Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.
Exemplaire Robert Chatté avec envoi signé Paris, Gallimard, coll. «Les Essais», (février) 1954. 1 vol. (120 x 185 mm) de 188 p. et [2] f. Broché, sous chemise et étui. Edition originale. Un des 175 exemplaires sur vélin pur fil - celui-ci un des 5 hors commerce (J). Envoi signé : « à Robert Chat[té], par 40° de température. A.C. ».
Les huit récits qui composent L'Été, à l'exception du « Minotaure », publié seul en 1950, sont inédits. Tous « se rattachent naturellement à Noces par une sorte de fil d'or », celui du lyrisme, de la prose poétique et de la pensée méditerranéenne, célébrant Alger, Oran puis Tipasa, qu'il avait chanté quinze ans plus tôt dans Noces comme un lieu « habité par les dieux ». Camus, sept années après la parution de La Peste, revient à l'essentiel, ses essentiels : la Méditerranée, avec « son tragique solaire qui n'est pas celui des brumes » ; la lumière, « si éclatante qu'elle en devient noire et blanche » ; la mer, dont il se tient « au plus près » ; l'Algérie, sa « vraie patrie ». Cet exemplaire est celui de Robert Chatté, l'une des grandes figures de la librairie clandestine. Jean-Jacques Pauvert l'évoque dans ses Souvenirs comme « le mystérieux libraire de Montmartre, (...) grand, mince, très bien élevé, avec des oreilles décollées éton-nantes, (qui) exerçait en appartement et prenait un grand luxe de précautions et avait ses entrées chez Gallimard, chez qui il avait débuté comme simple commis. Il n'ouvrait sa porte que si l'on usait d'un certain signal. Il avait fait imprimer aussi l'édition originale de Madame Edwarda de Bataille en 1941 ». Sa relation avec Camus fut précoce et constante, jusqu'à son décès le 8 septembre 1957, que l'écrivain note dans ses Carnets : « Mort de Robert Chatté. Seul, à l'hôpital de Villejuif. » (III, p. 198). Son ami Pascal Pia s'occupera de la succession et de l'inventaire de son appartement. Parisien tout le premier semestre 1954, Camus offre vraisemblablement à Chatté son ouvrage dès sa parution, mi-février. Les 40° annoncés sont davantage un écho ironique aux textes de L'Été qu'à la situation météorologique en France : le fameux hiver 1954 est l'un des plus froids du siècle dernier, avec un froid ressenti de près de -40° ! Camus passera tout l'été, au frais, en Normandie, chez les Gallimard, à Sorel-Moussel. Cet exemplaire a figuré à l'exposition du centenaire, « Albert Camus de Tipasa à Lourmarin » (n° 155, reproduit).
Paris, Galerie André Maurice, (20 avril) 1949. 1 vol. (145 x 225 mm) de 1, [6] et 1 f. Broché. Édition originale. Un des 300 premiers exemplaires sur vélin Marais (n° 47), bien complet de la planche hors texte.
C'est par Jean Grenier, qui présenta Camus à Maguet, et le peintre Marcel Damboise, dont il avait fait la connaissance en Algérie dans les années 30, que Camus s'intéressa aux peintures de Richard Maguet. Les deux peintres résidaient à la villa d'artistes d'Abd-el-Tif, alors que Camus était étudiant en philosophie, vers 1933, et avaient exposé ensemble. Camus avait longuement parlé de ce peintre dans une chronique d'Alger étudiant en 1942. Ce représentant de l'Ecole de Paris, fauché dans un bombardement le 16 juin 1940, à Sully-sur-Loire, sera honoré dès le lendemain par Jean Grenier dans un bel article paru dans Fontaine (n°15, septembre 1941), repris dans la première monographie qui lui sera consacrée, en 1941 toujours, à la Galerie Louis Reynaud, préfacée par Jean Alazard, professeur d'histoire de l'art et fondateur du Musée des beaux-arts d'Alger. Cette seconde exposition fait la part belle au texte de Camus : hormis une illustration - volante - de Maguet, le catalogue n'est constitué que de ce texte. L'ensemble est imprimé à 300 exemplaires, par Mourlot.
Exemplaire sur pur fil.Tel que paru. Paris, Gallimard, (mai) 1956. 1 vol. (120 x 190 mm) de 169 p., [1] et 2 f. Broché. Édition originale. Un des 235 exemplaires sur pur fil (n° 89).
En 1956, outre ses activités journalistiques, Albert Camus écrit pour le théâtre et multiplie les nouvelles, qu'il rédige entre 1954 et 1956. Il les destine à L'Exil et le Royaume, qui paraîtra l'année suivante. « Un seul thème pourtant, celui de l'exil, depuis le monologue intérieur jusqu'au récit réaliste. Les six récits ont d'ailleurs été écrits à la suite, bien qu'ils aient été repris et travaillés séparément (...). L'exil, à sa manière, nous en montre les chemins, à la seule condition que nous sachions y refuser en même temps la servitude et la possession. » La Chute - dont on ignore le titre primitif - y figure à l'origine, avant d'être écarte du recueil à venir : Camus en développe le texte jusqu'à en faire le roman que l'on sait. Sous un titre proposé par Roger Martin du Gard, La Chute est mis en vente le 16 mai et connaît un immense succès de librairie. Ceux qui prédisaient ironiquement « la chute de Camus » font silence. La plupart ont vu dans ce texte une sorte d'autobiographie, ainsi que ses contemporains tentent de lui faire admettre. Camus leur répondra invariablement par la négative : « Mon seul point commun avec Jean-Baptiste Clamence - auquel on s'obstine à vouloir m'identifier - serait son manque d'imagination » déclare-t-il dans Le Monde. Bel exemplaire.
Un des 11 exemplaires de tête. Bruxelles, Dynamo, coll. «Brimborions», 14 janvier 1960. 1 vol. (120 x 190 mm) de 10 p. et 1 f. Broché. Édition originale. Un des onze premiers exemplaires sur hollande (n° 5).
C'est dans la revue Confluences, dans son numéro de juillet 1943, que paraît L'intelligence et l'échafaud. Les personnages « sont de curieux héros qui périssent tous de sentiments et vont chercher des maladies mortelles dans des passions contrariées », dit Camus, selon une tradition du roman français qui est d'aller droit au but, selon le prototype de La Princesse de Clèves. De son auteur, Mme de Lafayette, à Benjamin Constant et jusqu'à Proust, le texte est ici tout entier fondé sur l'admiration de l'art classique : Camus y reviendra deux ans plus, tard lorsqu'il préfacera les oeuvres de Chamfort ; il donnera également plusieurs résonances à ce texte dans les éditoriaux de Combat de l'année 1944. Celui du 12 octobre 1944 reprendra par exemple la formule de Goethe présente ici : «Mieux vaut une injustice qu'un désordre». Cette plaquette est achevée d'imprimer le 14 janvier 1960, soit 10 jours après le décès accidentel de Camus, sur les route de Bourgogne. Tirée à seulement 51 exemplaires, elle paraît simultanément à l'autre hommage rendu par Pierre Aelberts pour sa collection Brimborions, savoir le Albert Camus de Jean-Paul Sartre. Rare en grand papier.
Paris, Gallimard, 1948. In-12, 233 pp., broché, couverture originale imprimée (dos partiellement décollé).
Édition originale de cette pièce de théâtre, représentée pour la première fois le 27 octobre 1948, soit près de deux mois avant la parution de l'ouvrage. Cet exemplaire du service de presse est enrichi d'un envoi autographe signé de Camus à Francis Ambrière, qu'il accompagne d'un lapidaire "sans rancune". Cette pièce de Camus fut éreintée par la critique et Ambrière ne fit pas exception. Il écrivit dans la revue Opéra que la pièce était "longue, bavarde et ennuyeuse" et qu'on y débitait "à profusion des maximes banales". Magnanime, Camus lui fit tout de même envoyer un exemplaire de l'ouvrage. Herbeck, La passion du théâtre: Camus à la scène, 2011, p. 132. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
45 Tirage de luxe à 150 exemplaires Orléans, Sisyphe, 2013. 1 vol. (200 x 260 mm) de 152 p. Cartonnage éditeur illustré. Catalogue de l'exposition qui s'est tenue du 5 au 8 septembre 2013 au Château de Lourmarin. Tirage de luxe à 150 exemplaires numérotés, en édition cartonnée, enrichis d'un tiré à part de Naissance et Jour levant d'une amitié.
De Tipasa à Lourmarin, une exposition pour le Centenaire a pris le parti de suivre l'oeuvre publiée d'Albert Camus, de A à Z, en montrant pour chaque titre, au moins une édition remarquable, un manuscrit, une photographie originales. Les pièces réunies dans ce catalogue, pour certaines, n'avaient jamais été dévoilées - pour exemple l'un des carnets de travail de La Peste (prêt BNF), l'exemplaire personnel de Camus du Nietzsche (collection particulière) ou encore quelques feuillets du manuscrit de L'Étranger. Ce catalogue est aujourd'hui une référence bibliographique en la matière. Près de 200 livres et documents : tous repris au catalogue, illustrés et légendés : lettres et manuscrits précieux, provenances, reliures et éditions originales. Reliures de Georges Leroux, Pierre-Lucien Martin, Paul Bonet, G. de Coster, Jean de Gonet, manuscrit originaux, épreuves corrigées et provenances remarquables. L'intégralité de l'oeuvre de Camus y est présentée, chronologiquement, et illustrée par les éditions originales ou illustrées.
100 Catalogue du centenaire Orléans, Sisyphe, 2013. 1 vol. (205 x 270 mm) de 147 p. et [2] f. Broché, sous couverture illustrée. Catalogue de l'exposition qui s'est tenue du 5 au 8 septembre 2013 au Château de Lourmarin.
De Tipasa à Lourmarin, une exposition pour le Centenaire a pris le parti de suivre l'oeuvre publiée d'Albert Camus, de A à Z, en montrant pour chaque titre, au moins une édition remarquable, un manuscrit, une photographie originales. Les pièces réunies dans ce catalogue, pour certaines, n'avaient jamais été dévoilées - pour exemple l'un des carnets de travail de La Peste (prêt BNF), l'exemplaire personnel de Camus du Nietzsche (collection particulière) ou encore quelques feuillets du manuscrit de L'Étranger. Ce catalogue est aujourd'hui une référence bibliographique en la matière. Près de 200 livres et documents : tous repris au catalogue, illustrés et légendés : lettres et manuscrits précieux, provenances, reliures et éditions originales. Reliures de Georges Leroux, Pierre-Lucien Martin, Paul Bonet, G. de Coster, Jean de Gonet, manuscrit originaux, épreuves corrigées et provenances remarquables. L'intégralité de l'oeuvre de Camus y est présentée, chronologiquement, et illustrée par les éditions originales ou illustrées.
Dernier titre publié chez Charlot Paris, Charlot, (1er mai) 1950. 1 vol. (165 x 255 mm) de 79 p. et [2] f. Broché. Édition originale. Texte dédié à Pierre Galindo. Un des 280 exemplaires sur vélin pur fil de Lana (n° 10) - outre les 45 exemplaires sur le même papier réservés à l'auteur.
Paru chez Charlot, son éditeur historique, Le Minotaure est le premier des huit essais qui constitueront le recueil de L'Été. Le manuscrit princeps est daté de 1939, mais la publication a été ajournée pour de multiples raisons et il faudra attendre 1946 pour voir le texte paraître en revue, grâce à Jean Amrouche, l'ami kabyle d'Albert Camus installé à Tunis. Ce dernier anime, depuis la fin de la guerre, la revue L'Arche d'Edmond Charlot. Dans son numéro 13 de février 1946, Camus publie donc une première version de sa « plaquette sur Oran », Le Minotaure, avec l'épigraphe suivante de Gide : «Je l'imaginais à la cour du roi Minos, inquiet de savoir quelle sorte d'inavouable monstre peut bien être le Minotaure ; s'il est si affreux que cela, ou s'il n'est pas charmant peut-être. » La version définitive en volume est prête en 1949, avec quelques corrections au texte et l'épigraphe de Gide remplacée par une autre de Hölderlin. Cette période marque la fin de la célèbre enseigne algéroise : Edmond Charlot fait faillite malgré les succès de librairie qui caractérisent sa période d'après-guerre et Le Minotaure est l'un des derniers titres de son catalogue, en même temps qu'il marque la fin de la collaboration de Camus avec Charlot, lequel lancera cependant une nouvelle maison d'édition à Alger, Rivages.
Tirage de tête sur Hollande Paris, Gallimard, (1er mars) 1971. 1 vol. (150 x 220 mm) de 231 p. et [3] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 106 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 17).
Le premier roman d'Albert Camus, resté à l'état d'ébauche, rédigé en Algérie entre 1932 et 1936. Il constitue le premier volume des Cahiers Albert Camus. Neuf, non coupé.
Camus transpose et adapte Buzzati Paris, L'Avant-scène, n° 105, (mars) 1955. 1 vol. (185 x 270 mm) de 40 p. Agrafé, sous couverture illustrée. Édition originale de la traduction française.
Programme complet avec texte intégral de la mise en scène parisienne, donnée à Paris au Théâtre La Bruyère le 12 mars 1955. La pièce est mise en scène par Georges Vitaly, avec Daniel Ivernel. Camus transposition et adapte pour la scène le vertigineux Sept étages (1937), qui suit Giovanni Corte, serpentant d’un étage à l’autre d’une clinique où l’architecture classe les malades par gravité : une allégorie administrative de la fatalité que Camus resserre en une mécanique d’angoisse.
Paris, Gallimard, 1952. 1 vol. (201 x 275 mm), cartonnage éditeur ill., non paginé. Édition originale.
Rien d'étonnant à ce qu'Albert Camus traduise la Dernière fleur du conteur et dessinateur américain James Thurber... En effet, après la parution de l'Homme révolté et la fratricide polémique qui s'en suivit avec Jean-Paul Sartre, Camus est meurtri, dépressif et littérairement stérile ; il lui est donc plus facile de transcrire que d'écrire. Et puis, la parabole du « Mark Twain du XX° siècle » est une illustration de l'absurdité humaine : bâtisseur et destructeur, l'Homme ruine inexorablement son oeuvre civilisatrice par la guerre. Comment l'auteur du Mythe de Sisyphe serait-il resté insensible à ce message désabusé et détaché ? Sans compter qu'il fait écho à son article contemporain de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale : « Nous savons qu'à une certaine extrémité du désespoir, l'indifférence surgit et avec elle le sens et le goût de la fatalité. (...) Tant d'efforts pour la paix, tant d'espoirs mis sur l'homme, tant d'années de lutte ont abouti à cet effondrement et à ce nouveau carnage! (...) C'est bien là peut-être l'extrémité de la révolte que de perdre sa foi dans l'humanité des hommes. Peut-être après cette guerre les arbres refleuriront encore, puisque le monde finit toujours par vaincre l'histoire. Mais ce jour-là, je ne sais combien d'hommes seront là pour les voir. » (Le Soir républicain, 17 septembre 1939). Très bon état, rare ainsi.
1979 Editions André Sauret Editeur - 1979 - 8 volumes, in-quarto, plein cuir marron siglé Albert Camus à froid en bas du premier plat, titre, auteur et tomaison en doré + emboîtage éditeur en carton toilé marron, avec ourlet de cuir sur les ouvertures, tranche supérieure dorée - 410 + 292 + 437 + 371 + 351 + 560 + 341 + 367 pages - Tirage numéroté 940/2500 sur vélin d'Arches filigrané "Albert Camus", numéroté à la presse
Bon état - Légers effilages sur les emboitages cartonnés toilés Bon
CAMUS, Catherine - Avec la collaboration de Marcelle Mahasela
Reference : 124774
(2009)
ISBN : 2850881368
2009 Michel Lafon - 2009 - In-folio, cartonnage illustré sous jaquette illustrée de l'éditeur - 209 pages - Nombreuses illustrations en couleurs et N&B, in et hors-texte, dans l'ouvrage
Bon état - Menus frottements sur la jaquette Bon
Adolescent, Kerouac avait découvert la lecture des romans et fréquente assidûment la bibliothèque municipale de Lowell, où il dévore les grands auteurs américains, mais aussi français : il y lit, dans le texte en version originale, Proust, Balzac, Rimbaud, puis Verlaine, Genet, Cendrars, Camus et Céline, son écrivain favori. C'est probablement au cours de son seul voyage en France, en 1965, que Kerouac rapporte cet exemplaire de La Chute. Paris, Gallimard, (novembre) 1960. 1 vol. (120 x 185 mm) de 172 p. et [2] f. Broché. L'exemplaire personnel de Jack Kerouac. Avec le tampon officiel de ces archives de la succession Kerouac : « Property of the Estate of Jack Kerouac, John Sampas, Executor the Estate of Jack Kerouac », enrichi du timbre à sec « Jack Kerouac Estate ».
C'est probablement au cours de son seul voyage en France que Kerouac acquiert et rapporte cet exemplaire de La Chute. Gallimard avait pour habitude de lui envoyer les éditions françaises de ses exemplaires, mais rarement d'autres ouvrages dans cette langue, hormis ceux qui pouvaient lui avoir été directement adressés par des écrivains français (comme c'est le cas du Delteil, que nous présentons également). Au début de ces années 1960, si une dernière destination hante bien l'écrivain, c'est la Bretagne, la France, ses racines. Kerouac s'en préoccupe de plus en plus, déclamant dans « Big Sur », face au Pacifique, que « Mon nom est Le Bris de Keroac, je vais enfoncer mes dents saines d'anglo-saxon dans la chair pitoyable des poissons, je ferais mieux de me souvenir que les poissons parlent breton. » Il sera donc temps pour lui, enfin, de traverser l'Atlantique. C'est chose faite en 1965, dans un voyage aussi mémorable que désastreux, qu'il relatera en partie dans Satori à Paris : « Arrivé à Paris, Kerouac passe chez l'éditeur qui a traduit Sur la route en 1960 : Gallimard. Sa dégaine n'inspire pas confiance. Les dames de la maison n'auraient pas cru qu'il s'agissait bien de lui. À la Bibliothèque nationale, ce sont les employés à la communication des livres qui lui disent que l'Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne qu'il demandait avait disparu des rayons. Ils veulent se débarrasser d'un client suspect » (Jean Lebrun, Kerouac, au bout de la route, la Bretagne, Le Vif de l'histoire, France Inter, mars 2022). Il se rend ensuite à Brest, non sans avoir égaré sa valise à Orly puis raté le vol d'Air Inter, direction donc la librairie de la Cité via la gare Montparnasse jusqu'à au 57 rue de Siam, non loin de la rade, tenue par un certain Pierre Le Bris de Kerouac. Kerouac pense se rapprocher d'un cousin. Les deux hommes faisant connaissance, finissent par convenir hélas qu'ils ne sont pas parents... Jack Kerouac regagne alors son domicile, dans le sud des États-Unis. Il vivra les derniers mois de sa vie dans un modeste bungalow au 5169 10th Avenue North, à St. Petersburg, en Floride, en compagnie de sa mère Gabrielle-Ange, avec qui il aura conversé toute sa vie en français - et de sa troisième femme, Stella. Il meurt ruiné, méprisé par les critiques et plombé par des années d'alcoolisme et de fuite en avant. Sa mère lui survivra quatre ans ; sa femme, vingt et un ans. À sa mort, c'est son frère, John Sampas, qui devient l'exécuteur testamentaire des archives et des biens de la famille Kerouac. Adolescent, Kerouac avait découvert la lecture des romans et fréquente assidûment la bibliothèque municipale de Lowell, où il dévore les grands auteurs américains, mais aussi français : il y lit, dans le texte et en version originale, Proust, Balzac, Rimbaud, puis Verlaine, Genet, Cendrars, Camus et Céline, son écrivain favori. C'est dans l'imprimerie de son père qu'il apprend à taper à la machine et qu'il y acquiert une redoutable dextérité de frappe dont s'extasieront ses amis. L'exemplaire porte le tampon officiel des archives de la succession Kerouac : « Property of the Estate of Jack Kerouac, John Sampas, Executor the Estate of Jack Kerouac » enrichi du timbre à sec « Jack Kerouac Estate ».
Paris, Falaize, (25 octobre) 1952 1 vol. (110 x 175 mm) de 89 p., [1] et 2 f. Chagrin rouge, dos lisse, titre doré, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée de E. Descamps). Édition originale. Préface d'Albert Camus, « L'Artiste en prison ». Un des 50 premiers exemplaires sur vélin de Madagascar (n° 9).
Oscar Wilde écrit à propos de sa Ballade : « C'est mon chant du cygne (...) je suis devenu la ruine, l'effondrement de ce que j'eus naguère de merveilleux, de brillant et de terriblement invraisemblable (...). Je ne pense pas que je me remette jamais à écrire : la joie de vivre s'est enfuie et, avec la volonté, c'est la base de l'art. » À sa mort Wilde « nous laissait, royal héritage, De Profundis et la Ballade...» Cet héritage prédit Camus « annonçait aux initiés qu'un grand artistes, né depuis peu, venait de mourir. » Rare.
Tirage de tête sur hollande. Paris, Gallimard, coll. «Les Essais», (février) 1954. 1 vol. (125 x 190 mm) de 188 p. et [2] f. Broché, non coupé, chemise et étui. Édition originale. Un des 25 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 18).
Après les querelles idéologiques que ses adversaires ont infligées à L'Homme révolté, Albert Camus se tourne vers un travail plus littéraire en composant ce recueil. Les récits qui le composent ont été écrits entre 1939 et 1953, au rythme des lieux visités ou habités : Oran dont la nouvelle « Le Minotaure » dresse un fabuleux portrait ; Alger, ville de sa jeunesse... Les textes, notamment le célèbre « Retour à Tipasa », sont parcourus par un lyrisme qui les place dans la continuité de Noces. Signalons qu'il s'agit d'un des plus petits tirage en grands papiers pour une oeuvre de Camus : il suit, par le nombre, les 13 exemplaires du Malentendu et des Justes, les 14 de L'État de siège, les 15 du Mythe de Sisyphe et les 21 du Minotaure ou la halte d'Oran -lequel sera justement repris dans L'Été. Signalons néanmoins que 10 exemplaires d'auteurs ont été tirés hors commerce, sur alfa mousse. Tel que paru.
Broché, 24X15 cm, 2011, 596 pages, photos en noir, éditions Flammarion. Bon exemplaire.
Paris, Gallimard, 1950. In-8, 267, broché, couverture originale imprimée (exemplaire fendu en deux, petites déchirures marginales et rousseurs).
Édition originale collective. Un des 260 exemplaires sur alfa mousse Navarre. La plupart de ces textes sont des articles que Camus a publié dans le journal Combat ou la revue Caliban. Cet ouvrage comprend son texte concernant la destruction d'Hiroshima par la bombe atomique en 1945 et sa réponse à Gabriel Marcel concernant la pièce de Camus, L'État de siège et la guerre d'Espagne. Ex-libris manuscrit Paul Grandjouau. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. Excellent copy.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), with an excellent presentation-inscription, of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"". The copy is inscribed to Camus' close friend and ally in numerous respects, Jean Paulhan: ""a Jean Paulhan/ en affectueuse pensée/ Albert Camus"" on half-title. The famous French writer, literary critic and publisher Jean Paulhan (1884-1964) shared many things with Camus, with whom he grew very close. Not only did he participate actively in the publication of Camus' first books by Gallimard, was one of the first to see the true value of Camus' ""The Stranger"", he was also a confidante of Camus, who considered Paulhan one of the main reasons that he became a proper author. In a letter to Paulhan dated September 17, 1952, at the moment of break with Sartre, Camus writes: ""Ever since I (thanks to you) became what is called an author, I have not ceased to be astonished by my brethren. Sometimes, it is true, in the sense of admiration. Today it is in another sense."" (Depuis que je suis devenu (en peu grâce à vous) ce qu'on apelle écrivain, je n'ai pas cessé d'être étonné par mes confrères. Parfois dans le sens de l'admiration, il est vrai. Aujourd'hui c'est dans un autre sens.).Paulhan was an early and active member of the French Resistance, director of the literary magazine Nouvelle Revue Française (NRF) (from 1925 to 1940 and again from 1946 to 1968) and a great translator of Malagasy poetry, which attracted the interest of the likes of Guillaume Apollinaire and Paul Éluard. He also wrote numerous works of literary criticism, ""The Flowers of Tarbes, or Terror in Literature"" (1941) probably being the most famous, and he wrote several autobiographical short stories. After the war, Paulhan he founded ""Cahiers de la Pléiade"", and in 1953 he re-launched NRF.Interestingly, especially in connection with Camus' famous essays in ""L'été"", which are devoted entirely to his beloved Algiers, Paulhan was loudly against independence for Algeria. He caused great controversy by opposing independence and supporting the French military during the Algerian War. This not only caused public problems for him, it also cost him on the personal front, as for instance Maurice Blanchot denounced him. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. A very nice copy housed in a beautiful brown half morocco box with gilt lettering to spine and gilt super ex-libris to front board.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"", inscribed to the famous critic of literature and drama, the writer Guy Dumur (1921-1991): ""à Guy Dumur/ l'une des/ [ÉTÉ]s [ÉTÉ being printed an L' crossed out in front, with s added in Camus' hand]/ son vieil et fidele ami/ Albert Camus"" on half-title.The younger Guy Dumur was a close friend of Camus, who hired him to work on ""Combat"" with him. It is reported that he had a great talent for discovering new talent. Since childhood, he was extremely passionate about the theatre and came to work with all the great dramatic figures in Paris at the time. He is also famous for a number of well respected novels. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
S.l., Koutoubia, (2010). Un vol. au format in-8 étroit (228 x 138 mm) de 189 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques hors-texte. ''Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste-t-il de son oeuvre ? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Sur les pas d'Albert Camus par le texte et par l'image.'' Excellente condition.
Dirigé par Jean-Yves CAMUS - traduit P. Malraux, P.Quérillacq, P.Schor et D. Vainunska
Reference : 80252
(1997)
1997 Editions L'aube & CERA - in-8 broché - 409 pages - 1997
Bon état - un pli de lecture au dos - coins premier plat légèrement corné
MARTIN DU GARD, Roger - Préface d'Albert Camus
Reference : 87851
(1987)
ISBN : 20701343X
1987 Editions Gallimard / NRF, collection "Bibliothèque de la Pléiade" - 1987 - Complet en deux volumes in-12, reliure pleine peau havane, dos lisse orné de titres et filets horizontaux dorés, tranches de têtes teintées, signets jaunes, sous rhodoïd, dans un emboîtage imprimé éditeur pour chaque volume - CLXIX-1403 + 1432 pages sur papier Bible
Bon état général - Tassement sur le coin inférieur de l'emboîtage du tome II - Menus frottements Bon