[Duel] Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, sd [fin décembre 1890], 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire au moment du duel Leclercq-Darzens. « Mon cher Tailhade, [Julien] Leclercq vient me demande d'être son témoin contre [Rodolphe] Darzens. Je ne puis, ayant eu avec Darzens des relations amicales qui ne me laissent aucun prétexte de prendre parti contre lui. Comme il s'agit de la Pléiade où vous êtes collaborateur, j'ai pensé que vous rendriez volontiers ce service à Leclercq. Vous connaissiez ses vers & vous connaissez l'homme qui est de mes amis & sera des vôtres. A vous de tout coeur. Charles Morice ». En effet, Leclercq avait voulu épouser la soeur de Darzens mais s'est vu réclamer un certificat médical de non-pédérastie en demandant la main. Les deux protagonistes, qui en sont venus aux mains, se battirent alors en duel à l'épée et Tailhade ne fut pas témoin (les témoins de Leclercq furent Jules Renard et Paul Gauguin). Leclercq n'épousa pas la soeur de Darzens. [507]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., sd (ca.1888), 1p 1/2 in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Cher ami, Merci pour votre mot tant aimable. Il a fait que j'ai voulu relire imprimée cette Moon-là. Combien jolis ces vers ! & vous cacherai-je que je les regrette ? Au moins je suis sincère. Je crois que sans d'autres [mot illisible] & des tympanons autre, votre gloire sera chantée par votre cordial sous-signé dans la Jeune France prochaine, à propos de l'étude sur Silvestre que vous savez. Cent (plus ou moins) vers de moi seul dans la présente, vous les avez peut-être lus. Bien à vous. Charles Morice ». Le poème Senescent Moon de Tailhade sera recueilli dans Vitraux (1891). [508]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 2 septembre 1884, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher Tailhade, vous m'avez oublié. Vous êtes tout excusé dans l'ennui des circonstances, mais vous savez combien m'intéresse ce qui vous arrive, vous serez donc très aimable en m'envoyant un mot qui m'apprennent où en sont ces choses. J'ai reçu de beaux vers d'Armand Silvestre. Je lui ai écrit pour le remercier : rue de Douai, 22, est-ce bien son adresse ? Tout vôtre. Charles Morice. Vous savez qu'au lieu de vous écrire, je serais allé vous voir : esclave, hélas ! ». [508]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 26 juin 1884, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire, qui lui a envoyé un exemplaire de son Jardin des rêves (publié en 1880) : « Mille mercis, cher monsieur et plutôt cher ami, pour votre beau livre que j'ai voulu relire avant de vous écrire. J'avais déjà fait sa connaissance très jadis, en province, & il m'avait aidé à passer moins douloureusement mon année de volontariat. Mais pourquoi lui avez-vous fait subir un tel martyre ? Merci encore et bien vôtre. Charles Morice ». [508]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 8 janvier 1885, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher Tailhade, Pardon de ne pas vous avoir encore remercié pour l'amabilité que vous avez eue de me dédier les très beaux vers de Funerei flores. J'en aurai bientôt que je vous offrirai si cela, comme je l'espère, peut vous être agréable, & je suis un peu honteux de vous avoir laissé commencer en cet échange de hautes amabilités. Bien à vous. Ch. Morice ». Ce poème, un sonnet, sera recueilli dans Vitraux en 1891. Encre un peu éclaircie. Sympathique lettre. [507]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., sd, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher ami. Je vous fais mille excuses. La plus élémentaire politesse exigeait que je vous retinsse hier soir. Mais ma femme n'était vraiment pas bien, elle venait de se lever. Enfin je compte sur votre amitié & vous prie de ne point garder le souvenir de ce soir d'hier. Un prochain jour, j'irai vous prendre, vous ayant prévenu la veille par un mot. N'est-ce pas. Bien à vous. Ch. Morice ». [508]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 5 juillet 1888, 1p 1/2 in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher Tailhade, J'ai bien regretté de n'avoir pas été chez moi hier matin. Merci d'être venu. Mais j'attendais ce matin votre lettre, je l'attendais avec espoir. Vraiment si vous m'obligiez en cette circonstance actuelle, je ne puis vous dire toute l'importance, en conséquence, de service que vous me rendriez. D'ailleurs, je suis sûr que votre silence n'est ni indifférence ni oubli & je devrais m'excuser de ces lignes. Vous les comprendrez pourtant, je suis inquiet & dégouté. Bien à vous. Ch. Morice ». [508]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., Bruxelles, 30 octobre, 1/2p in-8. À l'écrivain Armand d'Artois (1847-1912). « Mon cher ami, Je voudrais vous faire sentir combien ma sympathie attristée est actuellement à vous. Je vous ai tout de suite, et toujours depuis, aimé, mon cher d'Artois, mon pauvre cher ami ! Tout mon respect à Madame. Bien fortement je vous serre la main. Charles Morice ». [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., 12 août, 1p in-8. À l'écrivain Armand d'Artois (1847-1912). « Mon cher ami, Me voici ici définitivement revenu, plein de courage & de bonne volonté. Je voudrais vous voir - et je ne voudrais pas vous déranger. Puis-je vous prier de m'indiquer un jour, une heure, où ces deux désirs s'accorderaient ? L'instant de ma vie, présent, est grave. J'ai besoin que mes amis - n'est-ce pas ? - fassent un effort pour moi ; je sais que je trouverai les meilleurs. Je ne demande qu'à rendre les services dont je suis capable - et à faire de belles choses ! Mes respectueux hommages à madame d'Artois et de coeur à vous. Charles Morice ». [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., 26 mai 1908, 1p in-8. A l'écrivain Jules de Marthold (1847-1927). « Merci, mon cher de Marthold, pour votre nouvel envoi. J'espère dans l'Action humaine, reprise bientôt, vous dire mon affectueux et littéraire estime. Tout à vous. Charles Morice ». L'Action humaine est un journal qu'il avait fondé en Belgique en 1900 et dans lequel il militait contre la peine de mort. Il sera brièvement repris en 1907 à Paris et ce courrier montre qu'il espérait encore le relancer. [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, Clamart, 23 mars 1913, 1p in-8. Au poète Raymond de La Tailhède (1867-1938). « Mon cher Raymond de la Tailhède, Ne pensez-vous pas que l'avènement de monsieur Barthou nous met en demeure d'exiger le monument de Moréas ? Du moins, aurons-nous jamais meilleure occasion ? Voulez-vous que nous en causions ? Je désirerais, du reste, vous voir pour un autre motif, tout personnel à vous. En toute sympathie. Ch. Morice. Je viens de vous envoyer une brochure ». Jolie lettre. [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., 15 juillet [1907], 1p in-12. Entête de son éphémère journal L'Action humaine. « Merci, Monsieur, pour votre aimable et très intéressant envoi. Il en sera parlé dans le numéro du Mercure qui paraîtra le 1er septembre. Sympathies. Charles Morice ». Traces de collage au dos. [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. Manuscrit A.S., [1898], 28p in-4. Long article avec corrections, « Le Couronnement de la reine de Hollande & l'exposition de Rembrandt ». Le couronnement de Wilhelmine eut lieu le 6 septembre 1898 (elle était reine depuis 1890 mais sous la régence de sa mère). L'exposition Rembrandt fut organisée à cette occasion : elle fut inaugurée le 8 septembre 1898 et dura jusqu'en novembre 1898. Cet article fut publié dans le Mercure de France de novembre 1898, p.289 à 316. Il y célèbre longuement l'exposition de Rembrandt, parlant de « bouleversement profond », louant le peintre et son travail, qualifié de génie. Pages démontées d'un cahier, probablement à l'époque pour l'envoi par Morice de son article. Beau manuscrit. [371]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. Manuscrit A.S., [1895], 2p 1/2 in-8. Jolie critique de Psyché, roman sentimental, premier roman de Jacques Daurelle publié par Vanier en 1894. Elle a été publiée dans le Mercure de France de mars 1895 (p.365). Joli document. [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., 29 août, 1p in-8. Longue lettre à un ami pour une démarche. Il souhaite rencontrer la personne dont il lui a parlé mais pas au Figaro. [467]
Charles Morice (1860-1919), poète, écrivain. L.A.S., 1er juillet, 1p in-8. Lettre amicale jointe à l'envoi d'une revue. Il passera chez son correspondant donner des nouvelles. [371]