Denys Puech (1854-1942), sculpteur, grand prix de Rome 1884. L.A.S., Villa Medici, Rome, 22 décembre [1926?], 2p in-8. A l'écrivain Jean Ajalbert (1863-1947). « Mon cher ami, J'ai bien reçu votre lettre du 9 décembre et également, hier matin, vos deux volumes "La Passion de Roland Garros". J'en ai commencé la lecture le soir même : c'est [mot illisible] la vie et le mouvement et c'est bien un héros dont vous racontez la vie avec enthousiasme. Je passerai quelques soirées délicieuses à vous lire. Merci mille fois pour votre attention. Merci pour la dédicace qui me rends votre livre encore plus précieux. Puisque vous nourrissez le projet de venir à Rome au printemps prochain, je vous envoie par le même courrier la collection des Piranesi éditées du petit journal par la photographie. Cela ne pourra que vous pousser à réaliser votre projet. Il y a jusqu'à présent un peu de calme dans le mouvement des étrangers sur Rome. Les hôtels s'en plaignent amèrement. On prévoit une grande diminution des touristes. Si cela pouvait faire diminuer un peu les prix, ce serait un grand bien car la vie ici est bien chère, bien plus qu'à Paris et que dans les autres villes d'Italie dit-on. Votre idée de publier quelque chose sur l'Académie est très flatteuse pour elle. Nous ne pouvons que nous en réjouir. C'est certainement un lieu délicieux à faire connaître et à faire aimer pour que ne tardent à faire les pensionnaires qui ont la chance de vivre ici 3 ou 4 ans. Vous êtes un grand animateur. Vous l'avez montré partout où vous êtes passé. Venez donc agiter un peu l'atmosphère académique trop épaisse qui enveloppe la Villa Medici. Adieu, mon cher ami, et au plaisir de vous voir bientôt peut-être à Rome. Je joins ce souhait à tous ceux que je fais pour vous et pour madame Ajalbert à l'occasion de la nouvelle année. Denys Puech ». Petit manque de papier marginal. Belle lettre amicale. [169]