Première édition réimposée à la N.R.F. Un des 40 premiers exemplaires sur vergé d'Arches. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, (12 mai) 1914. 1 vol. (160 x 215 mm) de 296 p. et [3] f. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs orné de caissons et filets à froid, tête dorée, titre doré, date en pied, couverture et dos conservés (reliure signée de Devauchelle). Édition imprimée moins d'un mois après la première, sur les mêmes presses de l'imprimerie Sainte-Catherine à Bruges. Contrairement au tirage d'avril, elle reprend la maquette et les couvertures habituelles des éditions de la Nouvelle Revue française. À ce titre, elle bénéficie d'un tirage de tête, réimposé sur papier vergé d'Arches - ici le numéro 40 des 64 exemplaires imprimés.
L'un des livres les plus célèbres de Gide fut aussi l'un de ceux qui lui coûta le plus à écrire. Son projet remontait à 1893, des indications sur les personnages commencent à apparaître dans le Journal dès 1905, et Gide en commence la rédaction en 1911. Le 24 juin 1913, l'auteur confie au même Journal : « Achever hier les Caves. Sans doute, il me restera beaucoup à reprendre encore après que je l'aurai donné à lire à Copeau et sur les épreuves. Curieux livre ; mais je commence à en avoir plein le dos et par-dessus la tête. Je ne me persuade pas encore qu'il est fini, et j'ai du mal à m'arrêter d'y songer. » Le résultat sera à la hauteur de l'effort fourni. Pour la trame de son récit, Gide était parti d'un fait divers sordide, une sombre histoire d'escroquerie qui en 1892 défraya un temps la chronique : à Lyon, des escrocs avaient fait croire à des gens trop crédules que le pape Léon XIII était retenu prisonnier par des cardinaux francs-maçons dans les caves du Vatican. De cette invraisemblable aventure, Gide avait gardé dans ses documents des articles de journaux et des affiches ; il ne lui restait qu'à écrire. On en a surtout retenu le fameux « acte gratuit » dont Gide a dû se défendre d'avoir voulu faire l'apologie: « Mais non, je ne crois pas, pas du tout, à un acte gratuit. Même, je tiens celui-ci pour parfaitement impossible à concevoir, à imaginer ». Bel exemplaire. Rare tirage.
Exemplaire sur vélin teinté. Paris, Librairie de L'Art indépendant, 1892. 1 vol. (150 x 200 mm) de 28 p., [1] et 2 f. Broché. Première édition en librairie. Tirage limité à 80 exemplaires. Un des 70 exemplaires sur vélin teinté - après 10 Japon.
Lors de leur première rencontre à Montpellier en décembre 1890, à l'instigation de Pierre Louÿs, Paul Valéry et André Gide se promenèrent dans le jardin botanique et se recueillirent devant la pierre tombale d'Eliza Narcissa Young, fille du poète anglais, portant l'inscription : Placandis Narcissae manibus. Elle avait inspiré à Valéry son sonnet Narcisse parle, avant de susciter le Narcisse de Gide, considéré comme l'un des plus important manifeste de la doctrine française du Symbolisme. Dans cet art poétique, Gide propose une définition ambitieuse du Symbolisme, en partie inspirée de ses lectures admiratives de Schopenhauer ; Le Traité du Narcisse, écrira son ami Camille Mauclair, un des très rares critiques à en avoir parlé, « est une des théories symboliques les plus complètes qui aient paru depuis dix ans. Voilà des paroles que les Morice et les Kahn n'eussent jamais pu formuler. Elles dénotent chez M. André Gide une organisation psychique de haute valeur, et d'intenses facultés de compréhensions philosophiques : opuscule à lire et à relire. » (Essais d'art libre, n° 5, juin 1892) Ce bref traité sera dédié à Paul Valéry, sous-titré «Théorie du Symbole», et publié le 1er janvier 1891 dans la revue Entretiens politiques et littéraires, avant d'en faire réaliser plus tard dans l'année un tirage hors commerce à 12 exemplaires sur grand papier. Suivra ensuite ce tirage limité à la Librairie de l'Art indépendant. Bel exemplaire ; rare. Naville, Bibliographie des écrits d'André Gide, n° 5.
Exemplaires sur Chine. Brochés, sous étui de Duhayon Neuchâtel et Paris, Ides et Calendes, (avril et juillet) 1948. 3 vol. (110 x 170 mm) de 200, 145 et 147 p. Brochés, sous chemise et étui de maroquin rouge [Duyahon]. Premières éditions collectives, en partie originales. Un des 36 premiers exemplaires sur chine (n° 14, 17 et 12).
Réunion des trois titres publiés par André Gide chez ses amis de Neufchâtel, en Suisse, Jacqueline Heyd et Richard Heyd, directeur d'Ides et Calendes. Bibliophile, Richard Heyd est un grand admirateur de Gide, qui lui confia l'édition d'un premier texte en 1945, Jeunesse, puis d'autres inédits, comme ces Éloges et Rencontres. Ides et Calendes est l'éditeur de la monumentale publication de son Théâtre complet en huit volumes, et plus encore, à titre posthume, d'Et nunc manet in te (1951). Gide complétera les deux textes inédits précédents par le volume des Préfaces, rassemblement de celles qu'il rédigea tout au long de sa carrière : préface aux Fleurs du Mal, à Vol de nuit, Terre des hommes, à Lamiel, au Voyage en Orient... Parfait état des volumes. De la bibliothèque Jean-E. Leclercq (ex-libris).
Exemplaire sur vélin teinté. Une petite tache d'encre bleue en marge du premier plat. Paris, Librairie de L'Art indépendant, 1893. 1 vol. (150 x 200 mm) de 43 p. et 1 f. Broché. Édition originale. Un des 150 exemplaires sur vélin teinté (n° 131).
En composant le récit des amours de Rachel et de Luc, André Gide dit avoir « voulu indiquer (...) l'influence du livre sur celui qui l'écrit ». Ce texte, annonce-t-il, est celui de « nos plaintifs désirs, le souhait d'autres vies à jamais défendues, de tous les gestes impossibles : ici, j'écris un rêve qui dérangeait par trop ma pensée et réclamait une existence. » Cet exutoire est celui du jeune Gide. Il a vingt-quatre ans lorsqu'il l'écrit. Les Nourritures terrestres sont à venir... Lors de sa réédition en 1899, ce texte recevra le sous-titre de « Traité du vain désir » ; il s'inscrit en effet dans la série de traités écrits par l'auteur, depuis sa première oeuvre, Le Traité du Narcisse, publiée en 1892, jusqu'à El Hadj, Le traité du faux prophète, paru en 1899. Bel exemplaire ; une petite tache d'encre bleue en marge du premier plat. Naville, Bibliographie des écrits d'André Gide, n° 17.
Paris, Gallimard, (28 janvier) 1952. 1 vol. (120 x 190 mm) de 197 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Un des 135 exemplaires sur hollande, celui-ci un des hors commerce (HC).
C'est à 80 ans qu'André Gide décide d'écrire ces notes, au hasard, sans construction, sans travail de relecture : « Je ne sais ce que ça donnera : j'ai résolu d'écrire au hasard. Entreprise difficile : la plume (c'est un stylo) reste en retard sur la pensée. Or il importe de ne pas prévoir ce que l'on va dire. ». Il évoque ses souvenirs, ses satisfactions, ses craintes et ses doutes, les ré-impressions de ses livres, les mises en scène de ses pièces de théâtre. Gide revient sur son travail et les critiques qui ont été émises. Il nous fait partager ses lectures au jour le jour, ses impressions de vieil homme malade. Les dernières lignes de cet ouvrage ont été écrites six jours avant sa mort.
Librairie Gallimard Broché 1928 In-8, (12.5x18.5 cm), broché, 252 pages, en 1925, André Gide part au Congo et au Tchad pour ce qui sera son plus long voyage. A son retour, deux récits sont publiés chez Gallimard (Voyage au Congo et Retour du Tchad) dans lesquels l'auteur décrit au jour le jour cette aventure exceptionnelle, à la frontière de l'écriture et du reportage. Marc Allégret l'accompagne, photographie et filme e périple. 'Moins le Blanc est intelligents, plus le Noir lui paraît bête.' Voyage au Congo marque une date dans l'histoire de l'anticolonialisme, de même que Retour de l'Urss, publié neuf ans plus tard, car il instilla les premiers doutes dans l'esprit de nombreux admirateurs du régime stalinien. De son long périple à travers le Gabon, l'Oubangui-Chari (Centrafrique), le Tchad et le Cameroun, André Gide rapporta un réquisitoire contre les exactions systématiques des compagnies de caoutchouc, prêtes à organiser des massacres pour garantir leurs bénéfices. Son témoignage a d'autant plus de force qu'il n'idéalise nullement les Africains et qu'il rend hommage aux administrateurs dévoués et compétents qui croisent son chemin, parmi lesquels un Guyanais promis à un avenir glorieux, Félix Eboué. Mas l'indignation ne représente guère que 10% du livre ; le reste est consacré à l?émerveillement que lui inspirent tornades, cascades, fougères épiphytes et papillons. Quant aux lecteurs, il apprécie également le spectacle cocasse de cet explorateur d'occasion. Entre les rives du fleuve Congo, il voit le plus célèbre écrivain de son époque, le maître à penser de la jeunesse, abattre des pintades, des canards ou un vautour, toréer un phacochère, échapper aux crocodiles, dépecer un hippopotame et se livrer avec un enthousiasme de gamin au 'plaisir un peu néronien d'allumer un feu de brousse'. (Marc Sénécal) ; légères traces sur les plats jaunis et légèrement piqués, assez bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Lausanne, La Guilde du Livre 1938, 220x155mm, 210pages, reliure soiede l’éditeur. Exemplaire numéroté sur papier Alfa 89/4200. Joint à l’exemplaire deux fac-similés, une lettre de Gide à l’éditeur et un portrait photo de Gide dédicacé à la Guilde.
Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
N° 1 - Février 1952 - Cahiers trimestriels - Administrateur : Wladimir De Goghnieff - in-8 Broché - 102 pages
Papier légèrement jauni - Déchirure avec manque de papier sur la moitié supérieur du dos - intérieur propre - non massicoté
Paris, Société du Mercure de France, 1902. In-12 de 257-[3] pages, demi-maroquin bordeaux, dos à 4 nerfs orné de fleurons et du titre dorés.
Édition originale de l’une des oeuvres les plus significatives de Gide, qui « consacra son originalité et sa maîtrise aux yeux du public lettré » (En français dans le texte, n°330). "Pourquoi je tire l'Immoraliste à trois cent exemplaires?... Pour dissimuler un tout petit peu ma mévente" nota Gide dans son Journal, le 8 janvier 1902.Exemplaire sur beau papier vergé d'Arches (unique tirage à 300 exemplaires), agrémenté d'un envoi autographe signé "à... son ami, André Gide", mais l'ami en question a mis un grand soin à effacer son nom. Il s'agit de Maurice Quillot,condisciple de Pierre Louÿs à Janson-de-Sailly en 1888-1889 avec Marcel Drouin et Maurice Legrand, le futur Franc-Nohain. Louÿs présenta ses nouveaux amis à Gide et tous les cinq contribuèrent à Potache-Revue, petit journal farceur fondé par Quillot. En 1892 Quillot publia "Le Traité de la Méduse" (qui était dédiée à André Gide) et un roman, "L’Entraîné". Puis il dut quitter Paris et ses rêves de gloire littéraire pour aider son frère dans l’administration d’une laiterie située à Montigny près de Dijon. C’est là que Gide fit un bref séjour chez Quillot en juillet 1892. Deux ans plus tard Gide donnera une généreuse aide matérielle à son ami pour renflouer son entreprise alors en difficulté. En 1897 Gide lui dédia "Les Nourritures terrestres". Le dernier ouvrage de Quillot fut "La Fille de l’homme" (Fontemoing, 1914), roman préfacé par Pierre Louÿs. Né le 14 novembre 1870 à Draguignan, Maurice Quillot mourut le 29 février 1944 à Dijon.Au verso de la page de garde se trouve le tampon de la bibliothèque de Lugné-Poe. En français dans le texte, n° 330; Talvart & Place, VII, 42; Naville, 46; André Gide & Henri de Régnier, Correspondance 1891-1911. !! Du 8 au 20 juin les horaires de la librairie seront les suivants: lundi au vendredi 11h –12h et 13h – 17h. Samedi: 10h –15h !!
Paris, Administration Spéciale des Funérailles, 1880, 1 1 feuillet.
Paul Gide, né à Uzès, descendant d'une austère famille huguenote, qui cultivait le souvenir des Dragonades et l'esprit de résistance. Il est le père de l'écrivain André Gide.Noms et familles citées: Gide, Rondeaux, Démarest, Granier, Briançon, Femvick, Widmer, Comte et comtesse de Flaux, Pascal, le Pasteur Salles, Fabre, le Pasteur Guillaume Granier, Nouguier, la Baronne de Feuchères, Farret de la Mairie, Dufresne, Prétavoine, Joly de Bammeville, Maurenq de Bammeville, Join-Lambert.
Phone number : 06 80 15 77 01
Belle lettre au pote carcassonnais Franois-Paul ALIBERT, ami de longue date d'Andr Gide qu'il avait rencontr en 1907. Gide fera ...limpossible pour venir passer prs de toi quelques jours, fin Octobre. Que ne puis-je te retrouver plus tt ! Ce petit voyage en auto et t merveilleux, et hier je dlibrais, examinant si je ne pouvais te rejoindre Toulon ou Marseille... Mais je me dois dabord Cuverville... pour rejoindre son pouse.Revenant une discussion antrieure, il prcise : ...Jespre que tu ne tes pas mpris : au-del ne voulait pas dire au dessus . Je nai jamais eu la prtention de dominer la situation . Simplement, la vie continuant, jai pass outre ; et, une fois doubl cet affreux cap des temptes, ne me suis plus jamais senti tout fait le mme quauparavant. Depuis, je te lai dit, il me semble que je ne fais plus que semblant de vivre et la mort ne me fera plus tomber de bien haut...Il enchane : ...Je dois voir Malraux ces jours-ci [...]. Ce que tu me dis de notre prjug classique me ravit, et de ce besoin de ne rien dire que par rticence. Oui, cest exactement contre cela que je me retourne aujourdhui. Mais toute ta lettre mexalte et chauffe blanc mon dsir, mon besoin de te revoir...En post-scriptum, il ajoute : ...Je tai fait adresser Carcassonne un Contes damour des Samouras [de Saikakou Ebara, traduit en franais pour la premire fois en 1927 par Ken Sato]... Il lui signale une ...amusante coquille dans tes Jeux deaux de la Villa dEste [...]. Au lieu dAmintas de Tasse, par mimtisme sans doute, tu as mis Amyntas...Enfin : ...Excellent tout ce que tu dis de dAnnunzio...Gide note dans son Journal la date du 30 octobre 1927 : Je nai pas un ami avec lequel je me sente plus parfaitement mon aise, cest--dire avec qui je doive prendre moins de prcautions pour parler .Franois-Paul Alibert (n Carcassonne, 1873-1953) est un pote, crivain et dramaturge. Proche des potes du renouveau noclassique l'aube du XXe sicle, il se rclamait de l'cole romane et de Jean Moras. Fr.-P. Alibert publia son premier recueil de posies L'arbre qui saigne , en 1907, l'anne o il rencontra Andr Gide. Ce dernier resta son ami pendant quarante ans. Gide organise chaque anne un voyage dans le Midi avec Alibert au cours duquel les deux amis partagent leurs dcouvertes littraires et leur got pour les amours " corydoniennes ". Entre temps, les deux hommes changent une trs riche correspondance (publie en 1982). Son ?uvre compte une quarantaine de titres auxquels on peut ajouter deux rcits rotiques. Il fut plac par ses contemporains la hauteur de Paul Valry. Retrait de ladministration en 1933, Alibert va se consacrer au Thtre de la Cite, le thtre antique de Carcassonne, dont il devient en 1930 le directeur.Bibliographie : Correspondance dAndr Gide et de Franois-Paul Alibert : 1907-1950 , dition tablie, prsente et annote par Claude Martin (Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1982) ; celle-ci recense plus de 400 lettres de Gide Franois-Paul Alibert.
Paris NRF Gallimard 1972-1989 Quatorze forts volumes in-8 brochés, couverture bleue, série complète du numéro 1 au numéro 14. Quelques dos légèrement insolés, néanmoins bel ensemble.
Tome 1: Les débuts littéraires d'André Walter à l'Immoraliste; Tome 2: Correspondance André Gide - François Mauriac (1912-1950); Tome 3: Le Centenaire; Tomes 4 à 7: Les Cahiers de la Petite Dame (1918-1951); Tome 8: Correspondance André Gide - Jacques-Emile Blanche (1892-1939); Tomes 9 à 11: Correspondance André Gide - Dorothy Bussy (juin 1918-janvier 1951); Tomes 12 et 13: Correspondance André Gide - Jacques Copeau (décembre 1902-octobre 1949); Tome 14: Correspondance André Gide - Valery Larbaud (1905-1938). La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
9 janvier 1918, [Cuverville]. L.A.S.[à André]; 3 pages in-12 (170 x 108).
Lettre adressée à l’écrivain belge André Ruyters (1876-1952) ami de Gide et l’un des six pères fondateurs de La Nouvelle Revue Française, alors en poste (depuis 1916) de secrétaire du délégué du ministre français de la guerre à Londres. Il est l’auteur d’un texte intitulé Les Marginalia de Stendhal publié dans le numéro de novembre 1909 de La Nouvelle Revue Française, peut-être doit-on voir un lien avec la mention de Gide "Ci-joint une lettre pour le Stendhal..."André Gide y évoque un prochain voyage en Angleterre : "Je travaille ferme et ne me permettrai le voyage en Angleterre cet été (et pour y rester assez longtemps je présume) que si j’ai suffisamment de besogne derrière moi. "Il se trouve alors à Cuverville, et travaille à l’un de ses ouvrages les plus controversés: Corydon. Essai dialogué ayant pour thème l’homosexualité et la pédérastie, Corydon ne sera publié sous le nom de l’auteur qu’en 1924 après deux timides tentatives clandestines. L'année 1918 est une année clé dans la vie de Gide; il partira bien en angleterre au mois de juillet jusqu'en octobre avec Marc Allégret dont il est éperdument amoureux. Dans son Journal Marc Allegret évoque, durant cette escapade anglaise, de nombreuses rencontres avec André Ruyters.Cette liaison et plus précisément ce voyage seront à l'origine de la séparation de Gide et de son épouse Madeleine comme il le dévoile dans Et Nunc Manet in te, texte rédigé après la mort de sa femme : " Madeleine a détruit toutes mes lettres. Elle vient de me faire cet aveu. Elle a fait cela, m'a-t-elle dit, après mon départ pour l'Angleterre. Oh ! je sais bien qu'elle a souffert atrocement de mon départ avec Marc ; mais devait-eIle se venger sur le passé ?... C'est le meilleur de moi qui disparaît et qui ne contre-balancera plus le pire. Durant plus de trente ans, je lui avais donné (et je lui donnais encore) le meilleur de moi, jour après jour, dès la plus courte absence. Je me sens ruiné tout d'un coup. Je n'ai plus coeur à rien. Je me serais tué sans effort. " (Et nunc Manet in te, 21 novembre 1918).A la fin de la lettre Gide donne son sentiment sur l'ouvrage de Joseph Conrad Under Werstern eyes. Ainsi pour lui, ce roman "dont les premiers chap. sont passionnants, devient assez décevant par la suite..." Gide et Ruyters avaient avait eu un petit différent à propos de la traduction de Gide de Typhon de Joseph Conrad paru en juin 1918.
Paris Gallimard 1976 2 vol. broché 2 vol. in-8, brochés, couvertures à rabats, 1034 pp., portrait-frontispice, index. Édition originale. Un des 58 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, en excellent état.La relation de Gide et de Ghéon (1875-1944) est littéralement coupée en deux. La première partie correspond à une phase de complicité amicale et littéraire quasi fusionnelle, qui se nourrit de leur même appétit sexuel. Ghéon et Gide seront des compagnons de virées à la recherche de partenaires, allant jusqu’à partager leurs amants. Il n’était pas étonnant dès lors que L’Immoraliste soit dédié à ce « franc camarade ». La devise de Ghéon « Beaucoup, de tout, deux fois » dit l’exubérance d’un homme enthousiaste, dont l’énergie porta Gide. Leur correspondance nous fait entrer dans l’intimité de Gide dont elle embrasse toute la vie littéraire jusqu’en 1915, Ghéon étant un critique avisé au Mercure de France avant de participer activement à l’aventure de La NRF.Mais leur histoire commune se brise durant la Première Guerre mondiale quand Ghéon se convertit et abjure sa vie passé. La perte de cet ami fut douloureuse. Dans une lettre du 9 mai 1920, Ghéon prend acte : « Hélas ! Mon pauvre vieux, comment veux-tu qu’un certain silence n’ait pas tendance à s’établir une fois pour toutes entre nous ? Nous ne vivons plus sur le même plan. Ne pouvant plus pécher, je me tais. Le Ghéon que je fus et que tu regrettes, je l’abomine ; c’est peu dire, je le vomis. » (p. 972) Ghéon se consacra ensuite à une littérature religieuse édifiante, à mille lieux de Gide...Curieusement, c’est à un prêtre du lycée Stanislas qu’il revint de publier cette correspondance, aussi sulfureuse qu’abondante : plus de 850 lettres ! Ghéon les avait conservées pour servir d’exemple : « mes malheureux frères (...) sauront d’où je suis sorti, où je suis entré et je sèmerai en eux un grain d’espoir qui se lèvera » (p. 129). Au décès de Ghéon en 1944, Gide ravive le souvenir du compagnon que Dieu lui avait confisqué, concluant : « Rien dans ma vie, et peut être aussi dans la sienne, ne fut égal ou comparable à cette première amitié. »
Paris Mercure de France 1903 1 vol. Relié petit in-12, plein maroquin à gros grain vert sapin, dos lisse, bordure intérieure de même maroquin encadrée d'un quadruple filet doré, double filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tête dorée, couverture bleu conservée, non rogné, étui bordé (M. Albinhac), 206 pp.Édition originale [Naville 48]. Tirage unique à 120 exemplaires sur vergé d'Arches non justifiés, celui-ci enrichi d’un envoi autographe signé à Gabriel Frizeau, daté « Bordeaux, avril 1905 », au moment où Gide, en voyage dans le Sud-Ouest, rencontre ce viticulteur et collectionneur, ancien camarade de classe de Francis Jammes. Comme ce dernier, Frizeau venait de se convertir au catholicisme sous l’influence de Claudel dont les drames mystiques et l’ardeur avaient eu raison de ses doutes. Ex-libris Exbrayat. Dos légèrement passé sur cette bonne reliure janséniste.Poursuivant sa méthode d’interprétation des Saintes Écritures, Gide relit le Premier Livre de Samuel où Saül, premier roi d’Israël, reçoit la prophétie que son fils Jonathan ne lui succèdera pas. La Bible dit qu’après avoir tué Goliath de sa fronde, David revint victorieux « et Jonathan fit alliance avec David, car il l’aimait comme son âme ». Mais Gide noue le drame autour d’une seconde passion sensuelle que Saül, pris de jalousie, éprouverait à son tour pour David. Abandonné de Dieu et assailli par ses démons, le vieux roi offre alors au jeune homme sa couronne. A la fin de l’acte III, au son de la harpe du berger, il met à nu son âme brûlante « qui s’élance – de mes lèvres – vers toi – David – délicieux » (p. 144).Aventure au long cours, la pièce parut d’abord en fragment dans La Revue Blanche en 1898. A Paul Valéry qui s’étonnait du rôle assigné à David, Gide répond le 22 octobre 1898 : « David n’est là que pour figurer le drame intime qu’est tout vice : accueillir, aimer ce qui vous nuit. » La pièce ne sera finalement créée qu’en 1922 au Vieux-Colombier avec Jacques Copeau dans le rôle-titre. Maria Van Rysselberghe a rapporté la réplique de Léautaud aux commentaires d’un « grincheux » présent dans la salle : « Il faut vraiment ne pas avoir deux sous de vice, pour ne pas admirer cela. Et puis, savez-vous ce que c’est de ne pas avoir deux sous de vice ? Et bien c’est être idiot » (Cahiers de la Petite Dame, tome I, p. 133). A Mauriac lui reprochant son interprétation tendancieuse de la Bible, Gide répondra dans une lettre éclairante le 1er juillet 1922 : « 1° Je ne pense pas que l’histoire de Saül se puisse expliquer autrement (...) 2° Je tiens les livres saints, tout comme la mythologie grecque (et plus encore) d’une ressource inépuisable, infinie, et appelés à s’enrichir sans cesse de chaque interprétation qu’une nouvelle orientation des esprits nous propose. » Gide, qui était si soucieux qu’on ne le mésinterprète, pouvait aller loin en besogne quand il s’agissait des autres !
Paris Éditions du Capitole, coll. "Les Contemporains" 1928 1 vol. relié in-4, bradel de toile marron avec papier reprographié de couleurs brune et verte contrecollé sur les plats et le dos lisse, pièce de titre de maroquin fauve, doublures de papier vert, gardes de papier marron, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 330 pp., fac similé dépliant, portrait-frontispice par Albert Laurens, et nombreuses photographies et vignettes par Goor. Édition originale. Un des 200 exemplaires numérotés sur Madagascar avec un portrait inédit de l'auteur gravé sur cuivre par Foujita. Montée sur onglet in fine : une longue et belle lettre autographe signée de Gide adressée à Jean Denoël, médecin et homme de l’ombre de la Nrf (4 p. in-8, s.l. [Alger], 16 décembre 1943) : « Vous avez la Foi ; je n'ai pas la foi ; ou même : j'ai la non-foi, l'anti-foi ; et vous le savez bien ; mais n'importe : nous sommes de même religion et nous le sentons tous deux, en dépit de Jammes et de ce que je peux penser ou écrire qui lui paraît impie, blasphématoire ; et notre cœur s'émeut de même, a de semblables battements devant la misère de l'homme, et tolère aussi impatiemment l'injustice ; enfin : auprès de vous, j'y vais de mon meilleur. Vous me manquez beaucoup. » Gide évoque ensuite sa famille dont il a de tristes nouvelles (le décès de son beau-frère Marcel Drouin), le premier numéro à venir de la revue L’Arche, qu'il dirige avec Camus et dont Jean Amrouche est le rédacteur en chef, et la demande de Charlot qui veut utiliser sa préface pour une nouvelle édition des Fleurs du Mal. Ce recueil est le cinquième de la collection « Les contemporains » dirigée par Gustave Pigot. Gide succède à Maurras, Daudet, Proust et Valéry. Il s’agit pour l‘éditeur de laisser la parole à ceux de ses amis ou admirateurs qui n’avaient jusque-là pas eu l’occasion de s’exprimer à son sujet. Gide se mêla bien entendu de la composition de cet ouvrage dédié à sa gloire... Parmi les vingt-et-un contributeurs, on compte des confrères (Mauriac, Maurois, Montherlant, Morand...), des intimes (Copeau, Martin du Gard, Schlumberger...), des critiques (Crémieux, Jaloux, Thibaudet...). De manière particulièrement cocasse, le volume débute par une lettre de Valéry s’excusant de n’avoir pu se joindre à ce concert d’éloges, mais insistant sur leurs différences mutuelles. Comment mieux exprimer son embarras… Et pour faire écho aux polémiques dont il est l’objet, Gide prend le soin de citer perfidement « quelques phrases de M. Henri de Régnier (qui) risquent de se perdre » où son ancien ami dénonce les « pages dégoûtantes » de Si le grain ne meurt et les « élucubrations absurdes » des Caves du Vatican et des Faux-Monnayeurs...
(Collectif) André Gide, Thomas Mann, Hermann Hesse, Ernst Jünger, John Steinbeck, Giuseppe Ungaretti, Saint-John Perse, Marcel Arland, Jean Cocteau, Paul Léautaud, François Mauriac, Jean Grenier, Henri Thomas, Jean Paulhan, Jean Giono, Albert Camus, Julien Green, Louis Guilloux, Denis de Rougemont, Paul Valéry, et al.
Reference : F9367
(1951)
Nouvelle Revue Française, novembre 1951, numéro spécial. In-8 broché, 424 p. Edition originale. Exemplaire numéroté sur vélin pur fil. Textes inédits : André Gide, Pages - À propos de La Symphonie pastorale - Dominique Drouin, «C'est en 1890, dans l'appartement qu'il partageait avec son frère rue Vineuse...» - André Gide, Lettres d'Italie à Marcel Drouin - Quelques lettres à Paul Valéry - Paul Valéry, Quelques réponses à André Gide - André Gide, Deux fragments de Et nunc manet in te. Très bon état.
Colissimo France métropolitaine; 7 euros
Paris, Gallimard, Nrf Bibliothèque de la Pléiade 1985, 175x110mm, 254pages, reliure d'éditeur sous jaquette. Jaquette imprimée et rhodoid transparent. Etui cartonné d’origine conservé. Exemplaire à l'état de neuf.
photos n/b, richement illustré, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Admirable reliure parlante de Van West Paris, Mercure de France, (12 juin) 1909. 1 vol. (110 x 165 mm) de 273 p. et [1] f. Maroquin ébène, plats figurant une porte, décor composé d'un jeu de filets dorés et de deux petits fers, dos à nerfs, titre doré, date en pied, double filet sur les coupes, tête dorée, large dentelle intérieure, couvertures et dos conservés (reliure signée de J. Van-West). Édition originale. Un des 300 exemplaires sur vergé d'Arches. Montée en tête : lettre autographe signée adressée à R. L. Doyon
Le 13 juin 1905, Gide note dans son Journal «Chaque jour j'ai pu avancer de quelques lignes ma Porte étroite. Cette assiduité au travail m'est préférable aujourd'hui à la plus belle inspiration du monde », même si il se plaindra de la lenteur avec laquelle il progresse dans l'écriture de ce texte «Je passe des heures sur un groupe de phrases que je bouleverserai le lendemain. La scène, dans la chambre de Geneviève [...] m'a donné un mal extrême. Mais j'admire à présent tout ce que je suis arrivé à n'y pas dire, à réserver.» Bel exemplaire en reliure du temps signée de Jules-Karl Van West : ce relieur d'origine belge s'installa en 1925 à Saint-Brice-la-forêt, où il fait construire son atelier de reliure. Son épouse Jeanne participait au travail de l'atelier en se chargeant de la marbrure pour la confection de ses demi-reliures de qualité qui seront recherchées par les bibliophiles parisiens des années 20 et 30. En mars 1934, sa célébrité dépassera les frontières grâce à la vente de la bibliothèque Pierre Marteau (Drouot, mars 1934, Georges Andrieux expert), qui présentait un nombre très important de ses reliures. Il en acquit une encore plus grande renommée et se voit offrir par la reine Élisabeth de Belgique le poste de maître-relieur de l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Bruxelles, et regagne la Belgique en décembre 1939. Après guerre, il devient professeur de reliure à La Cambre, formant entre autres August Kulche. Van West fut l'un des meilleurs praticiens de son temps, maîtrisant à la fois la reliure, la dorure et la dorure sur tranche, trois disciplines qu'il est rarissime de voir réunies dans les mêmes mains. Il sera également le relieur attitré du château de Beloeil, appartenant aux princes de Ligne, avant d'en être le conservateur ; il publiera, en 1950, ses Mémoires d'un relieur. Elle fût vraisemblablement commandée par celui y apposa son ex-libris : René-Louis Doyon. Libraire, éditeur et écrivain, il débute en 1913 chez Figuière : ses souvenirs de cette maison, de son directeur et du directeur littéraire Alexandre Mercereau, comptent parmi les pages les plus savoureuses qu’il ait laissées sur la vie éditoriale d’avant-guerre. En 1917, il ouvre sa propre librairie qui devient, l’année suivante, une maison d’édition où il y pratique une bibliophilie vivante faites de petits tirages imprimés avec soins, tous à l’enseigne de La Connaissance ; il fait figurer en tête de ses éditions une marque où figure sa devise « On se lasse de tout excepté de connaître ». On lui doit aussi des biographies attentives d’Isabelle Eberhardt, de Joséphin Péladan et de Jehan Rictus. En dépit de la qualité de son travail, son entreprise déclina à partir de 1933. Doyon entre alors chez Denoël qui rachète le fonds de sa maison en 1937 De la bibliothèque de R. L. Doyon (ex-libris) et envoi. Naville, 46, XXVIII.
Paris Librairie Ancienne Honoré Champion 1925 Première édition. Bibliographie de la bibliothèque d'André Gide. Cette vente de ses uvres (405 lots vendus en deux jours en 1925) fut pour Gide un acte de « désencombrement » avant son départ pour le Congo en 1926. Elle lui donna également l'occasion de régler ses comptes avec d'anciens amis, dont il vendit les ouvrages dédicacés. La vente lui rapporta 123 000 francs (un peu plus de 27 000 euros aujourd'hui). Couverture originale en papier vert pâle. Celle-ci présente une légère usure sur les bords et a été renforcée avec du ruban adhésif d'archivage au niveau du dos. Intérieur propre et soigné, avec un léger noircissement des bords des pages uniquement. 72 pages. 25 cm x 17 cm. Rare dans tous les formats, mais aucun autre exemplaire avec sa couverture d'origine n'était disponible au moment du catalogage.
First edition. The bibliography of the library of André Gide. This sale of his works (405 items sold over two days over two days in 1925) was a act of "downsizing" for Gide, prior to his leaving for the Congo in 1926. It also gave him an opportunity to settle scores with former friends, whose inscribed works he sold. The sale raised him 123,000 Francs (a little over 27,000 today). Original pale green paper covers. These have a touch of edgewear and have been reinforced with archival tape to the spine. Internally clean and tidy with slight darkening to the page edges only. 72 pages. 25cm x 17cm. Scarce in any format, but no other copies in original covers at the time of cataloguing. .
Gallimard Broché Ce lot comprend 11 volumes tous édités chez Gallimard au format in-12 : Paludes, 1926 - Thésée, 1946 - l’École des femmes, 1929 - La symphonie pastorale, 1962 - Retour de l'URSS, 1936 - Les Faux monnayeurs, 1941 - Souvenirs de la cour d'assises, 1950 - Journal 1939-1942, 1946 - Incidences, 1951 - Le retour de l'enfant prodigue, 1924 - Les caves du Vatican, 1922 ; un dos recollé, divers petits incidents, ensemble en bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
NRF La Nouvelle Revue Française Dos carré collé 2002 "In-8 (14x22.5 cm), dos carré collé, 366 pages, n°560 de la ""Nouvelle Revue Française"", janvier 2002, ouvrage collectif, textes de André Gide, Primo Levi, Pierre Paolo Pasolini, etc. ; coiffes à peine frottées, très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
Ouest Editions Dos carré collé 1993 In-8 (13,6 x 21 cm), dos carré collé, 78 pages, double envoi des auteurs Phocas et Mouret ; très bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris, s.é., (30 mars) 1922. 1 vol. (110 x 155 mm) de 71 p. et 1 f. Broché. Édition originale. Tirage unique à 70 exemplaires, non mis dans le commerce (n° 33).
Texte surprenant, publié peu après le scandaleux Corydon : « M. André Gide introduit dans la librairie des moeurs étranges. Publie-t-il ou ne publie-t-il pas ? Il a inventé la publicité clandestine, si ces mots ne jurent pas d'être accouplés. Et il varie d'un ouvrage à l'autre. Il a publié franchement Les Faux-monnayeurs, en se conformant à tous les usages de la profession. Il n'a fait que des tirages limités de Corydon et de Si le grain ne meurt, sans service de presse. Voyez son dernier ouvrage : Numquid et tu ?... Une première édition en a été tirée en 1922 à 70 exemplaires non mis dans le commerce et sans nom d'auteur. L'édition nouvelle, sortie ces jours-ci, est de 2 650 exemplaires, dont 150 sur papier de luxe. Avertissons tout de suite et charitablement les amateurs allumés par Si le grain, par Corydon ou par Les Faux-monnayeurs que la série est interrompue et que, cette fois, s'ils comptaient sur la même marchandise, ils seraient volés. Numquid et tu ?... est un petit tract édifiant, une espèce de prêche ou de manuel dévot, tel qu'en distribuent les officines méthodistes et les armées du salut. Point de petits Arabes ni de potaches suspects. Ouvrez votre Bible et songez à votre âme ! Quelques jours de retraite, de pénitence et d'oraisons jaculatoires. Christ est ressuscité ! » Paul Souday, Le Temps, janvier 1927 ; Naville, LXIV.
Alger, Charlot, (30 septembre) 1944 1 vol. (125 x 190 mm) de 112 p., [1] et 1 f. Broché. Edition originale. Un des 1500 exemplaires numérotés (n° 520). Bien complet de la photographie de Gide sur un feuillet volant.