Paris, Genève, J.J. Paschoud, 1809 in-8, LII-214 pp., manque le dernier f. (errata), demi-velin, dos lisse (reliure moderne). Des mouillures et des salissures, spécialement aux derniers feuillets.
Première traduction française, due à Benjamin Constant, dont c'est là également un des premiers travaux, si l'on excepte ses productions de la Révolution. Le texte en fut malaisément rédigé, entre 1807 et 1809, c'est-à-dire entre le début de la rupture amoureuse avec Mme de Staël et sa consommation par le mariage de Constant. Il n'est cependant pas exclu que l'auteur de Corinne ait participé à la rédaction de la préface qui véhicule beaucoup de ses idées. - D'après la rédaction de l'adresse au titre, il s'agit du second état. L'ouvrage fut tiré à 2000 exemplaires, et connut un réel succès : mis en vente fin janvier 1809, il était déjà épuisé à la fin mars de la même année, et l'éditeur genevois Paschoud pressait Constant de procurer une seconde édition, qui n'a jamais vu le jour.Plus qu'une traduction, il s'agit ici d'une adaptation (le traducteur a largement aménagé l'original allemand), et d'un manifeste littéraire, qui se lit dans la préface, Quelques réflexions sur la tragédie de Wallstein et sur le théâtre allemand (pp. V sqq.) : tout en s'insérant dans le mouvement d'"importation" de la littérature romantique des pays germaniques et anglo-saxons, qu'illustrait également son égérie Mme de Staël, Benjamin Constant souligne les limites de l'imitation des procédés du théâtre étranger, dont l'outrance et l'enflure lui semblent constituer la suite nécessaire. A ce titre, c'est, bien à l'avance, un contrepoint de la préface d'Hernani.Courtney, Constant, 9a. Escoffier, Le Mouvement romantique, 186. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Genève, J.J. Paschoud, 1809 in-8, LII-214 pp., 1 f. d'errata, demi percaline brique, titre manuscrit dans un cartouche sur le premier plat (reliure de la din du XIXe siècle).
Première traduction française, due à Benjamin Constant, dont c'est là également un des premiers travaux, si l'on excepte ses productions de la Révolution. Le texte en fut malaisément rédigé, entre 1807 et 1809, c'est-à-dire entre le début de la rupture amoureuse avec Mme de Staël et sa consommation par le mariage de Constant. Il n'est cependant pas exclu que l'auteur de Corinne ait participé à la rédaction de la préface qui véhicule beaucoup de ses idées. - D'après la rédaction de l'adresse au titre, il s'agit du second état. L'ouvrage fut tiré à 2000 exemplaires, et connut un réel succès : mis en vente fin janvier 1809, il était déjà épuisé à la fin mars de la même année, et l'éditeur genevois Paschoud pressait Constant de procurer une seconde édition, qui n'a jamais vu le jour.Plus qu'une traduction, il s'agit ici d'une adaptation (le traducteur a largement aménagé l'original allemand), et d'un manifeste littéraire, qui se lit dans la préface, Quelques réflexions sur la tragédie de Wallstein et sur le théâtre allemand (pp. V sqq.) : tout en s'insérant dans le mouvement d'"importation" de la littérature romantique des pays germaniques et anglo-saxons, qu'illustrait également son égérie Mme de Staël, Benjamin Constant souligne les limites de l'imitation des procédés du théâtre étranger, dont l'outrance et l'enflure lui semblent constituer la suite nécessaire. A ce titre, c'est, bien à l'avance, un contrepoint de la préface d'Hernani.Courtney, Constant, 9a. Escoffier, Le Mouvement romantique, 186. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.