd fardeau de la différence, différence qui l'exclut de fait de la vie de toute une société, malgré les idées de la Révolution française, idées qu'elle juge vaines face à la réalité des hommes et de la vie. Souvent, Ourika se demande s'il n'aurait pas mieux valu qu'on la laisse en Afrique ou en esclavage ; le problème du métissage est aussi courageusement évoqué, mais bien vite écarté.Née à Brest (1777 - 1828), Claire de Kersaint voit son père, amiral, guillotiné le 5 décembre 1793. Emigrée aux Antilles avec sa mère, elles reviendront ensuite en Suisse et à Londres où Claire épouse Amédée Bretagne-Molo Durfort de Duras en 1797. Rentrée en France en 1801, elle fera la connaissance de Chateaubriand et ouvrira un salon aux Tuileries, fréquenté par Humbold, Cuvier, Talleyrand, Madame de Staël, Balzac, Lamartine, Delphine Gay, Juliette Récamier, etc. Petite auréole claire dans l'angle supérieur et petites rousseurs éparses, sinon exceptionnel exemplaire avec sa couverture d'origine, qui porte la date du "25 mars 1824", date non reprise au titre, qui est la marque d'authentification de cette première édition publique, non rognée, tel que parue, avec une reliure sur brochage.
Phone number : 06 60 22 21 35
AKI KURODA - DURAS (Marguerite) - M. Pleynet - C. Francblin - Susana Solano - Ph. Lacoue-Labarthe
Reference : 33684
(1985)
Galerie Adrien Maeght, 1980-1989.Réunion de six catalogues autour d'Aki Kuroda, couvertures en couleurs, non paginés (environ 30 p. chacun), "Aki Kuroda : Ténèbres" par Marguerite Duras, 1980, troisième catalogue Maeght - "Aki Kuroda : ContiNUITé" par Marcelin Pleynet, 1982, dixième catalogue Maeght - "Aki Kuroda : Dessins" par Catherine Francblin, 1984, vingtième catalogue - "Aki Kuroda : Rencontre" par Pascal Bonafoux, 1986, trente-huitième catalogue - "Susana Solano-Aki Kuroda", 1987, cinquante et unième catalogue - "Aki Kuroda", intro de Philippe Lacoue-Labarthe, 1989, soixantième catalogue Maeght. Tous les catalogues sont illustrés en noir et en couleurs. Très bel état.
Folio 1991 1991. Marguerite Duras: Un barrage contre le Pacifique / Folio 882 1991 . Gerty Colin: La bonne trentaine/ Julliard 1955
Bon état
Gallimard | Paris 1967 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé de Raymond Queneau à Marguerite Duras. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Paris, Théâtre Hebertot, 1963. 1 vol. (130 x 180 mm) de 28 f. Agrafé. Programme original. Exemplaire avec mot autographe " bien amicalement ", signé par Marguerite Duras, ainsi que par l'acteur Daniel Emilfork et l'acrice Françoise Spira.
Illustrations en noir et blanc. Texte français de Marguerite Duras et Gérard Jarlot, dans une mise en scène de François Maistre.
Folio Sans date. L'Amour de Marguerite Duras publié en 1971 explore les relations ambiguës entre trois personnages dans une station balnéaire déserte nommée S. Thala. Le récit à l'atmosphère bouleversante et mystérieuse avance par flashes inattendus tout en maintenant une certaine imprécision narrative
Bon état
Paris, Plon, 1943. In 12, broché. [3 ff.], 246 pp., [1 f.].
ÉDITION ORIGINALE (il n’a pas été tiré de grand papier). Le premier roman de Duras qu’elle désavouera longtemps jusqu’à ce qu’en 1992 Isabelle Gallimard qui négociait les droits pour une publication regroupée de ses œuvres de jeunesse obtienne d’elle qu’y figure ce livre. Un roman stylistiquement imparfait, c’est certain, mais qui retient l’attention par la description des caractères. Dans ce roman familial par lequel Duras voulait se délivrer de son adolescence, le dispositif durassien est déjà en place et on le retrouvera, maîtrisé dans Un barrage contre le Pacifique.
1926 Paris, pour la Société des médecins bibliophiles (Argenteuil, impr. R. Coulouma (H. Barthélemy, directeur), 1926. In-8 de (4)ff. - pp. a à t.- (1)f. - XIII – 184pp. Portrait en couleurs en frontispice et fac-simile. Plein maroquin à long grain violine, double encadrement de guirlande dorée et à froid sur les plat, grand losange central à froid dans un cadre de filet maigre doré, avec fleurons d’angle, dos à nerfs plats richement orné à froid et doré, auteur et titre doré, coupes guillochées aux angles, tête dorée, roulette intérieure dorée, couverture et dos conservés (reliure de Yseux, succ. de Thierry Simier).Septième ouvrage de la collection établie pour la "Société des médecins bibliophiles" par les soins de "Les Arts et le Livre". Ouvrage tiré à 348 exemplaires. Exemplaire sur velin de rives, sous double couverture, non numéroté.
Ouvrage enrichi de 4 lettres autographes signée, reliées en début d'ouvrage dont 3 du Dr Touraine, de la Société des Médecins Bibliophiles, au Comte de Blacas, qu’il a contacté sur les conseils du Duc de Duras. Il interroge son correspondant sur un éventuel tableau de Mme de Duras et des correspondances qui seraient dans sa famille. Il précise que la Société des Médecins bibliophiles s’attache à publier chaque année la réédition d’un ouvrage paru 100 ans auparavant. 6 pages in-8 et in-4, des 11 avril 1925, 15 mai 1925 et Novembre 1926, après la publication du livre. Et une lettre autographe signée à l’entête de “Les Arts et le Livre George Célestin Crès directeur” , lettre d’envoi de 2 exemplaires du livre à Monsieur le Comte de Blacas, qui a bien voulu prêter le tableau reproduit en frontispice et une lettre, dont le fac-similé se trouve dans cette nouvelle édition ( pp. 178-179). Dos légèrement bruni uniformément, mais bel exemplaire enrichi, dans une reliure de Yseux ( Reu-CH1)
Les éditions de Minuit, 16 nov 1984 ( N° 1986) - In-8°, broché, couverture de la maison, 61pp-1f, la pagination est un peu fanée, l'ensemble est agréable sous tous rapports.
Bon Etat Franco de port France jusqu'à 29 euros iclus. PAYPAL immédiat. MONDIAL RELAY pour : FRANCE, Portugal, Pologne, Espagne, Allemagne, Autriche, Pays Bas, Luxembourg, Italie, Belgique. Toutes les étapes sont accompagnées. Achat, estimations et listages (Papiers, Archives, monographies, arts et métiers, sciences humaines et bibliophilie) France / Suisse (sur rdv).
Paris Plon 1943 1 vol. Broché in-12, broché, 246 pp. Edition originale avec mention de 7ème mille sur la couverture. Premier roman de l'auteur, dédié "à mon frère Jacques D. que je n'ai pas connu". C'est la première fois que Marguerite Donnadieu utilise le pseudonyme de Duras. Dos un peu gauchi et infimes manques de papier en bordure des couvertures. Peu courant.
1977 1 vol. broché Tirage argentique d'époque avec tampon à l'encre "collection A. Marinie au verso", 1977, 13 x 18 cm. Ce cliché a sans aucun doute été pris par Jean Mascolo, qui était le photographe de plateau du film que tournait sa mère dans sa maison de Neauphle-le Château.
Paris Gallimard, coll. "Problèmes et documents" 1940 1 vol. Broché in-8, broché, 233 pp., 3 cartes hors-texte dont une dépliante. Edition originale sans grand papier du premier livre de Marguerite Duras, paru sous son véritable patronyme. C'est l'étonnante description d'un empire colonial rendu parfaitement solidaire à l'approche de l'invasion nazie : "L'empire est fait, la guerre l'a achevé. Si, jusque-là, ce n'était trop souvent qu'un thème à discours, désormais la menace allemande et les doctrines racistes lui ont donné conscience de sa réalité définitive." Cet éloge de la mission d'universalité de la "douce France" n'a bien sûr jamais été réédité. Mention fictive d'édition. En parfait état.