Avignon, Société des libraires du S. Office, 1711. 1 vol. in-12, veau fauve, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches jaspées de rouge. Reliure de l'époque, coiffes absentes, coins émoussés. Ex-libris de J.A. Gibert gravé au v° de la garde. 189 pp.
Edition originale de la traduction française par l'abbé Jean-Baptiste Drouet de Maupertuy. Arsène François-Toussaint, dit Arsène de Forbin-Janson, était né dans une importante famille de l'aristocratie provençale. Il était le neuveu de l'évêque de Marseille. Pour un différend d'honneur, il avait tué en duel, à l'âge de 20 ans un autre jeune noble, Jean-Charles dAubusson de Chassingrimont. Il s'exila en Allemagne pour se faire oublier, et revint en France en 1693 sous le nom de comte de Rosemberg, et le roi lui attribua un régiment. Après une grave blessure à la bataille de La Marsaille la même année il resta encore quelques années dans l'armée avant de rejoindre en 1702 l'abbaye de la Trappe, alors dirigée par l'abbé de Rancé qui l'envoya, après son noviciat, au monastère de Buonsollazzo en Toscane à la fin de 1704 pour y rétablir la stricte observance. Son biographe, le trappiste italien Davia, s'attarde peu sur les turpitudes de sa jeunesse, mais nous livre les détails de sa conversion et de sa vie exemplaire à l'abbaye de Buonsollazzo. Les pages 166 à 189 comprennent les Sentimens de Frère Arsène de Janson, rédigés avant sa mort sur l'injonction de l'abbé Malachie. Peu commun. Barbier I, 33 ; Quérard I, 138; Cioranescu, 25432; Tournoüer, n°25.