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‎GRENTE S. Em. Le Cardinal‎

Reference : 20846

‎Les pensées de Joubert‎

‎Bonne Presse 231 pages in-12. Sans date. broché. 231 pages. 3ème édition‎


‎Etat correct. Dos de la couverture bruni sinon bon état‎

Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR13.00 (€13.00 )

‎WISEMAN (Cardinal)‎

Reference : 512

(1884)

‎Fabiola ou l'Eglise des catacombes - Traduit de l'anglais par M. Richard Viot - Cartonnage polychrome décoré‎

‎Paris Editeurs Alfred Mame et Fils 1884 408 pages in-8. 1884. relié. 408 pages. Grand in-8 (299x216 mm) 408 pages (avec Tables des matières et des gravures). Livre relié Percaline décorée au 1er plat et au dos toutes tranches dorées. Nouvelle édition ornée de 10 grandes compositions de Joseph Blanc gravées par Méaulle et de nombreuses gravures d'après les monuments antiques. Percaline en bon état d'usage : frottements en tête et queue de dos coins émoussés quelques traces et salissures aux plats (notamment au plat arrière). Les coutures liant les cahiers se détendent (sans défoliation). Intérieur présentant de fines rousseurs éparses pages de garde dessinées au crayon gris quelques annotations en marge de certaines compositions (au crayon gris facilement gommable). Poids : 1850 gr‎


Bouquiniste - Crevoux

Phone number : 04 92 46 94 05

EUR24.00 (€24.00 )

‎COLLECTIF. [CARDINAL DE ROHAN, COMTESSE DE LA MOTTE-VALOIS, COMTE DE CAGLIOSTRO, RETAUT DE VILLETTE, FAGES, LE GUAY D'OLIVA, VAUCHER, LOQUE, BETTE D'ETIENVILLE, ETC.]‎

Reference : AMO-3060

(1786)

‎AFFAIRE DU COLLIER DE LA REINE MARIE-ANTOINETTE. RECUEIL DE PIÈCES Cagliostro La Motte Valois‎

‎1. Mémoire pour Dame Jeanne de Saint-Remy de Valois épouse du Comte de La Motte. De l'imprimerie de Cellot, 1786 (1)-46 pages. 2. Mémoire pour le Comte de Cagliostro, accusé ; contre M. le Procureur Général, accusateur ; en présence de M. le Cardinal de Rohan, de la Comtesse de La Motte, et autres Co-assusés. De l'imprimerie de Lottin l’aîné, 1786 (février 1786). (3)-51 pages. 3. Requête au Parlement, [...], par le Comte de Cagliostro, [...] le 24 février 1786. De l'imprimerie de Lottin, Février 1786 7 pages. 4. Recueil de pièces authentiques, secrètes et intéressantes, pour servir d'éclaircissement à l'affaire concernant le Cardinal Prince de Rohan. s.l.n.d. (1786) 32 pages. 5. Mémoire pour la demoiselle Le Guay d'Oliva, fille mineure, émancipée d'âge, accusée, contre le Procureur Général, en présence de M. le Cardinal-Prince de Rohan, de la Dame de La Motte-Valois, du sieur de Cagliostro, et autres tous co-accusés. A Paris, chez P. G. Simon et Nyon, 1786 (1)-46 pages. 6. Défense à une accusation d'escroquerie. Mémoire à consulter et consultation. De l'imprimerie de L. Cellot, s.d. (1786) 30 pages. 7. Second Mémoire à consulter et Consultation pour Jean-Charles de Bette d'Etienville, bourgeois de Saint-Omer, en Artois ; détenu ès prisons du Châtelet, de Paris, accusé. De l'imprimerie de Cailleau, (Paris, 1786) (1)-29 pages. 8. Mémoire pour le sieur de Bette d'Etienville servant de réponse à celui de M. de Fages. A Paris, de l'imprimerie de Cailleau, 1786 (1)-30 pages. 9. Mémoire pour M. le Baron de Fages-Chaulnes, garde du corps de Monsieur, Frère du Roi, accusé, contre les sieurs Vaucher et Loque, marchands bijoutiers, accusateurs, et encore contre Monsieur le Procureur-Général. A Paris, de l'imprimerie de Prault, s.d. (1786) (1)-30 pages. 10. Réponse pour la Comtesse de Valois-La Motte, au mémoire du Comte de Cagliostro. A Paris, de l'imprimerie de Cellot, 1786 48 pages. 11. Second mémoire pour la Demoiselle Le Guay d'Oliva. Analyse et résultat des récolements et confrontations. A Paris, chez P. G. Simon et Nyon, s.d. (1786) 35 pages. 12. Requête au Parlement, par M. le Cardinal de Rohan. S.l.n.d. (1786) 35 pages 13. Mémoire pour les sieurs Vaucher, horloger, et Loque, bijoutier, accusateurs. Contre le sieur Bette-d'Etienville, le Baron de Fages-Chaulnes, et autres accusés. En présence de M. le Procureur Général. A Paris, de l'imprimerie de Prault, 1786 80 pages. 14. Mémoire pour Louis-René-Edouard de Rohan, Cardinal de la Sainte Eglise Romaine, évêque et prince de Strasbourg, landgrave d'Alsace, prince-état d'Empire, grand aumonier de France, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, Proviseur de Sorbonne, etc., accusé, contre M. le Procureur Général, en présence de la Dame de La Motte, du sieur de Villette, de la Demoiselle D'Oliva, et du Comte de Cagliostro, co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de Lottin, 1786 112 pages. 15. Sommaire pour la Comtesse de Valois-La Motte, accusée, contre M. le Procureur Général, accusateur, en présence de M. le Cardinal de Rohan, et autres co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de L. Cellot, 1786 49 pages 16. Réflexions rapides pour M. le Cardinal de Rohan, sur le Sommaire de la Dame de La Motte. De l'imprimerie de Cl. Simon, s.d. (1786) 24 pages. 17. Requête pour le sieur Marc-Antoine Rétaux de Villette, ancien gendarme, accusé, contre M. le Procureur Général, accusateur, en présence de M. le Cardinal Prince de Rohan, de la Dame de La Motte-Valois, du sieur Cagliostro, de la Demoiselle d'Oliva et autres co-accusés. A Paris, de l'imprimerie de Simon & Nyon, 1786 14 pages. 18. Requête à joindre au Mémoire du Comte de Cagliostro. De l'imprimerie de Lottin, Mai 1786 8 pages. 19. Arrêt du Parlement du 31 mai 1786. A Paris, de l'imprimerie de Caude Simon, 1786 20 pages. Soit un ensemble de 19 pièces imprimées au format in-4. 2 volumes in-4 (24,5 x 18,5 cm), reliures pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs, pièces de titre et tomaison de maroquin vert. Reliure solides avec quelques petits défauts d'usage (coiffes, coins, épidermures sur les plats, petites galeries de vers). Intérieur du premier volume très frais. Le deuxième volume présente des mouillures marginales claires sans gravité (l'intégrité du papier n'est pas touchée). Collationné complet des pièces énumérées. Les pièces imprimées qui ne comportent pas de page de titre ne doivent pas en avoir.‎


‎Résumé de l'affaire : L'enfance de la comtesse de La Motte avait été des plus misérables. Depuis Henri II, la lignée était descendue au plus bas. Son père avait épousé une paysanne, qu’il laissa bientôt veuve. Jeanne était envoyée mendier sur les chemins par sa mère, en demandant « la charité pour une pauvre orpheline du sang des Valois ». Une dame charitable, la bonne marquise de Boulainvilliers, étonnée par cette histoire, prit des renseignements, et vérifications faites, entreprit les démarches pour lui obtenir une pension du roi, et lui fera donner une bonne éducation dans un couvent situé près de Montgeron. En 1780, Jeanne épouse à Bar-sur-Aube, un jeune officier d’apparence fort recommandable, Nicolas de La Motte, qui sert dans les gardes du corps du comte d’Artois, second frère du roi. Le ménage, peu après, se délivre de sa propre autorité le titre de comte et comtesse de La Motte. Jeanne ne se fait plus désormais appeler que comtesse de La Motte-Valois. À cette date, elle fait un voyage à Saverne, rejoindre Mme de Boulainvilliers qui lui présente son ami le cardinal Louis de Rohan-Guéménée, auquel elle fait appel financièrement pour sortir de la misère avec laquelle elle continue de se débattre plus ou moins. C’est là aussi qu’elle rencontre le mage Giuseppe Balsamo, qui se fait appeler comte de Cagliostro. Celui-ci gravite aussi autour du cardinal de Rohan, en lui soutirant de l’argent en échange de prétendus miracles. Il changerait, entre autres, le plomb en or et la silice en diamant ! Profitant de ce que Versailles est largement accessible au public, Mme de La Motte tente de se mêler à la Cour. Elle parvient à convaincre le cardinal qu’elle a rencontré la reine Marie-Antoinette et qu’elle en est même devenue l’amie intime. Et l’amant de Mme de La Motte, Marc Rétaux de Villette (un ami de son mari), possédant un utile talent de faussaire, imite parfaitement l’écriture de la reine. Il réalise donc pour sa maîtresse de fausses lettres signées Marie-Antoinette de France (alors qu’elle ne signait, bien sûr, que Marie-Antoinette, les reines de France ne signaient que de leur prénom, et en tout état de cause, Marie-Antoinette n’était pas de France mais de Lorraine d’Autriche...). La comtesse va ainsi entretenir une fausse correspondance, dont elle est la messagère, entre la reine et le cardinal dont le but serait de les réconcilier. La reine et le cardinal ont, en effet, un vieux contentieux : en 1773 le cardinal, qui était alors ambassadeur de France à Vienne, s’était aperçu que l'Impératrice Marie-Thérèse, la mère de Marie-Antoinette, jouait un double jeu et préparait en sous main le démantèlement de la Pologne, de concert avec la Prusse et la Russie. Il avait écrit une lettre à Louis XV pour l’en avertir, lettre qui avait été détournée par le duc d’Aiguillon, ministre des Affaires Étrangères, qui l’avait remise à la comtesse du Barry, favorite de Louis XV, détestée par Marie-Antoinette. La comtesse l’avait lue publiquement dans un dîner, et circonstance aggravante, le ton de cette lettre était ironique et très irrespectueux envers l’Impératrice (le cardinal la dépeignait notamment, « tenant d’une main un mouchoir pour essuyer les larmes qu’elle versait à propos du démantèlement de la Pologne, et de l’autre main un couteau pour couper sa part du gâteau »...). D’autre part, la vie dissolue du cardinal à Vienne, ses dépenses effrénées, ses maîtresses affichées, ses parties de chasse fastueuses en tenue laïque, avaient scandalisé la pieuse Marie-Thérèse horrifiée de voir un représentant du Roi Très-Chrétien et surtout un prince de l’Eglise se comporter de cette façon. On l’avait même vu un jour couper à cheval une procession de la Fête-Dieu. L’Impératrice avait demandé à Versailles le rappel de cet ambassadeur peu convenable et l’avait obtenu. Depuis ces épisodes, la reine, fidèle à la mémoire de sa mère, était plus qu’en froid avec le cardinal. Ce dernier se désespérait de cette hostilité. La comtesse de La Motte fit espérer au cardinal un retour en grâce auprès de la souveraine. Ayant de gros besoins d’argent, elle commença par lui soutirer au nom de la reine 60 000 livres (en deux versements), qu’il était trop heureux d’accorder tandis que la comtesse lui fournissait des fausses lettres reconnaissantes, de plus en plus bienveillantes, de la reine, annonçant la réconciliation espérée, tout en repoussant indéfiniment les rendez-vous successifs demandés par le cardinal pour s’en assurer. Or, le comte de la Motte a très opportunément découvert qu’une prostituée, Nicole d’Oliva, opérant au Palais Royal, s’est forgé une jolie réputation due à sa ressemblance étonnante avec Marie-Antoinette. Ses clients l’ont d’ailleurs surnommée la petite reine. Mme de La Motte la reçoit et la convainc de bien vouloir, contre une généreuse somme, jouer le rôle d’une grande dame recevant en catimini un ami, dans le but de jouer un tour. Le 11 août 1784, le cardinal se voit donc enfin confirmer un rendez-vous au Bosquet de Vénus à onze heures du soir. Là, Nicole d’Oliva, déguisée en Marie-Antoinette, le visage enveloppé d’une gaze légère, l’accueille avec une rose et lui murmure un « Vous savez ce que cela signifie. Vous pouvez compter que le passé sera oublié ». Avant que le cardinal ne puisse poursuivre la conversation, Mme de La Motte apparaît, signalant que les comtesses de Provence et d’Artois, belles-soeurs de la reine, sont en train d’approcher. Ce contretemps abrège l’entretien. Le lendemain, le cardinal reçoit une lettre de la « reine », regrettant la brièveté de la rencontre. Le cardinal est définitivement conquis, sa reconnaissance et sa confiance aveugle en la comtesse de La Motte deviennent plus que jamais inébranlables. Jusqu’ici, la comtesse de la Motte se bornait, on le voit, à l’abus de confiance d’assez petite envergure. Mais, désormais toute-puissante sur l’esprit du cardinal, et jouant sur la réputation de passion de la reine pour les bijoux, Mme de La Motte va entreprendre le coup de sa vie, en escroquant cette fois le cardinal pour la somme fabuleuse de 1,6 million de livres. Le 28 décembre 1784, se présentant toujours comme une amie intime de la reine, elle rencontre le bijoutier qui lui montre le collier. Tout de suite elle imagine un plan pour entrer en sa possession. Elle déclare au joaillier qu’elle va intervenir pour convaincre la reine d’acheter le bijou, mais par le biais d’un prête-nom. De fait, le cardinal de Rohan reçoit bientôt une nouvelle lettre, toujours signée « Marie-Antoinette de France », dans laquelle la reine lui explique que ne pouvant se permettre d’acquérir ouvertement le bijou, elle lui fait demander de lui servir d’entremetteur, s’engageant à le rembourser en versements étalés dans le temps – quatre versements de 400 000 livres – et lui octroyant pleins pouvoirs dans cette affaire. En outre la comtesse s’est ménagé la complicité de Cagliostro, dont le cardinal est fanatique (il ira jusqu’à déclarer « Cagliostro est Dieu lui-même! »). Devant le cardinal, le mage fait annoncer par un enfant médium un oracle dévoilant les suites les plus fabuleuses pour le prélat s’il se prête à cette affaire. La reconnaissance de la reine ne connaîtra plus de bornes, les faveurs pleuvront sur la tête du cardinal, la reine le fera nommer par le roi premier ministre. Le 1er février 1785, convaincu, le cardinal signe les quatre traites et se fait livrer le bijou qu’il va porter le soir même à Mme de La Motte à Versailles. Devant lui, elle le transmet à un prétendu valet de pied portant la livrée de la reine (qui n’est autre que Rétaux de Villette). Pour avoir favorisé cette négociation, l’intrigante bénéficiera même de cadeaux du joaillier. Immédiatement les escrocs ont démonté le collier et commencé à revendre les pierres. Rétaux de Villette a quelques ennuis en négociant les siennes. Leur qualité est telle, et, pressé par le temps, il les négocie si en-dessous de leur valeur, que des diamantaires juifs soupçonnent le fruit d’un vol et le dénoncent. Il parvient à prouver sa bonne foi et part à Bruxelles vendre ce qui lui reste. Le comte de La Motte part de son côté proposer les plus beaux diamants à deux bijoutiers anglais de Londres. Ceux-ci, pour les mêmes raisons que leurs collègues israélites, flairent le coup fourré. Ils envoient un émissaire à Paris: mais aucun vol de bijoux de cette valeur n’étant connu, ils les achètent, rassurés. Les dernières pierres sont donc vendues à Londres. Pendant ce temps, la première échéance est attendue par le joaillier et le cardinal pour le 1er août. Toutefois, l’artisan et le prélat s’étonnent de constater qu’en attendant, la reine ne porte pas le collier. Mme de La Motte les assure qu’une grande occasion ne s’est pas encore présentée, et que d’ici-là, si on leur parle du collier, ils doivent répondre qu’il a été vendu au sultan de Constantinople. En juillet cependant, la première échéance approchant, le moment est venu pour la comtesse de gagner du temps. Elle demande au cardinal de trouver des prêteurs pour aider la reine à rembourser. Elle aurait, en effet, du mal à trouver les 400 000 livres qu’elle doit à cette échéance. Mais le bijoutier va précipiter le dénouement. Ayant eu vent des difficultés de paiement qui s’annoncent, il se rend directement chez la première femme de chambre de Marie-Antoinette, Mme Campan, et évoque l’affaire avec elle. Celle-ci tombe des nues et naturellement va immédiatement rapporter à la reine son entretien avec Boehmer. Marie-Antoinette, pour qui l’affaire est incompréhensible, charge le baron de Breteuil, ministre de la Maison du Roi, de tirer les choses au clair. Le baron de Breteuil est un ennemi du cardinal de Rohan. Découvrant l’escroquerie dans laquelle le cardinal est impliqué, il se frotte les mains, et compte bien lui donner toute la publicité possible. La prétendue comtesse, sentant les soupçons, s’est entre-temps arrangée pour procurer au cardinal un premier versement de 30 000 livres. Mais ce versement, d’ailleurs dérisoire, est désormais inutile. L’affaire va éclater aux yeux de la Cour ébahie. Le roi est prévenu le 14 août. Le 15 août, alors que le cardinal – qui est également grand-aumônier de France – s’apprête à célébrer en grande pompe la messe de l'Assomption dans la chapelle de Versailles, il est convoqué dans les appartements du roi. Il se voit sommé d’expliquer le dossier constitué contre lui. Le naïf prélat est atterré de comprendre qu’il a été berné depuis le début par la comtesse de La Motte. Il envoie chercher les lettres de la «reine». Le roi explose: « Comment un prince de la maison de Rohan, grand-aumônier de France, a-t-il pu croire un instant à des lettres signées Marie-Antoinette de France! ». La reine ajoute: « Et comment avez-vous pu croire que moi, qui ne vous ai pas adressé la parole depuis 15 ans, j’aurais pu m’adresser à vous pour une affaire de cette nature ? ». Le cardinal tente de s’expliquer. « Mon cousin, je vous préviens que vous allez être arrêté. », lui dit le roi. Le cardinal supplie le roi de lui épargner cette humiliation, il invoque la dignité de l’Église, le souvenir de sa cousine la comtesse de Marsan qui a élevé Louis XVI. Le roi est assurément ébranlé par cet appel à la clémence, mais se reprend devant les larmes de la reine. Il se retourne vers le cardinal: « Je fais ce que je dois, et comme roi, et comme mari. Sortez. » (Cf. Funck-Brentano, op. cit.) Le cardinal quitte le cabinet du roi et repasse, chancelant et « pâle comme la mort », dans la galerie des Glaces. Au moment où le cardinal paraît, le baron de Breteuil lance : « Qu’on arrête Monsieur le cardinal ! ». La stupéfaction et le scandale sont immenses. Le cardinal est emprisonné à la Bastille. Il commence immédiatement à rembourser les sommes dues, en vendant ses biens propres, dont son château de Coupvray (à la fin du XIXe siècle, les descendants de ses héritiers continueront de rembourser sporadiquement par fractions les descendants du joaillier). La comtesse de La Motte est arrêtée, son mari s’enfuit à Londres avec les derniers diamants, Rétaux de Villette étant déjà en Suisse. On interpelle aussi Cagliostro et Nicole d’Oliva. Le roi laisse au cardinal le choix de la juridiction qui aura à se prononcer sur son cas: ou bien s’en remettre directement au jugement du roi, ou être traduit devant le Parlement de Paris. Ce qui s’avère fort malhabile de la part de Louis XVI: le cardinal décidant de mettre l’affaire dans les mains du Parlement qui est toujours, plus ou moins, en fronde contre l’autorité royale. Le 22 mai 1786, le procès s’ouvre devant le Parlement, qui le 30 rend son verdict. Le cardinal est acquitté. La prétendue comtesse de La Motte, condamnée à la prison à perpétuité à la Salpétrière, après avoir été fouettée et marquée au fer rouge sur les deux épaules du « V » de « voleuse » (elle se débattra tant que l’un des « V » sera finalement appliqué sur son sein). Son mari est condamné aux galères à perpétuité par contumace, et Rétaux de Villette est banni. Enfin, Nicole d’Oliva et Cagliostro sont mis hors de cause, Cagliostro étant cependant invité à quitter le territoire français dans les plus brefs délais. Marie-Antoinette est au comble de l’humiliation. Elle prend l’acquittement du cardinal comme un camouflet. De la part des juges, cet acquittement signifie qu’on ne saurait tenir rigueur au cardinal d’avoir cru que la reine lui envoyait des billets doux, lui accordait des rendez-vous galants dans le parc de Versailles et achetait des bijoux pharaoniques par le biais d’hommes de paille en cachette du roi. C’était sous-entendre que de telles frasques n'auraient rien eu d'invraisemblable de la part de la reine. Et c’est bien dans cet esprit que le jugement fut rendu, et pris dans l’opinion. La reine obtient donc du roi qu’il exile le cardinal de Rohan à l'abbaye de la Chaise-Dieu, l’une des abbayes en commende du cardinal, après l’avoir démis de son poste de grand aumônier. Il restera trois mois dans cette abbaye, après quoi il ira sous des cieux plus cléments, à l’abbaye de Marmoutier près de Tours. Ce n’est qu’au bout de trois ans, le 17 mars 1788, que le roi l’autorisera à retrouver son diocèse de Strasbourg. On ne saurait mieux résumer le résultat de cette affaire que par l'exclamation d'un magistrat du Parlement de Paris au lendemain du verdict : "Un cardinal escroc, la reine impliquée dans une affaire de faux ! Que de fange sur la crosse et le sceptre ! Quel triomphe pour les idées de liberté !"... Bien que Marie-Antoinette ait été, d’un bout à l’autre, absolument étrangère à toute cette affaire, l’opinion publique ne voulut pas croire à l’innocence de la reine. Accusée depuis longtemps de participer, par ses dépenses excessives, au déficit du budget du royaume, elle subit à cette occasion une avalanche d’opprobres sans précédent. Les libellistes laissèrent libre cours aux calomnies dans des pamphlets où la reine se faisait offrir des diamants pour prix de ses amours avec le cardinal. Bien pire, Mme de la Motte, parvenue à s'évader de La Salpêtrière, publie à Londres un immonde récit, dans lequel elle raconte sa liaison avec Marie-Antoinette, la complicité de celle-ci depuis le début de l'affaire et jusqu'à son intervention dans l'évasion. Par le discrédit qu'il jeta sur la Cour dans une opinion déjà très hostile, ce scandale aura indirectement sa part de responsabilités dans la chute de la royauté quatre ans plus tard et dans le déclenchement de la Révolution. "Cet évènement me remplit d'épouvante", écrit Goethe dans sa correspondance, "comme l'aurait fait la tête de Méduse". Peu après, développera-t-il : "Ces intrigues détruisirent la dignité royale. Aussi l’histoire du collier forme-t-elle la préface immédiate de la Révolution. Elle en est le fondement...", (Cf. Le Grand Cophte (1790), pièce inspirée à Goethe par l’histoire de Cagliostro). L'ensemble des pièces imprimées relatives à l'affaire du collier ont fait l'objet de tirages au format in-8 et in-4. Les pièces imprimées au format in-4 sont les plus recherchées et forme une collection intéressante. Bon exemplaire de cet ensemble relatif à l'affaire du collier de la reine Marie-Antoinette.‎

Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR1,350.00 (€1,350.00 )

‎[Affaire de la Régale] César d'Estrées, cardinal‎

Reference : 015950

‎Exceptionnel recueil de lettres concernant l'affaire de la Régale.‎

‎[Affaire de la Régale] César d'Estrées, cardinal, Exceptionnel recueil de lettres concernant l'affaire de la Régale. Manuscrit, 1680-1681. In-folio, 754p écrites. Exceptionnelle réunion des brouillons des lettres envoyées envoyées par le cardinal d'Estrées à Louis XIV entre le 1er décembre 1680 et le 18 décembre 1681, totalisant 50 lettres et 1 mémoire, et 754p écrites. De nombreuses lettres font donc plus de 10 pages et certaines atteignent 45, 52 voire 60 pages. Le mémoire et les 21 premières lettres sont écrites sur la moitié droite, laissant une large marge pour d'éventuelles longues corrections. Ces lettres totalisent 370p écrites, les lettres de 52 et 60 pages en font partie. Les 29 autres lettres sont écrites à pleine page, avec quelques corrections entre les lignes, parfois (rarement) semblant être de la main du cardinal. Cette partie totalise 384p, les deux lettres de 45p en font partie. Les lettres originales sont conservées dans les archives du Ministère des Affaires étrangères, où les lettres reçues sont classées chronologiquement sans distinction des expéditeurs. L'intérêt de notre ensemble, vraisemblablement complet, est donc de ressembler tous ces lettres en un unique volume et de voir les corrections qui ont pu être faites. On notera aussi que les premières lettres sont écrites alors que le cardinal n'est pas encore à Rome. On le suit ainsi à Turin, Ferrare, Scarperie et Florence. L'affaire de la Régale commence suite aux déclarations de février 1673 et 1675 visant à étendre le droit de Régale à la totalité du royaumes. Il s'agissait de récupéré les revenus des diocèses vacants au profit de la Sainte-Chapelle dans le but de financer la conversion des protestants. L'affaire prend une autre tournure quand l'évêque de Pamiers, François de Caulet, meurt le 7 août 1680 et que les vicaires sont arrêtés : Jean-Michel d'Astorg d'Aubarède est embastillé et Rech est enfermé au château d'Ax. Habile diplomate, le cardinal fut envoyé à Rome pour négocier pour le roi dans l'affaire de la Régale. Bien que prince de l'Eglise et proche du cardinal Odescalchi, devenu Innocent XI, il défendit vigoureusement la position de Louis XIV et les libertés de l'Eglise gallicane face à ce pape. Ces longues lettres, qui sont tout autant des mémoires, racontent l'avancée des négociations, les démêlés du cardinal, ses rencontres, ses jugements sur les hommes, les propos de couloir, la position des différents personnages (alliés ou opposants), etc. Il semble que la mission du cardinal se finit fin 1681, quand Louis XIV convoque une assemblé extraordinaire du clergé, aboutissant à la Déclaration des Quatre articles en 1682, acte d'une grande importance pour les libertés de l'Eglise gallicane. Le conflit prendra fin en 1693. On joint deux documents, d'une même main et en latin : -Une copie du « bref du Pape Innocent XI à Monsieur le Cardinal D'Estrées touchant la Regalle », 28 février 1680. Ce texte est bien connu et se retrouve par exemple dans un recueil conservé à la bibliothèque de Carpentras (L 236, fol.132). -Une copie de la « Response de M. Le Cardinal D'estrées au bref du Pape touchant la Regalle », 31 mai 1680, portant la signature autographe du cardinal en fin. Ce texte est, lui-aussi, bien connu et se trouve, par exemple, dans le même recueil à Carpentras (fol.133) ou dans un manuscrit de la BnF (Ms Français 4302, fol.75), précisant « Cette lettre rappelle au pape combien Louis XIV a mérité et mérite tous les jours davantage de l'Église, notamment par ses édits contre les protestants ». Provenance : Château de Couvres (Aisne), avec un ex-libris gravé aux armes de la famille Bertier de Sauvigny. Le château de Couvres fut le château de la famille d'Estrées à partir de l'achat par Jean d'Estrées, arrière-grand-père du cardinal. Demi-parchemin fin XIXe, mors partiellement fendus et fragiles. Exceptionnel témoignage de premier ordre. ‎


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EUR6,500.00 (€6,500.00 )
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‎OSSAT ( Arnauld cardinal d' )‎

Reference : 632

(1627)

‎LETTRES DE L' ILLUSTRISSIME ET REVERENDISSIME CARDINAL D' OSSAT EVEQUE DE BAYEUX AU ROY HENRY LE GRAND ET A MONSIEUR DE VILLEROY depuis l' année MDXCIV jusques à l' année MDCIIII 1er vol. seul ‎

‎Paris Chez Ioseph Bovïllerot 1627 1 vol. in-8 ( 12 x 18 cm ) ( poids = 700 g ) T. , (25) ff. n. ch. , frontisp. , 708 ( i. e. 698 ) pp , (6) ff. n. ch. . En frontispice , portrait gravé du cardinal ," M. Tavernier fecit 1627 ". Contient : Advertissemnt sur cette dernière édition ; Préface ; Tarqvinii Gallvcii S. I. P. oratio in fvnere .... ; Epitaphe de Monsieur le cardinal d' Ossat ; Harangue funèbre ....; Elogivm illvstri viri Arnaldi card. Ossati , avec traductions ; Lettres en 5 Livres jusqu' à la fin de l'année MDXCIX ; Table . Au titre , armes de France et de Navarre ; bandeaux , lettrines , culs-de-lampe . Plein vélin de l' époque . Dos lisse , titre manuscrit en partie effacé . Toutes tranches rouges . A la première contregarde , quatre lignes manuscrites à l' encre du XVII ou XVIII s concernant la biographie du cardinal . Au titre , ex-libris à l' encre d' un jésuite . Bon état . P. 49 ch. 46 ; p. 135 ch. 531 ; p. 311 ch. 211 ; p. 337 ch. 347 , p. 338 ch. 348 et ainsi de suite ... Petit travail de vers aux premières gardes et aux trois premiers ff. . Mouillure étendue mais claire p. 40 à p. 68 . ( Collat. complet ) ‎


‎L' un des plus grands classiques de la diplomatie française , dont Bouillerot avait fait paraître une édition en 1624 , l' année de l' originale . D' origine pyrénéenne modeste , Arnauld d' OSSAT ( 1537 - 1604 ) fut remarqué par un gentilhomme local , point de départ d' une ascension sociale fulgurante . Ambassadeur à Rome en 1584 , il obtint du pape qu' il absolût Henri IV , puis qu' il évitât une condamnation officielle de l' édit de Nantes . Evêque de Rennes puis de Bayeux , il reçut le chapeau de cardinal en 1599 . Dans " Les ambassades henriciennes : un âge d' or de la négociation . Les premières éditions imprimées de la correspondance des ambassadeurs de France sous Henri IV " ( Publications de l' Ecole française de Rome ) , Sylvio Hermann De Franceschi , citant abondamment La science du gouvernement, ouvrage de morale, de droit et de politique .... de Réal de Curban , écrit : " Une diplomatie raisonnable, et efficace parce que fondée en raison tel avait été le legs imprescriptible du cardinal dOssat à la tradition diplomatique du gouvernement français [ .... ] Aux Lettres du cardinal dOssat, publiées en 1624, puis rééditées en 1627, en 1641 et en 1643, avant lédition commentée quen proposait en 1697 Abraham-Nicolas Amelot de La Houssaye (1634-1706) [ ....] Réal de Curban réservait ses plus grands compliments . Après avoir noté que lédition de 1624 était fautive et que les erreurs en avaient été rectifiées dans la seconde édition de 1627 , Réal de Curban délivrait un vibrant éloge [.... ] : lon doit dire des lettres de dOssat à tous les négociateurs ce quHorace a dit des uvres dHomère à tous les écrivains de son tems : Quils doivent les lire nuit et jour.De dOssat, Réal de Curban affirme quil est un modèle du parfait négociateur, un exemple aussi de réelle vertu et de politique intégrité : DOssat est un de ces hommes dÉtat dont les ouvrages doivent passer à la postérité pour servir de modèle à leurs successeurs. Ses lettres doivent être le bréviaire des ministres publics ; ils ne sçauroient trop se remplir de la lecture dun recueil de lettres où paroissent avec éclat la profondeur du génie, lexpérience, la capacité, et tout ensemble la sincérité et la bonne foi de celui qui les écrit.Diplomate accompli, doué dune scrupuleuse conscience et dun jugement infaillible, dOssat était parvenu à allier franchise et succès, réussite et morale : Cet habile et religieux négociateur, instruit des grands principes et uniquement préoccupé du bonheur de sa patrie, avoit un sens si droit et une application si assidue aux affaires quon ne trouve pas que, dans la multitude des affaires générales qui ont passé par ses mains, il lui soit arrivé de faire une fausse démarche . De surcroît, les lettres de dOssat constituaient un modèle de style et de composition dont les diplomates devaient sinspirer le prélat savait susciter lintérêt de son lecteur par le goût du détail pittoresque, le souci de sappuyer sur des sentences et des maximes politiques, la multiplication enfin de propos judicieux . [ .... ]Dans son Tableau de la littérature française au XVIIe siècle avant Corneille et Descartes publié en 1859, Jacques Demogeot , professeur déloquence française, place au premier rang des négociateurs Arnaud dOssat, « doux et sage vieillard mûri au grand soleil de la diplomatie romaine, mélange heureux de bonhomie et de finesse, Gaulois et Italien tout à la fois » , et dont la correspondance « offre la même espèce dintérêt quun jeu savant doù dépendrait la fortune de deux habiles adversaires et que lun deux prendrait la peine de vous expliquer avec une complaisance et une clarté parfaite » . " ‎

Librairie ancienne Tonon - Saint-Hilaire de Lusignan

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EUR90.00 (€90.00 )

‎LOUIS XVI - (au Cardinal CALINO) - Charles DE VERGENNES‎

Reference : 90973

(1776)

‎Lettre de vux manuscrite signée par Louis XVI adressée au cardinal Ludovico Calini‎

‎Versailles 31 janvier 1776 | 18.3 x 24.4 cm | Bifeuillet ‎


‎Lettre écrite par un secrétaire et signée par Louis XVI adressée au cardinal Ludovico Calini, rédigée à l'encre sur onze lignes. La signature de Charles Gravier, comte de Vergennes, figurant en pied du bifeuillet, accompagne celle du roi pour ces vux de nouvelle année. Est inscrit au verso le nom du destinataire : « Mon Cousin le Cardinal Calino ». Quelques mouillures, un trou discret à « qu'il vous ait ». « Mon Cousin, J'ai vu avec plaisir par votre lettre du 1er octobre et le témoignage de la sincérité des vux que vous formez pour moi au commencement de cette année. Vos sentiments me sont autant connues que vous devez être persuadé du désir que j'ai de vous donner des preuves de mon estime et de mon affection. Sur ce je prie Dieu qu'il vous ait, Mon Cousin, en sa sainte et digne garde. Écrit à Versailles le 31 janvier de 1776. » * Lors de la rédaction de cette lettre, Louis XVI est âgé de vingt-deux ans et règne seulement depuis deux ans. Le destinataire, le cardinal Ludovico Calini, nommé camerlingue du Sacré Collège en 1774 à l'avènement de Louis XVI, occupe alors l'une de ses dernières fonctions ecclésiastiques. Correspondance familière entre Louis XVI et le cardinal Ludovico Calini, dans laquelle le roi retourne à son destinataire « la sincérité des vux » reçue de sa part pour la nouvelle année 1776. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎BAUDRILLART (Cardinal Alfred).‎

Reference : 34867

(1994)

ISBN : 9782204050395

‎Les Carnets du cardinal Baudrillart (1914-1918). Texte présenté, établi et annoté par Paul Christophe.‎

‎ Editions du Cerf, 1994, fort in-8°, 1047 pp, 3 tableaux généalogiques, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état‎


‎Premier volume (sur 9 publiés de 1994 à 2003) des Carnets rédigés par le cardinal Baudrillart (1859-1942), du 1er août 1914 jusqu'à sa mort. Alfred Baudrillart a été pendant près de 40 ans un témoin privilégié et un acteur important de l'histoire de la France et de l'Eglise du XXe siècle. Recteur de l'Institut catholique de Paris de 1907 jusqu'à sa mort, en 1942, académicien en 1918, archevêque en 1928, cardinal en 1935, il a été régulièrement chargé de missions importantes. Son influence et son activité dans l'Eglise sont inséparables de l'autorité et de l'énergie qu'il déploie au service de la nation. A sa mort, il laisse une masse de documents mais surtout soixante-cinq carnets (de 1914 à 1942) dans lesquels il a inscrit quotidiennement les faits saillants de sa journée, sa réflexion sur les hommes rencontrés, les démarches effectuées... Ces « Carnets » constituent, pour les historiens, un témoignage irremplaçable. Ils ont le mérite de l'instantané : le soir même, Baudrillart y relate la conversation qu'il a eue avec Benoît XV ou Gasparri, Poincaré ou Alphonse XIII, le cardinal Suhard ou Pierre Laval. Le contenu des « Carnets » dépasse de loin la seule personne de Baudrillart. Ce dernier, ancien élève de l'Ecole normale supérieure et agrégé d'histoire, écrit manifestement pour l'histoire. — "Une monumentale contribution à l'histoire du XXe siècle " (Lucien Jerphanion) — "A partir du 1er août 1914, Alfred Baudrillart inscrit chaque jour dans un carnet les faits marquants de sa vie quotidienne : l'action qu'il mène au service de l'Eglise et de la nation en guerre, ses démarches, ses rencontres, sa réflexion sur les événements et son jugement sur les hommes. Issu d'une famille qui appartient aux milieux politique, littéraire et scientifique, à la tête du "Comité catholique de propagande française à l'étranger", aumônier de l'hôpital de Thiers, le recteur de l'Institut catholique de Paris nous livre ici ses conversations avec les représentants les plus qualifiés de la société de son temps. Ils sont tous là : le pape Benoît XV, les cardinaux Gasparri, de Laï, Billot, Amette, Luçon, Dubois, Mgr Pacelli, les supérieurs Le Floch et Verdier ; les religieux : Dom Chautard, les Pères Dudon et Sertillanges ; les hommes politiques : le roi d'Espagne Alphonse XIII, les présidents Poincaré et Wilson, les ministres Delcassé ou Denys Cochin, et Jules Cambon, Briand, Deschanel, Freycinet ; les hommes de lettres et les académiciens : Paul Claudel, René Bazin, Frédéric Masson, Gabriel Hanotaux ; les journalistes : le Père Berthoye ou Francisque Gay ; les militaires, mais aussi la famille de l'auteur et l'homme de la rue. A la suite du recteur qui l'entraîne de Paris à Rome, de Verdun à Lourdes, de Madrid et Grenade à Washington, le lecteur est témoin des atrocités de la guerre, de la vie au front ou à l'arrière, il entend les réflexions des blessés, il prend la mesure de l'anticléricalisme, du modernisme, de l'intégrisme, il assiste à l'ébauche de reprise des relations entre la France et le Vatican, et se rend compte des difficultés d'une paix de compromis proposée par Benoît XV, le monde de la Curie romaine et de la politique française, il note l'évolution des mentalités, célèbre la liesse populaire à Paris ou à Chicago, et parcourt tout en même temps avec le futur cardinal le chemin difficile qui mène à l'Académie. Ces carnets inédits, rédigés avec une franchise totale, sont aujourd'hui un document irremplaçable, une mine de renseignements de première main sur la Grande Guerre, qui nous restitue le foisonnement de la vie en ces années cruciales." (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

Phone number : 01 43 54 43 61

EUR40.00 (€40.00 )

‎POLIGNAC (Melchior de, Cardinal)‎

Reference : 7525

(1749)

‎ANTI-LUCRECE, POËME SUR LA RELIGION NATURELLE.‎

‎ 1749 1 A Paris: Chez P. G. Le Mercier , imprimeur-libraire, rue S. Jacques, au Livre d'Or, 1749‎


‎Deux tomes en un volume in-8. 14,5x21 cm. t. I: 12 ff. [Epître dédicatoire à Son Altesse Sérénissime la duchesse du Maine], I-LXXXVI [Préliminaire], 232 pp. [Eloge de M. le cardinal de Polignac, Livres I- IV], t. II: 4 ff. [page de titre], 338 p. [Sommaire, L'Anti-Lucrèce, Livres V-IX, Tables]. Portrait de Melchior, cardinal de Polignac, en frontispice, gravé par Jean Daullé (1703-1763), graveur du roi, d'après un portrait de Hyacinthe Rigaud (1659-1743). Ouvrage relié en plein maroquin rouge d'époque, plats avant et arrière encadrés d'un triple filet et marqués aux armes des marquis de Trans (famille de Villeneuve), dos à cinq nerfs, entrenerfs fleuronnés et encadrés au fer, pièce de titre en maroquin vert, roulette sur les chasses, tranches dorées, gardes collées en papier marbré. Ex-libris sur le premier contre-plat: prince Jean Furstenberg et André Gutzwiller. Ouvrage frais et en bon état, discrète éraflure sur l'un des plats. Edition originale de cet ouvrage de Polignac, dans sa traduction par Jean-Pierre de Bougainville (1722-1763), membre de l'Académie royale de Belles-Lettres. Cardinal, diplomate et poète, Melchior de Polignac (1661-1741) a été un personnage très respecté à la cour de Louis XIV. Envoyé par le roi comme ambassadeur extraordinaire en Pologne, puis comme plénipotentiaire à Utrecht, en 1712, il s'y fait connaître comme négociateur de talent. Profondément lettré, passionné de sciences, latiniste distingué, il est reçu en 1704 à l'Académie française au fauteuil de Bossuet et devient, en 1715, membre honoraire des Académies des sciences. "L'Anti-Lucrèce" est sans conteste son ouvrage le plus connu. Le cardinal de Polignac y a travaillé une partie de sa vie et l'a laissé inachevé. Complété par l'abbé de Rothelin (1691-1744), il est finalement publié en 1747 dans sa langue originale, le latin, sous le titre "Anti-Lucretius sive de Deo et Natura". Dans ce livre, Polignac mène une attaque en règle contre le poète Lucrèce, dont les écrits inspirés de l'épicurisme (notamment le fameux "De rerum natura") sont selon lui à l'origine de l'athéisme contemporain. En reprenant à son compte les principes de Descartes, dont il était l'ami et le défenseur, il donne des preuves logiques de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme. Cet ouvrage est traduit pour la première fois en français par Jean-Pierre de Bougainville (la présente édition, 1749). Ce texte a été réédité à de nombreuses reprises tout au long du XVIIIe siècle. Magnifique exemplaire (Sources: Pierre Paul, Le cardinal Melchior de Polignac, 1661-1741, Paris: Plon, 1922). ‎

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CHF3,000.00 (€3,269.75 )

‎RETZ (Jean-François-Paul de Gondi, cardinal de).‎

Reference : 120419

(1882)

‎Lettres et Mémoires sur les affaires de Rome. Edité par R. Chantelauze.‎

‎ Hachette, 1882, fort in-8°, xl-603 pp, introduction, pièces justificatives, imprimé sur vergé, reliure pleine toile écrue, dos lisse avec pièce de titre basane vemillon (“Lettres et Mémoires sur les affaires de Rome”), couv. conservées, bon état (Collection Les Grands écrivains de la France)‎


‎Forme le tome VII, complet en soi, des "Oeuvres du Cardinal de Retz" dans la collection des Grands écrivains de la France (10 volumes), remarquable travail de correction et de collation des textes manuscrits ou imprimés. — "Il y a quelques années, en poursuivant mes recherches sur le cardinal de Retz, dans les archives du ministère des Affaires étrangères, j'y trouvai une importante correspondance du prélat avec Louis XIV et avec plusieurs personnages de la cour, surtout avec le secrétaire d'État Hugues de Lionne. Retz était alors réconcilié avec le Roi, et avait été chargé par lui de régler avec le Pape certaines affaires, pour la plupart très graves. C'est sur ces diverses négociations que roule cette correspondance. De ces précieux documents inédits je composai une étude que je publiai sous ce titre : “le Cardinal de Retz et ses missions diplomatiques à Rome”, et j'y mêlai quelques fragments des dépêches du Cardinal. Aujourd'hui, c'est pour la première fois que toutes ces dépêches (avec les lettres et instructions de Louis XIV, de Lionne, etc., en appendice) paraissent dans un recueil des OEuvres de Retz. On verra qu'un grand soin a été apporté au commentaire. Un tel travail, disons-le, n'était pas sans difficulté car, d'une part, pour ces documents en si grande partie inédits, il était neuf ou presque neuf, et, d'autre part, les faits particuliers et les circonstances dont il s'agit dans les dépêches n'ont laissé, en général, que de faibles traces dans les annales du temps. Non seulement il fallait élucider les questions qu'eut à traiter le cardinal de Retz, déterminer quelle fut sa part d'action, de quelle manière il négocia ces grandes, ces difficiles affaires, et quelle en fut la conclusion, mais encore donner sur bien des personnes et des événements oubliés aujourd'hui les éclaircissements désirables." (R. Chantelauze, Avertissement) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

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EUR60.00 (€60.00 )

‎CARDINAL DE RICHELIEU.‎

Reference : LCS-A60

‎Histoire de la mère et du fils ; c’est-à-dire, de Marie de Médicis, Femme du Grand Henry, et Mère de Louis XIII, Roi de France et de Navarre. Contenant l’État des affaires politiques & Ecclésiastiques arrivées en France depuis & compris l’an 1600 jusques à la fin de 1619. Précieuse édition originale sur l’histoire de Richelieu attribuée depuis 2004 à Richelieu même.‎

‎Superbe exemplaire relié en maroquin citron aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de Louis XV. A Amsterdam, chez Michel-Charles Le Cene, 1731. 2 volumes in-12: I/ (6) ff., 388 pp.; II/ (2) ff., 438 pp. Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs ornés, tranches dorées. Reliure de l’époque. 160 x 90 mm.‎


‎Précieuse édition originale attribuée depuis 2004 à Richelieu même. Cet ouvrage raconte les événements politiques et religieux qui ont opposé Marie de Médicis et son fils Louis XIII. L’auteur y décrit en détail la montée des tensions entre la reine-mère et son fils, devenu roi mais encore sous l’influence de sa mère. Richelieu raconte comment Marie tente de conserver le pouvoir qu’elle exerçait durant la régence, tandis que Louis XIII cherche à s’en affranchir. Ce livre est une chronique historique détaillée des premières années du règne personnel de Louis XIII, vues à travers le prisme du conflit entre la mère et le fils. Paradoxalement, c’est à l’insu de la tradition familiale que vit le jour un premier fragment des Mémoires de Richelieu. Après la mort de François Eudes de Mézeray, figure emblématique de l’historiographie d’État, les papiers de celui-ci furent déposés à la Bibliothèque du roi, le 18 octobre 1683. Parmi ceux-ci se trouvait un manuscrit intitulé Histoire de la mère et du fils, de Marie de Médicis, femme du grand Henry, et de Louis XIIIe de ce nom. Après une rapide évocation des années 1600-1615, surtout consacrée à la figure de la reine, l’ouvrage s’attarde longuement sur la période 1616-1619, en élargissant à la politique générale, avant de s’interrompre au seuil de la seconde guerre de la mère et du fils. Sans réaliser qu’ils n’avaient en main que le début d’une œuvre de plus longue portée, des éditeurs s’avisèrent de le publier en 1730 en l’attribuant à Mézeray, et en prenant l’initiative de modifier le titre en fonction du contenu. Il devint ainsi l’Histoire de la mère et du fils, c’est-à-dire de Marie de Médicis, femme du grand Henry et mère de Louis XIII. Mais il n’avait pu leur échapper que, dans cet ouvrage, un personnage parlait toujours à la première personne : l’évêque de Luçon, futur cardinal de Richelieu. De là à considérer qu’il était le véritable auteur de l’Histoire, il y avait plus qu’une présomption. Les éditeurs se mirent pourtant au supplice pour maintenir l’attribution du livre à l’historiographe du roi, en expliquant que Mézeray « prend le masque du cardinal de Richelieu. Toutes les fois que ce grand ministre agit, l’auteur le fait parler en première personne (...). Mézeray étoit à peine connu à Paris qu’il éprouva la libéralité de cet illustre cardinal ; il est probable que, pour lui faire sa cour, il crut devoir ainsi l’introduire sur scène ». Même s’il est corroboré, faute de mieux, par Daniel Larroque, biographe de l’historien, et, à sa suite, dans la Bibliothèque du Père Le Long (no 8672), ce replâtrage laborieux n’eut pas l’heur de convaincre, tant les disparités de style étaient manifestes entre l’ouvrage et les écrits authentifiés de Mézeray. Dès 1732, dans ses Mémoires historiques et critiques sur divers points de l’histoire de France, Camusat réfutait l’attribution, et c’est l’abbé Joly qui en fit enfin justice. Bon nombre d’indices désignaient Richelieu comme l’auteur le plus plausible. La question allait bientôt s’articuler avec celle du Testament politique. En relevant les références faites par le Testament à un autre écrit plus développé du ministre de Louis XIII, Foncemagne pense en effet à l’Histoire de la mère et du fils, et annonce comme une vérité bien établie qu’il n’est « qu’une petite partie d’un ouvrage dont j’ai ouï dire qu’il s’est conservé, dans les cabinets de quelques curieux, des copies manuscrites beaucoup plus étendues ». L’ouvrage en question est celui dont le programme est énoncé noir sur blanc, dès les premières lignes de l’Épître au roy du Testament : « Dieu ayant bény mes intentions jusqu’à tel point que la vertu et le bonheur deVotre Majesté, qui ont estonné le siècle présent, seront en admiration à ceux de l’advenir, j’estimay que les glorieux succez qui luy sont arrivez m’obligeroient à luy faire son histoire [l’« Histoire de Louis XIII » dont la rédaction avait été confiée par la duchesse d’Aiguillon au P. Le Moyne]. (...) J’amassay non seulement avec soin la matière d’un tel ouvrage [les « Mémoires » de Richelieu], mais, qui plus est, j’en réduisis une partie en ordre et mis le cours de quelques années [l’« Histoire de la mère et du fils » du pseudo Mézeray] quasi en l’estat auquel je prétendois le mettre au jour». De même que le Testament, les Mémoires de Richelieu, tels qu’ils ont été édités pour la première fois dans leur intégralité en 1823, frappent en effet par leur caractère composite. Si les premières années sont travaillées avec soin, au fur et mesure que l’on avance dans le temps, la rédaction s’effiloche et cède la place à une juxtaposition de documents parfois hasardeuse. Cela correspond bien à l’évaluation du Testament. Il restait à mettre la main sur un manuscrit pour confirmer l’identification de l’Histoire de la mère et du fils au début des Mémoires. Voltaire s’étant désintéressé de la question, c’est Foncemagne qui alla à la source, et découvrit vers 1754, au dépôt des Affaires étrangères, un manuscrit complet des Mémoires. Les années 1600-1619 correspondaient, sans l’ombre d’un doute, à l’ouvrage jadis attribué à Mézeray. Et c’était bien l’Histoire de Marie de Médicis et de Louis XIII qu’avait voulu écrire Richelieu, et non celle de Marie de Médicis, mère de Louis XIII. La découverte était capitale, et dépassait le simple intérêt d’une pièce à verser au dossier de l’authenticité du Testament. L’horizon de l’auteur Richelieu s’élargissait soudainement... pour se restreindre presque aussitôt. Foncemagne avait vu le manuscrit dans le donjon du vieux Louvre, comme Perceval voit passer le Graal dans le château du Roi pêcheur, mais il n’eut pas la liberté de s’en saisir, ni même d’indiquer l’endroit précis où il avait fait sa découverte. Le pouvoir semblait vouloir garder jalousement son secret, dans les écrits du grand devancier, par appréhension des dangers politiques que semblaient encore receler les documents diplomatiques. C’est ainsi que, vers 1772, Charlotte Thiroux d’Arconville, qui cherchait, à bon droit, à nourrir sa Vie de Marie de Médicis en préparation, se vit interdire son accès, « le ministre n’autorisant pas la consultation du document », résistance d’autant plus piquante que le « ministre » en question n’était autre que le duc d’Aiguillon, secrétaire d’État des Affaires étrangères et arrière-neveu du cardinal. Dès 1765, dans le Journal de Trévoux, un anonyme, qui doutait encore que Richelieu ait eu le loisir de mener son labeur au-delà de 1619, déplorait que la trace du manuscrit du dépôt des Affaires étrangères fût déjà perdue, ce qui interdisait la levée de toute équivoque. Il n’en reste pas moins que l’attribution du manuscrit à Richelieu était reconnue par Foncemagne, qui l’estime rédigé par un secrétaire, mais a cru reconnaître l’écriture du ministre en marge. Tous les malheureux érudits refoulés ensuite par le dépôt des Affaires étrangères en furent réduits à se fonder sur son avis autorisé. Ainsi en est-il de Fevret de Fontette, responsable d’une nouvelle édition de la Bibliothèque historique du Père Le Long, ou de Charlotte Thiroux d’Arconville.» (Laurent Avezou, 2004). Précieux exemplaire en maroquin citron de l’époque aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de louis XV, décrit par Ernest Quentin-Bauchart (Les femmes bibliophiles de France, n°37). Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, huitième enfant de Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734, fut appelée Madame Cinquième jusqu’en 1745, date à laquelle elle prit le nom de Madame Sophie ; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la Marquise de La Porte de Riants, sa dame d’honneur. Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France, filles de Louis XV et de Marie Leczinska, ne se distinguent que par la couleur du maroquin sur lequel sont frappées leurs armes. Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire, en vert, et Madame Sophie, en citron. Ces ouvrages, qui étaient reliés par Fournier, à Versailles, et par Vente, concernaient pour la plupart la religion, la littérature, l’histoire et les voyages. Des bibliothèques James Toovey, J. M. Abdy, Archibald Brabazon Sparrow Acheson Gosford, comte de Mosbourg avec ex-libris.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR9,500.00 (€9,500.00 )

‎Cardinal A. Linart Cardinal E. Tisserant F.-M. Abel A. d'Al¿s G. Bardy J. Bonsirven G. Brillet J. Chaine J.-B. Colon L. Delaporte L. Dennefeld E. Drioton J. Huby C.-F. Jean M.-J. Lagrange A. F. de Lapparent J. Lebreton P. Lemaire M. Lobignac E. Osty L. Pirot A. Robert - A. Tricot L. Vaganay R. de Vaux L. Venard P. Vigu A. Vincent M. Vloberg‎

Reference : DMD85AP

ISBN : B017MHKU5I

‎Initiation Biblique - Introduction A L'etude Des Saintes Ecritures.‎


‎Desclee Et Cie Broch D'occasion tat correct 01/01/1939 150 pages ‎

Phone number : 01 43 29 11 00

EUR20.00 (€20.00 )

‎RETZ (Jean-François Paul de Gondi, cardinal de). ‎

Reference : 9535

‎Mémoires du cardinal de Retz, contenant ce qui s’est passé de plus remarquable en France, pendant les premières années du règne de Louis XIV, augmentez considérablement en cette présente édition.‎

‎Amsterdam, 1718. Trois volumes in-12 (166 x 92 mm), 2 ff. n. ch., XVIII pp., 427 pp.; 1 f. n. ch., 426 pp.; 1 f. n. ch., 408 pp. Maroquin vieux rouge, filet d’encadrement à froid, dos à nerfs avec filets à froid, pièces de titre et de tomaison en maroquin brun, roulette dorée sur les coupes et sur les chasses, tranches dorées sur marbrures, dos uniformément et légèrement passé, légères épidermures sur un plat, rares petites rousseurs, petite déchirure sans manque aux pages 19, 51 et 217 du tome III, feuillets intervertis dans les cahiers C à K (reliure de l’époque). ‎


‎Les Mémoires d’un des plus grands conspirateurs du XVIIe siècle. Ces Mémoires furent écrits entre 1675 et 1677. «Publiés au début du XVIIIe siècle en pleine Régence, dans un climat de réaction contre le Grand Siècle, ils effraient encore l’honnête homme par le modèle d’aventurier génial qu’ils proposent à la postérité bien avant ceux de Stendhal, de Malraux, de T.E. Lawrence» (Beaumarchais, Couty & Rey, Dictionnaire des écrivains de langue française). Cette édition parut un an après l’originale, très rare, publiée à Nancy en 1717. Jean-François Paul de Gondi (Montmirail 1613-Paris 1679), cardinal de Retz, fut un brillant orateur, l’un des grands acteurs de la Fronde et l’une des meilleurs plumes de son temps. Destiné à accéder au siège archiépiscopal de Paris que son oncle occupait, il fut confié aux Jésuites du collège de Clermont où il devint un élève brillant. Il écrivit à vingt-cinq ans la Conjuration du comte Jean-Louis de Fiesque (1638), véritable épopée de la transgression qui deviendra son bréviaire de sédition. Il participa la même année à la conspiration menée par le comte de Soissons contre Richelieu. En 1643, il fut nommé coadjuteur de l’archevêque de Paris par Anne d’Autriche. En 1648, il fut au premier rang des frondeurs contre Mazarin. En 1650, il s’allia à la reine contre Condé lorsque celui-ci fut défait par Turenne et fut promu cardinal de Retz. Au retour de Mazarin, il fut désavoué et emprisonné. En 1654, il devint de droit successeur de son oncle, décédé, sur le siège archiépiscopal ; Mazarin réclama sa démission en vain. Le cardinal de Retz réussit à s’évader. Il mena une vie errante dans toute l’Europe. En 1661, il accepta de démissionner pour retourner en France et fut exilé à Commercy qu’il ne quittera guère que pour participer aux conclaves en 1662, 1665, 1668 et 1670. C’est au cours de cet exil qu’il écrivit ses Mémoires. Bel et rare exemplaire en maroquin janséniste de l’époque. ‎

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EUR2,000.00 (€2,000.00 )

‎POLIGNAC (M. Le Cardinal de)‎

Reference : 75410

‎L'anti-lucrèce, poème sur la religion naturelle composé par M. Le Cardinal De Polignac, traduit par M. DE BOUGAINVILLE -- 2 TOMES RELIES EN VOLUME -- COMPLETE SET‎

‎Bruxelles, Foppens, 1760, 2 TOMES reliés en un volume in 8, pleine basane marbrée, dos orné de fers dorés, tranches rouges (reliure de l'époque), (petit travail de vers à un mors, cachet de cire rouge sur la page de titre au tome 1 comportant des armes non identifiées), T.1 : 3 feuillets non chiffrés, 72pp., 178pp., T.2 : 1 feuillet non chiffré: (page 179/180), pp. 181/462‎


‎---- "Orateur, poète, philosophe, le CARDINAL DE POLIGNAC était loin d'être étranger aux sciences physiques et mathématiques. Il fut nommé en 1715 membre honoraire des Académies des sciences... L'ouvrage qui a le plus contribué à sa réputation est le poème latin de l'ANTI-LUCRECE. Laissé inachevé par le cardinal, il fut publié (en latin) par son ami l'abbé de Rothelin avec un discours préliminaire de Lebeau... BOUGAINVILLE en a donné une traduction complète... Le désir de réfuter les objections que BAYLE empruntait, pour la plupart, au De natura rerum du poète romain, fut le motif qui engagea le CARDINAL DE POLIGNAC à prendre la plume. Ce poème renferme neuf livres. Après avoir combattu dans les premiers livres les erreurs d'EPICURE sur le vide et les atomes, et cherché à établir que le mouvement, n'étant pas propre à la matière, suppose une cause première, il démontre la spiritualité et l'immortalité de l'âme, en un mot les grandes vérités du spiritualisme chrétien. Amené à parler de l'âme des bêtes, il penche vers le méchanisme de DESCARTES. Les deux derniers livres sont consacrés aux preuves de l'existence d'un premier Etre intelligent et juste... Il faut louer l'auteur, qui, avec des intentions religieuses, se contente d'invoquer partout les raisons, d'avoir embelli les vérités les plus abstraites des charmes de la poésie, et emprunté une foule de détails neufs, ingénieux aux sciences et aux arts, à l'histoire et à la fable. Il prend souvent à Lucrèce des traits énergiques ou brillants qu'il retourne contre lui...". (Hoefer T. 40)**75410/7541/P2‎

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‎PACCA Bartoloméo , Cardinal‎

Reference : 31816

(1860)

‎Mémoires Du Cardinal B. Pacca Sur Le Pontificat De Pie VII - Tome Premier : Parties I, II, III - Tome Second : Parties IV et V‎

‎Paris Ambroise Bray 1860 2 Voilumes In-12 Mémoires du Cardinal B. Pacca sur le Pontificat de Pie VII, traduits sur l'édition italienne d'Orvieto de 1843 par M. Queyras, traducteur des premiers mémoires imprimés à Lyon ; renfermant une notice sur la vie et les travaux du Cardinal Pacca. Edition ornée de deux portraits - Tome Premier : parties I, II, III (375 pp) et Tome Second : parties IV et V (376 pp) - rousseurs éparses, dos muets refaits, exemplaire modeste‎


‎ état D'usage Brochés ‎

Librairie Le Cosmographe - Clohars Fouesnant

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‎RETZ (Jean-François Paul de GONDI, Cardinal de).‎

Reference : 20065

(1900)

‎ Mémoires du Cardinal de Retz adressés à Madame de Caumartin suivis des Instructions inédites de Mazarin relatives aux Frondeurs.‎

‎ Paris, Bibliothèque Charpentier, s.d. [circa 1900]. 4 vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 1 f; bl., 2 ff. n.fol., lxxvii - 351 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl,, 2 ff. n.fol., 426 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl,, 2 ff. n.fol., 472 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl,, 2 ff. n.fol., 482 pp. et 1 f. bl. Reliures uniformes de l'époque de demi-basane glacée marine, dos lisses ornés d'un filet d'encadrement doré, filets et filets elliptiques dorés, larges fleurons dorés d'inspiration florale, titre doré, tomaison dorée, tranches mouchetées.‎


‎ Ensemble complet des quatre volumes le constituant ; sous reliures décoratives du temps. ''Le texte de cette édition a été collationné, avec la plus scrupuleuse attention, sur le manuscrit autographe déposé à la Bibliothèque impériale. Les passages de ce manuscrit qui avaient été couverts d'encre, afin de dérober aux yeux du lecteur les confidences par trop intimes du cardinal de Retz, ont été déchiffrés, remis à leur véritable place.'' Retz narre ici, d'une plume spirituelle, son implication dans la Fronde. Par ambition — il convoite le gouvernement de Paris, détenu par le duc de Montbazon —, par désir d'obtenir le chapeau de cardinal, par goût naturel pour l'intrigue et par opposition politique au ministériat et la monarchie absolue, il se lance dans la Fronde dès son début. Il tente au départ de s'imposer comme médiateur entre la reine et les parlementaires rassemblés en Chambre Saint-Louis. Anne d'Autriche le congédie sans ménagement, et jette ainsi le coadjuteur dans le camp des Frondeurs. Après l'échec de la paix de Saint-Germain, il tente d'organiser la révolte en lui donnant un chef. Le Grand Condé refuse ce rôle. Gondi doit se rabattre sur son frère cadet, le prince de Conti, qu'il juge pourtant «un zéro qui ne multipliait que parce qu'il était prince du sang.» Quand les régiments de l'armée d'Allemagne désertent en mars 1649, bien que leur chef Turenne reste avec la Fronde, Gondi sent le vent tourner. Il négocie en hâte avec la reine un codicille, réservant honneurs et places à lui-même et à ses amis. Malheureusement, Mathieu Molé, président du Parlement de Paris, divulgue le contenu du codicille, faisant ainsi brusquement chuter la popularité du coadjuteur. Quand, après la Fronde parlementaire, Condé est trouvé trop puissant, la régente ne peut que se tourner vers Gondi et sa puissante coterie. Grâce à sa maîtresse, Charlotte de Lorraine, fille de la duchesse de Chevreuse, le coadjuteur s'est retrouvé conseiller intime de Gaston de France, oncle du roi. La reine le rencontre au cloître Saint-Honoré. Gondi accepte de faire défection, en échange du chapeau tant convoité. Les princes sont arrêtés le 18 janvier 1650. Le 25 novembre, néanmoins, après avoir transféré les princes au Havre, hors de portée de Gondi, Mazarin lui refuse la barrette. De nouveau, Gondi se retourne, entraînant Gaston de France avec lui. Après avoir réclamé le renvoi de Mazarin, il est informé que la reine va emmener le roi à Saint-Germain, où a fui le cardinal. Il ameute la foule, qui va au Palais-Royal vérifier que le roi est bien dans son lit. Deux meneurs surveillent le sommeil royal. Louis XIV ne pardonna jamais cette humiliation au coadjuteur. Il devient en 1651, abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de la Chaume de Machecoul, à la suite de son oncle Jean-François de Gondi. Angles élimés. Légers frottements affectant le papier marbré des plats. Légers frottements aux dos. Quelques rousseurs dans le texte. Papier par ailleurs légèrement jauni. Du reste, bonne condition. ‎

Babel Librairie - Périgueux
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‎Paul de GONDI , cardinal de RETZ - (1613-1679) - Préface, notes et Table de Georges Mongrédien‎

Reference : 46315

‎MEMOIRES DU CARDINAL DE RETZ, Préface, notes et Table de Georges Mongrédien‎

‎ PARIS, Lib. Garnier Frères - sans date - complet en 4 volumes - In-12 - Broché -XLIII-331, 379, 368 & 270 pages, y compris index - En partie non coupé - Tomes III & IV 237 & 307 pages - Propres‎


‎ Homme politique et écrivain français qui rapporta dans ses Mémoires sa destinée exceptionnelle. Paul de Gondi, futur cardinal de Retz, fut destiné à accéder au siège archiépiscopal de Paris, que son oncle occupait. Il fut ainsi orienté vers des études de théologie, qu'il réussit brillamment. Pourtant, il s'intéressait beaucoup plus aux conspirateurs et aux héros de l'Antiquité qu'aux saints hommes. À vingt ans, il écrivit un petit ouvrage sur le conspirateur Gian Luigi Fiesco (1655). Il avait déjà choisi une voie bien différente de celle qu'on avait prévue pour lui. Il participa en 1636 à la conspiration menée par le comte de Soissons contre Richelieu. Il dut attendre la mort du cardinal et de LouisXIII pour être nommé coadjuteur de l'archevêque de Paris par la régente Anne d'Autriche, en 1643. Sa réputation d'agitateur lui attira très tôt de fortes inimitiés. Quand débuta la Fronde, en 1648, il fut au premier rang des frondeurs contre Mazarin, essayant d'imposer son autorité aux différents groupes d'insurgés. En 1650, il s'allia à la reine contre Condé; lorsque celui-ci fut défait par Turenne, Paul de Gondi devint cardinal. Mais au retour de Mazarin, quand la Fronde reprit, il fut désavoué et emprisonné. En 1654, il devint de droit successeur de son oncle, décédé, sur le siège archiépiscopal. Mazarin réclama sa démission, en vain. Retz réussit à s'évader de sa prison, et trouva refuge en Espagne, en Italie, en Flandre enfin. Il mena une vie errante jusqu'à la mort de Mazarin. Il accepta alors de démissionner du siège d'archevêque, réclamant en échange l'abbaye de Saint-Denis et l'autorisation de revenir en France. Exilé dans son château de Commercy, il fut chargé de participer aux conclaves en 1662, 1665, 1668, 1670. Puis il se consacra à l'écriture des Mémoires. Témoignage historique important, cet ouvrage est parfois plus une reconstruction de sa vie qu'une fidèle narration. uvre agréable à lire, spontanée, libre, mais aussi séditieuse et favorable à l'esprit de révolte, elle n'a pas arrangé la réputation de ce conspirateur. Elle fut publiée pendant la Régence (1717). Conformément à nos conditions générales de vente :Les frais de port sont affichés à titre indicatif. Il se peut que nous devions vous contacter pour vous informer du coût de laffranchissement supplémentaire en fonction du poids et du nombre de livres, surtout pour les envois internationaux Cependant vu l'augmentation des tarifs postaux à l'internationale, nous pouvons expédier les ouvrages en point relais MONDIAL RELAY pour les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, et Portugal. Merci de nous indiquer en retour le point relais choisi ainsi que votre numéro de téléphone mobile & adresse Courriel pour assurer le suivi du colis.N'hésitez pas à nous interroger.In accordance with our general terms and conditions of sale:Shipping costs are displayed for informational purposes only. We may need to contact you to inform you of the additional postage costs depending on the weight and number of books, especially for international shipments.However, given the increase in international postal rates, we can ship books via Mondial Relay to the following countries: Germany, Austria, Belgium, Spain, Italy, Luxembourg, Netherlands, Poland, and Portugal. Please provide us with your chosen Mondial Relay point, as well as your mobile phone number and email address to ensure package tracking.Please feel free to contact us with any questions‎

A l's.p.rance - Brest

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‎Cardinal Maury,Jean-Sifrein‎

Reference : 18941

‎Discours prononcés dans la séance publique tenue par la classe de la langue et de la littérature françaises de l'Institut de France, le... 6 mai 1807, pour la réception de S. É. le cardinal Maury : ,... 3e édition revue, corrigée, et augmentée des discours prononcés lors de la réception de Son Éminence à l'Académie française en 1785.‎

‎ Avignon : Séguin, 1807, 139 p. ; In-8 demi velin; dos lisse piece de titre maroquin rouge,tres bon etat‎


‎Discours prononcés dans l'Académie françoise, le Jeudi XXVII Janvier 1785 à la réception de M. l'abbé Maury,suivi de Discours prononcés dans la séance publique tenue par la classe de la langue et de la littérature françoises de l’Institut de France, le mercredi 6 mai 1807 pour la réception de S.E. Mgr. le Cardinal Maury Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €‎

Livres Anciens Komar - Meounes les Montrieux

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‎BOUILLON (Emmanuel Thodose de La Tour d Auvergne, duc d Albret, cardinal de).‎

Reference : 5484

‎N au Chteau de Turenne. 1643-1715. Prlat, neveu de Turenne. Lettre Signe "Le Cardinal de Bouillon, Doyen du Sacr Collge", avec Apostille autographe, Alessandro Borgia. Utrecht (Allemagne), 10 mars 1713. 2 pages in-4.‎

‎ Rare lettre du cardinal de Bouillon, en exil ; perdant la confiance du roi Louis XIV suite des actes de dsobissance rpts et son soutien Fnelon, il passa lennemi en 1710. Bouillon recommande un ecclsiastique envoy par le pasteur de La Haye : ...Cet ecclesiastique, qui mest venu voir, et que jay beaucoup examin et questionn, ma paru fort orthodoxe, et tout a fait loign de toutes nouveauts en matiere de doctrine et de sentiments : Il est bien vray quil a est nomm par le feu Archeveque de Sebaste, mais il nen a re les pouvoirs pour exercer son ministere que comme tous les autres pasteurs somis et non somis les recevoient indifferemment de ce Prelat (...). Cet Ecclesiastique a dans la communaut, dont il a soin, deux partys dont un ne veut point avoir dautre pasteur que luy et lautre, qui luy est oppos, est neanmoins tres dispos a le recevoir, a le reconnoitre et a le garder, si vous lagrer, et si vous luy continuer ses pouvoirs. Je ne puis pas mempecher de vous dire, Monsieur, par la connoissance que jay de lestat de lglise et de la Religion en ce pas cy depuis que jy suis, quil ne doit pas estre gouvern comme les autres, quil faut user de plus dindulgence et de facilit quailleurs, et ne pas trop remuer et changer les choses qui y sont tablies, mais les laisser comme elles sont en usage, a moins quil ny ayt un dreglement evident a corriger.Jexpliqueray sur cela mes sentiments, et ce que lexprience ma appris, quand je seray a Rome : je vous assure quil faut estre sur les lieux pour bien connoitre ce pas cy. Je vous conseille de pendre beaucoup de confiance au Pasteur de La Haye dont jay conu toujours une plus grande estime, a mesure que je lay connu et pratiqu : cest un homme qui joint beaucoup de prudence et de capacit (...) et tres desinterress pour les personnes dont il est charg ; on ne peut pas le bien connoitre je vous assure, sans en faire beaucoup de cas...Emmanuel-Thodose, neveu de Turenne, entr dans les ordres, nobtint pas seulement un grand nombre de prbendes mais aussi, lge de 26 ans, la pourpre cardinalice, et devint Grand aumnier de France puis avec la mme fonction, Grand officier du prestigieux ordre du Saint-Esprit. Aprs son ralliement dans le camp des puissances ennemies, Louis XIV intenta un procs en flonie contre son Grand aumnier. La confiscation totale de ses revenus franais, l'hostilit qu'il ne tarda pas soulever dans son exil par ses mauvais procds l'incitrent en 1712 gagner Rome. Cardinal pauvre , il s'installa prs du Quirinal. Bouillon y mourut le 2 mars 1715, six mois avant le Roi, d'orgueil, comme toute sa vie il avait vcu , ou de rage : Saint-Simon hasarda les deux diagnostics dans ses Mmoires.‎


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‎BOUILLON (Cardinal de).‎

Reference : 5485

‎N au Chteau de Turenne. 1643-1715. Prlat, neveu de Turenne.Frapp de disgrce par Louis XIV. L.A.S. le Card de Bouillon D(doyen) Alessandro Borgia. Utrecht (Allemagne), 20 septembre 1712. 3 pages in-4.(Trs bon tat. Dchirure de 4 cm dans la pliure mdiane, en pied, sans atteinte au texte).‎

‎ Il l'informe du dpart ...de Mgr Bussi pour Rome (...) ce qui me paroit dun tres bon augure pour lui dont je me reiouis avec vous Monsieur, par avance, et pour me faire connoitre a meme temps que S.S. vous avoit cependant charg de ladministration de la Nonciature et en particuillier de ce qui concerne les Missions dHollande ce qui ma m'a [sic.] caus une sensible joie, cela me faisant connoitre la Justice que S.S. rend a votre merite et me donnant lieu desperer quelle nen demeurera pas la a votre egard, mais vous en donnera a lavenir de plus solides marques cest ce que je souhaite, Monsieur, instemment aiant pour votre personne et votre Illustre famille tous les sentiments que vous pouvez desirer (...) Je vous prie de ne pas douter et de me croire tres veritablement et cordialement a vous. Je vous escrit cecy, Monsieur, par billet de ma propre main quoy que des plus mauvaises sans aucune ceremonie, croiant en cela vous faire plus de plaisir, vous men fairs beaucoup den user de meme a mon egard, a lavenir, en mecrivant aussi par billet... Je vous prie sans en rien temoigner a personne de faire secretement recherch a Cologne une maison comode que jy pourois avoir en cas que je jugeasse a propos dy prendre mon habitation pour quelque temps avant que de my mettre en chemin pour continuer mon voiage pour Rome...Emmanuel-Thodose, neveu de Turenne, entr dans les ordres, nobtint pas seulement un grand nombre de prbendes mais aussi, lge de 26 ans, la pourpre cardinalice, et devint Grand aumnier de France puis avec la mme fonction, Grand officier du prestigieux ordre du Saint-Esprit. Aprs son ralliement dans le camp des puissances ennemies, Louis XIV intenta un procs en flonie contre son Grand aumnier. Protecteur de La Fontaine et ami de Mme de Svign, le cardinal a le malheur de dplaire Louis XIV. Charg des affaires de France Rome au moment o clate entre Fnelon et Bossuet la querelle des Maximes des Saints, le cardinal est frapp de disgrce par le roi, priv de ses charges pour ne s'tre pas prononc contre Fnelon, et envoy en exil dans ses abbayes de Bourgogne ; irrconciliable davec le roi, il se rfugie en Hollande, avant de stablir Rome en cardinal pauvre o il meurt en 1715, six mois avant Louis XIV, d'orgueil, comme toute sa vie il avait vcu ou de rage , crivit Saint-Simon.‎


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‎RICHELIEU (Armand Jean du Plessis, cardinal de).‎

Reference : 44676

(1617)

‎Les Principaux poincts de la foy de l’église Catholique. Défendus contre l’éscrit addressé au Roy par les quatre Ministres de Charenton.‎

‎Poitiers, Antoine Mesnier, 1617. In-4 (228 x 165 mm) de (14)- 262-(4) pp. veau havane, double filet d’encadrement sur les plats, dos orné à nerfs orné (reliure de l'époque). ‎


‎Édition originale très rare du premier livre imprimé du cardinal de Richelieu après la Harangue prononcée au Petit-Bourbon le 23 février 1615.Important traité apologétique de jeunesse du futur cardinal, publié alors qu’il n’est encore que évêque de Luçon, et l’un des tout premiers textes imprimés de celui qui deviendra la figure majeure du gouvernement de Louis XIII.Rédigé dans le contexte encore brûlant de l’après-guerres de Religion, l’ouvrage s’inscrit pleinement dans l’esprit de la Contre-Réforme tridentine. Richelieu y expose avec méthode et clarté les fondements doctrinaux de l’Église catholique, en s’attachant à répondre point par point aux arguments protestants : autorité de l’Église et de la Tradition, nature et nombre des sacrements, eucharistie, justification, culte des saints, primauté pontificale. Loin d’une polémique violente, le ton est celui d’une démonstration raisonnée, nourrie de références scripturaires et patristiques, destinée à convaincre autant qu’à instruire.Le style, volontairement limpide et pédagogique, révèle déjà les qualités intellectuelles de Richelieu : sens de l’ordre, rigueur argumentative, souci d’efficacité. Ce texte annonce l’homme d’État à venir, par sa capacité à articuler fermeté doctrinale et pragmatisme d’exposition, et participe à la construction de sa réputation d’ecclésiastique solide et orthodoxe, condition essentielle de son ascension politique ultérieure.Sur le plan bibliographique, Les Principaux points de la foy de l’Église catholique constitue une pièce fondatrice de l’oeuvre de Richelieu, recherchée moins pour son originalité théologique que pour sa valeur historique et symbolique. Il s’agit d’un témoignage précoce de l’engagement intellectuel du futur cardinal dans la défense de l’unité religieuse du royaume, engagement qui trouvera plus tard sa traduction politique.Très bon exemplaire. Coiffes restaurées. Minuscule galerie de ver en marge des 67 premiers feuillets, petit manque de papier en marge du feuillet 169-170 sans perte de texte. Étiquette portant « Cum consummaverit homo, tunc incipiet ».La Bouralière, Bibliographie poitevine, p. 485. ‎

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‎Henri de Bonnechose (1800-1883), évêque de Carcassonne puis d'Evreux, archevêque de Rouen, cardinal. ‎

Reference : 020132

‎Lettre signée au cardinal Antonio Tosti‎

‎Henri de Bonnechose (1800-1883), évêque de Carcassonne puis d'Evreux, archevêque de Rouen, cardinal. L.S., Rouen, 25 novembre 1865, 1p in-folio. Au cardinal Antonio Tosti (1776-1866). Belle lettre pour le remercie de ses voeux pour les fêtes de Noël. Bonnechose a juste signé, avec la formule de politesse : « Le très humble et très dévoué serviteur +H Card. de Bonnechose arch. de Rouen ». [483] ‎


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‎Gustave THIBON ; Dom GRAMMONT ; Etienne BORNE ; Maurice CLAVEL ; René REMOND ; Jean-Marie DOMENACH ; Cardinal Alfrink ‎

Reference : 29688

(1975)

‎Recherches et expériences Spirituelles. Libres dans l'Esprit. [ Conférences ] Notre-Dame de Paris Octobre - Décembre 1975. [ Gustave Thibon : La vérité libératrice ; Dom Grammont : Techniques et liberté de la prière ; Etienne Borne : Teilhard de Chardin et la Passion de l'Un ; Métropolite Antoine de Souroge : La Sainte Liturgie, lieu de l'Esprit ; René Rémond : Faut-il renier le passé de l'Eglise ; Jean-Marie Domenach : Liberté spirituelle et praxis chrétienne ; Maurice Clavel : Qui t'a fait Homme ? ; Cardinal Alfrink : Institution et Inspiration ]‎

‎1 vol. in-4 br., texte dactylographié, 1975 : 3 ff., 13-17-13-12-12-12-12-17-13 pp. Table des matières complète : 5 octobre : Gustave Thibon : La vérité libératrice ; 12 octobre : Dom Grammont : Techniques et liberté de la prière ; 19 octobre : Etienne Borne : Teilhard de Chardin et la Passion de l'Un ; 26 octobre : Métropolite Antoine de Souroge : La Sainte Liturgie, lieu de l'Esprit ; 9 novembre : René Rémond : Faut-il renier le passé de l'Eglise ; 16 novembre : Remise de la TOB (Père Carré) ; André Appel et Pierre Bockel : La Parole et l'Esprit ; 23 novembre : Jean-Marie Domenach : Liberté spirituelle et praxis chrétienne ; 30 novembre : Maurice Clavel : Qui t'a fait Homme ? ; 7 décembre : Cardinal Alfrink : Institution et Inspiration ‎


‎Bon exemplaire de ce rare document, tout à fait remarquable.‎

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EUR60.00 (€60.00 )

‎CHEVERUS, Jean Cardinal de‎

Reference : 34779

(1837)

‎Instruction de son Eminence Mgr le Cardinal Archevêque de Bordeaux sur Les principales opérations des Conseils de Fabriques, dans l'assemblée annuelle du Dimanche de Quasimodo [Année 1837 ]‎

‎1 brochure in-folio, 4 ff. dont formulaire imprimé, 1837‎


‎Bon état. Dans l'Eglise catholique, avant 1905, le terme de Conseil de Fabrique désignait le comité chargé de la gestion financière de chaque paroisse, en particulier la collecte et de la gestion des fonds destinés à la construction, au fonctionnement et à l'entretien des monuments du culte. La fête de Quasimodo désignait le premier dimanche après celui de Pâques. Ce jour là, chaque Conseil de Fabrique se réunissait pour approuver les comptes de l'exercice écoulé. Cette instruction du Cardinal de Cheverus, archevêque de Bordeaux et ancien évêque de Boston (USA) doit être l'une de ses dernières décisions, car il mourut le 19 juillet 1836 à Bordeaux.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR29.00 (€29.00 )

‎[Imprimerie Duverdier et Cie] - ‎ ‎LECOT, Victor Lucien Sulpice Cardinal‎

Reference : 34781

(1894)

‎Lettre de Son Eminence Le Cardinal Lecot, Archevêque de Bordeaux sur la Situation Présente.‎

‎1 brochure in-8, Imprimerie Duverdier et Cie, Bordeaux, 1894, 20 pp.‎


‎Etat très satisfaisant. Le Cardinal Lecot, archevêque de Bordeaux de 1890 à 1908, évoque la situation de l'Eglise depuis 1870, au lendemain de la lettre de Léon XIII‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR38.00 (€38.00 )

‎[ Alfred Vromant] - ‎ ‎BERTHIER ; HUBY ; Cardinal-Archevêque STERCKX‎

Reference : 38211

(1886)

‎Considérations sur l'Esprit de Foi (Berthier) [ Suivi de : ] Un Puissant Moyen de Salut [ Suivi de : ] Règles et Maximes Spirituelles (Huby) [ Suivi de : ] Analyse Sommaire de la Doctrine de Saint Jean de La Croix (Berthier) [ Suivi de : ] Le Danger des Mauvaises Lectures Instruction Pastorale (Cardinal-Archevêque Sterckx)‎

‎1 vol. in-12 reliure demi-basane marron, coll. Petite Bibliothèque Chrétienne, Alfred Vromant, Bruxelles, s.d. (circa 1886), 262-143-95-117 pp. Contient : Considérations sur l'Esprit de Foi (Berthier) [ Suivi de : ] Un Puissant Moyen de Salut [ Suivi de : ] Règles et Maximes Spirituelles (Huby) [ Suivi de : ] Analyse Sommaire de la Doctrine de Saint Jean de La Croix (Berthier) [ Suivi de : ] Le Danger des Mauvaises Lectures Instruction Pastorale (Cardinal-Archevêque Sterckx)‎


‎Etat satisfaisant (anciens cachets d'institution religieuse, étiquette de cote en garde, rouss., rel. lég. frottée, une coupe fort. frottée)‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR49.00 (€49.00 )
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