Turnhout, Brepols, 2010 Hardback, VI+321 p., 18 x 24. ISBN 9782902685738.
Comme un arret sur image, les terriers nous offrent une vision globale, a un moment de son histoire, de l'etat d'un village, sa geographie, les gens qui l'habitaient et la repartition des tenures qu'ils occupaient. En 1375, Philippe de Harcourt, qui venait d'epouser Jeanne de Tilly, commanda la redaction d'un nouveau terrier pour sa seigneurie de Tilly-sur-Seulles (Calvados). Le registre de 323 folios qui en est issu, edite et commente par Denise Angers, constitue, pour l'historien du monde rural, un outil d'enquete remarquable. Tilly-sur-Seulles etait un bourg d'une certaine importance puisque son chateau faisait partie du systeme defensif de la Normandie. Document central de la gestion du domaine seigneurial, ce terrier rappelle les prerogatives des seigneurs, decrit les terres de la seigneurie, consigne le nom des tenanciers et le montant des redevances dues au seigneur. Bel exemple de la production documentaire de la Normandie medievale, il est une oeuvre d'histoire et de gestion. Produit dans une periode difficile, il illustre l'activite d'un seigneur en constante recherche de solutions pour parer aux difficultes creees par l'instabilite de la periode. Languages : French.
Paris : chez tous les libraries (Chez les marchands de nouveautés), 1846. UN CURIEUX CHANSONNIER ILLUSTRÉ DE RÉBUS
In-12° (149 x 85 mm) de (2] ff. - 212 pp. et [13] ff. de planches, demi-veau havane, dos lisse, tranches à fines mouchetures (reliure de l'époque). Édition originale de ce rare et curieux chansonnier illustré de 13 planches sur papier fort dont un frontispice, un titre gravé, 11 rebus et un feuillet d'explication pour ces-derniers. Florilège composé d'environ 200 chansons, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque contemporaine : chansons chevaleresques, bachiques, de table, à boire, badines, galantes mais aussi, romances, vaudevilles, etc., signées ou anomynes. On retrouve parmi les auteurs : Maitre Adam, Henri IV, François Bussi d'Amboise, le président Hénault, Phillipe II, duc d'Orléans (dit le Régent), le Chev. Lablée, de La Tour, Racine fils, Coulange, Honoré Albert (de Saint-Florent-le-Vieil), feu Jenneval, Roquefort, Belle aîné, Joseph Legrand, Deschamps, Etienne Jourdan, Alexandre Tailland, d'Haguenier, Troisvallets (président de la Société des Lutins), G. Verry, Philipon de La Madeleine, Chozet, M. F. P. A. Leger, Casimir-Ménestrier, Alex. Buffi, Saint-Evrémont, Vadé, Piron, Pontdevel, Halbert d'Angers (éditeur du présent recueil), Panard, Madame de Cassini, Grécourt, le Brun, Charrin, collé, l'abbé Prévost, Madame Favart, Saurin, Madame Deshoulières, Marmontel, Fréron, Gallet, Hamilton, Rigoley de Juvigny, La Bruère, La Fare, La Condamine, de la Loupetière, l'abbé de Lattaignant, Sanadon, Moncrif, Pavillon, Fénelon, Le Sage, de la Poujade, Moreau, Dufresny, La Sablière, l'abbé Fleury, le comte de Bonneval, Masson de Morvilliers, Audinot, Cruset (Invalide), Boufflers, Girard-Raigné, Royou, Dorat, Regnard, de Saint-Laurent, Simon (de Troyes), etc. On peut citer, parmi ces nombreuses pièces, une « Marseillaise épicurienne » ou encore le « Récit pour un buveur que l'on prie de chanter, et qui n'en a pas l'habitude. Au vin qui est dans son verre ». Une curieuse note biographique est consacrée à Cruset, poète et soldat qui, ayant perdu ses deux mains lors de la bataille de Denain, fit construire pour ses moignons deux étuis de cuir fort dans lesquels il dissimulait « différentes ouvertures propres à recevoir les tiges de différents instruments, tels que rossignols, crochets, poinçons, etc. » Cet outillage lui servait à voler ses camarades de l'Hôtel des Invalides... (pp. 158-159). PROVENANCE : « Bibliothèque de M. René Amédée Choppin (de Villy) », ex-libris gravé armorié « d'azur au cerf ailé d'or passant sur un épieu d'or, issant de la pointe de l'écu » à la devise « MONSTRANT REGIBUS ASTRA VIAM ». René Amédée Choppin (1806-1886), Chef de service à la Banque de France, bibliophile. La famille Choppin d'Arnouville s'est distinguée dans la magistrature. Jean Choppin fut anobli en 1554. Son frère René Choppin, seigneur d'Arnouville, célèbre avocat au parlement de Paris, fut aussi anobli en 1578 pour avoir entre autres rédigé plusieurs ouvrages utiles à l'État (Domaine de la Couronne, Police ecclésiastique). Le prénom René s'est transmis régulièrement de génération en génération dans cette lignée. La branche de Villy descend de celle d'Arnouville. Seules 3 bibliothèques posséderaient l'ouvrage : France (BnF), Allemagne (Berlin, Staatliches Institut für Musikforschung) et USA (Middlebury College Library).