Couverture rigide A Paris, chez les Libraires Associés, 1775. Deux parties en un volume in-18, reliure pleine basane maroquinée vert sapin, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet d'encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée aux contreplats, tranches dorées, quelques frottements et épidermures sur les plats, petit manque au coin supérieur du premier plat, petits trous de vers au haut du dos. Faux-titre, titre, 118 pages ( comprenant L'Art d'aimer et les poésies diverses), 2 pages non chiffrées de tables, 76 pages (Phrosine et Mélidore, Castor et Pollux). Au verso de la page de faux-titre, court poème en vers de Voltaire dédié à l'auteur, avec la mention "Gentil Bernard", qui deviendra le surnom de l'auteur. Poète et dramaturge, Pierre-Joseph Bernard mit près de 30 ans à composer "l'Art d'aimer", poème licencieux, qui parut juste avant son décès, le 1er novembre 1775. Ex-libris contrecollé à la page de garde. Bon état intérieur.
Assez bon
1925 Paris, Grasset, 1925. Un volume in-12 carré, reliure d'éditeur entoilée de couleur beige, premier plat illustré d'un portrait de Tristan Bernard sous quadrillage, contreplats illustrés, avec crayon qui n'est pas d'origine (ici HB Toison d'or 1900, bohemia works), dos légèrement dérelié en tête (voir photo du 1er contreplat). 111 pages, 8 feuillets de publicités, contenant 50 problèmes de mots-croisés, quelques grilles avec des résultats gommés. Tristan Bernard, féru de mots-croisés, propose ici 50 grilles, commentées avec humour et esprit. Bon exemplaire de cette édition originale.
Bon
1777 Couverture rigide Londres, sans mention d'éditeur, 1777. Un volume in-18 format Cazin (12 x 7 cm) reliure plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de fleurons dorés, tranches dorées, triple filet d'encadrement dorés sur les plats, signet en soie rouge, accrocs marginaux aux coiffes, charnières frottées. Frontispice d'après une figure de Marillier, faux-titre, titre, 204 pages, lacet apparent à la jointure frontispice/page de titre. Ex-libris gravé contrecollé, "Chappron", ex-libris manuscrit à la page de titre.Bernard est un représentant typique de la poésie libertine et galante du milieu du XVIIIe siècle. L'ouvrage rassemble l'ensemble de ses poèmes et livrets, incluant notamment L'Art d'Aimer (son oeuvre la plus connue, fortement inspirée d'Ovide) et son poème Phrosine et Mélidore.
Bon
Broché - 13,5 x 21,5 - 309 pp - année 1981 - Editions Fayard -
Montbrison, Bernard aîné, 1835 2 vol. in-8, [6]-42-[1] pp. et [4]-318-80 pp., demi-basane bleue marbrée, dos à nerfs (reliure postérieure).
Histoire qui reste de référence, par Auguste Bernard (1811-1868), personnalité du Lyonnais, correcteur à l'Imprimerie Nationale, avec ce texte, intéressant pour citer ses sources, utilisant l'archéologie et reproduisant des documents. Complet suivi d'une biographie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1927 Couverture rigide Paris, Chez Martin Kaelin, 1927. Grand in-4, en feuilles, couverture de l'éditeur rempliée, imprimée en deux couleurs, manque au dos en tête, quelques marques marginales sur les plats, coins émoussés. 24 feulllets non chiffrés, "fac-similé du manuscrit fait par Bernard Naudin, sur le désir du poète Emile Verhaeren, avec les dessins que l'illustrateur avait exécutés pour le maître", un des 30 exemplaires sur Japon Impérial (N°29), justifié et signé par Bernard Naudin, comprenant un double état du portrait. Bel état des planches, bon exemplaire.
Bon
A Paris, chez Boucher, 1823 in-8, [4]-XX-484 pp., demi-chagrin rouge, dos à nerfs (reliure moderne).
Édition originale rare.Absent du dictionnaire des Girouettes, Bernard-François-Anne Fonvielle y mériterait pourtant sa place. Tour à tour jacobin, agitateur contre-révolutionnaire, bonapartiste convaincu, c'est dans le cadre de ce dernier rôle qu'il effectue son voyage en Espagne. En effet, celui-ci souhaitait renseigner Bonaparte pour d'éventuels projets d'invasion de l'Espagne. Son écrit a donc le double aspect d'être un classique récit de voyage et une source documentaire. C'est ce qui fait la qualité de cet ouvrage publié alors que la France intervient à nouveau en Espagne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Albin Michel, 2004 22,5 x 14,5 x 1,8 cm., 224 pp, Broché
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Paris, Desenne, Brigitte-Mattey, MAret, 1796 in-8, xvj pp., 416 pp., demi-chevrette cerise à coins, dos lisse orné de filets dorés, tranches jaunes (reliure de l'époque). Des mouillures claires infra-et supra-paginales abondantes, déchirure au f. 47-48, sans perte de lettre.
Unique édition.Bernard-François-Anne Fonvielle, dit le chevalier de Fonvielle (1760-1839), aventurier instable et brouillon, né à Toulouse, ancien Jacobin méridional, puis fédéraliste, passa au royalisme après le siège de Toulon, s'était beaucoup agité en tous sens et avait mené une activité de conspirateur sous le Directoire.Quérard III, 158.RELIÉES À LA SUITE , deux pièces rares du même auteur : I. Collot dans Lyon, tragédie en vers et en cinq actes. Dédiée aux membres de la Convention, victimes de la tyrannie, au 31 mai 1793, & rendus aux voeux de la France après le 9 Thermidor, an 2e de la République. S.l., an III [1795], 88 pp. Unique édition de cette pièce qui semble n'avoir connu aucune représentation. Quéard III, 158. - II. Plaidoyer prononcé au tribunal de cassation, section criminelle, à l'audience du 12 Brumaire an V [2 novembre 1796], en faveur de François Fonvielle, notaire, détenu au Fort Lamalgue [à Toulon], pour prétendue émigration. Par son frère B. F. A. Fonvielle, avec des notes de l'auteur. Paris, Desenne, Maret, Brigitte-Mattey, Petit, veuve Gourié et tous les marchands de nouveautés, an V [1796], 71 pp. Rare. Au CCF, exemplaires seulement à la BnF. Pas signalé par Quérard.Ex-libris manuscrit de Jean Guérin. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, P. L'Huillier, 1580 petit in-8, 24 ff., sign. Aa-Bb-C, maroquin cerise, dos à nerfs, armes dorées poussées en écoinçon sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches dorées, large encadrement de pointillé et guirlandes dorés sur les contreplats (Petit, sucr. de Simier).
Unique édition séparée d'un texte qui était paru pour la première fois en annexe de l'édition de 1570 de L'Estat et succez des affaires de France (....), ensemble une sommaire histoire des seigneurs, comtes et ducs d'Anjou. Il occupait les ff. 145-165, avec une page de titre particulière. Cette insertion vaut aussi pour les éditions de 1572 et 1573, mais pas pour celles de 1571, 1580 (malgré sa mention persistante au titre), 1584 et 1595. Bizarrement, on la retrouve dans l'édition de Genève, 1609.Bernard de Girard (1535-1610) était secrétaire des finances de François de Valois, duc d'Anjou (1555-1584), après avoir été le secrétaire de François de Noailles, et ce poste auprès du dernier fils de Henri II et de Catherine de Médicis, héritier du trône entre 1574 et sa mort, explique cette digression angevine de l'historien.Cf. Saffroy I, 10241. Cioranescu, XVI, 8769.Bel exemplaire.Armes de la famille Girard de Charnacé poussées en écoinçon sur les plats : écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois chevrons d'or (Girard) ; aux 2 et 3 d'azur à trois croisettes pattées d'or (Charnacé). Probablement Ernst-Charles-Guy de Girard de Charnacé (1825-1909), agronome, musicologue, écrivain, et surtout gendre de la célèbre Daniel Stern, dont il avait épousé la fille Claire d'Agoult (1830-1912) le 28 mai 1849. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Paris, Éditions du Cerf, 1982 2 vol. in-8 carrés, 428 pp., ; 462 pp., texte sur deux colonnes, avec 444 illustrations dans le texte, toile bleue sous jaquettes illustrées en couleurs (reliure de l'éditeur).
Édition originale. Le chanoine Bernard Violle (1928-2001) fut le fondateur, dans le cadre de l'archidiocèse de Paris, du service "Art, Culture et Foi" destiné à entretenir les contacts et les relations avec tous les milieux artistiques. Ex-libris Yves-Marie Mongrolle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Bordeaux, Levieux, s.d. (1804) in-4, 17 pp., dérelié.
Rare. Bernard Journu-Auber, futur comte de Tustal (1745-1815) fut à la fois armateur, planteur à Saint-Domingue et exploitant agricole dans le département de la Gironde. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Dijon, J. Sirot, s.d. (1736) in-4, 48 pp., 11 pp., en feuilles, cousu.
Ce testament n'a pas seulement valeur privée : ses dispositions renferment les statuts primitifs de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, dont le Président Pouffier (1658-1736) fut le fondateur, ainsi évidemment que des legs particuliers. En 1740, son successeur, le doyen Lantin obtint des lettres patentes royales (enregistrées par le parlement de Dijon le 30 juin), grâce à l'appui des Princes de Condé, gouverneurs de Bourgogne. La nouvelle Académie, composée de 24 membres et disposant de statuts officiels, put proposer un prix dès 1742.Au CCF, exemplaires seulement à la BnF et à Dijon. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Gallimard, 1930 in-12, 248 pp., un f. n. ch., avec un portrait-frontispice, demi-basane cerise, dos à forts nerfs orné de filets dorés et noirs (reliure moderne).
Édition originale, parue un an seulement après la mort de la femme de lettres et journaliste (en 1929). Le journaliste et essayiste socialiste Bernard Lecache (1895-1968) avait épousé en 1923 Denise Montrobert, petite-fille de Séverine par son fils unique, et qui faisait donc partie de sa parentèle par alliance ; cette biographie n'est pas purement académique.Cachet humide de Marcel Guillot. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Paris], Imprimerie de la veuve Delaguette, s.d. (1790) in-8, 20 pp., broché sous couverture moderne de papier bleu imprimé.
Un des projets présentés pour le déroulement de la Fête de la Fédération. Bernard Poyet (1742-1824) avait commencé sa carrière d'architecte sous l'Ancien Régime, mais les bouleversements politiques lui permirent d'avancer plus rapidement : en 1790, la ville de Paris le nomma architecte en charge de l'approvisionnement en eau (et c'est lui qui eut ainsi à réaménager la Fontaine des Innocents de Goujon).Au CCF, exemplaires seulement à la BnF.Cachet humide de Marcel Bekus (1888-1938), ingénieur d'origine polonaise, proche des milieux anarchistes. Il est devenu célèbre de façon posthume lorsque son petit-fils exhuma sa collection d'affiches et de pièces rares sur la Guerre civile espagnole. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Imprimerie royale, 1702 in-4, 11 pp., texte latin et traduction française en regard, en feuilles. Mouillure infra-paginale.
Unique édition de cette pièce de circonstance. Philibert-Bernard Moreau de Mautour (1654-1737), auditeur à la Chambre des comptes de Paris, était devenu élève de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1701, puis associé en 1705, et enfin pensionnaire en 1712. Quant au traducteur, l'abbé François Boutard (1664-1729), poète néo-latin qui se piquait d'imiter Horace en toutes choses, il avait été nommé membre de l'Académie royale des inscriptions et médailles en 1701. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Turin, 27 septembre 1871; in-folio (42 x 35 cm), en feuille. Pliures fragiles.
Formulaire pré-imprimé renseigné manuscritement.Passeport accordé par le Consul de France à Turin, Charles-Bernard de Jussieu de Sénevier (1820-1901) à l'éditeur Jules Gay (1807-1887), retournant en France avec son épouse Jeanne-Désirée Véret (1810-1891), militante socialiste comme lui.Car ce Gay est le même que l'éditeur d'ouvrages "libres" et l'auteur bien connu de la célèbre Bibliographie des principaux ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes et au mariage et des livres facétieux, pantagruéliques, scatologiques, satiriques (1861). Exilé depuis 1864 à Bruxelles, le couple ne devait probablement effectuer qu'un court voyage en France, surtout dans l'atmosphère qui suivit la Commune. Ils se fixèrent définitivement dans la capitale belge en 1876, et c'est là qu'ils terminèrent leur existence. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
ROUCH Jean, André MIGOT, Bertrand FLORNOY, R. P. DUPEYRAT, Frank ELGAR, Philippe TAILLIEZ, Paul-Emile VICTOR, Norbert CASTERET, Haroun TAZIEFF, Gaston REBUFFAT, Bernard PIERRE, Alain BOMBARD, André LIOTARD, Jacques PICCARD et FOUQUET Gaétan et André LEJARD avec le concours de "connaissance du Monde"
Reference : 5441
2 tomes reliés avec jacquette - 22x31 - 398 pp et 398 pp - 1961 - éditions le livre de PARIS, Paris.Nombreuses illustrations dans et hors texte, en couleurs et noir et blanc.Ouvrage conçu et réalisé sous la direction de Gaétan FOUQUET et André LEJARD avec le concours de "Connaissance du Monde".
broché - 14x22,5 - 59 pp - 1967 - Académie des sciences, belles lettres et arts de Besançon. Procès-verbaux et mémoires. Volume 176 bis.
1825 broché - 18x25 - 121pp- imprimerie Comtoise à Gray - illustrations
S.l., s.d. 31 x 45 cm, sous chemise et transparent modernes.
Gravure au trait.Contrefaçon sans les légendes d'une gravure de 1649 attribuée à Samuel Bernard (1615-1687) et représentant de façon allégorique une distribution gratuite de vivres provenant de pillages, effectuée pendant la Fronde devant la Porte Saint-Martin par une grande dame (la duchesse de Longueville, ou la duchesse de Bouillon, ou la duchesse de Montpensier). Par rapport à la gravure originale, les sujets sont inversés, et ne subsistent, comme lettre, que le titre en haut ainsi qu'un texte inscrit sur le drapeau tenu par un des personnages, les couplets explicatifs ayant été omis. Ils permettent de comprendre que les trois personnages du premier rang figurent des populations : la dame qui sort de la Porte Saint-Martin est "Dame Paris" (le destinataire des vivres est le petit peuple de Paris) ; le jeune homme qui se penche vers elle est "Nourricier Gonnesse" et la femme qui conduit un chariot rempli de pains répond au nom de "Dame Aubervilliers" (l'origine des vivres).Cf. l'exemplaire du Musée Carnavalet, G. 41 031. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Imprimerie nationale, s.d. in-8, 39 pp., broché et non coupé.
Député du Gers à la Législative, puis membre de la Convention, Descamps vota pour la mort du roi "et contre le sursis". Il prit parti pour les Girondins et fut décrété d'arrestation. On le retrouve à la Convention après le 9 thermidor.Martin & Walter, II, 10291. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (1800) in-folio, [2] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne et lisible, quelques ajouts et biffures, en feuille.
Cette copie manuscrite est à placer chronologiquement entre la composition de la pièce et sa présentation au comte de Provence pendant son séjour à Vérone (entre 1794 et mai 1796) d'une part, et la parution de la collective de l'auteur intitulée Essais de poésies, qui parut en 1800 à l'adresse de Paris.En effet, une note finale témoigne du dépit que Fonvielle nourrit au refus d'insérer cette poésie dans l'ouvrage : "Mr. de Fonvielle, auteur de l'Essai sur l'état de la France au 1er mai 1796 (...) a osé imprimer son Ode à Louis XVI, dans son recueil de poësies, signé de lui, imprimé en 1800, à Paris, en 2 volumes. Cette Ode ne fut pas insérée, malgré les pressantes sollicitations de l'auteur." Le jeune gouvernement consulaire, avec de surcroît Fouché à la tête de la police générale, ne pouvait effectivement guère tolérer ce qui pouvait raviver le souvenir de l'ancienne famille royale. Mais le sieur Fonvielle n'avait qu'à attendre une quinzaine d'années, et en effet son immortel poème put enfin connaître la gloire de l'impression .. en 1816 chez Dentu.Le Toulousain Bernard-François-Anne Fonvielle (1760-1839) fut, tout au long de sa vie, un personnage extravagant et fantasque, à la fois publiciste, homme d'affaires et fonctionnaire, bien évidemment à convictions et positionnements multiples. Selon un de ses observateurs, "il ne réussit qu'à faire figure d'aventurier dans la politique, les affaires et dans les lettres". Pendant la Révolution, il commença par militer aux côtés des Girondins. Fédéraliste agissant contre la tyrannie jacobine, il prêcha la révolte dans plusieurs départements. Poursuivi, il entreprit un long périple à l'étranger. Et brusquement, il se convertit au royalisme, s'établit à Marseille où il s'enrichit par des spéculations plus ou moins légales et put ainsi fournir un prêt de 142.000 livres à un émissaire du comte de Provence (le futur Louis XVIII), pour soutenir la cause royaliste. Mieux, au cours d'un voyage en Italie, il réussit à se présenter au comte de Provence comme ardent partisan du retour de la royauté. Et c'est à l'occasion de cette visite qu'il dut présenter son Ode.Cf. Quérard III, 158 et 159. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 23 septembre 1832 in-folio, [3] pp. n. ch., couvertes d'une écriture régulière, soignée et très lisible, quelques ratures, en feuille. Manque de papier réparé en bas des deux feuillets, avec perte de quelques lettres.
Directement adressée au Roi, contre tous les usages, cette longue et profuse missive, dont on a ici un brouillon ou une copie, trace le portrait d'un solliciteur insistant et malheureux ("Je ne rappelerai point à Votre Majesté ce que j'ai pris la liberté de lui exposer par diverses suppliques. Le sort qu'elles ont eu dans votre cabinet, où sans doute on ne les a pas jugées dignes de passer sous vos yeux, puisque je n'en ai obtenu aucune réponse, m'avertit que je me suis abusé ...").Bernard-François-Anne Fonvielle, dit le chevalier de Fonvielle (1760-1839), aventurier instable et brouillon né à Toulouse, ancien Jacobin méridional, puis fédéraliste, passa au royalisme après le siège de Toulon, s'était beaucoup agité en tous sens et avait mené une activité de conspirateur sous le Directoire. Depuis la Restauration, il s'épuisait en sollicitations pour recouvrer une créance de 142 000 livres remontant au siège de Toulon, et pour obtenir une pension, alléguant de sa "fidélité" à la cause royaliste ; ce qui ne marcha pas avec la branche aînée, il l'essaya avec la branche cadette après 1830, et notre missive offre un bon exemple de sa manière larmoyante et répétitive, ainsi que de son style insupportable : mettant en avant son dévouement (bien récent) à la cause "gouvernementiste" et les opuscules qu'il avait publiés depuis 1830 en faveur du changement de régime, il revient sur la créance dont il s'estime lésé, et demande la réévaluation de la pension consentie par le ministère Villèle."Je jouissais d'une allocation de 6000 fr. par an sur les fonds du ministère de l'intérieur ; elle était le prix d'une concession par moi faite à Mr. de Corbière, qui me l'avait assurée ma vie durant. Successivement réduite, au mépris d'une convention positive, dont la déclaration des bureaux a vainement établi la réalité, elle n'est plus que de 2400 fr., mon unique moyen de subsistance. J'ai eu beau réclamer contre ce manque de foi ; j'ai eu beau exposer quelles étaient les conséquences d'un tel retranchement pour mon ménage composé de 11 personnes, la Restauration ayant commis le crime de laisser sans travail un homme tel que moi, après que deux pillages, en 1814, et 1815, m'auront chassé de mon domaine aux portes de Paris, et s'étant fait chasser elle-même sans m'avoir payé 142 000 fr. qu'elle me doit depuis 39 ans, et pour lesquels je n'ai rien obtenu depuis 16 ans, j'ai eu beau représenter que la révolution avait empiré mon horrible situation en faisant avorter une banque du bâtiment que j'étais à la veille d'instituer lorsque tonna le canon de juillet, ce qui m'a coûté au-delà de 40 000 fr., j'ai eu beau enfin appeler la justice ou même la pitié du ministère sur un père de famille exposé à périr avec tous les siens, tout est resté sourd à mes cris de détresse".Rétrospectivement, et sans doute cruellement, on voudrait ajouter : "et à raison ..." - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 11 pluviôse an VIII (31 janvier 1800) in-4, écrit au recto du premier feuillet, en feuille.
Lettre de recommandation adressée à son collègue au Sénat conservateur Jean-Frédéric Perregaux (1744-1808) par Bernard de Lacépède (1756-1825), secrétaire de cette assemblée et futur premier grand chancelier de la Légion d'honneur.Elle a été rédigée en faveur de l'ancien secrétaire de Lacépède, Huet, pour lequel est sollicitée une place dans les bureaux de la Banque de France, dont Perregaux allait être nommé un des régents en février suivant. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.