Besançon, imprimerie et lithographie de Paul Jacquin, 1899, in-8°, VII-92 pp. Un portrait phototypé de l'artiste figure en frontispice, ainsi que deux gravures phototypées non signées, l'une en tête du volume, l'autre en cul-de-lampe ; les gravures ont été exécutées d'après nature par Delagrange & Magnus de Besançon. Édition unique et non destinée à la vente commerciale, tirée à seulement 200 exemplaires sur papier de Hollande et 4 sur Japon impérial (notre exemplaire est issu de l'édition Hollande). Plats salis (coulures et taches), cornés avec petit manque de papier, dos creusé, coiffes arasées, brunissement des bords, intérieur assez frais.
Première monographie exclusivement consacrée à Claude-Jules Grenier (né le 14 juillet 1817 à Baume-les-Dames, mort le 5 mars 1883 à Paris), qui reste une référence pour l'étude de ce paysagiste. Notice rédigée par Gaston Coindre, suivie d'une lettre d'Edouard Grenier, poète et exécuteur testamentaire de son frère. En 1902, Gaston Coindre donne à la bibliothèque municipale de Besançon deux volumes avec 676 œuvres de Grenier. Il obtient également de la Ville le transfert à la bibliothèque de 23 albums qui étaient conservés au Palais Granvelle, afin de respecter le vœu de Grenier.
Besançon, Paul Jacquin, 1899. In-8, rel. de l'ép. (signée P. Burkhardt à Besançon) demi-basane bordeaux, dos lisse, triple filets et roulettes dorés, titre doré, tête mouchetée, couv. cons.; 92 pp., qq. ill. en phototypie d'après nature par Delagrange et Magnus par ordre de M. Edouard Grenier. Le tirage, non livré au commerce, a été de 200 exemplaires sur Hollande et de 4 sur Japon impérial. Le notre sur Hollande. Ex.libris G. Grand.
" Inoubliable la joie qu'en un jour de 1898, à l'heure crépusculaire des intimités, m'apportait Edouard Grenier : dès le seuil, me pressant entre ses bras, il pleurait — pris au cœur par la sincérité d'enthousiasme que mon étude sur l'œuvre de son frère venait de lui révéler. Ce soir-là fut le début de sa dernière amitié. « Hier, vous étiez un étranger pour moi, aujourd'hui c'est à un ami qu'il me semble tendre la main. » Aurore d'une tendresse de vieillard, m'illusionnant — quelques années, hélas ! trop vite écoulées — sur cette lueur qui était du couchant le rayon suprême... admirable.La gratitude si touchante d'un frère à l'égard du plus humble critique, seule assurément, m'a valu l'honneur de voir réapparaître ici des pages que je croyais effacées." (Gaston Coindre, janvier 1906) Dos insolé, intérieur frais, non rogné, bel et rare ex. - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)