Yverdon, Aux dépens de la Société Typograph., M. DCC. LXIX. (1769).Un volume relié in-12 (9 x 15 cm) de ;286 pp. et un f. Reliure d'époque, plein veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre rouge. Reliure usée, épidermures, coins et coiffes émoussés, mors légèrement fendus en haut et en bas du dos. Intérieur en bon état.Édition en français du célèbre Nakaz dans la traduction de Jean-Rodolphe Frey des Landres (1727-1799), publié peu de temps avant celle traduite par l'Impératrice elle-même, à Saint-Pétersbourg, mais non mise dans le commerce.
Les Instructions adressées par Sa Majesté l'impératrice de toutes les Russies établies pour travailler à l'exécution d'un projet d'un nouveau code de lois, plus connu sous le nom de Nakaz est un traité de philosophie politique écrit par Catherine II de Russie, et édité en 1767. L'impératrice y présente ses théories politiques inspirées de Montesquieu et Beccaria à lintention de la commission des lois de son pays, réunie en 1767 dans le but de remplacer le code des lois moscovite par un texte moderne. Ce texte proclamait l'égalité de tous les hommes devant la loi et désapprouvait la peine de mort et la torture.Écrit par Catherine II en français et traduit en russe par ses soins, le Nakaz sera publié parallèlement en russe et en allemand le 10 août 1767. Il sera également publié en italien. La version russe de ce texte, qui est la seule version officielle, sappuie sur le document signé et scellé par limpératrice, conservé aux Archives dactes anciens à Moscou.Denis Diderot a commenté l'ouvrage dans ses Observations sur le Nakaz (1774), à la suite des nombreux entretiens qu'il a eus avec l'Impératrice. A lune des Instructions de Catherine II qui copie littéralement Montesquieu, il répond : « Tout ce que vous dites-là est fort beau ; pourquoi avez-vous donc fait le contraire ? »
Paris, Centre Pompidou, (2004). Un vol. au format pt in-4 (282 x 223 mm) de 307 pp., broché, sous couverture illustrée par la photographie.
L'ouvrage s'agrémente d'une abondante iconographie. ''Ce catalogue envisage l'ensemble de l'oeuvre et constitue le principal ouvrage de référence sur Giuseppe Penone, un des artistes majeurs de la scène artistique internationale. Associé au mouvement de l'Arte Povera à la fin des années 60, il a développé une oeuvre de sculpteur extrêmement personnelle qui se caractérise à la fois par la vitalité d'une interrogation sur l'homme et la nature, et par la beauté de ses formes et de ses matériaux. Au travers un corpus de près de trois cents images, au fil d'un essai, composé par Catherine Grenier, et d'un long entretien avec l'artiste, ce livre propose un parcours dans l'oeuvre de Giuseppe Penone, depuis les premiers travaux dans la nature, datant de 1968, jusqu'aux sculptures de verre, de marbre, de bronze ou d'épines qu'il réalise aujourd'hui.'' Très belle condition.
Genève, Editions Traces, 2005. 27,5 x 19,3 cm, non paginé. En feuilles, sous couverture de papier calque illustré, sous emboîtage de l'éditeur réalisé par Jacques Ménetrey, relieur à Lausanne. Texte inédit de Salah Stétié illustré de 5 empreintes sur calque et deux dessins par Catherine Bolle. Un petit accroc sur l'emboîtage sinon très bel exemplaire. Tirage à 40 exemplaires, celui-ci un des 28 exemplaires signés par l'auteur et l'artiste.
Paris, Editions Ramsay / Coll. ''Pour mémoire'', (1987). Un fort vol. au format in-8 (247 x 158 mm) de 676 pp., broché.
''De 1913 à sa mort, Catherine Pozzi tint son Journal : une quarantaine de cahiers écrits avec une intransigeance, une intelligence et une difficulté d'être absolues''. Quelques tâches affectant les tranches. Présence de passages surlignés ou annotés à la mine de plomb. Du reste, belle condition.
L. De Zitter, 1996. 26,5 x 20,5 cm, 155 pp., dont 45 reproductions photographiques. Reliure plein cartonnage d'éditeur, dos à nerfs, pièce de titre. Bel exemplaire. Un des 20 ex. num. signés par L. de Zitter et C. Rommelaere.
Brussels, organisers of the exhibition Oriental Fascination, 2008. 29,5 x 24,5 cm, 224 pp. Broché, bel exemplaire abondamment illustré. Texte en français, néerlandais et anglais.
S.l., Gallimard / Coll. ''Art et Artistes'', (2005). Un vol. au format in-8 (222 x 163 mm) de 186 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
Edition originale agrémentée d'une abondante iconographie photographique. «Si la voix et le discours de Salvador Dalí se caractérisent par leur lyrisme, en revanche ses écrits frappent par leur crudité. La description des corps et l'évocation de la sexualité sont confondantes de réalisme et souvent touchantes dans leur simplicité. Je ne pouvais pas ne pas y être sensible et cela m'a fourni le point de départ d'une réflexion qui, notamment, lie l'hyperacuité visuelle à l'onanisme. Ce livre est une étude de critique d'art qui révèle l'écho souterrain rencontré par l'œuvre de Dalí auprès d'artistes contemporains. On verra, à propos des paradoxes du narcissisme, que c'est aussi un petit précis de morale. Mon approche est objective car elle s'appuie scrupuleusement sur les écrits de l'artiste ainsi que sur son œuvre peinte. Mais j'assume sa part subjective, laquelle tient à la capacité qui a été la mienne de me glisser dans le texte dalinien. Si je me suis engagée dans ce travail, c'est que cette œuvre, depuis longtemps, me touche en profondeur. J'ai choisi de ne pas réprimer ni dissimuler cette implication personnelle. N'est-elle pas le moteur même de la compréhension d'une œuvre ?» Très belle condition.
Edité par Daniele Amez, collection Art & ethnologie, Saint-Vit, 1991. 34 x 22 cm, 396 pp. Relié cartonnage d'éditeur, sous jaquette illustrée, belle iconographie en couleurs. Bel exemplaire. Édition originale de cette étude sur les masques Eskimo d'Alaska. Au sommaire : Les Eskimo d'Alaska - Masques Yup'ik - L'Art des Eskimo au regard des surréalistes - Masques Inupiaq - Masques Aléoutes - Masques Koniag et Chugach - Matériaux et colorants - La Collection Alphonse Pinart - Eskimaux et Koloches.
S.l., Hatier, (1988). Un vol. au format in-8 (248 x 178 mm) de 215 pp., broché.
L'ouvrage s'agrémente d'une abondante iconographie. ''Les mains parlent. Que ce soit à travers leurs formes, leurs lignes ou leurs traits physiques, les relations privilégiées qu'elles entretiennent avec le cerveau en font de véritables images mentales.'' Belle condition.
Bruxelles, Fonds Mercator, 2010. 30,5 x 26 cm, 255 pp. Relié cartonnage d'éditeur sous jaquette illustrée. bel exemplaire.
Musée Royal de Mariemont, 1996. 27,5 x 22,5 cm, 108 pp. Broché en bon état. Nombreuses illustrations.
Paris, Imprimerie Nationale, 1984. 30,5 x 22 cm, xxii-632 pp. Relié cartonnage d'éditeur sous jaquette illustrée, sous étui. Bel exemplaire. Riche iconographie en noir et blanc et en couleurs.
(Périgueux), La Lauze, (2002). Un vol. au format pt in-8 (213 x 138 mm) de 261 pp., broché.
Exemplaire revêtu au faux-titre d'un envoi autographe signé de l'auteur. ''Au-delà de l'aspect biographique de cet ouvrage, l'auteur a choisi de faire un portrait sensible de cette ''Passionaria'' française qui se plaisait à répéter que ''Nul ne serait un monstre ou une victime, sans les pouvoirs que les uns donnent aux autres pour la perte de tous''. Très belle condition.
(Paris), Centre Pompidou, (2015). Un vol. au format pt in-4 (280 x 237 mm) de 239 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
L'ouvrage s'agrémente d'une abondante iconographie en couleurs. ''Des premiers travaux de jeunesse jusqu'aux ultimes dessins des années 1980, ce sont quelques soixante années de la vie et de la production de Wilfredo Lam que cette publication explore en reproduisant plus de 200 oeuvres. Des essais de spécialistes, une anthologie de textes de référence, ainsi qu'une chronologie richement illustrée de documents inédits, viennent donner un nouvel éclairage sur une oeuvre d'une étonnante actualité''. Excellente condition. Peu courant.
Paris, Vernarel et Tenon, 1824. Un vol. au format in-12 (173 x 108 mm) de 2 ff. bl., 1 frontispice gravé n.fol., xii - 366 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de pleine basane flammée olive, filet et dentelle d'encadrement dorés portés sur les plats, le premier s'orne en son centre de larges armes institutionnelles dorées, dos lisse orné de filets gras et maigres dorés, jeux de petits filets verticaux dorés, larges fleurons romantiques dorés, pièce de titre de maroquin cerise, titre doré, palette dorée en queue, filet doré sur les coupes, tranches jaspées.
Edition originale. L'ouvrage s'agrémente de 4 (sur 4) jolies planches gravées ; il se propose d'embrasser l'ensemble de l'histoire et des usages du Pérou. Quérard III, La France littéraire, p. 366. Angles et coupes élimés. Quelques frottements épars affectant la reliure. Ors du dos oxydés. Papier légèrement bruni présentant en outre quelques rousseurs. Du reste, bonne condition.
Gourcuff Gradenigo, Montreuil, 2006.Un volume broché (23,5 x 22 cm) de 274 pages. Exemplaire en très bon état. Très nombreuses illustrations.
Paris, Editions du Tertre, (1956). Un vol. au format in-4 (288 x 233 mm) de 90 pp., en feuilles, sous couverture imprimée à rabats rempliés.
Tirage unique à 300 exemplaires seulement. Celui-ci comptant parmi les 270 numérotés du tirage sur papier de Lana. Il s'agrémente - ici en premier tirage - de 15 compositions hors-texte en noir et couleurs par Paul Colin. ''Natif de Lunéville, il fut sociétaire de la Société nationale des Beaux-Arts et du Salon d'Automne, il a illustré de nombreuses oeuvres littéraire''. (in Bénézit). ''L'oeuvre de Paul-Emile Colin ne plaide que pour la lumière et la pénombre, mais avec des éclats ou des enveloppements si francs et si directs, si larges, si profonds qu'il faut la définir par son lyrisme''. (in Osterwalder). Bénézit III, Dictionnaire des peintres, p. 107 - Osterwalder I, Dictionnaire des illustrateurs, p. 253. Petite déchirure en tête du dos. Rousseurs sur les plats. Piqûres principalement marginales dans le texte (davantage marquées aux premiers feuillets). Du reste, bonne condition.
Paris, F. Buisson, an 7 (1799). 2 vol. in-8°, demi-basane, dos lisses ornés de filets gras dorés, pièces de titre en basane verte, tranches jaspées de brun. Reliure légèrement postérieure. Bon exemplaire. Portrait hors-texte par Meys gravé en taille-douce par Tardieu, (2) ff., 438 pp.; (2) ff., 432 pp.
Première édition française de ce recueil établi par Castéra. L'édition originale, rarissime, avait été imprimée à Saint-Pétersbourg en 1789. Cette édition regroupe 19 pièces de théâtre composées en français et représentées par des acteurs français sur le théâtre particulier de l'impératrice en 1787 et 1788. On y trouve : Le Tracasseur, proverbe (par Catherine II) - Crispin duègne, comédie (par L.P. Ségur) - La rage aux Proverbes (Catherine II) - Le Jaloux de Valence (d'Estat) - Le Flatteur et les Flattés (Catherine II) - Gros-Jean ou la Régimanie (par le comte de Cobentzel) - Caius-Marcus Coriolan, tragédie (Ségur) - L'Insouciant, comédie (par Alexandre Momonof) - L'Amant ridicule (par le prince de Ligne) - Le Quiproquo (d'Estat) - Le Sourd et le Bègue (Ségur) - Les Voyages de M. Bontemps (Catherine II) - Insipidus (M. de Schwalof) - Il n'y a point de mal sans bien (Catherine II) - L'Enlèvement (Ségur) - La Matinée de l'Amateur (comte Strogonof) - l'Officier suffisant, ou le fat puni (Mlle Aufrère) - L'Homme inconsidéré (Ségur) - Imitation de Shakespear, scène historique (Catherine II). Quérard doute très sérieusement de l'authenticité de la rédaction d'une partie de ces pièces par l'impératrice. D'après lui, la plupart avaient d'abord été écrites en allemand ou en russe avant d'être traduites en français. Quérard soupçonne l'ambassadeur de France Ségur ou quelqu'autre courtisan d'avoir prêté sa plume et d'avoir attribué ces petites pièces à Catherine par simple flagornerie. Supercheries I, 659; Brunet V, 771; Dinaux I, 292-293.
Lausanne, François Grasset & comp., 1769. In-8 de (2)-XIV pp. 1 f.bl. 204 pp. (mal chiffré 160), 2 feuillets manuscrits reliés respectivement entres les pages 44-45 et 48-49, maroquin citron, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin noir, filet et frise dorés d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de la fin du XVIIIe siècle).
Précieux exemplaire annoté de l'Instruction de Catherine II. Faux-titre en latin ; buste légendé de Catherine II en frontispice gravé par Boily. Examen critique d'une main anonyme des deux premières questions du Nakaz jusqu'à l'article 172 : le scripteur traque les emprunts à l'Esprit des Lois de Montesquieu et au Traité des délits et des peines de Beccaria. De nombreux articles sont soulignés et commentés en regard : dès l'article 21, il reconnaît l'apparat critique de l'édition de l'Esprit « Amsterdam 1764 » (ces notes d'un anonyme seront plus tard attribuées à Luzac), un peu plus loin, l'édition 1766 du Traité de Beccaria traduit par Morellet : Nous allons quitter Montesquieu pour quelques instants et passer au traité des délits et des peines du marquis Beccaria. S.M.I. a daigné s'approprier aussi les idées de cet auteur et pour s'épargner aussi l'ennui de traduire elle a daigné s'approprier aussi la traduction de l'abbé Morellet imprimée à Lausanne en 1766. c'est avec ce petit secours qu'elle a créé sa théorie de jurisprudence criminelle comme il s'ensuit. Ses considérations sont aussi formelles : c'est une hardiesse heureuse du génie impérial qui crée la présente instruction et qui veut bien enrichir notre langue de tours ingénieux et nouveaux dont sans doute nous nous empresserons de profiter.Le Nakaz de Catherine II fut dès sa publication commenté par ses illustres contemporains comme le physiocrate Le Trosne et surtout Diderot. Mais Quérard rendit dans ses Supercheries le mérite à Beuchot d'avoir identifié le premier les emprunts de Catherine II à Montesquieu et Beccaria pour la rédaction de son code ; curieusement, aucun exemplaire de l'Instruction apparait dans le catalogue de sa bibliothèque (Bibliothèque de Beuchot. Paris, 1851).« Catherine écrivit son Instruction en français; elle en a tiré une grande partie de l'Esprit des lois de Montesquieu et du Traité des Délits et des Peines, de Beccaria, quoiqu'elle n'ait fait aucune mention des sources où elle l'a puisée. C'est à M. Beuchot, qui le premier a fait cette remarque, que nous sommes redevable de la connaissance de ce fait. Ce qu'il y a de singulier, c'est que cette instruction, écrite d'abord en français traduite en russe et en allemand, et de cette dernière langue en français, puisse représenter dans la version donnée ( par Balthazard ) à Lausanne en 1769, de fréquents passages absolument conformes à la première édition de la traduction du Traité des Délits et des Peines, de Beccaria, par L'abbé Morellet (1766, in-8). Balthazard ayant reconnu les fragments empruntés par Catherine, trouva plus naturel de les copier fidèlement de Montesquieu et de l'ouvrage de Beccaria , traduit par Morellet, que de les traduire. En rédigeant le Nakaz, l'impératrice utilise une édition de L’Esprit des lois accompagnée de « remarques philosophiques et politiques d’un anonyme » (nombreuses réimpressions hollandaises en 1761-1764). Le nom de cet anonyme, Elie Luzac, reste inconnu à Catherine II - elle soupçonnait probablement D’Alembert - mais 21 articles du Nakaz sont largement inspirés des commentaires de Luzac, et trois autres témoignent de son influence ».Très bel exemplaire à grandes marges dans une reliure attribuable à Jean-Claude Bozerian d'après la roulette des plats.Barbier, II, 8695 ; Quérard, Supercheries dévoilées (I, p. 208 sqq. notes en bas de page, édition 1847) ; Paul Culot, Relieurs et reliures décorées en France aux époques Directoire et Empire, 81.
Pozzi Catherine, Tappy José-Flore (avant-propos), Bolle Catherine (ill.):
Reference : 13152
(2005)
Lausanne, La Délie (Bibliothèque cantonale et universitaire), 2005. Grand in-4 en feuilles, couverture à grand rabats, titre à froid au dos, étui. Légère trace de pli au dos, pour le reste en parfaite condition. Bien complet des 6 dessins sur papier calque de Catherine Bolle.
"Livre de bibliophilie publié à l’initiative de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne dans le cadre de la mise en valeur de la correspondance échangée par Annemarie Schwarzenbach et Claude Bourdet, dans laquelle la poétesse, mère de ce dernier, est très présente. Les dessins de Catherine Bolle sont inspirés des six poèmes qui constituent l’essentiel de l’oeuvre conservée de Catherine Pozzi. Cette dernière entretint avec Paul Valéry une relation tumultueuse durant plus de huit ans et fut l’amie de nombreuses figures littéraires de l’entre-deux-guerres, comme Jean Paulhan, Rainer Maria Rilke, Anna de Noailles, Colette, Henri de Régnier ou encore Pierre Jean Jouve. Cette édition reprend le texte paru dans la collection Métamorphoses chez Gallimard en 1959, établie d’après l’originale de 1935 publiée par Jean Paulhan aux éditions de la revue Mesures." [BCU Lausanne]. Tirage limité à 99 exemplaires, le nôtre un des 80 numérotés en arabe (26).
1731 Aix : impr. de D. David, 1731; etc- 1 fort vol. in-folio, précédées d'un feuillet de titre général et d'un feuillet de table, veau brun trés abimé, dos orné à nerfs en partie manquant,plats trés usés ; tranches rouges (reliure de l'époque). contenant 28 des pièces en premier tirage (liste sur demande). total = 881 pp.,paginations separées - titre identique à l'exemplaire de la BNF du premier factum seul (58p.).- + copie manuscrite époque in fine: les lettres au Chancelier: magistrat à M. le président de Maliverny, la réponse de ce juge, et celles des autres messieurs qui ont été de son opinion (11 octobre-23 novembre 1732). 22 pp.; bon état,reglé - Sorcellerie et possession à Aix en Provence; Ollioules ; la Cadière.- Trés rare, rèstaurable.-
Recueil de pièces en originale ; du procès en sorcellerie du père Girard accusé d'avoir ensorcelé, violé et fait avorter une jeune fille de Toulon, Catherine Cadière. Sur les instances des frères de Catherine Cadière, il fut accusé de séduction et de magie lors d'un long procès à Aix qui passionna les foules. Mais, soutenu par les Jésuites, d'accusé il devint accusateur et le parlement d'Aix qui voulait sa mort le renvoya aux juges ecclésiastiques, qui se hatèrent de l'absoudre.Celebre affaire qui a suscite la curiosite de nombreux ecrivains, historiens, romanciers de 1731 jusqu’a nos jours. Catherine Cadiere, alors agee de 19 ans a ete seduite par le jesuite Girard, age de 48 ans. Manipulee par ses freres, folle et hysterique, elle fut accusee de sorcellerie en 1731. Ses convulsions en partie mises en scene ont attire l’attention de la justice. Un premier jugement la condamne a la potence. Elle est innocentee par un deuxieme jugement.« Ce procès qui retint l'attention de toute l'Europe scandalisée, se termina par l'acquittement de Girard, accusé "d'enchantement, rapt, inceste spirituel, avortement et subornation de témoins". Voici ce que semblent avoir été les faits, ce qu'attestèrent de nombreux témoins, dans un procès fort confus et que le père compliqua à souhait, dans une défense toute jésuitique. A dix-huit ans, Catherine Cadière prend comme directeur de conscience le père Girard, qui un jour, se penche sur sa bouche et lui jette un souffle. Dès lors, elle se sent transportée d'amour pour lui, elle est possédée. Elle a des extases, des visions, des crises convulsives où elle crie et blasphème. Certaines sont si violentes qu'elle doit garder le lit, ce qui permet au père de s'enfermer avec sa pénitente dans sa chambre. il profite de la violence d'un "accident d'obsession" qui la met hors de l'usage de ses sens pour se livrer à tous les attraits de la volupté et pour commettre les "crimes les plus infâmes". Elle fut enceinte, il la fit avorter. Il la fit enfin enfermer dans un couvent où il continua de la rencontrer jusqu'au jour où elle raconta tout à un autre confesseur » (Dictionnaire des oeuvres érotiques, 418). - Caillet n°1887 - Yves-Plessis sorcellerie n°1408 à 1454. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Lausanne, François Grasset & comp., 1769. In-8 de (2)-XIV pp. 1 f.bl. 204 pp. (mal chiffré 160), cartonnage d'attente.
Faux-titre en latin ; buste légendé de Catherine II en frontispice gravé par Boily.« Catherine écrivit son Instruction en français; elle en a tiré une grande partie de l'Esprit des lois de Montesquieu et du Traité des Délits et des Peines, de Beccaria, quoiqu'elle n'ait fait aucune mention des sources où elle l'a puisée. C'est à M. Beuchot, qui le premier a fait cette remarque, que nous sommes redevable de la connaissance de ce fait. Ce qu'il y a de singulier, c'est que cette instruction, écrite d'abord en français traduite en russe et en allemand, et de cette dernière langue en français, puisse représenter dans la version donnée ( par Balthazard ) à Lausanne en 1769, de fréquents passages absolument conformes à la première édition de la traduction du Traité des Délits et des Peines, de Beccaria, par L'abbé Morellet (1766, in-8). Balthazard ayant reconnu les fragments empruntés par Catherine, trouva plus naturel de les copier fidèlement de Montesquieu et de l'ouvrage de Beccaria , traduit par Morellet, que de les traduire. En rédigeant le Nakaz, l'impératrice utilise une édition de L’Esprit des lois accompagnée de « remarques philosophiques et politiques d’un anonyme » (nombreuses réimpressions hollandaises en 1761-1764). Le nom de cet anonyme, Elie Luzac, reste inconnu à Catherine II — elle soupçonnait probablement d’Alembert — mais 21 articles du Nakaz sont largement inspirés des commentaires de Luzac, et trois autres témoignent de son influence ».Bel exemplaire à toutes marges. Cachet de la Bibliothèque Camadolese.Barbier, II, 8695 ; Quérard, Supercheries dévoilées (I, p. 208 sqq. notes en bas de page, édition 1847).
Lausanne, François Grasset & comp., 1769. In-8 de (2)-XIV pp. 1 f.bl. 204 pp. (mal chiffré 160), veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Faux-titre en latin ; buste légendé de Catherine II en frontispice gravé par Boily.« Catherine écrivit son Instruction en français; elle en a tiré une grande partie de l'Esprit des lois de Montesquieu et du Traité des Délits et des Peines, de Beccaria, quoiqu'elle n'ait fait aucune mention des sources où elle l'a puisée. C'est à M. Beuchot, qui le premier a fait cette remarque, que nous sommes redevable de la connaissance de ce fait. Ce qu'il y a de singulier, c'est que cette instruction, écrite d'abord en français traduite en russe et en allemand, et de cette dernière langue en français, puisse représenter dans la version donnée ( par Balthazard ) à Lausanne en 1769, de fréquents passages absolument conformes à la première édition de la traduction du Traité des Délits et des Peines, de Beccaria, par L'abbé Morellet (1766, in-8). Balthazard ayant reconnu les fragments empruntés par Catherine, trouva plus naturel de les copier fidèlement de Montesquieu et de l'ouvrage de Beccaria , traduit par Morellet, que de les traduire. En rédigeant le Nakaz, l'impératrice utilise une édition de L’Esprit des lois accompagnée de « remarques philosophiques et politiques d’un anonyme » (nombreuses réimpressions hollandaises en 1761-1764). Le nom de cet anonyme, Elie Luzac, reste inconnu à Catherine II — elle soupçonnait probablement D’Alembert — mais 21 articles du Nakaz sont largement inspirés des commentaires de Luzac, et trois autres témoignent de son influence ».Bel exemplaire.Barbier, II, 8695 ; Quérard, Supercheries dévoilées (I, p. 208 sqq. notes en bas de page, édition 1847).
27/06/1974 Robert Kanters, directeur littraire des ditions Denol, a suggr Catherine Paysan d'adresser Reybaz la pice, "Attila Doona" qu'elle a crite. Des gens du mtier l'ont trouve intressante mais le rle masculin fait hsiter les comdiens.Lucide quant aux difficults ...de soulever les montagnes du thtre.., modeste mais cependant pleine d'espoir, Catherine Paysan s'adresse donc lui. ...Je serais heureuse que vous la lisiez la clart de votre exprience de thtre, de dcouvreur d'auteurs, de comdien...Il semble que la pice de Catherine Paysan, "Attila Doona", qu'elle a confie en lecture Andr Reybaz, a paru ce dernier ...digne de quelque estime... Sans soute, lui a-t-il suggr d'essayer la tlvision mais ...qu'en sera-t-il en septembre de ses mystres et de ses caprices... ? A tort ou a raison elle rve plutt du thtre : ...il me souvient que Daniel Yvernel qui a beaucoup hsit voil un an, avant de refuser le rle, avait rv de vous pour la mise en scne. Alors comment faire ? J'ai envie de m'entter encore un peu...Aprs avoir enseign en Allemangne de 1946 1948, Catherine Paysan revient en France et enseigne La Courneuve. Cette exprience sert d'argument sa pice Attila Douna (1983), inspire par les jalousies et les mdisances rencontres dans son univers professionnel. L'ensemble de son oeuvre sera distingu par plusieurs prix.
France-Empire, 1968, pt in-8°, 254 pp, avant-propos de Geneviève Anthonioz de Gaulle, 32 pl. hors texte de dessins originaux de Jeannette L'Herminier, broché, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s. de Catherine Roux « À notre chère sœur de captivité ... qui a connu le pire de notre épreuve à Ravensbruck... » et dédicace a.s. de Jeannette L'Herminier (Prix littéraire de la Résistance 1968)
Souvenirs de déportation à Ravensbrück et à Holleischen. Agée de 24 ans lors de son arrestation, Catherine Roux –matricule 35 282 – fut marquée du "triangle rouge" de ceux qui faisaient de la résistance... — "Voici le livre du courage. Pas de la peur, et Dieu sait pourtant qu'elles lui étaient promises ces femmes traquées, arrêtées, torturées, jetées dans les prisons, puis franchissant le seuil de l'univers concentrationnaire parmi les coups, les cris, les aboiements des chiens... Certaines d'entre elles ont rejeté la peur, ne lui ont même pas livré leurs songes. « Dévêtue, battue, piétinée, cravachée, échevelée... », Catherine Roux entend les agents de la Gestapo lui assurer « qu'elle est juive, qu'ils le prouveront scientifiquement », et de s'armer d'un mètre-ruban de couturière pour mesurer l'écart entre ses deux yeux. Innocente et douce, elle interroge: « Il paraît que les Juifs ont des écailles sur le ventre, en plus ? » Catherine sourit après avoir manqué son suicide avec une « épingle anglaise, arme dérisoire ». « C'est dit je ne mourrai pas cette nuit. » C'est qu'elle est un « vrai petit coffre-fort bourré de secrets »... Ne portait-elle pas sur elle, au moment de son arrestation, le Plan d'insurrection pour le jour du débarquement ? (...) A Ravensbrück, Catherine découvrira le pire : la férocité dans le cœur de certains hommes et elle rencontrera avec épouvante ses sœurs dans l'univers concentrationnaire : leurs yeux sans regard, leurs lèvres sans sourires, leurs visages devenus inhumains. C'est l'heure de vérité où le courage n'affronte plus seulement la peur, mais le désespoir. Il n'est pas une d'entre nous qui, ayant dû traverser ce feu, n'en ait pas gardé l'âme brûlée. (...) De la tendresse, il y en a beaucoup aussi dans les dessins de Jeannette l'Herminier qui illustrent « Triangle Rouge ». Dans notre Block de quarantaine – nous avons fait partie du même convoi des 27.000 – elle croquait nos silhouettes avec un méchant crayon et quelques fragments de papier ou de carton « récupérés »..." (Geneviève Anthonioz de Gaulle, avant-propos) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.