S.l.n.d., , (1939). Manuscrit in-folio en feuilles à 35 lignes sur belle page d'1 feuillet de titre et 122 ff.
Manuscrit autographe en feuilles signé Léon Daudet.À mon tour je veux montrer que conformément au mot de Clemenceau, la Révolution est un bloc… un bloc de bêtise, de fumier et de sang. Sa forme virulente fut la Terreur. Sa forme atténuée est la démocratie actuelle avec le parlementarisme et le suffrage universel, et le choix, comme fête nationale, de l'immonde quatorze juillet, où commença avec le mensonge de la Bastille, la promenade des têtes au bout des piques. Le quatorze juillet, véritable début de la période terroriste et complété par la grande peur. Date fatale au pays. « Le vendredi 14 juillet 1939, la France célébrait le cent cinquantième anniversaire de la prise de la Bastille. À la tête du Comité national de la célébration du cent cinquantième anniversaire de la Révolution française, le «Président Herriot» maire de Lyon, président de la Chambre des députés et de surcroît, historien de métier, récusait ouvertement la présentation faite jadis par Clémenceau d’une Révolution qui aurait été «un bloc». Séparant le bon grain de la Terreur, il exaltait le courage des insurgés lyonnais de 1793 protestant contre la tyrannie de la Montagne. Au point que l’extrême-droite criait à l’escamotage. Pour Léon Daudet, pour les lecteurs de l’Action française,la Terreur avait pris son point de départ le 14 juillet 1789 ». [Jean-Pierre Azéma, 1940, l'année noire. De la débandade au trauma]. En 1939, quand Léon Daudet, soixante-douze ans, publia Deux idoles sanguinaires, il poursuivait sa collaboration à l’Action Française, où après avoir espéré la chute de la République lors de la manifestation du 6 février 1934, il dénonçait la corruption du régime, soutenait le fascisme de Mussolini et apportait son soutien à Franco. Manuscrit annoté, biffé et retouché par l'auteur, conforme à l’édition originale en neuf chapitres titrés et une conclusion publiée en 1939 dont on joint un exemplaire broché [Léon Daudet. Deux idoles sanguinaires. La Révolution et son fils Bonaparte. Paris, Albin Michel, 1939. In-12, 255 pp.] L’auteur a disposé dans son texte en guise de citations de nombreux extraits imprimés, joints ou contrecollés, empruntés entre autres aux publications de Léon Pingaud, Le comte d'Antraigues (1893) Edmond Soreau, Chute de l’Ancien Régime - la Révolution du 14 juillet (1937), Napoléon (Mercure de France, 1938) etc. reproduits dans l’édition originale ; quelques notes dont la pagination au crayon bleu sont d’une autre main, probablement celle de l’éditeur.Provenance Pierre Gaxotte (1895-1982) historien et journaliste, élu à l'Académie française en 1953, auteur de La Révolution française (Paris, Fayard,1928) : le manuscrit a été conservé sous une enveloppe qui porte son adresse «Monsieur P. Gaxotte de l’Académie Française / 23 rue Froidevaux / 75 - Paris XIVe Gaxotte».
1883 À Paris, à la librairie des bibliophiles, 1883.
1 volume in-4 (25,5 cm x 16 cm), maroquin rouge (reliure de l’époque), dos à nerfs orné de motifs dorés, triple filet doré en encadrement des plats, dentelle intérieure dorée, couverture conservée. [4]-iii-1 bl.-314-[2] pages (complet). Reliure immaculée, piqûres. Bon état. Nouvelle édition illustrée d’un portrait et de 6 planches hors texte gravés à l'eau-forte par Burnan. Tirage à 250 exemplaires, celui-ci 1/200 sur vélin de Hollande à la forme, (n°169), ici ENRICHI d'un état supplémentaire pour les 7 eaux-fortes (état noir avant la lettre, avec remarques). Alphonse Daudet, (1840-1897), est un écrivain et auteur dramatique français notamment connu pour sa pièce de théâtre La Dernière Idole et son livre Lettres de mon moulin qui contient plusieurs histoires courtes connues, comme La Chèvre de monsieur Seguin. De nombreux textes popularisés par Daudet ont été écrits en collaboration avec d'autres auteurs, notamment Paul Arène, Léon Allard, Blanchot de Brenas et Julia Daudet son épouse. Bel exemplaire.
Ernest Flammarion sans date ( 1895 ). In-12 avec élégante reliure d'époque de 218 pages au format 19 x 12,5 cm. Demi chagrin rouge avec plats papiers. Filets dorés aux mors. Plats et pages de garde en papier marbré. Dos rond à 5 nerfs avec titre, filets et fleurons dorés. Couvertures non conservées. Pièce de théâtre tirée de la nouvelle publiée d'Alphonse Daudet, écrite par l'auteur, avec la collaboration de Léon Hennique. Superbes illustrations de Myrbach. infimes frottis aux coins. Intérieur, tiré sur couché, parfait. Edition originale en superbe état général. Précieux exemplaire orné d'une superbe dédicace autographe, datée et signée, par Alphonse Daudet, collée au verso de la page de garde, destinée à la comédienne Irma-Marie.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
1873 À Paris, chez Alphonse Lemerre, 1873.
1 volume in-12 (17,5 cm x 10,5 cm), demi-chagrin brun à coins (reliure de l’époque), dos à nerfs orné de filets dorés, tête dorée, ex-libris de F.M. Caye sur le contreplat. [8]-258 pages (complet). Frottements à la reliure, pages 5 à 12 reliées dans le désordre. Bon état. ÉDITION ORIGINALE. Contes du lundi est un recueil de nouvelles en trois parties de l'écrivain français Alphonse Daudet. Inspiré des événements de la guerre franco-prussienne, il dresse des tableaux réalistes de la vie de l'époque : le peuple de Paris soumis aux privations, les événements de la Commune et la répression des Versaillais. Alphonse Daudet exalte aussi la tristesse de la perte de l'Alsace-Lorraine à travers La Dernière Classe, le récit le plus connu de cet ouvrage. Agréable exemplaire.
Paris, Charpentier et Fasquelle, 1897 1 vol. (120 x 180 mm) de 2, [2] ff., 154 pp., [2] et 1 ff. Broché, sous étui bordé, chemise de demi-maroquin vert anglais à grain long et à coins. Edition originale du dernier livre de Daudet. Elle est illustrée de 24 compositions en couleurs de Laurent-Desrousseaux. Très bel exemplaire dans sa condition broché d'origine. Rare ainsi.
Paris, E. Lachaud, 1871. In-12 broché de 152 pp., couverture jaune imprimée.
Remise en vente de l'édition originale avec mention de deuxième édition. « Comme dans beaucoup d'ouvrage d'Ernest Daudet, frère d'Alphonse, les faits sont déformés et les informations les plus absurdes sont avancées sans aucune preuve à l'appui. Pour l'auteur, si la Commune fut un grand crime, son agonie « un crime plus grand encore ». Pâles rousseurs. Le Quillec, 1287 ; Del Bo, p. 92.
Jean Lorrain - Alphonse Daudet - Paul Bourget - J.-H.Rosny - Frédéric Febvre - Abraham Dreyfus - Jean Richepin - Judith Gautier - Charles Foley - Guy de Maupassant - Paul Festugière - Paul Arène - Jules Lemaitre - Hugues le Roux - Emile Pouvillon - Mahler - Bogaert - Brun - Saint-Elme.
Reference : 24268
Magasin Littéraire, 5ème Année, Septième / Série " Contes Choisis " n° 7 de 1893. In-8 broché de 290 pages au format 15,5 x 21 cm. Couverture rempliée, illustrée par Ch.Risler. Dos bruni avec fente restaurée. Petits frottis aux coins. Plats avec petites brunissures. Intérieur frais, non coupé. Textes inédits de Jean Lorrain, Alphonse Daudet, Paul Bourget, J.-H.Rosny, Frédéric Febvre, Abraham Dreyfus, Jean Richepin, Judith Gautier, Charles Foley, Guy de Maupassant, Paul Festugière, Paul Arène, Jules Lemaitre, Hugues le Roux, Emile Pouvillon, illustrés par Mahler, Bogaert, Brun, Saint-Elme, etc. Rarissime édition originale en bel état général.
Vente exclusivement par correspondance. Le libraire ne reçoit, exceptionnellement que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement.Forfait de port pour un livre 10 € sauf si épaisseur supérieure à 3 cm ou valeur supérieure ou égale à 100 €, dans ce cas expédition obligatoire au tarif Colissimo en vigueur. A partir de 2 livres envoi en colissimo obligatoire. Port à la charge de l'acheteur pour le reste du monde.Les Chèques ne sont plus acceptés.Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA.Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues
Édition originale «très recherchée» (Clouzot). Précieux exemplaire dédicacé par l’auteur à l’oncle et à la tante de son épouse Julia, Paul et Cécile Navoit. Daudet, Alphonse. Contes du lundi. Paris, Alphonse Lemerre, 1873. In-12 de (4) ff., 258 pp. Relié en demi-chagrin noisette, dos à nerfs orné de filets dorés, tranches peigne. Qq. discrets frottements au dos. Reliure de l’époque. 178 x 112 mm. Édition originale de cet «ouvrage fort rare d’Alphonse Daudet contenant 31 contes de la meilleure inspiration de l’auteur» (Carteret, I, 194). Clouzot, 81; Vicaire, III, 41; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 391; Talvart, IV, 16. Carteret mentionne 4 exemplaires sur Chine non signalés par Talvart. «Œuvre remarquable d’Alphonse Daudet, parue en 1873 et qui, sans faire oublier les ‘Lettres de mon moulin’, fit autant pour la gloire de l’auteur que l’ensemble de ses romans. Ce recueil comprend une quarantaine de contes, lesquels évoquent pour la plupart, la courte et terrible guerre de 1870: l’Invasion, le Siège de Paris et la Commune. Rien que des choses vues, en quelque sorte. Moins réaliste qu’impressionniste, Daudet se complaît aux petits tableaux. Nul n’a su, comme lui, enfermer en quelques pages telle situation poignante, fâcheuse ou amplement cocasse. Il excelle à mettre en saillie le côté faible des humains. Il se garde, toutefois, de juger: son goût pour la vérité, sa compassion, sa fantaisie lui interdisent tout comportement de ce genre. Dans ce domaine, Daudet demeure inimitable… Ces contes à fond d’histoire sont vraiment de bonne sorte, comme on eût dit autrefois. Daudet semble les avoir écrits au fil de la plume. A croire qu’ils se sont faits tout seuls. Naturel, fraicheur et simplicité: Daudet apporte dans son style la sève des conteurs provençaux. On aime, par ailleurs, qu’à tant de pathétique il ait joint un tel sentiment de la discrétion. Voilà sans doute ce qui explique l’attrait que les ‘Contes’ ont toujours sur bon nombre de lecteurs ». (Dictionnaire des Œuvres, II, 64). Précieux exemplaire offert par l’auteur à l’oncle et à la tante de son épouse Julia, portant cet envoi autographe au début du volume : «Offert affectueusement à Cécile et Paul Navoit. Alphonse Daudet.» Cécile et Paul Navoit sont en fait l’oncle et la tante de Julia Daudet, l’épouse de l’auteur. En effet, la mère de Julia Daudet, Léonide Allard née Navoit, avait un frère, Paul Navoit, qui était marié à une certaine Cécile. La famille de son épouse Julia a joué un rôle très important dans la carrière d’Alphonse Daudet puisque c’est grâce à elle qu’il découvre la région de Draveil à partir de son mariage, en 1867. C’est d’ailleurs au château de Vigneux, dans la résidence du grand-père de Julia, Jacques Navoit, que Daudet écrivit Le Petit Chose durant l’été 1867. Acquise quelques années après le mariage d’Alphonse Daudet avec Julia Allard, originaire de Draveil, la maison de Champrosay est le lieu de villégiature estivale de prédilection d’Alphonse Daudet. Loin de l’agitation parisienne, ce lieu accueillait régulièrement des proches de Daudet et constituait un cadre propice à l’écriture de ses œuvres. Si Alphonse Daudet est originaire du Midi, il ne faut pas oublier qu’il séjourna près de quarante ans à Paris et trente ans dans le pays du Val de Seine. Après son arrivée à Paris en 1857, en compagnie de son frère Ernest, il ne résida que ponctuellement en Provence. L’Île-de-France constitua un lieu de villégiature privilégié pour Daudet à partir de son mariage avec Julia Allard en 1867. Il découvrit en effet la région de Draveil grâce à son épouse, dont le grand-père, Jacques Navoit, était maire de Vigneux et propriétaire d’un château. Le jeune couple y séjourna juste après son voyage de noces et c’est dans ce château que Daudet rédigea Le Petit Chose. Après la mort du grand-père de Julia, le château fut vendu puis finalement rasé. Cependant, la famille, refusant de quitter la région, loua dans un premier temps la propriété de Delacroix à Champrosay durant les étés 1868, 1869 et 1870. Alphonse et Julia s’installèrent dans l’atelier du peintre. Le séjour fut fécond, puisque Daudet y créa le célèbre Tartarin. En 1871, toute la famille s’installa dans la maison du «haut de la côte», acquise par la famille Allard. Daudet décida de passer six mois dans la demeure de ses beaux-parents d’octobre 1872 à mars 1873. À partir de 1874, Daudet connut enfin le succès grâce notamment à la publication de Fromont jeune et Risler aîné. Alors que les domiciles parisiens du ménage se faisaient plus vastes, Daudet aimait à séjourner à Champrosay de juillet à octobre. C’est à cette époque également qu’il rencontra Edmond de Goncourt. Ce dernier devint l’un des familiers de l’endroit; il y mourut même un an avant Daudet, en 1896. Au printemps 1887, Daudet acheta enfin sa propre maison à Champrosay, la cohabitation avec l’ensemble de la famille Allard devenant de plus en plus difficile. Progressivement, Champrosay passa ainsi du clan Allard au clan Daudet. Précieux exemplaire dédicacé par l’auteur de ce classique de la littérature provençale, conservé dans sa reliure de l’époque. Les grandes originales de Daudet dédicacées sont recherchées. Localisation des exemplaires: 5 seulement dans l’ensemble des Institutions publiques françaises (Canteleu, Pau, Dijon, Bordeaux et B.n.F.).
Précieux exemplaire enrichi d’une émouvante lettre autographe de Daudet adressée à son fils Léon à propos d’un diner chez le peintre Giuseppe De Nittis. Paris, E. Dentu, 1872. In-12 de (1) f. bl., (3) ff., 265 pp., (1) f. bl. Relié en maroquin brun, triple filets à froids encadrant les plats, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin rouge, tranches dorées. Reliure de l’époque. 173 x 109 mm.
Édition originale du « livre le plus célèbre d’Alphonse Daudet». Talvart et Place, Bibliographie des auteurs modernes, IV, 15; Rahir, La bibliothèque de l’amateur, p. 391; Bibliothèque de Backer, p.650; Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, III, 38; Carteret, Le Trésor du bibliophile, I, p. 192; Talvart, IV, p. 15. «Très rare et très recherché». (Clouzot, 81). «Ouvrage capital de Daudet dont il n’a pas été tiré de grand papier» (Carteret). Dans ce livre célèbre, Alphonse Daudet créa avec humour un type inimitable de méridional vaniteux et vantard, prompt à se lancer en imagination dans les plus folles aventures. Ce personnage caricatural est maintenant entré dans la légende. Cet ouvrage, auquel Alphonse Daudet donna deux suites, fut d’abord publié en feuilletons dans le Moniteur puis dans Le Figaro. Il ne connut son véritable succès qu’au moment de sa publication en volume. «C’est le livre le plus célèbre d’Alphonse Daudet (1840-1897). Il a été publié en 1872 sous le titre: ‘Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon’. (…) Ce premier livre fut suivi de ‘Tartarin sur les Alpes’ et de ‘Port-Tarascon’, mais reste le plus original. Débordant de vie, animé d’un bout à l’autre par une joyeuse fantaisie et par un style des plus éclatants, le livre dissimule, sous ses apparences burlesques, l’amour que portait Daudet à la Provence et à ses habitants.» (Dictionnaire des œuvres, VI, p. 342). Ce premier livre fut suivi de Tartarin sur les Alpes et de Port-Tarascon, mais reste le plus original, bien qu'il y ait plus de variété dans le second. Débordant de vie, animé d'un bout à l'autre par une joyeuse fantaisie et par un style des plus éclatants, le livre dissimule, sous ses apparences burlesques, l’amour que portait Daudet à la Provence et à ses habitants. On a relié en tête une émouvante lettre autographe signée d'Alphonse Daudet adressée à son fils Léon Daudet mentionnant une invitation à diner chez le peintre Giuseppe de Nittis, un proche du couple Daudet:« Cher petit, Nous avons oublié de te rappeler ce matin que nous dinions chez les De Nittis. Je compte que tu seras un vrai petit chef de maison, bien raisonnable et prudent avec ton zézé…». Nous pouvons donc dater cette lettre entre 1878 (date de la naissance de Lucien Daudet, fils cadet d’Alphonse Daudet, surnommé «Zézé» par ses parents) et 1884 (date de la mort du peintre Giuseppe de Nittis). Giuseppe De Nittis, né le 25 février 1846 à Barletta (Pouilles, Italie), et mort le 21 août 1884 à Saint-Germain-en-Laye, est un peintre et graveur italien. Ami de Gustave Caillebotte, Edgar Degas et Édouard Manet, Giuseppe De Nittis reste un peintre encore relativement confidentiel, y compris en Italie où il est classé trop rapidement dans l'école impressionniste italienne, malgré la variété de ses sources d’inspiration. Après un apprentissage auprès du peintre local Giovanni Battista Calò à Barletta, il s'inscrit en 1860 à l'Académie des beaux-arts de Naples où enseigne Gabriele Smargiassi. Quatre ans plus, tard il fonde l'école de Resìna, du genre réaliste. De Nittis étudie aussi la peinture en privé avec Vincenzo Petrocelli. En 1867, il part pour Paris où il rencontre Meissonier et Gérôme. Deux ans plus tard, il épouse Léontine Gruvelle qui influence considérablement ses choix sociaux et artistiques. Ainsi, il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel et fait connaissance des collectionneurs passionnés de japonisme tels qu'Edmond de Goncourt et Philippe Burty. En 1874, à l'invitation d'Edgar Degas, il participe à la Première exposition des peintres impressionnistes qui se tient dans l'atelier de Nadar. En avril 1879, il inaugure la galerie de La Vie moderne. En 1880, il installe son atelier aux nos 3 et 3 bis rue Viète à Paris. En 1881, il séjourne à Gersau près de Lucerne en compagnie d'Alphonse Daudet et de son épouse, à qui il offre en souvenir un tableau représentant l'endroit, qui est évoqué par les Goncourt dans leur Journal; cette huile sur panneau a été vendue 51 600 euros à Chinon le 2 décembre 2015. De Nittis est au sommet de sa renommée lors de l'Exposition universelle de 1878 à Paris, où il expose onze de ses toiles. Frappé d'une embolie cérébrale, De Nittis meurt en 1884 à Saint-Germain-en-Laye. Très bel exemplaire de cette rare originale relié à l’époque en plein maroquin.
Michel Lévy | Paris 1879 | 15.50 x 23.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque. Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans sesSouvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avecLe PapeetReligions et Religion, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité p
Phone number : 01 56 08 08 85
Michel Lévy | Paris 1880 | 15.50 x 23.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans ses Souvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avec Le Pape et La Pitié suprême, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité pour c
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P., Ed. du Capitole, 1927-1929. 8 volumes in-12 brochés, couv. rempliées, portraits hors-texte. Edition originale : un des 200 exemplaires sur vélin de Rives (n°110), sauf pour le tome 1 sur papier Alfa.
Dos passés, bonne condition. - Frais de port : -France 8,45 € -U.E. 13 € -Monde (z B : 23 €) (z C : 43 €)
P., Flammarion, [1922]. In-12 broché, 286 pp., [1] f. Edition originale : un des 35 exemplaires de tête sur papier de Hollande (n° 27).
Faux-titre et dernier f. brunis, le titre également mais très légèrement, le reste frais, témoins conservés, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Henri Cyral, 1927. In-8, demi-basane verte à coins, dos à 4 fx-nerfs, plats marbrés biseautés, tête dorée, couverture illustrée avec le dos conservée, 238 pp., illustrations en couleur. Tirage à 1021 exemplaires, un des 965 sur vélin de Rives (Collection française, n°14).
Dos insolé, épidermures en tête des plats. Intérieur frais, bon ex. au demeurant. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Calmann-Lévy, 1885. Grand in-8, demi-basane fauve à coins, à motifs d'écailles, plats de percaline turquoise, titre doré et monogramme du "Figaro" au premier plat, tête dorée, couv. sup. illustrée conservée, [2]ff.-334 pp.-[3]ff., ill. en noir et en couleurs, in et h.-t. Edition originale, ex. du tirage courant après 125 ex. sur Japon.
Reliure lég. frottée, intérieur frais. Bon ex. de cette "Edition du Figaro", relié à l'époque. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Paris, Editions du Panthéon, 1954. In-8, reliure souple en parchemin ivoire, impression de pommes de terre gravées sur le dos et les plats, titrage au film oeser de couleurs, fermoir à lanières de cuir brun et coquillage, couv. & dos conservés, (sign. M.-A. Laurent, Atelier St Barthélémy) ; 350 pp., illustré par l'artiste de 10 compositions h.-t. en couleurs. Ex. numéroté sur vélin d'Annonay.
Bel exemplaire dans une jolie reliure contemporaine. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Paris, Librairie Internationale, Lacroix, Verboeckhoven, , 1869. 1 vol. In-12 de 124 pp., demi-maroquin chocolat, dos lisse, titre doré frappé, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale. Dans la Collection Nouvelle bibliothèque dramatique. Cette pièce fut représentée pour la première fois au Théâtre du Vaudeville, le 11 février 1869. Infimes rousseurs.Provenance : Octave Baze avec ex-libris.
Paris, G. Charpentier, 1881. 1 vol. Petit in-8 de (6)-345-(1) pp., demi-percaline verte à coins, pièce de titre en maroquin noir, tête dorée, non rogné, couverture et dos conservés (V. Champs).
Édition originale. Un des 275 exemplaires numérotés sur Hollande, celui-ci n°220.Bel exemplaire. Ex-libris F. Binehof.
Paris, Lemerre, 1871 1 vol. Demi-maroqun rouge, dos lisse, titre doré, tête dorée, date en pied (reliure signée de Champs). Edition originale (seulement 5 Chine en grand papier). La plupart de ces lettres seront reprises dans les Contes du lundi en 1873. Bel exemplaire en demi-reliure de Champs.
P., G. Charpentier, 1881. In-12, demi-chagrin rouge de l'époque, dos à nerfs fleuronné, tr.mouchetées, [3]ff.-345 pp.-[1]f.
Etiquette du libraire Ernest Thorin. Quelques rousseurs sans gravité. Bon ex. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Ed. du Capitole, 1931. In-12 broché, 182 pp., [2] ff., ill. en noir à pleine page. (Les Effondrements sociaux). Edition originale : exemplaire numéroté sur Alfa.
Etiquette ex-libris Gaston Humbert. Non rogné, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Maestricht, Stols, 1929. Grand in-8 broché, 142 pp. Edition originale : exemplaire numéroté sur papier anglais.
Couv. un peu défraîchie, à toutes marges, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Ed. du Capitole, 1931. In-12 broché, 187 pp., [1] f., ill. en noir à pleine page. (Les Effondrements sociaux). Edition originale : exemplaire numéroté sur Alfa.
Dos passé, non rogné, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Ed. du Capitole, 1931. In-12 broché, 187 pp., [1] f., ill. en noir à pleine page. (Les Effondrements sociaux). Edition originale : exemplaire numéroté sur Alfa.
On joint, du même : Défense des humanités gréco-latines. Discours prononcé à la chambre des députés le 27 juin 1922. P., Nouvelle Librairire nationale, [1922]. In-16 broché, 62 pp. Edition originale (petit accroc au dos). Dos bruni, traces de poussière sur la couv., non rogné, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
P., Ed. du Capitole, 1928. In-12 broché, couv. rempliées, 251 pp., [3] ff., portraits hors-texte. Edition originale : un des 200 exemplaires sur vélin de Rives (n°196).
Non rogné, bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)