P., Au Sans Pareil, 1926, in-4°, (6)-100-(4) pp, orné de somptueux décors et costumes de Jean Hugo, coloriés à la main sous sa direction (12 planches de gravures en couleurs hors texte (costumes) et 8 gravures en couleurs dans le texte (décors), une gravure en noir sur la page de titre), broché, couv. rempliée, sous chemise cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état. Edition originale, un des 350 ex. numérotés sur vélin Montgolfier d'Annonay
Le ballet-pantomime “Les Mariés de la tour Eiffel”, donné au Théâtre des Champs-Élysées par la compagnie des Ballets suédois le 18 juin 1921, marque la première collaboration de Jean Hugo avec Cocteau. Deuxième grande collaboration : “Roméo et Juliette, « prétexte à mise en scène »”. Jean Hugo s’occupe cette fois des costumes et des décors. Cette adaptation du “Roméo et Juliette” de Shakespeare est créée à Paris, au Théâtre de la Cigale, le 2 juin 1924, dans le cadre des Soirées de Paris organisées par le comte Étienne de Beaumont. Cocteau adapte le drame shakespearien, le resserre, selon sa conception de l’adaptation des pièces du passé à l’époque moderne : ne garder que les reliefs, les sommets et les pointes du texte d’origine, pour qu’en résulte « une carcasse, une charpente de chef-d’œuvre, un drame tout nu, sans les costumes de mauvais goût dont nos traducteurs fidèles ou infidèles l’habillent toujours » (Jean Cocteau, “Parade sur l’écran pour Roméo et Juliette”, Comœdia, 2 juin 1924). La mort de Radiguet en décembre précédent agit puissamment sur ses choix de mise en scène : « Le drame se déroulait comme une grande cérémonie funèbre, fatale et sublime. Les décors, les costumes, les gestes, les pas, tout venait de Jean, de sa douleur et des efforts qu’il faisait pour lui conférer une forme de symphonie mortuaire » (Bernard Faÿ, “Les Précieux”, 1966). « Tout contribue à faire du spectacle une grand livre d’images, une fantasmagorie, un rêve éveillé » (Gérard Lieber, notice de la pièce dans la Pléiade). (...) L’édition originale de Roméo et Juliette, parue en mai 1926 Au Sans Pareil, conserve le souvenir de l’apport de Jean Hugo à la mise en scène de 1924 : elle comporte vingt-et-une gravures du peintre, dont vingt coloriées à la main par Valentine Hugo, réalisées à partir des décors et costumes dessinés pour la création de la pièce. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Montpellier, Centre d’Etude du XXe Siècle - Université Paul Valéry 1995, 230x160mm, 191pages, broché. Exemplaire à l'état de neuf.
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Paris N.R.F. 1924 1 in-16 Avec un portrait de l'auteur par Jean-Victor HUGO. Paris, Edition N.R.F., 1924, in-16, broché, couverture bleue, titre imprimé en noir, 66 pp.
Edition originale. Tirage limité à 1035 ex. sur vergé des papeteries Navarre (N°895). Couverture restaurée, dos légèrement insolé, coin inférieur cassé, petits manques, petits plis.
Paris s. d. [1923] | 14.50 x 9.50 cm | une photographie
Photographie originale représentant, en tenue de bain et sur une plage, le groupe d'amis que formaient Bolette Natanson, Valentine Hugo, Jean Cocteau et Georges Auric (le seul en costume de ville). Tirage d'époque. Très belle photographie montrant, en pleine détente, Jean Cocteau, Georges Auric, Valentine Hugo et Bolette Natanson loin de l'effervescence artistique parisienne à laquelle ils participèrent activement. Les deux autres hommes ont été identifiés grâce aux recherches de Philippe Mianes que nous remercions. Par recoupements de dessins issus de catalogues de ventes ou d'expositions liées à Jean Cocteau et Jean Hugo campant ce même contexte et personnages, il a pu compléter l'histoire... En effet, Jean Hugo in Le Regard de la Mémoireindique que la scène se situe sur le Bassin d'Arcachon, plage du Piquey où Cocteau avait ses habitudes. " Nous étions sept " : ainsi, de gauche à droite, on identifie Valentine Hugo, Jean Hugo, Jean Cocteau, Georges Auric, Bolette Natanson et .... Raymond Radiguet. Si ce dernier, dont le visage est voilé par son chapeau est difficile à reconnaitre, il figure bien dans cet extrait de souvenirs de Jean Hugo. Chloé Radiguet, biographe de Raymond Radiguet confirme que son oncle avait en effet coutume d'arborer le même chapeau clair à larges bords. Emouvant souvenir du dernier été de Radiguet, sous le soleil du Cap Ferret où il achevaLe Diable au corps. Provenance : Fonds Bolette Natanson. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -