Boulogne-Billancourt, Éditions RJ, 2009, in-8°, 527-(5) pp, 8 pl. d'illustrations en couleurs, un fac-similé et un tableau généalogique hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Stendhal l'appelle maître et bienfaiteur, Madelin le qualifie d'agent incomparable de la Couronne à Rome. Administrateur civil et militaire remarquable, en France et dans les pays conquis, le baron emmène dans ses fourgons son jeune cousin Henri Beyle ; il lui fait connaître le monde des lettres et du théâtre, puis le monde tout court et l'Italie qui le marquera à jamais ; il incarne le Beau idéal si présent dans l'oeuvre stendhalienne et l'écrivain avoue tenir de lui le peu qu'il sait sur les femmes, ce peu qui remplit ses romans. Martial donne au génie en herbe la matrice première où son esprit baigne, se nourrit et se développe. A Rome, aidé de Canova, il transforme le Quirinal en palais impérial, chef-d'oeuvre du néo- classicisme, modernise et développe les musées du Vatican et du Capitole, et la Bibliothèque vaticane, favorise l'artisanat, sauve les tapisseries de Raphaël, dirige les fouilles et fait prévaloir ses idées sur la restauration des monuments antiques. En arrière-plan, domine la présence bienveillante de deux grands personnages du monde stendhalien, le sévère comte Pierre Daru, ministre secrétaire d'État, et son épouse l'irréprochable Alexandrine. Deux documents apparemment inédits sur Stendhal, d'innombrables notes et une iconographie peu connue apportent un éclairage nouveau sur l'environnement du romancier.