1888 Paris,Nouvelle Revue,1888; grand in-8°, demi-basane bleue de l'époque, dos lisse orné de filets à froid, titre doré; (vi),vi, 441, (2)pp.
Très rares rousseurs, petit frottement au mors du 1er plat en tête. Bel exemplaire. (GrDD2)
In-8, demi-maroquin rouge cerise, dos janséniste à 5 nerfs, titre doré, tranches jaspées, (4), viii, 358 p., rousseurs. Paris, E. Lachaud, 1872.
Edition originale. Contient en appendice les projets de loi électorale (chambre de députés et des départements) ainsi qu'un 'Tableau fixant les circonscriptions'. L'auteur était membre de l'Assemblée nationale sur les bancs de la droite monarchiste. Il défend le suffrage universelle, en spéculant sur le conservatisme de la France profonde au lendemain de la guerre de la 1870 et de la Commune, et propose des moyens de "réduire les excès" de ce mode de scrutin.Très belle reliure.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
Paris, Nouvelle revue, 1888 in-8, [2] ff. n. ch., VI pp., 441 pp., un f. n. ch. de table, demi-chagrin brun, dos à nerfs, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Dos légèrement insolé, feuillet de titre détaché, rousseurs.
Unique édition. Arrière-neveu de Talleyrand par sa mère Pauline (1820-1890), Boniface-Antoine de Castellane (1844-1917) fut aussi le père du très célèbre Boni. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, E. Plon, Nourrit, 1889 in-8, [4]-IV-307 pp., demi-chagrin brun, dos à nerfs ornés de filets dorés, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Rouseurs, mais bon exemplaire.
Unique édition de ce qui s'apparente plus à un manifeste électoraliste ponctuel qu'à une vraie exposition de principes. Pourtant, Antoine de Castellane (1844-1917), qui appartenait à cette frange infime et toujours mal à l'aise des monarchistes libéraux, aurait pu essayer d'élaborer une synthèse politique intéressante. Il avait été brièvement député du Cantal à l'Assemblée Nationale de 1871. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
P., E. Dentu, 1879, in-8°, iv-532 pp, reliure demi-veau glacé fauve, dos lisses, filet à 5 nerfs filetés soulignés de doubles filets dorés, pièce de titre basane aubergine, filets à froid sur les plats (rel. de l'époque), pt accroc au 1er plat, bon état
"« Où est l’Ennemi? » Sous ce titre piquant a paru ces jours derniers une étude politique et religieuse du plus vif intérêt. L’auteur n’a pas livré son nom à la publicité. Aussi bien, était-ce inutile, car il n’est personne ayant suivi les brillantes discussions de l’Assemblée nationale qui ne retrouve dans ces pages émues, pleines de verve et d’originalité, la méthode et l’allure de l’un des plus jeunes membres de cette assemblée, qui fut un instant l’enfant gâté du parti conservateur. Après avoir lu ce livre, on éprouve un sentiment étrange. – On voudrait partir en guerre ; on se sent prêt au combat. L’ennemi est si clairement démasqué, ses procédés malhonnêtes apparaissent avec tant de clarté que l’on a envie de lui courir sus. Inutile d’ajouter que l’ennemi, c’est le radicalisme. « J’ai cherché, dit l’auteur, qui avait tort, des catholiques accusés de trahir la France et de violer ses lois, ou de ceux qui profèrent ces accusations. » Dans cet examen très approfondi, très détaillé, aucune trace de passion religieuse. C’est avant tout au point de vue politique que s'est placé l’écrivain, et c’est en politique qu’il traite les questions délicates et scabreuses de son livre. (...) Où notre approbation est entière, c’est lorsque l’auteur examine et critique les moyens à l’aide desquels le radicalisme moderne entend déraciner l’idée chrétienne en France. La philosophie de ce parti, sa doctrine politique et sociale qu’il appelle « la doctrine du Dieu-État, » y sont fustigées de main de maître, avec une vigueur à laquelle, hélas ! les conservateurs sont trop rarement habitués. Mais c’est surtout quand il entre dans les détails, lorsqu’il nous révèle les prétentions du parti en ce qui concerne la suppression du budget des cultes, des ordres religieux, de la liberté religieuse du citoyen et de la liberté d’enseignement, que la lecture de ce livre devient d’un haut intérêt. L’ennemi apparaît avec toutes ses ruses, avec sa mauvaise foi, et par-dessus tout avec l’horreur de cette liberté dont il a cependant toujours le mot sur les lèvres. Il y a profit à la lecture de ces pages. Les amis de l’Église, au milieu de critiques sévères et parfois injustes, pourront y puiser de solides arguments à opposer à leurs adversaires Les ennemis du radicalisme y verront ce parti traité comme il le mérite. Tout le monde y goûtera l’esprit et le talent." (Le Correspondant, 1879)