1777 DUBLIN, W.W. Watson,Whitestone,Slater, Etc...... - 1777 - Edition Originale - Complète en 3 volumes In-8 - Reliure plein veau de l'époque (frottée, coiffes usées, mors fragilisés) - Dos lisse, Titre doré- T. I) 1 gravure, VI-307 pages - T. II 439 pages - T. III) 440 pages - salissures en pages de garde, Sinon très frais intérieurement
Membre du parti des Whigs, Lord Stanhope, comme il est appelé avant la disparition du Comte de Chesterfield, son père, en 1726, étudie à l'Université de Cambridge et réalise ce qu'on appelle à l'époque un Grand Tour, voyage de découverte sur le continent.La mort de la reine Anne et l'avènement de George I le font rentrer au pays et lui ouvrent sa carrière politique, assisté par son influent parent, James Stanhope.Lord Chesterfield fut un homme considérable sous les règnes de George Ier (1714-1727) et de George II (1727-1760). À peine majeur, peu après la mort de la reine Anne, le voici membre du Parlement, whig déterminé. Il devient l'ami des grands du monde littéraire, Pope, Swift, Addison, Arbuthnot, et avec eux contribue à donner du prestige à l'essai politique et littéraire qui est une des gloires modestes de l'Angleterre de son époque. À la mort de son père (1726), il lui succède dans le titre, et siège à la Chambre des lords. L'avancement ne lui fut pas difficile. Cultivé, courtois, de bonnes murs, excellent orateur (ses discours à la Chambre des lords sont très remarqués), après avoir été ambassadeur à La Haye (1728-1732), il devint ministre dans le cabinet Pelham (1745) (ministère de conciliation, où les whigs laissèrent quelques places aux tories) et il occupa un temps le poste difficile de lord-lieutenant d'Irlande, où il pratiqua une politique d'apaisement. Une fâcheuse aventure sentimentale, son amitié avec Mrs. Howard, la future comtesse de Suffolk, maîtresse du prince de Galles, lui valut plus tard l'hostilité de la reine Caroline, et lord Chesterfield ne put jamais atteindre les sommets de la vie politique. Cependant il fut encore secrétaire d'État dans le ministère Newcastle (1746-1748), et fit, en 1751, adopter le calendrier grégorien, que son pays avait jusqu'alors ignoré. Il mit en quelque sorte l'Angleterre à l'heure de l'Europe. Et puis, comme Candide, en parfait gentleman, il se retira pour cultiver son jardin. Aimable jusqu'à sa dernière heure, on raconte que ses derniers mots furent : « Donnez une chaise à Dayrolles », un ami venu lui rendre visite à son lit de mort.Il eut la carrière exemplaire d'un aristocrate anglais du siècle des Lumières, ami des arts et des lettres, qui se tenait loin des excès et faisait confiance à la raison et au cur.