Londres 1793 et 1790 2 vol. in-12 maroquin bleu foncé à grain long, dos à nerfs finement ornés aux petits fers, pièces de maroquin rouge mosaïqué, filets et entre-deux de palmettes dorés et à froid encadrant les plats, chaînette dorée intérieure, non rognés [Rel. moderne], rousseurs éparses
1) portrait de la comtesse de Valois de La Motte, 2 ff.n.ch, viii et 425 pp., 2 pl. gravées hors texte numérotées - 2) portrait de Marie-Antoinette, 100 pp. et 4 figures libres hors texte.Aucun exemplaire avec cette collation ne semble figurer au Worldcat. Ensemble de toute rareté, illustré en tout de 2 portraits et 6 figures.Gay (III, 336) n'avait pas vu cette édition et cite un exemplaire à la date de Paris l'An I en précisant "cette édition fut saisie, parce qu'elle contient des figures libres". Les Mémoires justificatifs sont attribués au journaliste Latour qui les aurait rédigés sur les notes fournies par la comtesse (Gay, III 174). Il a existé en réalité plusieurs éditions avec des titres et des dates différents, peu ou pas décrites par les bibliographes. Quant à l'identité de "l'auteur de cet ignoble pamphlet qui réveilla le scandale de l'Affaire du Collier et fit le plus grand tort à la reine", elle reste incertaine. Le comte de La Motte Valois affirme dans ses Mémoires que ce texte fut composé, sous la direction de M. de Calonne, par un rédacteur du "Courrier de l'Europe", nommé de Latour. Madame de La Motte se serait bornée à fournir des notes". (voir Quérard Les Supercheries littéraires dévoilées, II col. 647-650). Le Mémoire justificatif, ici dans une édition avec figures (certains titres ne portent pas la mention "avec figures") est "une sorte d'appendice concernant une prétendue correspondance entre la reine et le cardinal de Rohan, qui est aussi niaise que dégoûtante par endroits" (Quérard). Dans l'avis qui précède la présente édition du Second mémoire justificatif (dont le faux-titre porte la mention Édition originale). L'auteur précise " la seule édition originale est celle que j'ai fait exécuter sous mes yeux à Londres, en petit format, ornée de mon portrait & d'une estampe représentant la scène du Bosquet" (ici dans le 1er vol.). Une des pièces de cette "prétendue correspondance" aurait été, prétend encore l'auteur, fournie par Beaumarchais. D'autres croient avoir deviné la plume de Laclos et "s'il fallait s'en rapporter à M. Hommaire de Hell (Les Steppes de la mer Caspienne), la comtesse de Lamothe ne serait point morte à Londres en 1791; elle serait venue bien plus tard à Saint-Pétersbourg, aurait acquis de l'influence dans la haute société russe, et, reléguée en Crimée par ordre de l'empereur Alexandre, elle y serait morte en 1813." (Quérard).Bel exemplaire, complet de figures qui sont souvent absentes, de ce texte scandaleux, dans une très élégante reliure à l'imitation