1856 Paris : impr. de Maulde et Renou, 1856,In-32, 185 p.,broché,dos cassé,couvertures défraichies,texte frais,rare
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Jules Canonge (1812-1870), poète, nîmois, félibre, membre de l'Académie du Gard.
Reference : 020440
Jules Canonge (1812-1870), poète, nîmois, félibre, membre de l'Académie du Gard. L.A.S., Nîmes, 19 juin 1840, 2p in-4. Au poète Théodore Wains-Desfontaines (1804-1844) qui devait lui envoyer son recueil de poésies Mes éphémères. « Monsieur, il m'a été impossible de faire jusqu'à aujourd'hui ce que vous me demandez car je n'ai pas reçu votre ouvrage. Nous n'avons ici que des journaux politiques. Je ne participe directement à aucun. Ne partageant pas leurs passions j'avais crû pouvoir d'abord, en me réfugiant dans la partie exclusivement littéraire, donner alternativement à tous les deux. On a trouvé ici cela fort mauvais car les hommes de parti veulent à toute force que l'on soit comme eux. Alors je me suis complètement retiré. Je crois cependant, Monsieur, si vous m'envoyez votre ouvrage, pouvoir vous promettre, non pas l'insertion d'un article, mais celle d'une note d'une vingtaine de lignes que j'aurai beaucoup de plaisir à rédiger. Croyez bien que je ferai tout ce qui dépendra de moi. Quand à [Jean] Reboul, il a toujours bien accueilli les envois qu'on lui adresse. Le vôtre du reste est de nature à ne devoir vous laisser aucune des craintes que vous m'exprimez. Recevez mes salutations empressées. Jles Canonge. Jasmin a raison d'attacher de l'importantes à ses poésies. Il y a là une originalité de fonds et une fermeté de forme bien rares à toutes les époques. Certains de ses récits n'eussent pas eu plus de charme dans la bouche de La Fontaine. Si vous lisez attentivement son Aveugle de Castel-Culier, vous partagerez mon opinion ; c'est un des plus délicieux poèmes que je connaisses ; tout y est neuf et admirablement senti. Quant à faire abandonner la langue de Corneille, personne ne peut en avoir la prétention ». Très belle lettre, rare. [492]
Jules Canonge (1812-1870), poète, nîmois, félibre, membre de l'Académie du Gard.
Reference : 020441
Jules Canonge (1812-1870), poète, nîmois, félibre, membre de l'Académie du Gard. L.A.S., Nîmes, 27 janvier 1841, 1p 1/4 in-8. Au poète Théodore Wains-Desfontaines (1804-1844). « J'ai reçu vos éphémères ; je les ai lus et tout y a pleinement confirmé en l'agrandissant l'idée favorable que j'avais conçue de votre talent d'après ce qui m'en était connu. Si je ne vous ai pas accusé plus tôt réception de cet envoi, c'est que j'espérais pouvoir écrire sur lui quelques lignes et vous les envoyer insérées par quelque journal comme vous me le demandiez. La faiblesse de ma pauvre tête encore toute endolorie et les prescriptions de mon Hypocrate ne me permettant pas ce travail, mais je m'en occuperai dès que je pourrai et vous le ferai parvenir. Vous vous exagérez, du reste, la portée de ma plume, et je suis loin de posséder l'autorité littéraire que vous me supposez. Croyez de nouveau à toute ma bonne volonté et recevez en ici l'expression. Jles Canonge ». Rare. [492]