A Paris, chez Nyon l'aîné, Libraire, 1776, 1 volume en deux parties, in-12 de 100x170 mm environ, viij-228-132 pages, (2) ff. (approbation et privilège), plein veau marbré fauve, dos lisse portant titres dorés sur pièce de titre en maroquin bordeaux, orné caissons à fleurons et motifs dorés, gardes et tranches marbrées. Seconde édition de cet ouvrage publié en 1774 (ne comprenant qu'une centaine de pages qui constituent ici la seconde partie). Un coin émoussé, légers frottements sur les coupes, petite rayure sur le dernier plat, sinon bon état.
Charles-Michel de L'Épée, appelé l'abbé de L'Épée, né Charles-Michel Lespée, le 24 novembre 1712 à Versailles et mort le 23 décembre 1789 à Paris, est un prêtre français, l'un des précurseurs de lenseignement spécialisé dispensé aux sourds. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Auguste Picard Éditeur 1924 in12. 1924. Relié. 2 volume(s). Il s'agit d'une édition critique des Évangiles apocryphes publiée en plusieurs tomes au début du XXe siècle par Charles Michel (et Paul Peeters pour certains volumes). L'ouvrage édité par Auguste Picard présente et analyse des textes chrétiens non canoniques comme l'Évangile de Thomas offrant un accès savant à cette littérature religieuse marginale
Bon Etat intérieur propre bonne tenue
Dessin crayon signé attribué à Charles Michel Geoffroy - Portraits femme & enfant XIXème Dimensions de la feuille : 20,5 x 28 cm État : Dessin, voir photos pour plus de détails.
In-quarto relié 1/2 toile à coins de l'éditeur. Pièce de titre rouge, lettres dorées. Edité en 1909 par la Librairie Renouard et Laurens. Exemplaire légèrement défraîchi
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A Paris, de l'Imprimerie de Butard, 1774. In-12 de VIII-104 pp., veau marbré, dos lisse orné, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale très rare, inconnue de Garrison-Morton, qui cite l'édition de 1776 comme originale ; contredite par Bézagu-Deluy (L'abbé de L'Épée, Stock, 1990, pp. 169-178) qui identifie le présent volume comme l'édition de 1774, quatrième et dernière lettre réunissant en un même recueil les trois précédentes (1771, 1772, 1773).Charles-Michel de L'Épée (Versailles, 1712 – Paris, 1789), abbé janséniste, avait rencontré vers 1760 deux soeurs jumelles sourdes qui communiquaient par signes et décidé de prendre en charge leur instruction, fondant rue des Moulins à Paris la première école publique gratuite pour sourds-muets, ouverte à tous. Précision essentielle apportée par les recherches récentes : ce n'est pas L'Épée qui créa la langue des signes française, mais les sourds eux-mêmes qui la pratiquaient avant lui, « tout au contraire, il l'a appris des sourds et muets » (Pierre Desloges, Observations d'un sourd et muet, 1779, premier livre publié par un auteur sourd en France). Ce que fit L'Épée, c'est inventer les « signes méthodiques », un langage gestuel calqué sur la grammaire française pour enseigner le français aux sourds à partir de leur langue naturelle.La présente quatrième lettre est la plus importante de la série : L'Épée y défend avec la plus grande conviction la langue des signes comme langue universelle : « Chacun peut être en état de l'employer. Comme toutes les autres langues, la langue des signes a des déclinaisons et des conjugaisons qui lui sont propres. [...] C'est la langue de tous les pays et de toutes les nations ; en un mot, la langue des signes, servant d'introduction à tout autre langue. » Il affirme aussi qu'il ne faut plus que trois mois pour former un maître. Les exercices publics mensuels rue des Moulins, où un public nombreux venait voir et entendre des sourds lisant, comprenant et écrivant le français, constituèrent l'une des sensations intellectuelles du Paris des Lumières.En français dans le texte, 168 ; Garrison-Morton, 3358 (cite erronément 1776 pour l'originale) ; Maryse Bézagu-Deluy, L'abbé de L'Épée.
À Paris, Nyon l'aîné, 1776, in-12, 2 parties reliées en 1 vol, VIII-228-132-[4] pp, Veau marbré de l'époque, dos lisse et fleuronné, tranches rouges, Deuxième édition, en partie originale, de ce célèbre ouvrage. La première, publiée en 1774, ne comportait qu'une centaine de pages, qui constituent la seconde partie de la présente édition. La première partie explique comment instruire les sourds et muets avec la dactyologie. La seconde contient des lettres de l'abbé de L'Épée et d'instituteurs ainsi que des exercices pour les sourds-muets. Charles-Michel Lespée, dit l'Abbé de l'Épée (1712-1789), prêtre janséniste français, ouvrit la première école pour les sourds et muets à son domicile parisien, rue des Moulins; il élabora une pédagogie inédite reposant sur la langue des signes, déjà existante, plutôt que de pousser à l'expression verbale. Son établissement accueillait des enfant issus majoritairement de familles pauvres ou indigentes. Des leçons publiques étaient données devant les gens de la capitale, afin de répandre le témoignage de la culture générale des sourds et de leur intelligence. L'action de l'abbé de l'Épée permit la réinsertion sociale de ces enfants que l'on soustrayait auparavant "pour toujours aux yeux du monde, en le[s] confinant ou dans le secret d'un cloître, ou dans l'obscurité de quelque pension inconnue" (première partie, p. 4). Bon exemplaire. Coiffes émoussées. Bel état intérieur. Garrison & Morton n° 3358. Hirsch II, 418. Waller n° 5723. Wellcome III, p. 494. Couverture rigide
Bon 2 parties reliées en 1 vol.,
A Paris, De l'Imprimerie de L. Cellot, 1772. In-4 broché de 23-(1) pp., couverture muette.
Édition originale de toute rareté, « lu et approuvé, ce 14 juin 1772, Marin. Vu l'Approbation, permis d'imprimer, ce 15 juin 1772. De Sartine ». Deuxième exercice publié de l'abbé de L'Épée, antérieur de deux ans à l'Institution des sourds et muets (Paris, Butard, 1774) et quatre ans à l'édition augmentée de l'Institution par la voie des signes méthodiques (Paris, Nyon l'aîné, 1776).Mention manuscrite sur le titre à l'encre du temps : « Cet exercice s'est fait à la fin du mois de juin et au commencement du mois de Juillet, chez Mr l'Abbé de l'Épée, rue des Moulins, Butte Saint Roch. »Charles-Michel de L'Épée (Versailles, 1712 – Paris, 1789), abbé janséniste, avait ouvert rue des Moulins la première école publique et gratuite pour sourds au monde, ouverte à tous. Ce n'est pas L'Épée qui créa la langue des signes française — les sourds la pratiquaient avant lui : « tout au contraire, il l'a appris des sourds et muets » (Pierre Desloges, Observations d'un sourd et muet, 1779), mais il inventa les signes méthodiques, langage gestuel calqué sur la grammaire française pour enseigner le français aux sourds. Les exercices publics mensuels rue des Moulins, où un public nombreux venait assister aux démonstrations de la méthode par les élèves sourds, constituèrent l'une des grandes sensations intellectuelles du Paris des Lumières.En français dans le texte, 168 ; Maryse Bézagu-Deluy, L'abbé de L'Épée, Paris, Stock, 1990.
Fourcade Christian - Humel Charles - Humel Charles,Michel Hubert
Reference : 14591
(1952)
Beuscher Paul 1952
Bon état Petit format
GOURDIN Charles - Michel Evieux, Michel Nicolas (avant-propos)
Reference : 78579
(2012)
2012 Editions Lionsix - 2012 - 1 vol in-8 - Cartonnage éditeur + jaquette illustrée - 216 pages - Illustrations en noir et blanc et en couleurs en et hors texte -
Bon état
Édimbourg et Paris chez Clousier, Pichard, Bailly, Desenne, 1788. In-12 (196 x 122 mm), XII pp., 350 pp. Chagrin vert, large encadrement composé de filets, dos à nerfs orné, filet sur les coupes, double filet sur les coiffes, double filet intérieur, tranches dorées, p. 3 : petit manque de papier en marge inférieure sans atteinte au texte ; pp. 171 et 187 : petit manque de papier en marge supérieure sans atteinte au texte ; rousseurs en marge sur quelques feuillets (Andrieux).
Exemplaire avec ex-dono. Cette édition a été revue, corrigée et considérablement augmentée. D'un format plus grand, Quérard la considère plus belle que celles de Clousier de 1784 et 1786. On y trouve les discours historiques sur les règnes de Charles V et d'Henri IV, des poésies dont la Patroclée, et l'importante correspondance de l'auteur avec Voltaire. On peut lire au premier feuillet blanc un ex-dono non signé adressé au fils du marquis de Dreux-Brézé : 1843 à monsieur le marquis de Dreux-Brézé, pair de France et ancien grand maître de cérémonie de France. Puisse le charme de l'esprit du père le récompenser de la bonne amitié qu'il veut bien avoir pour le fils. Scipion de Dreux-Brézé (Petit-Andely 1793-Château de Brézé 1845). Orateur politique et fils du grand maître des cérémonies de France sous Louis XVI, qui avait reçu la fameuse réponse de Mirabeau : "Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." Il hérita en 1829 de la pairie de son père et continua à siéger à la Chambre des Pairs après 1830 en se faisant le défenseur de la cause Légitimiste. Bel exemplaire sur papier fort en chagrin d'Andrieux. Quérard, La France littéraire, X, p. 208.
Londres [Paris], Clousier, veuve Duchesne, veuve Esprit, 1784 in-16, viij pp., un f. n. ch., 270 pp., veau fauve moucheté, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre cerise, tranches dorées, gardes de papier bleu (reliure de l'époque).
Première édition séparée des oeuvres du marquis de Villette (1736-1793), contenant en particulier sa correspondance avec Voltaire, dont il était très proche, et qu'il considérait comme son père adoptif. C'est en effet dans son hôtel parisien que celui-ci mourut en 1778. Par la suite, Villette acquit le château de Ferney.C'est sous l'influence de son mentor qu'il s'était lancé dans la carrière des lettres, avec une fortune mitigée : si ses vers légers lui acquirent une réputation, si on pouvait lui reconnaître un certain talent, ses limites apparurent vite à la bonne société du temps.Cioranescu, XVIII, 63 581.Exemplaire du banquier et escrimeur Jean Stern (1875-1962), avec vignette ex-libris parlante contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Centre Culturel du Panthéon BROCHE
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Centre Culturel du Panthéon RELIE SOUS JAQUETTE PAPIER
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Seuil Couverture souple Paris 1977
Très bon In-8. 297 pages. Coll. "Poétique".
Seuil Couverture souple Paris 1995
Très bon In-8. 388 pages. Coll. "Poétique".
Centre Culturel du Panthéon CENTRE CULTUREL DU PANTHEON, 1990. Couverture rigide. État : Très bon.NOM SUR GARDE 250 x 285 mm. relié SOUS JAQUETTE 1990, 235pp
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Centre Culturel du Panthéon RELIE SOUS JAQUETTE PAPIER
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Strasbourg, Coprur, 1997 ; petit in-4, 84 pp., cartonnage de l'éditeur.
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Nous possédons de nombreux exemplaires de ce périodique qui a paru de 1964 à 1985 ; nous faire part de vos recherches ; le prix indiqué s'entend au numéro, Pères du Saint-Sacrement, Marseille, Paris, Bruxelles, Genève 1964
Assez bon
Paris, Clousier, 1792 in-8, [4]-IV-366 pp. sur papier fort, avec un portrait-frontispice gravé par Gaucher, broché, couv. papier bleu de l'époque. Dos absent, infimes trous de ver sans gravité.
Unique édition, passablement rare, du dernier ouvrage dû au charmant disciple de Voltaire, ayant embrassé en toute lucidité les idéaux de la Révolution : Villette (1736-1793) fut en effet élu en 1792 député de l'Oise à la Convention Nationale, et c'est en tant que tel qu'il fit paraître ces impressions, parues en fait d'abord sous forme d'articles dans La Chronique de Paris. L'on sait qu'après le vote du procès de Louis XVI (où il se prononça pour la détention), Villette mourut très affaibli, laissant un fils nommé Voltaire-Villette, qui devint ultra-royaliste sous la Restauration... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Clousier, 1792 in-8, [4]-IV-366 pp. sur papier fort, avec un portrait-frontispice gravé par Gaucher, demi-basane brune, dos lisse orné (reliure vers 1820). Bon exemplaire
Unique édition, passablement rare, du dernier ouvrage dû au charmant disciple de Voltaire, ayant embrassé en toute lucidité les idéaux de la Révolution : Villette (1736-1793) fut en effet élu en 1792 député de l'Oise à la Convention Nationale, et c'est en tant que tel qu'il fit paraître ces impressions, parues en fait d'abord sous forme d'articles dans La Chronique de Paris. L'on sait qu'après le vote du procès de Louis XVI (où il se prononça pour la détention), Villette mourut très affaibli, laissant un fils nommé Voltaire-Villette, qui devint ultra-royaliste sous la Restauration... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Nyon l'aîné, 1776, in-12, 2 parties reliées en un volume, VIII-228 pages, puis 132-[4] pages, Veau marbré de l'époque, dos lisse orné, Deuxième édition de ce célèbre ouvrage, plus complète que la première, parue en 1774 et qui ne comportait qu'une centaine de pages. La première partie explique comment instruire les sourds et muets avec la dactyologie ; la seconde contient des lettres de l'abbé de L'Epée et d'instituteurs ainsi que des exercices pour les sourds-muets. L'abbé de L'Epée permit ainsi la réinsertion sociale des sourds et muets qui étaient auparavant "soustraient aux yeux du monde dans un cloître ou une pension inconnue". Très bon exemplaire, à l'intérieur frais. Wellcome III, 494 ; Garrison and Morton, 3358. Couverture rigide
Bon 2 parties reliées en un
Guillemain Charles - Michel Lucien - Lacassagne J. - Duclos Jean et Vincent Camille ( Pour l'ill )
Reference : 12825
Albums Du Crocodile, Cinquième année - Numéro II - Mars-Avril 1937 - In-8 en feuillets agrafés de 36 pages abondamment illustré en noir dans le texte - de curiosités parfois ( Vir le "Sirop Pectoral d'Escargots préparé au sucre Candy "), plats gris mastc rehaussés du monogramme violet d'un port à pharmacie et titré en prune : l' exemplaire est de belle tenue.
- Très Bon Etat Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
À Londres [Montargis, Claude Lequatre], 1786. In-16 de (8)-156 pp., (20) ff. d'échantillons de papier, basane fauve, dos lisse orné, pièce de titre en veau vert, triple filet doré d'encadrement sur les plats, gardes de papier dominoté, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale tirée à très petit nombre sur papier d'écorce de tilleul des oeuvres du marquis de Villette dédiées au marquis Ducrest. Elle a été publiée à l'initiative de Pierre Alexandre Léorier Delisle (1774-1826) dont les expérimentations de papier sont restées célèbres et imprimée par le Montargois Claude Lequatre, tenu à la discrétion pour avoir été sévèrement condamné en 1777 dans une affaire de libelles séditieux. Léorier dirigea la papeterie de Langlée près de Montargis puis créa toujours dans le Gatinais en 1784 une manufacture de papier à Bûges où il chercha de nouveaux procédés de fabrication pour démontrer l’usage possible de végétaux dans la fabrication du papier, en lieu et place du chiffon employé jusqu'alors dont il rend compte dans l'épître dédicatoire : « J'ai soumis à la fabrication du papier toutes les plantes, les écorces et les végétaux les plus communs. Les échantillons qui sont à la fin de ce volume ne sont que des extraits de mes expériences. J'ai voulu prouver qu'on pouvait substituer aux matières ordinaires du papier, qui deviennent chaque jour plus rares, d'autres matières les plus inutiles ». Il soumit ses procédés à l'Académie des sciences, revendiquant son invention contre les prétentions de l'Allemand Schaeffer dont les échantillons comportent une forte addition de chiffon et de colle.Ce précieux livre fut imprimé soit sur papier de guimauve soit sur papier d'écorce de tilleul (cet exemplaire) - certains exemplaires furent tirés sur papier chiffon teinté bleu ou rose. L'exemplaire est complet des 20 feuillets d'échantillons de papier végétal qui font parfois défaut : échantillons de papier de guimauve, d'ortie, de houblon, de mousse, de roseaux, de conferva (première, deuxième et troisième espèces), de racines de chiendent, de bois de coudrier, de bois de fusain, d'écorces de fusain, de chêne, de peuplier, d'osier, d'orme, de saule, de bardanne, de bardane et de pas-d'ane, de chardons.Provenance : Alphonse Alkan dit Alkan aîné (1809-1899) imprimeur, éditeur et bibliographe ; il publia de nombreuses études sur la typographie, la bibliographie, les métiers et techniques du livre, l'illustration et les sources bibliographiques - et collectionna sur les mêmes sujets.Catalogue de la bibliothèque de feu M. Abraham Alkan (1890), n°1117 ; Hunter, Papermaking, The History and Technique, p. 327 ; Basanoff, Le Papier botanique in R.F.H.L., n° 14, 1977, pp. 107-125 : « Ainsi pour les Oeuvres du marquis de Villette [...] leur nombre ne peut dépasser, croyons-nous, vingt exemplaires en tout pour les papiers teints de différentes couleurs, et une dizaine pour les papiers botaniques ».
À Londres [Montargis, Claude Lequatre], 1786. In-16 de (8)-156 pp., (20) ff. d'échantillons de papier, maroquin vert, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, roulette dorée d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale tirée à très petit nombre sur papier de guimauve des oeuvres du marquis de Villette dédiées au marquis Ducrest ; elle a été publiée à l'initiative de Pierre Alexandre Léorier Delisle (1774-1826) dont les expérimentations de papier sont restées célèbres et imprimée par le Montargois Claude Lequatre, tenu à la discrétion pour avoir été sévèrement condamné en 1777 dans une affaire de libelles séditieux. Léorier dirigea la papeterie de Langlée près de Montargis puis créa toujours dans le Gatinais en 1784 une manufacture de papier à Bûges où il chercha de nouveaux procédés de fabrication pour démontrer l’usage possible de végétaux dans la fabrication du papier, en lieu et place du chiffon employé jusqu'alors dont il rend compte dans l'épître dédicatoire : « J'ai soumis à la fabrication du papier toutes les plantes, les écorces et les végétaux les plus communs. Les échantillons qui sont à la fin de ce volume ne sont que des extraits de mes expériences. J'ai voulu prouver qu'on pouvait substituer aux matières ordinaires du papier, qui deviennent chaque jour plus rares, d'autres matières les plus inutiles ». Il soumit ses procédés à l'Académie des sciences, revendiquant son invention contre les prétentions de l'Allemand Schaeffer dont les échantillons comportent une forte addition de chiffon et de colle.Ce précieux livre fut imprimé soit sur papier de guimauve (cet exemplaire) soit sur papier d'écorce de tilleul - certains exemplaires furent tirés sur papier chiffon teinté bleu ou rose. L'exemplaire est complet des 20 feuillets d'échantillons de papier végétal qui font parfois défaut : échantillons de papier de guimauve, d'ortie, de houblon, de mousse, de roseaux, de conferva (première, deuxième et troisième espèces), de racines de chiendent, de bois de coudrier, de bois de fusain, d'écorces de fusain, de chêne, de peuplier, d'osier, d'orme, de saule, de bardanne, de bardane et de pas-d'ane, de chardons.Provenance : Guillaume, avocat à Besançon. Bel exemplaire.Hunter, Papermaking, The History and Technique, p. 327 ; Basanoff, Le Papier botanique in R.F.H.L., n° 14, 1977, pp. 107-125 : « Ainsi pour les Oeuvres du marquis de Villette [...] leur nombre ne peut dépasser, croyons-nous, vingt exemplaires en tout pour les papiers teints de différentes couleurs, et une dizaine pour les papiers botaniques ».