[Urbain Canel, Ebrard Libraire, Editeur, ] - DESCHAMPS, Emile ; DESCHAMPS, Antony
Reference : 65586
(1828)
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-percaline marron, Etudes françaises et étrangères, par M. Emile Deschamps, Urbain Canel, Paris, 1828, LXI pp., 1 f., 317 pp. et 1 f. n. ch. [ Suivi de : ] Dernières Paroles. Poésies. Ebrard Libraire, Editeur, Paris, 1835, 2 ff., 358-IV pp.
Remarquable exemplaire, réunissant les éditions originales dédicacées des "Etudes françaises et étrangères" d'Emile Deschamps et des "Dernières Paroles", recueil de poésie de son frère Antoni. "L'un des chefs du romantisme", Emile Deschamps (1791-1871) faisait avec son frère Antony (1800-1869) les honneurs des réunions pleines d'ardeur du salon dans lequel leur père accueillait vers 1820 les poètes nouveaux Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Vigny et Charles Nodier. Chacun des deux titres est dédicacé par son auteur à un M. Stephen. A propos du premier titre Escoffier précise : "Edition originale (premier tirage) des poèmes d'Emile Deschamps. La préface sur le romantisme n'a pas été réimprimée dans l'édition des Poésies, de 1841. Le manifeste d'Emile Deschamps est remarquable de bon sens et de mesure et il est pour la poésie le pendant de ce qu'était au même moment celui de Victor Hugo dans sa préface de Cromwell" (Escoffier, 679). Cette préface reste un texte essentiel pour l'histoire de la littérature romantique française. Bon état (sans le feuillet d'errata signalé par Vicaire dans le premier titre, bon exemplaire par ailleurs). Vicaire, III, 202 et III, 200
Paris : Delloye (impr. de Worms), 1841. In-12, 170 x 104 : frontispice, (2 ff. blancs), viii, 258, (1 f.) ; frontispice, 232 pp., (1 f.). Basane aubergine, encadrement d’un triple filet doré avec fleurons aux angles, dos lisse orné de motifs rocaille, tranches dorées (reliure de l’époque).
Édition en partie originale précédée d’une nouvelle préface.Ensemble de deux recueils de poésies parus la même année chez Delloye, écrits respectivement par les poètes Émile et Antoni Deschamps.- DESCHAMPS, Émile. Poésies de Émile Deschamps. Nouvelle édition, Revue et considérablement augmentée par l’auteur. Paris : Delloye (impr. de Worms), 1841.Elle est ornée d’un frontispice gravé par Delanoy d’après une composition de Jacquand. Émile Deschamps (1791-1871) fut l’un des premiers représentants du mouvement romantique, grand ami de Victor Hugo il fonda avec lui La muse Française en juillet 1823.- DESCHAMPS, Antony. Poésies de Antoni Deschamps. Nouvelle édition, Revue et considérablement augmentée par l’auteur. Paris : Delloye (impr. de Worms), 1841.Elle est ornée d’un frontispice gravé par Delanoy d’après une composition de Boulanger. Antoni (1800-1869) marcha dans les pas de son frère, se faisant une place en qualité de poète et de traducteur.Rare exemplaire portant un envoi autographe d’Émile Deschamps à la Comtesse Duchâtel sur une des gardes blanches :Respectueux hommage à Madame la comtesse Duchâtel. Émile Deschamps.Il s’agit de la Comtesse Marie-Antoinette Adèle Duchâtel (1782-1860), connue pour avoir été la maîtresse de Napoléon 1er.Reliure frottée portant de fortes traces d’insolation. Infime accident à la coiffe, sans manque. Rousseurs éparses.Provenance : Comtesse Duchâtel avec envoi autographe signé.Bibliographie : Champfleury, page 398. - Escoffier, n°1452.
Paris : Ed. Guérin et Cie, Ébrard 1835 1 In-8, 205 x 128 Demi-maroquin aubergine à coins, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l’époque). (2 ff.), 360 pp. mal chiffrées 358, IV pp.
Édition originale de ce recueil poétique paru anonymement, du poète et traducteur Antony Deschamps (1800-1869), frère cadet d’Émile Deschamps (1791-1871).Dernières paroles est souvent cité comme un témoignage de la détérioration mentale du poète, qui se sentait rongé par une culpabilité inexplicable et une angoisse existentielle. Le recueil a été republié en 1841, aux côtés des œuvres de son frère Émile, confirmant son importance dans la production poétique de l’époque. Certains critiques soulignent que, malgré ses troubles, Deschamps a su conserver une force d’expression et une grâce poétique qui transcendent sa souffrance.Précieux exemplaire enrichi sur la page de garde d’un envoi autographe de l’auteur à la Baronne Virginie de Croze, née Virginie Lemercier (1793-1859) :Hommage à Madame la Baronne // de CrozeÉmile et Antony Deschamps entretenaient une étroite amitié avec le baron et la baronne de Croze, chez qui ils séjournèrent à plusieurs reprises dans leur propriété d’Auvergne.Quelques frottements d’usage sinon très bel exemplaire en reliure de l’époque. Quelques rares rousseurs.Provenance : Virginie de Croze, avec envoi de l’auteur.
Antony Deschamps (1800-1869), poète. L.A.S., sd [1854-1855], 1p in-8. A Hector Berlioz (1803-1869) : « Mon cher Berlioz, je vous ai enfin entendu hier, et je vous suis encore fort ému de votre belle oeuvre. C'est très vrai, très grand, très attendrissant et les plus grands poètes n'auraient pas eu plus de talent et plus de Caractère. Si vous les aviez chargés du Poème, il y a [?] que je savais que les plus forts sont aussi les plus gracieux. Vous avez donné un exemple [?] En fait de grâce et de naïveté, le récit du repos de la Ste Famille est un chef-d'oeuvre. JE vous aurais serré la mains avec bien du plaisir mais vous veniez de sortir. Tout à vous. Antoni Deschamps ». Antoni Deschamps écrit donc sur L'Enfance du Christ, créée le 10 décembre 1854. Rappelons que son frère, Emile Deschamps, avec écrit le livre de Roméo et Juliette. On joint un petit billet A.S. : « Je suis venu vous serrer la main et vous présenter mes compliments. Antoni Deschamps ». Belle lettre de compliments. [109-2]
Antony Deschamps (1800-1869), poète. L.A.S., Passy, 13 juin [1858], 1p in-12. A « mon cher Hippolyte », vraisemblablement Hippolyte Lamarche (1789-1860), pour lui demander un compte-rendu pour le livre de Marc Pessonneaux, La Vie à Ciel ouvert dans le journal Le Siècle. « Emile et moi nous vous prions de lui accorder votre intérêt et votre bienveillance habituelles ». [230]
Antony Deschamps (1800-1869), poète. L.A.S., sd, 1p in-12. A Samuel-Henry Berthoud (1804-1891) pour lui envoyer le [mot illisible] qu'il lui a demander et le remercier pour le « trop bienveillant article ». Il lui joint trois pièces de vers inédites. [230]