1731 La Haye, chez P. Gosse & J. Neaulme, 1731. 6 volumes, in-12°, 9 x 15,2 cm. XXIV+[6]+[2 bl]+406+[2] / XVI+428 / XXIV+389 / VIII+387 / XXIV+392 / VIII+368 pp. Pages de titre en rouge et noir, chronologie des oeuvres de Clément Marot, index alphabétique des mots anciens et table générale alphabétique en fin du tome VI. Reliure d'époque, plein veau moucheté, dos lisses ornés de caissons et de fleurons dorés, pièces de titre en maroquin rouge, de tomaison en maroquin vert, tranches rouges. Mors anciennement restaurés et à nouveau fragilisés, usure aux angles. Au premier contreplat, ex-libris gravé du XIXe siècle: «Bibliothèque du comte François Potocki» (1788-1853), et sur le recto de la garde: ex-libris André Gutzwiller (1922-2014).
1765 3 Paris : Guérin & Delatour, 1765. Complet en 3 vol. in-12 : 10 x 16 cm: I/ xcv pp. de pièces lim. et Histoire de la Passion de Jésus-Christ, 322 pp. de texte ; II/ vii-[1] pp. de titre, table et errata, 418 pp. de texte ; III/ viii pp. de titre et tables, 418 pp. de texte. Reliures de lépoque en maroquin rouge aux armes du pape Clément XIII (1693-1769). Dos lisses avec pièces de titre et de tomaison en maroquin citron, et caissons ornés aux petits fers. Trois filets en encadrement des plats frappés des armes ponificales. Simple filet aux coupes et roulette aux chasses. Gardes recouvertes de papier marbré. Toutes tranches dorées. Rousseurs marginales éparses. Discrets travaux de vers aux gouttières inférieures des vol. II et III.
L'abbé Denis-Xavier Clément (1706-1771), abbé de Marcheroux et doyen de léglise collégiale de Ligny, a également été l'aumônier du roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, Stanislas Leszczynski. Théologien très respecté à Nancy, mais aussi à la cour de Versailles, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la dévotion jésuitique. Le propriétaire de cet exemplaire, Carlo Castelbarco Pindemonte della Torre di Rezzonico (1693-1769), est devenu pape en 1758 sous le nom de Clément XIII. Issu de la noblesse vénitienne, éduqué par les Jésuites, il devient cardinal en 1737 et évêque de Padoue en 1747. Il succède à Benoît XIV. Son pontificat a été marqué notamment par les tentatives répétées de plusieurs puissances européennes, France et Portugal en tête, de réduire l'influence des Jésuites sur leur territoire.
Paris, Chez Janet et Cotelle, 1826 ; 1 volume in - 8°, demi-chagrin violine de l' époque, dos à nerfs, filet doré sur les nerfs, compartiments de deux filets dorés cernant un filet gras à froid, nom d'auteur doré, tranches mouchetées de brun; XXVIIIpp.,463pp.Quelques piqûres, reliure un peu frottée sur les nerfs.
Bon exemplaire orné en frontispice du portrait de Clément Marot gravé par Dequevauviller d'après C. Laguiche. (GrD)
1777 Paris, et se vend à Liège, chez Clément Plomteux, puis Amsterdam, Chez Barthelemy Ulam, 1777; 3 tomes reliés en 2 volumes in-12°, pleine basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de filets, fleurons et petits fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin vieux rouge, tomaison dorée, tranches rouges; frontispice, (vi),xxviii, ( ii), 234, (2)pp.; (ii),iv, 234pp.; (iv),165, xxiv, ( ii), 151pp. le 3ème tome est en 2 parties à pagination séparée. Frontispice au Tome 1 gravé par Godin.
Le troisième volume apocryphe est atribué à Carracioli par Quérard, d'après lui , seules quelques lettres seraient authentiques.( Cf Quérard. Supercheries littéraires). Plusieurs feuillets jaunis en début et fin des tomes 1 et 3 , petit manque de cuir au caisson de tête du tome III. ( GrDD2)
1529 Paris: Galliot, 1529. In-8: 9.5 x 14 cm, 8 ff. n. chiff. de titre, prologue et table, 403 ff. chiff. I à CCCCIII. Achevé d'imprimé en mars 1529 par Pierre Vidoue pour Galliot du Pré. Première édition en lettres rondes et deuxième édition de la version du Roman de la Rose établie par Clément Marot (1ère de 1526 in-fol.). Edition illustrée d'une vignette de titre et de 50 bois dans le texte nouvellement gravés pour cette édition. (Broudillon, The early editions of Roman de la Rose, Londres, 1906: p. 32). Reliure du XVIIIe siècle en veau. Dos à nerfs avec pièce de titre de maroquin lavallière et caissons ornés aux petits fers. Bel exemplaire.
La mode du Roman de la Rose ayant repris vigueur sous le règne de François I, Clément Marot prit la résolution de le réimprimer. (Méon, Le Roman de la Rose, 1814: p. 33). Marot a pris pour base une édition in-folio de 1487 environs. Il s'est souvent contenté de corriger des passages que des fautes rendaient inintelligibles. Parfois, certains rajeunissements de la langue ont pu l'entrainer à modifier des vers entiers. (Langlois, Le Roman de la Rose, I: p. 43-44). La première impression de l'édition de Marot date de 1526, en caractères gothiques, in-fol., chez Galliot du Pré. Elle dut rencontrer un certain succès, vu que Galliot décide de la réimprimer trois ans plus tard. Pour cette édition de 1529, il conçoit un livre moderne et à la mode, comme pour remettre au goût du jour le "Roman de la rose" : un volume de petit format, en lettres rondes et illustré de bois composés spécialement pour cette occasion. En effet, il s'agit de la seule édition en caractères romains recensée par Broudillon. L'illustration, originale, est composée de 32 vignettes sur bois dont certaines sont utilisées à plusieurs reprises. (Broudillon: 88-90). Le Roman de la Rose, fameuse uvre poétique médiévale de 21 780 vers octosyllabiques fut composée en deux temps. Guillaume de Lorris écrivit la première partie (4 058 vers) autour de 1230-1235. Il y conte la cour dun homme à son aimée et ses tentatives de pénétrer dans un jardin clôturé symbolisant la belle. Amour siège dans ce jardin clos, vices et défauts sont représentés par des personnages allégoriques rejetés à l'extérieur des murs. Puis, louvrage fut repris et complété vers 1275-1280 par Jean de Meung (17 722 vers). Cette seconde partie présente une discussion plus philosophique à propos de lamour ainsi que des digressions sur des sujets variés tournant parfois en dérision certaines idées exprimées par Guillaume de Lorris. Cette suite du Roman de la Rose est avant tout une satire : Jean de Meung s'en prend aux ordres monastiques, aux religieux, à la noblesse, au Saint-Siège, aux prétentions excessives de la royauté, et surtout aux femmes...
A Anvers, chez Philippe Krakenner, 1778 ; in-12° pleine basane marbrée de l' époque, dos lisse orné de filets et petits fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin vieux-rouge, tranches rouges; 451, ( 2)pp.Reliure légèrement frottée, ors du dos un peu passés, infime manque à la coiffe supérieure, un coin émoussé avec manque de cuir, très petit manque de papier en marge d'un feuillet ; inscriptions manuscrites anciennes sur la garde blanche ( chiffres et additions).
Contient les Entrevues : avec Saint-Ignace de Loyola ( mort de Clément XIV,. son exaltation. destruction de la Société des Jésuites) - avec Sixte V ( comparaison des deux pontifes) - avec l'Abbé de Lignac (examen d'une hypothèse sur la présence simultanée du même homme en plusieurs lieux différents) - avec Scot & Bannés ( critique de la théologie scholastique et projet de réforme) - avec Sainte-Thérèse ( censure de quelques lettres attribuées à Clément XIV, lesquelles ont pour objet la dévotion, les ordres religieux, etc) - avec M. Anthropole, négociant ( " traite des nègres") - avec Lemos ( Système de la grace. régles qu'il faut observer dans le choix des opinions)- avec Simplicius, prêtre d'Afrique (nécessité d'étudier la religion de manière à se convaincre qu'elle est véritable) - avec M. Méad, médecin ( idée de la vraie liberté des arts libéraux. réfutation d'un livre intitulé "medica sacra") - avec M. Berclay, anglais ( monde intelligible) - avec Grégoire VII et la Comtesse Mathilde ( indépendance des Souverains) - avec M. Vazoni, directeur de religieuses. Concorde du célibat et de la population).Ouvrage apocryphe. Par Guill.-André-René Baston, d'après Barbier.(GrG)
1929 Lausanne, Au Verseau, 1929. Un volume, 25,5 x 33,5 cm, 51 + [5] pages. Ouvrage orné de 3 eaux-fortes de Ch. Clément. Broché. Papier non ébarbé. Couverture rempliée. Première de couverture portant le titre en lettres blanches sur un fond orange. Nom de l'auteur en lettres oranges sur le dos. Protégé par un étui en demi-chagrin rouge, dos lisse avec auteur, titre, date et une petite décoration florale dorés, le tout dans un emboîtage en carton marbré. Tiré à 496 exemplaires, celui-ci lun des exemplaires sur papier à la main dAuvergne (n° 352). Taches de rousseurs de page 41 à page 48, sinon en très bon état.
1929 Lausanne, Au Verseau, 1929. Broché sous couverture repliée : 25,5 x 33,5 cm, 51-[2] p., non ébarbé. Édition originale avec 3 eaux-fortes de Clément, tirée à 496 exemplaires. Un des 20 exemplaires sur Japon impérial (no. V), auquel ils manquent le dessin original, l'état des cuivres et les suites. Première de couverture avec le titre en lettres blanches sur un fond orange ; le dos avec lauteur en lettres oranges sur fond blanc. Rousseurs éparses, dos partiellement dechiré, sinon ouvrage en bon état général. Envoi de photographies sur demande.
1929 Lausanne, Au Verseau, 1929. Broché sous couverture repliée : 25,5 x 33,5 cm, 51-[2] p., non ébarbé. Édition originale avec 3 eaux-fortes de Clément. Un des 450 exemplaires sur papier à la main d'Auvergne (no. 337). Première de couverture avec le titre en lettres blanches sur un fond orange. Rousseurs éparses, sinon ouvrage en bon état général.
1942 Club bibliophile de France, 1942 [sic, pour 1944]. Complet en 2 vol. sous coffret: 19.5 x 25 cm. 1 vol. pt. in-8 du facsimilé (9 x 13 cm), 6 ff., 115 pp. & 1 vol. in-4 de texte ill. adapté en français moderne (19.5 x 24.5 cm): 143-[2] pp., 24 pl. Facsimilé, relié en plein parchemin, de l'exemplaire de la Bibliothèque de Montpellier, de l'éd.: "Les Oeuvres de François Villon... reveues et remises en leur entier par Clément Marot" Paris, Galiot du Pré, 1533. Sous le même coffret est conservée l'edition adaptée en français moderne par André Ferran et Georges Gabory et ornée de 24 composition d'Yves Brayer repduites en fac-similé par Daniel Jacomet. Edition tirée à 5000 exemplaires. Celui-ci, un des 4990 sur vélin de chiffon (no. 4421). Reliure en demi-parchemin à coins, dos lisse. Defaut dans la partie supérieure de l'emboîtage, autrement ensemble en excellent état.
1796 A Paris: De l'imprimerie de Crapelet, An IV (1796). Complet en 2 vol. in-8: 15 x 22.5 cm. I/ 2 ff. de faux-titre et titre, 1 portr., lxxix pp. d'éloge et de tables (tables rel. avant l'éloge), 320 pp. de texte (Livres I à X) et notes + 10 pl. grav.; II/ 2 ff. de faux-titre et titre, 441 pp. de texte (livres XI à XXIV) + 14 pl. grav. Édition illustrée d'un portrait de Fénelon par Vivien gravé par Hubert en frontispice et de 24 figures par Marillier, ici avant la lettre, gravées par Baquoy, Dambrun, Dupréel, Delvaux, de Ghendt, Langlois, Masquelier, Patas, Pauquet et Ponce. Un des précieux 200 exemplaires sur grand papier vélin renfermant lees avant-lettre. (Cohen, 387-388). Précédé de l'Éloge de Fénelon par Jean-François de La Harpe. Reliure strictement de l'époque en veau. Dos lisses avec pièces de titre de maroquin rouge et pièces de tomaison de maroquin vert mine, caissons aux petits fers ornés d'urnes. Roulettes géométriques en encadrement des plats, filet aux coupes et roulettes aux chasses. Toutes tranches dorées. Gardes recouvertes de papier moucheté bleu. Quelques piqûres. Un mors légèrement frondu.
Gracieux dessinateur, Clément-Pierre Marillier (1740-1808) fut un illustrateur prolixe qui collabora à des dizaines d'éditions de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Les 120 dessins qu'il composa pour le Cabinet des fées. "Un des talents de Marillier consistait à agencer des figures au milieu de décorations allégoriques et à composer ainsi d'ingénieux tableaux". (Portalis, I, 371).
Paris, Garnier freres , s.d. ; in-12, cartonnage de l'éditeur. Les 2 volumes. En 2 volumes relié demi toile bordeaux premier et dernier plat conservé.
En 2 volumes relié demi toile bordeaux premier et dernier plat conservé.
Paris,Pelletan, 1908 ; in-8°, broché, couverture vert d'eau imprimée en noir et brun ; 9ff.nch., XXIIpp., 98pp.,11ff.nch.; infimes déchirures en bordure des plats; rares piqûyres; imprimé sur papier teinté .
Plusieurs annotations manuscrites ( actualisation de prix, références rayées,etc..) .(GrG)
Moulins, Librairie historique du Bourbonnais, 1923; in-8°, broché, couverture mauve imprimée en noir et rouge, avec un blason en noir au 1er plat; 306pp., (1)f. Illustrations photographiques hors texte, blasons dans le texte.Couverture un peu passée , dos jauni, petite tache pale en bordure du 1er plat; quelques piqûres.
Contient in fine un Index des noms de personnes. Bon exemplaire de l' édition originale, enrichi au 1er feuillet (blanc) d'un envoi autographe signé du chanoine Clément. ( GrMG)
Paris, Picard, Libraire, 1868 ; 3 volumes in-12°, pleine toile bleue de l'éditeur, titre doré au 1er plat et dos ; VIII, 294pp.; 284pp., ( 4)pp.; 276pp.Quelques piqûres ou feuillets jaunis en début et fin de volumes, reliures en bon état.
Nouvelle Collection Jannet.3 volumes sur 4 ( manque le Tome 4). ( GrG)
[ Chez Boudet ; etc...] - CLEMENT XIV ; CARACCIOLI ; GROSIER, Abbé Jean-Baptiste
Reference : 63907
(1776)
1 vol. in-12 reliure pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné, [ Recueil factice de quelques Pièces concernant des Lettres publiées sous le nom du Pape Clément XIV par M. Caraccioli ] Lettre à l'Editeur des Lettres de Clément XIV, sur la Crainte qu'on a que ce Pontife n'en soit par l'auteur, Chez Boudet, Paris, 1776, 1 f. manuscrit, 21 pp. [ Suivi de : ] Réponse de l'Editeur des Lettres de Clément XIV à l'Auteur de la Lettre à l'Editeur des Lettres de Clément XIV, sur la Crainte qu'on a que ce Pontife n'en soit par l'auteur, Chez Boudet, Paris, 1776, 32 pp. [ Suivi de : ] Extrait de l'Année Littéraire n° 40 Tome VIII Année 1775, compte rendu de la "Lettre XIII. Lettres intéressantes du Pape Clément XIV (Ganganelli)", 1 f. manusrit, pp. 289-319 ; [ Suivi de : ] Extrait de l'Année Littéraire n° 12 Tome IX Année 1776, compte rendu de la "Lettre IV. Lettres intéressantes du Pape Clément XIV (Ganganelli)",1 f. manuscrit, pp. 73-114 ; [ Suivi de : ] Remerciement à l'Auteur de l'Année Littéraire, de la part de l'Editeur des Lettres du Pape Ganganelli, Chez Monory, Libraire de S.A.S. Mgr. le Prince de Condé, A La Haye, 1777, 80 pp. ; [ Suivi de : ] Manuscrit : Réplique de M. l'Abbé Grozier, Rédacteur de l'Année Littéraire au remerciement de M. Caraccioli, 16 ff. n. ch. et 1 f. blanc ; [ Suivi de : ] Les Doléances du Colonel in partibus Editeur des Clémenti-Ganganelliques ; à l'Auteur des Nouvelles Ecclésiastiques, 9 pp.
Remarquable recueil réunissant des titres peu commun qui documentent la fameuse controverse sur les lettres apocryphes publiées par Louis-Antoine Caraccioli sous le nom du savant Pape Clément XIV (Ganganelli), dans lequel ce dernier justifiait la suppression de l'ordre des Jésuites en 1773. L'abbé jésuite Jean-Baptiste Grozier (1743-1823) dénonça leur caractère apocryphe et les rendit à leur véritable auteur, Caraccioli. On y trouve notamment une rare pièce manuscrite précédée de l'avertissement suivant : "La pièce qui suit est une réplique de M. l'Abbé Grosier à M. Caraccioli. Elle n'a point été publiée, parce que dans le tems qu'on l'imprimoit pour le Tome VII de l'Année Littéraire 1776. Elle fut arrêtée par des ordres supérieurs ; et cela pour complaire, dit-on, à M Caraccioli dont le prétendu remerciement y est, on ne peut pas plus solidement réfuté. Il en échappa cependant quelques exemplaires , un entr'autres qui se trouvait entre les mains de l'Auteur lorsqu'on saisit le reste de l'Edition chez l'Imprimeur ; et c'est sur cet exemplaire qu'a été tirée la copie qui suit". Etat très satisfaisant (reliure frottée avec petits mq. en coiffes et mors, bon état par ailleurs).
Paris, aux bureaux du journal, 1869. 15 livraisons en 1 vol. in-4, percaline gaufrée brune, dos lisse fileté (Ateliers Laurenchet).
Collection complète de ce journal fondé par Jean Baptiste Clément (1836-1903), l'auteur du Temps des cerises.Envoi autographe signé en tête du n°1 : Souvenir de Londres sur des choses du vieux temps – nous ferons mieux plus tard. À Kleinmann, J. B. Clément. Albert Kleinmann, né en 1844, fut ouvrier graveur sur métal et employé de l'administration des domaines durant la Commune, puis condamné par contumace en 1873, Jean-Baptiste Clément, comme beaucoup d'autres, a tenté de profiter du succès de la Lanterne de Rochefort, en 1868. Sous la même couverture rouge et dans le même format in-32 que La Lanterne, il publia, vers la fin du mois d'août 1868, une Lanterne impériale, qui se présente comme la réponse d'un journaliste officiel à Rochefort. Quelques jours à peine après la Lanterne impériale, parurent Deux Chansons politiques, première plaquette du genre où Jean-Baptiste Clément devait acquérir sa vraie gloire. Mais ignorant encore sa voie, il récidiva dans le pamphlet en produisant dans fa première quinzaine de septembre Ah, le joli temps ! O ma France !, dans sa seconde quinzaine, La Lanterne du Peupie, les Prophéties politiques.La Carmagnole, datée du 7 octobre 1868, sortit le 21, dans un format în-32 plus carré que celui des Lanternes. Elle fut tirée à 1500, d'après une note manuscrite portée sur l'exemplaire de la Bibliothèque nationale. Ce devait être une revue, mais la police s'en mêla. On lit en effet dans un rapport du préfet de police au ministre de l'intérieur du 2 décembre 1868 : « M. Clément a été prévenu que s'il persistait à donner à son journal le titre de La Carmagnole, l'autorisation, soit de l'afficher, soit de le vendre sur la voie publique, lui serait refusée. Malgré cette observation, il o maintenu son titre, et récépissé lui a été délivré ».Jean-Baptiste Clément, n'ayant pu faire imprimer un second numéro de la Carmagnole, mais plus riche de nouveaux brûlots tels que le Prisonnier de Sainte-Pélagie, revint à la préfecture de police le 3 juillet 1869 déclarer son intention de lancer tous les samedis Le Casse-tête, publication non politique dont il serait le propriétaire-gérant et qu'imprimerait Vallée, rue du Croissant.Le lancement du Casse-tête tarda jusqu'au 7 août. Le jour même, le préfet de police écrivait confidentiellement au ministre de l'intérieur : « Monsieur le Ministre, Pour faire suite à ma lettre du 15 juillet dernier, j'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence les renseignements que je possède sur M. Clément, qui a déclaré avoir l'intention de publier un journal non-politique intitulé Le Casse-tête. M. Clément (...) est ouvrier imprimeur. Il est favorablement représenté sous le rapport de la conduite et de la moralité, mais ses opinions sont hostiles au Gouvernement impérial. Il a publié divers écrits, dont plusieurs sont animés d'un mauvais esprit (...) On crois que le journal qu'il se propose de publier sous le titre de Le Casse-tête aura des tendances politiques et sera hostile au Gouvernement ».« Le Casse-tête dura du 7 août au 3 décembre 1869. Il eut un certain succès. Jean-Baptiste Clément y apprit le métier de journaliste qu'il devait exercer ensuite, notamment auprès de Jules Vallès, au Cri du Peuple. Ses chansons, en particulier Le Temps des Cerises, composé dès 1866, ne lui vaudront la célébrité que plus tard » (Jean Dautry, Les Débuts littéraires de Jean-Baptiste Clément).Bel exemplaire, dont les quinze numéros (en quatorze livraisons, les numéros 11-12 n'en formant qu'une) ont paru du 7 août au 3 décembre 1869. Réparations marginales à quelques feuillets.
Genève, , 1771. Petit in-8 de 494-(2) pp.CLEMENT (Jean-Marie-Bernard). Nouvelles observations critiques sur différens sujets de littérature. Par M. Clément. A Amsterdam et se trouve à Paris, chez Moutard, 1772. Petit in-8 de (4)-497-(2) pp.2 vol. in-8, veau havane marbré glacé, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale. « Jean-Marie-Bernard Clément, né à Dijon, le 25 décembre 1742, fut d'abord destiné au barreau; mais il montra tant d'aversion pour cette carrière, que ses parents lui permirent de se livrer tout entier à l'étude des belles-lettres. Il obtint encore très jeune une chaire au collège de Dijon, qu'il quitta bientôt par suite d'un démêlé avec ses chefs, à qui il écrivit même une lettre aussi vive qu'imprudente; car ces messieurs. se trouvant offensés, provoquèrent contre lui un arrêt du parlement; mais Clément avait su le prévoir, et il était déjà en sûreté à Paris. Ce littérateur avait un caractère franc, mais brusque, avec un goût sévère et un penchant à la critique; il ne pardonnait jamais, en matière de littérature, les fautes de ses ennemis ou de ses amis, quelle que fût leur réputation littéraire. Clément avait été d'abord grand admirateur de Voltaire, et quoique depuis son admiration se fût bien ralentie, il n'aurait pas pensé à diriger contre lui sa critique sans une circonstance particulière. Saint-Lambert avait proclamé le vieillard de Ferney Vainqueur des deux rivaux qui couronnent la scène.Clément vit dans ce vers un outrage fait à la mémoire de Racine et de Corneille. Il réclama contre la sentence de l'auteur des Saisons; et de la critique d'un seul vers naquit une dispute aussi longue qu'opiniâtre. Voltaire s'en vengea à sa manière, il l'accabla d'un torrent d'injures, et lui donna le nom d'Inclément que tout le monde a retenu. Saint-Lambert fut encore moins indulgent, car il parvint à faire renfermer au Fort-l'Evêque celui qui avait osé critiquer son poème. J.-J. Rousseau, indigné d'une tyrannie qui mettait aux fers un écrivain dont le seul crime était d'avoir trouvé des vers mauvais, et d'avoir osé le dire, employa son crédit en sa faveur, et le fit sortir trois jours après. Clément obtint même la permission de publier la Critique contre le poème des Saisons. Cette aventure ne l'empêcha pas d'écrire avec la même ardeur; il eut dans la suite de vifs démêlés avec La Harpe; mais ils se réconcilièrent après la révolution, et ils devinrent amis. Clément avait commencé la célébrité de Lebrun, en faisant connaître le mérite de quelques-unes de ses poésies; mais il cessa de le voir dès que ce poète fut devenu le Pindare de la révolution, et fit même contre lui une épigramme qui éteignit tout à fait leur amitié. Clément mourut à Paris le 3 février 1812 » (A. Henry, Histoire de l'éloquence avec des jugements critiques sur les plus célèbres, 1858).Bel exemplaire.
1920 Bruxelles, Éditions Alde, 1920. Un volume, in-16°, 1 ff. + 29 pp. + 1 p.bl., orné de deux gravures par lauteur. Broché, conservé dans une jaquette en demi chagrin ocre, dos lisse avec titre, auteur en lettres dorées et deux double filets dorés et noir, le tout sous emboîtage cartonné. Brochure gris-bleu originale jauni, avec quelques taches sur le plat antérieur et deux petites déchirures, reliure et intérieur en parfait état. Tiré à 514 exemplaires, celui ci est lun des exemplaires non numérotés réservés à la presse sur papier bouffant.
Cet ouvrage est considéré le sommet et le manifeste du dadaïsme belge, il a été composé en 1919 et sorti en 1920. Il est divisé en deux partie : la première partie, intitulée «Le Nu Nègre», est composée entièrement en prose, la deuxième partie, intitulée «Pan-Pan», comprend aussi des morceaux poétiques, mais lauteur utilise les vers uniquement pour une fonction rythmique, le réduisant à une expression onomatopée pour reproduire le rythme rapide dune danse. On y retrouve les idées politiques de Pansaers, son anticapitalisme, son aversion au colonialisme et la dénonciation du meurtre de Rosa Lucemburg. Cet ouvrage, et son auteur, furent très apprécié, en particulier par Breton, Soupault et Picabia.
Paris, Classique garnier, 1951 ; in-8, 570 pp., br. Une notice et un glossaire apr Abel Grenier.
Une notice et un glossaire apr Abel Grenier.
, Berger-levrault, 1914 ; in-8, 355 pp., broché, couverture illustr . Quelque trace de scotch sur le premier plat tranche abimé.
Quelque trace de scotch sur le premier plat tranche abimé.
Paris, Librairie hachette & cie , 1878 ; in-8, 672 pp., cartonnage de l'éditeur. Ouvrage illustré de quarante-cinq portraits gravés a l eau forte par masson, desblois et massard troisieme edition revue et augmentée, demi cuir vert a nerf belle reliure.
Ouvrage illustré de quarante-cinq portraits gravés a l eau forte par masson, desblois et massard troisieme edition revue et augmentée, demi cuir vert a nerf belle reliure.