De Francesco Antoine 27 pages in8. Sans date. Broché. 27 pages.
Bon Etat
De Francesco Antoine 39 pages in8. Sans date. Broché. 39 pages.
Bon Etat
Venise, Mr. Remondini, [1784]. 478 x 659 mm.
Belle carte de la Corse, dressée en 1738 .par Bernard Antoine Jaillot. Édition italienne publiée à Venise en 1784 par Francesco Santini et Giuseppe Antonio Remondini. L'île est divisée en dix provinces ou juridictions et quatre fiefs. Six juridictions et trois fiefs sont situés en deçà des Monts, soit au nord et à l'est de l'île, les quatre autres juridictions et le dernier fief sont situés au Delà des Monts, à savoir à l'ouest et au sud de l'île. Les juridictions sont divisées en pieves, un pieve étant un assemblages de plusieurs lieux. En 1768, après que Gênes ait cédé la Corse à la France, de nouvelles juridictions royales seront créées par trois édits entre 1769 et 1772. La carte est décorée d'un cartouche de titre orné en tête des armoiries de la Corse à tête de Maure, et d'un monstre marin. Le nord, indiqué par une rose des vents, est placé sur la gauche. Par manque d'espace, la péninsule du Cap Corse est représentée séparément en carton. Sous ce carton figurent les "Remarques" comprenant une description de l'île et la liste des juridictions et fiefs, avec pour chacun le nombre de pieves et le nombre d'habitants, soit un total de 61 pieves pour 116 053 habitants. Les dix villes majeures de l'île sont aquarellées en rouge. Bernard Antoine Jaillot, fils de Bernard Jean Hyacinthe Jaillot, fut nommé Géographe du Roi en 1728. Sa carte de la Corse, dont une première version parut en 1738, connut un très grand succès durant tout le XVIIIe siècle. Elle servit notamment de modèle aux cartes des différentes éditions anglaises, françaises, allemandes et néerlandaises du très célèbre livre de James Boswell, An account of Corsica (1768-1769). Bel exemplaire aquarellé à l'époque. Cervoni, 112.2.
CANGIAMILA, Francesco-Emmanuele; DINOUART, Joseph Antoine Toussaint (traducteur)
Reference : 101549
(1774)
Paris, Nyon, 1774, in-12, XXXI-[1]-592 pp, 3 pl, dont 2 dépl, Veau marbré de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, tranches rouges, Troisième édition française de ce texte de casuistique écrit par le jésuite Francesco Emanuele Cangiamila (1702-1763), traduit et adapté par l'abbé Dinouart (1716-1786). Cet ouvrage, rare pour son époque, traite des enjeux spirituels et pratiques liés à la grossesse et à l'accouchement, en abordant les questions controversées de l'avortement, l'âme du foetus et la césarienne. Cangiamila défend une position pragmatique, centrée sur le rôle des prêtres dans la prévention et la gestion des avortements. Sur la question de "l'avortement thérapeutique", il se montre prudent, en considérant qu'il est possible d'administrer remèdes et saignées pour sauver une femme enceinte si cela ne porte pas atteinte à la vie du foetus; autrement la mère aura à "se priver des secours qui pourroient lui réussir, par l'amour qu'elle a pour la loi divine" (p. 20). Le salut des âmes des avortons le préoccupe particulièrement : pour soutenir son discours théologique, le jésuite s'appuie sur les travaux scientifiques des plus récents, notamment ceux de Giovanni Bianchi (1693-1775) ? la planche n° 1, qui représente les différents stades du développement de l'embryon et du foetus, est issue de ses travaux. Cangiamila en conclut que l'infusion de l'âme intervient dès les premiers jours de la conception, s'opposant en cela à la croyance aristotélicienne d'un délai de 40 jours. Dès lors, il réaffirme le caractère criminel de l'avortement chez une femme qui serait "faussement persuadée" de l'absence d'âme dans le foetus (Tatoueix). Enfin, il développe le sujet de la césarienne, dont il défend la pratique post-mortem, et encourage la formation des sages-femmes par les curés. L'ouvrage a connu un succès européen, dès la parution de l'édition complète en italien en 1745 (Embriologia sacra overo dell' uffizio de' sacerdoti, medici, e superiori... Palerme, Francesco Valenza) : il a fait l'objet de multiples éditions, traductions et adaptations. Celle-ci, due au prêtre polémiste Dinouart, a été publiée d'abord en 1762, puis en 1766 et en 1774 (contrairement à la mention de "seconde édition" indiquée en page de titre , il s'agit donc bien de la troisième). Dinouart a ajouté à cet Abrégé une digression sur la réanimation des noyés, illustrée par une machine de fumigation destinée à être introduite par le rectum (pp. 232 à 256). Cette section remplace le commentaire original de Cangiamila, jugé trop succinct. Réparation à l'adhésif sur une planche dépliante, petite déchirure sans manque sur l'autre. Accrocs aux mors, coins usés. Laura Tatoueix, "Les enjeux spirituels de l'avortement, de la doctrine à la pratique : l'exemple de l'Abrégé de l'embryologie sacrée de F. E. Cangiamila traduit par l'abbé Dinouart (1762)". Chrétiens et sociétés, 26 | 2020, 39-54 [en ligne] Couverture rigide
Bon XXXI-[1]-592 pp., 3 pl., dont
[CANGIAMILA (Francesco Emanuele), DINOUART (Joseph-Antoine-Toussaint)].
Reference : 243840
Aix, Augustin Adibert, 1765 petit in-8, vj pp., un f. n. ch., 63 pp., basane fauve marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Coiffes rognées, coins abîmés, dernier opuscule rogné court en gouttière.
Rare. L'abbé Dinouart (1716-1786), esprit ouvert, mais peu conformiste en matière de doctrine, a éprouvé une véritable passion pour le curieux traité du théologien et médecin palermitain Francesco Emanuele Cangiamila (1702-1763), Embriologia sagra, overro trattato degli uffici (Milan, 1751), traduit bientôt en latin sous le titre Embryologia sacra, sive de officiis sacerdotum, medicorum et aliorum circa aeternam parvularum in utero existentium salutem (Palerme, 1761). Mêlant théologie pastorale et gynécologie, l'ouvrage traite à la fois de confession, d'hygiène privée et de médecine légale relativement aux femmes enceintes, pas encore arrivées à terme, et envisage tous les cas possible d'issue du foetus. On doit à Dinouart la traduction partielle de ce texte sous le titre Abrégé de l'embryologie sacrée, ou traité des devoirs des prêtres, des médecins, des chirurgiens et des sages-femmes, sur le salut éternel des enfants qui sont dans le ventre de leur mère (Paris, 1762), mais aussi ce petit volume d'extraits, nettement moins commun.Quérard II, 41 et 562. Seulement deux exemplaires au CCF (Inguimbertine et Méjanes).RELIÉS À LA SUITE : I. DINOUART : Journal ecclésiastique, ou Bibliothèque raisonnée des sciences ecclésiastiques. Mai 1761. Tome III, partie II. Paris, Barbou, 1761, 80 pp. Contient une recension de l'ouvrage de Cangiamila, pp. 69 sqq. Ce périodique, commencé en 1760, fut entièrement rédigé par Dinouart, et il le poursuivit jusqu'à sa mort ; après son décès en avril 1786, il fut continué par l'abbé Montmignon, puis par l'abbé Barruel à partir de 1788. La collection complète comprend 123 volumes. II. [BARRIGUE DE MONTVALON (André) :] Rétablissement d'un texte très-important et d'un livre tout entier dans les ouvrages de saint Augustin, pour servir de correctif & de supplément aux dernières éditions de 1679-1696. On y a joint la traduction du libre supprimé devenu très-rare, & qu'on ne trouve plus que dans les éditions antérieures à l'année 1577. S.l., 1768, xi pp., pp. 13-129. Rare. L'avocat André Barrigue de Montvalon (mort en 1779), actif soutien des Jésuites, était vigoureusement intervenu en leur faveur lors du procès Girard en 1731, des Remontrances de 1754 et du procès qui aboutit en 1763 à l'expulsion de Provence de la Compagnie de Jésus. Seulement 3 exemplaires au CCF (BnF, Arles & Lyon). III. [CONSTANS DE CASTELLET (Jean-Baptiste de) :] L'Art de multiplier la soie, ou Traité sur les mûriers blancs, l'éducation des vers à soie & le tirage des soies. Par Mr. C.C. Imprimé par ordre de messieurs les procureurs des gens des Trois-États du pays de Provence. Aix, veuve de J. David, & Esprit David, 1760, [2] ff. n. ch., 122 pp. Jean-Baptiste Constant de Castellet (1726-1800) était négociant en soie à la Tour d’Aigues, et il se distingua dans le développement de cette industrie. - IV. Lettre sur le poirier, [à mon neveu B.T.E.]. S.l.n.d. [1776], titre, 108 pp. Seulement deux exemplaires au CCF (Marseille et Méjanes).Ex-libris manuscrits de Françoise-Marguerite Thouron (au premier et au quatrième titres). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.