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‎[LE BRETON Alexandre-André].‎

Reference : 970

(1757)

‎Pièces originales et procédures du procès, fait à Robert-François Damiens, tant en la prévôté de l'hôtel qu'en la cour de Parlement. ‎

‎Paris, Simon, 1757 ; in-4 de xlii-610 pp., veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné, pièce rouge, tranches rouges.‎


‎Édition originale au format in-quarto, publiée en même temps que celle en quatre volumes in-12. Coupable d'avoir poignardé Louis XV, André-François Damiens fut la dernière personne en France à subir l'écartèlement, dans des conditions particulièrement atroces qui marquèrent les esprits et alimentèrent le débat sur la peine de mort. Ce recueil compilé par le greffier du Parlement Alexandre-André Le Breton constitue une source historique d'autant plus précieuse que les documents originaux ont disparus par la suite. La table des matières, publiée l'année suivante, n'a pas été reliée dans ce volume.- Accrocs aux coiffes, charnière supérieure fendue, quelques brunissures.‎

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Phone number : 33 0 1 42 24 11 41

EUR600.00

‎Le BRETON (Alexandre-André) ‎

Reference : PHO-2413

(1757)

‎Pièces originales et procédures du procès, fait à Robert-François Damiens, tant en la Prévôté de l'Hôtel qu'en la Cour de Parlement. ‎

‎Paris, chez Pierre-Guillaume Simon, imprimeur du Parlement, 1757. 4 volumes in-12 (17x10cm), LXXXIV-283pp., 527pp., 451pp., 552pp., basane marbrée époque, dos à nerfs avec titre et tomaison, tranches rouges, ex-libris en page de garde. ‎


‎Pièces originales et procédures du procès fait à Robert-François Damiens, compilées par Alexandre-André Le Breton, juriste et greffier, et publiées la même année que l’exécution de Damiens. Le volume rassemble les actes officiels du procès instruit après l'attentat de Damiens contre Louis XV, le 5 janvier 1757 à Versailles : le roi fut blessé d'un coup de canif, acte plus symbolique que meurtrier mais qui déclencha une répression d'une violence extrême. On y trouve interrogatoires, dépositions, réquisitoires et arrêts des deux juridictions saisies. Damiens fut condamné au supplice du régicide et écartelé vif en place de Grève le 28 mars 1757, dans un spectacle qui dura plus de 6 heures et frappa durablement les contemporains, dont Casanova et Voltaire. Document à valeur juridique et historique, il illustre le fonctionnement de la justice royale face au crime de lèse-majesté, à la veille des grandes réformes réclamées par les Lumières. M-12A ‎

Phone number : 09 86 72 59 94

EUR350.00

‎LE BRETON Alexandre-André - DAMIENS Robert-François‎

Reference : 440538

‎Pièces originales et procédures du procès, fait à Robert-François DAMIENS tant en la Prévôté de l'Hôtel qu'en la Cour de Parlement.‎

‎Pierre-Guillaume Simon Paris 1757 4 volumes in-12 ( 175 X 100 mm ) de LXXIV-283 528 451 et 552 pages, veau fauve marbré, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, tranches brique ( Reliures de l'époque ). Pièces du procès du régicide DAMIENS, coupable d'un attentat contre LOUIS XV, publiées l'année même de l'attentat et de l'exécution. Usures aux coiffes et aux coins, épidermures, bon exemplaire, solide.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR650.00

‎LE BRETON Alexandre André‎

Reference : 2751

‎Pièces originales et procédures du procès fait à Robert François Damien‎

‎ Paris, Pierre Guillaume Simon, In-4 en plein veau marbré, dos à 5 nerfs orné de fleurons et de pièces d'arme Lyon passant alérion. Plat supérieur et inférieur frappé aux armes de Montmorency Luxembourg. (OHR 827 fer n°2). Edition originale. ‎


‎Le procès de Damien, accusé de régicide, et surtout la sauvagerie avec laquelle fut appliquée son supplice, marquèrent profondément les esprits. L'attentat commis le 5 janvier 1757, fut promptement jugé. L'auteur incarcéré fut roué en place de grève, le jugement rendu le 26 mars. Le 28, Damien fut soumis à la question, puis à la question extraordinaire. Le supplice démarra vers cinq heure et ne pris fin qu'a la nuit tombée. L'insoutenable récit des souffrances du condamné sont ici relatées dans le détail, dans la préface de l'ouvrage. La publication de ce livre fut de façon tout à fait inhabituelle entamée dès les premiers jours de mars et livrée au public en avril. Rare édition originale, provenance prestigieuse. Charles François Frédéric II de Montmorency Luxembourg, gouverneur de Normandie, puis élevé au grade de Maréchal de France fin 1757, fut un fervent défenseur de son ami Jean-Jacques Rousseau, qu'il accueillit en son domaine de Montmorency en 1759 puis en 1762 pour organiser son départ de France à la suite de sa condamnation. ‎


(CNE)

Phone number : 01 43 54 48 77

EUR1,500.00

‎Breton (Le) André‎

Reference : 107492

(1970)

‎L'amour fou.‎

‎Paris Editions Gallimard. 1970 136p 1 volume In8 broché. Couverture rempliée. Planches H.T de photos. ‎


Phone number : 06 17 92 77 41

EUR25.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 32361

(1942)

‎Fata Morgana. Illustré par Wifredo Lam‎

‎ Exceptionnel : exemplaire René Char Buenos Aires, Éditions des Lettres françaises, (10 juillet) 1942. 1 vol. (190 x 270 mm) de 29 p. et 1 f. Broché. Édition originale. Avec six dessins de Wifredo Lam. Un des 500 exemplaires du premier tirage (seuls les 20 exemplaires de tête sur Ledger sont numérotés). Envoi signé : «À mon Ami des reflets comme des profondeurs, à René Char, au juste et au devin, André Breton». L'exemplaire est exceptionnelement enrichi d'une variante autographe de la main d'André Breton en page 8 : «verrier» [barré et remplacé par] «cueilleurs de verre». ‎


‎Marseille, octobre 1940 : plus grande ville en zone libre mais surtout seul port encore en activité qui ne soit sous contrôle allemand, Marseille et ses environs sont alors les seules portes de sortie de France, portes encore ouvertes sur Alger, Londres, et l'Amérique... Français ou étrangers menacés par Hitler, Mussolini et Franco ou surveillés par le régime de Vichy, des centaines de personnes vivent clandestinement dans l'attente du visa qui les sauvera. De nombreux militants politiques, des intellectuels et des artistes, dont beaucoup sont juifs, forment un condensé des avant-gardes européennes. L'Emergency Rescue Committee de New York envoie à Marseille son représentant : Varian Fry. Ce dernier, grâce à la générosité de Mary-Jane Gold, peut louer une grande bastide dans le quartier de la Pomme, avec pour tâche d'aider les intellectuels et artistes qui s'y entassent dans l'attente d'un visa. Il n'a d'abord qu'une liste de 200 personnes à sauver pour une mission qui ne devait durer que trois semaines. Elle durera 13 mois (jusqu'à son renvoi par Vichy) et permettra la fuite de plus de 2 500 personnes... La villa Bel-Air abrite bien vite l'essentiel du groupe surréaliste en exil : André Breton, sa compagne Jacqueline Lamba, leur fille Aube, Jean Arp, Victor Brauner, Oscar Dominguez, Marcel Duchamp, Wifredo Lam, Max Ernst, Sylvain Itkine, Benjamin Perret, Jean Malaquais, André Masson, Victor Serge... Des passerelles s'établissent alors entre la villa, surnommée par ses résidents «Château Espère-visa» et les autres lieux de regroupement de réfugiés comme les châteaux de la Reynarde, de Montgrand ou Pastré. Le dimanche, des fêtes surréalistes y sont même organisées, avec cadavres exquis et ventes aux enchères improvisées où les oeuvres proposées sont accrochées aux arbres centenaires. René Char, qui y compte plusieurs de ses amis, s'y rendra deux fois au cours de l'hiver 1940, avant de rejoindre pour de bon le maquis des Basses-Alpes. André Breton, lui, souhaite quitter la France et cherche, pour l'heure, à reconstituer momentanément le phalanstère de ses rêves. C'est au cours de cette liberté qu'il sait menacée qu'il compose un nouveau poème, d'une longueur inusitée (plus de 400 vers) : Fata Morgana. Ce sera son dernier écrit - dédié à sa femme Jacqueline - rédigé sur le sol français avant son départ pour les États-Unis. Il souhaite le voir publier illustré de dessins de Wifredo Lam, «un jeune peintre né de père chinois et de mère cubaine (noire) qui est, de tous les artistes que je connais, celui qui me paraît actuellement avoir le plus à dire». Wifredo Lam, après avoir quitté son île natale de Cuba pour l'Espagne en 1923, est installé à Paris depuis 1937 et a rencontré Breton en 1939. Très vite, des clichés et des épreuves sont réalisés pour une parution de ce poème d'une «rare douceur», comme le souligne Léon-Pierre Quint, son premier lecteur et directeur de la maison qui doit en assurer la publication à 215 exemplaires, les Éditions du Sagittaire. Mais, le 6 mars 1941, tout s'écroule : le gouvernement de Vichy censure le texte et interdit la publication, «différée jusqu'à la conclusion définitive de la paix» ; seuls cinq exemplaires d'épreuves sont sauvés (lettrés A, B, C, D et E : ce seront ceux de Breton, Jacqueline Breton, Wifredo Lam, Peggy Guggenheim et Gilbert Lély). Pour Breton, il faut faire vite : Fry est menacé d'expulsion, et il faut tout faire pour traverser l'Atlantique au plus tôt. Tout s'accélère et, le 25 mars 1941, grâce à Peggy Guggenheim qui finance cette ultime traversée, Breton, sa femme et leur fille Aube parviennent à embarquer sur Le Capitaine Paul Lemerle en direction du Nouveau-Monde via la Martinique, pour «La traversée des proscrits». Sitôt arrivé à New York, Breton prend contact avec Max Laughlin et Peggy Guggenheim pour une parution dans la revue News Directions, qui aura lieu en novembre 1941. Mais il tient plus que tout à une édition française, tant ce poème «fixe [s]a position de résistance plus intransigeante que jamais aux entreprises masochistes qui tendent, en France, à restreindre la liberté poétique ou à l'immoler sur le même autel que les autres». Il se tourne alors vers Roger Caillois, qui dirige l'Institut français de Buenos Aires et anime depuis juillet 1941 la revue Les Lettres françaises. Caillois, qui avait quitté le mouvement surréalistes en 1935, fâché avec Breton, accepte de publier Fata Morgana, un texte que «je préfère à tout ce que j'ai écrit en vers jusqu'ici», écrit Breton dans la première lettre qu'il lui adresse depuis des années. Breton fait parvenir le texte depuis New York tandis que Benjamin Péret, depuis Mexico, est chargé de faire parvenir les clichés de Lam. Le 7 mai 1942, Caillois accuse réception du texte, suivis par les clichés mexicains au début de l'été. Malgré une situation financière catastrophique, Caillois se lance dans l'impression dès juillet : «je le publierai immédiatement et mettrai fin à ma malheureuse tentative d'éditions. Car ces petits livres ont rencontré l'indifférence la plus désolante ; ni on les a achetés, ni on n'en a parlé, et la caisse est vide ; il reste à peine pour la revue». Le 10 juillet 1942, 520 exemplaires sont imprimés, qui ont beaucoup de mal à gagner New York. Un premier envoi, massif, y compris d'exemplaires de luxe, se perd. Sur place, Caillois avoue à Breton que «la vente est nulle, mais non l'intérêt, du moins par le Chili (Gomez Correa, Huidobro, Jorge Caceres ; êtes-vous en rapport avec eux ?)». Un second envoi est évoqué : «le climat est peut-être, il me le paraît du moins, meilleur à New York». Mais là aussi, les plaquettes ne parviennent pas à l'auteur, qui se plaint auprès de Caillois en février 1943 de n'avoir toujours pas reçu un seul exemplaire du poème : «J'espérais pouvoir vous accuser réception de Fata Morgana mais, une fois de plus, le numéro des Lettres Françaises me parvient seul. J'espère que votre premier envoi vous a été retourné, dans la confusion postale qu'a entrainée mon changement de domicile». Les exemplaires de Fata Morgana sont restés rares et, sur la poignée d'exemplaires que Breton réussira à obtenir, seuls deux exemplaires avec envoi sont connus : celui de Patrick Waldberg (Christies, collection Paul Destribats I, 2019, n° 568) et celui de Robert Valançay (Pierre Bergé & associés, Mille nuits de rêves, Kahn III, 2021, n° 100). Celui de René Char vient aujourd'hui s'ajouter à ces deux seuls exemplaires avec envoi et constitue le seul exemplaire avec une provenance littéraire d'importance. Wilfredo Lam collaborera avec plusieurs écrivains et poètes : Antonin Artaud, André Breton, Aimé Césaire, Max-Pol Fouchet, Edouard Glissant, Michel Leiris et bien sûr René Char, avec deux ouvrages majeurs : Le Rempart de brindilles (en 1954) et Contre une maison sèche, en 1976. Ce volume, sans doute livré à Char dans l'immédiat après-guerre, constitue la première rencontre esthétique du poète et du peintre : elle sera suivie d'une autre, en 1947, à Paris, dans la galerie parisienne de Pierre Loeb rue de Seine : un étonnant récit rend compte de l'effet de présence qui saisit le poète, en mai 1947, devant deux toiles de l'artiste cubain. Alors que son odorat est sollicité «dans l'arrière-boutique, par deux toiles noueuses, agressivement surgies de terre, qui dégageaient leur violent et lancinant arôme de forêts réconciliées avec des personnages imminents». Il ne retrouvera la puissante sensation évoquée que «le surlendemain, parcourant de nuit le plateau des Claparèdes dans le Luberon», grâce à un «choeur de grillons stridulents» (M. Creac'h,Dictionnaire René Char,Garnier, 2015, p. 334). Étienne-Alain Hubert in André Breton, OEuvres complètes II, Pléiade, p. 1786-1787 ; «Lamfilled severalsketchbookswith fantasticaldrawingswhile in Marseille.Bretonlater selected seven of these to illustrate his poemFata Morgana(1942), the first of Lam's many collaborations with poets. These drawings also provided Lam with the point of departure for many of his large-scale works in Cuba.» Moma, exposition Lam, 2026). ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR10,000.00

‎[Baskine] - ‎ ‎BRETON, André‎

Reference : 014875

(1947)

‎Arcane 17 enté d'Ajours‎

‎Paris Sagittaire 1947 In-12 Broché ‎


‎Edition en partie originale, les Ajours paraissant ici pour la première fois. Tirage à 308 exemplaires numérotés. Un des 40 sur Marais Crève-coeur, ici numéroté - signés à l'encre verte par André Breton et comportant hors texte 3 EAUX-FORTES originales de Maurice BASKINE, chacune signée. >Bel exemplaire en grande partie non coupé. Inséré le bandeau du tirage courant:" André Breton Le livre attendu suivi d'Ajours". ----- A son retour à Paris en mai 1946, André Breton est assez pressé de voir publier en France ARCANE 17 qui avait paru premièrement à New York en décembre 1944 chez Brentano's. L'écrivain avait rédigé son manuscrit d'août à septembre alors qu'il était en voyage en Gaspésie au Québec avec Elisa Claro qui allait devenir sa femme, et à qui il dédie son texte qu'il élabore sur un cahier d'écolier comme un véritable livre-objet, y mêlant différents collages d'images ou d'objets tels une feuille d'arbre. Et Breton place cette nouvelle oeuvre sous le signe de l'étoile, "...emblème de l'espérance et de la résurrection..." telle qu'on la voit sur la dix-septième lame de tarot. Arrivé à Paris Breton tente d'insuffler au mouvement cet élan de vitalité en organisant une nouvelle exposition internationale surréaliste à la galerie Maeght, et en publiant conjointement ce texte qu'il augmente d'Ajours. Il demande alors à Maurice Baskine lui aussi fasciné par l'alchimie et l'occultisme d'illustrer de gravures symboliques le tirage de tête du livre. Très bon 0‎

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR1,000.00

‎BRETON (André) et LEGRAND (Gérard). ‎

Reference : 015780

(1957)

‎L'Art magique‎

‎Paris Club français du livre - collection "Formes de l'art" 1957 In-4 carré Cartonnage toilé de L'éditeur Ed. originale Dédicacé par l'auteur‎


‎EDITION ORIGINALE de cette étude de Breton réalisée avec le concours de Gérard Legrand. Importante iconographie in et hors texte, principalement en noir. Imprimées sur papier jaune, enquête sur l'art et la magie menée par les auteurs et réponses de Heidegger, Blanchot, Malraux, Bataille, Paulhan, Castelli, Read, Lévi-Strauss, Carrington, Paalen, Magritte, Molinier, Caillois, Carrouges, Butor, Klossowski, Gracq, Pieyre de Mandiargues, Ivsic, Paz, Mansour,. Bien complet de l'index analytique, fascicule inséré. ENVOI AUTOGRAPHE signé d'André Breton, contre-signé par Legrand : «A Raymond Abellio, le décrypteur voilé, hommage très attentif». ---- Dans ses entretiens avec Marie-Thérèse de Brosses, Raymond Abellio disait de l'auteur de NADJA : «J'ai pour André Breton une gratitude infinie, car c'est lui, indépendamment de l'admiration que j'ai pour ses écrits, qui m'a fait découvrir Hegel et Freud». Pour sa part, Breton dans son article donné à Aimé Patri pour la revue Paru en 1948 considérait l'ouvrage d'Abellio HEUREUX LES PACIFIQUES comme un "maître-livre. sur lequel la critique a fait un silence gênant...". Très bon 0‎

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR650.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 30289

(1924)

‎Les Pas perdus.‎

‎ Tirage de tête sur papier vert. Exemplaire d'André Breton. Paris, Éditions de la Nouvelle revue française, 1924. 1 vol. (120 x 190 mm) de 212 p. et [6] f. Broché, non coupé, chemise et étui demi-maroquin vert. Edition originale. Un des [10] premiers exemplaires d'auteur, imprimés sur papier vert. ‎


‎En février 1924, les éditions Gallimard publient dans leur nouvelle collection « Les Documents bleus », sous le titre Les Pas perdus, un recueil de vingt-quatre articles d'André Breton écrits entre 1917 (« Guillaume Apollinaire ») et 1923 (« La confession dédaigneuse ») : Alfred Jarry, Guillaume Apollinaire, Dada, Marcel Duchamp, Max Ernst, Jacques Vaché, Sigmund Freud, Francis Picabia y prennent place. Le recueil constitue la première publication d'un livre de Breton chez un 'grand' éditeur, chez Gallimard a fortiori. Précieux exemplaire d'André Breton. C'est sur la recommandation de Paul Valéry que Gaston Gallimard, en 1920, avait confié au jeune poète confidentiel de vingt-quatre ans quelques travaux alimentaires, comme la correction des épreuves d'À la recherche du temps perdu. Surtout, il lui avait ouvert les portes de La Nouvelle Revue française pour des études sur Les Chants de Maldoror, Dada et Gaspard de la nuit - trois articles qui trouveront leur place dans Les Pas perdus. Les jeunes perturbateurs « dadaïstes » ne font pas peur à Gaston Gallimard : il a déjà pris Aragon sous contrat (en 1921, pour Anicet) et accepté de devenir le dépositaire de la revue Littérature puis de Clair de terre, recueil de poèmes et de récits de rêves publié à compte d'auteur par Breton en 1923. Des bibliothèques André Breton (cachet à l'encre invisible « Calmels-Cohen André Breton 42 rue Fontaine », vente Breton, Paris, I, 7 avril 2003, lot n° 123) et André Guichard (Paris, Christie's, 2024, n° 33). ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR5,000.00

‎André BRETON‎

Reference : 64229

(1917)

‎"Façon poème autographe de jeunesse" poème autographe de jeunesse‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Façon", 19 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en juin 1916. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Il servit d'inspiration à Louis Aragon pour céer l'alter-ego de Breton, Baptiste Ajamais, dans son premier roman Anicet ou le panorama. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le présent poème «Facon» en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front penda‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR4,800.00

‎André BRETON‎

Reference : 64265

(1917)

‎"André Derain" : poème autographe de jeunesse en hommage à Derain « Ah ! plus ce brouillard tendre »‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "André Derain", 25 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en mars 1917. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture de ce poème, dernier de la collection,composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illust‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR4,800.00

‎André BRETON‎

Reference : 64270

(1917)

‎"Hymne" poème autographe de jeunesse « Alcée en pleurs dédaigne une rose glacée »‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Hymne", vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur en d'août 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Probablement la pièce la plus mallarméenne jamais écrite par Breton, "Hymne"est composé durant le premier mois de la guerre,alors que le jeune poète et ses parents se hâtent de rejoindre Paris.Le poème fut par la suite publié dans Solstices n°2 en juillet 1917. Il est l'un des deux seuls à porter une date dans le recueil et dans sa version manuscrite, sans doute pour souligner le contexte difficile de sa rédaction:«par un sale temps, l'auteur rimant ce poème pour être certain de ne pas du tout prendre part à la conversation de ses parents [...] sur quelque ignoble route de Lorient où ceux-ci s'étaient à temps retirés» (note de Breton, 1930). On reconnaît sans peine l'influence des symbolistes dans la précision de l'alexandrin rimé et le goût pour les allusions mythologiques. Le jeune Breton consacre son hymne aux amants de Lesbos, le couple légendaire de poètes grecs Sappho et Alcée. Breton glisse dans la première strophe un souvenir de L'après midi d'un faune parmi les allusions voluptueuses(« Un bras faible se noue en des mythologies / Scabreuses dont la flûte émeut l'enchanteresse / Au torse vain du faune avide [...]»). Erotisme et fascination morbide se mêlent lorsqu'il évoque le sort tragique de Sappho, qui, selon Ménandre, s'élança du haut des rochers de Leucade. Le poème s'achève sur une invocation d'Alcée à Sappho, déjà emportée par les eaux : «Tu vois qu'un cerne aimable diminue Aux paupières. La peur que fraîchissent les touffes Désertes, l'une ou l'autre, en vain, si tu l'étouffes, Promit ta chevelure aux fleurs d'écaille, bleue... Trêve d'héliotrope où s'irise une queue De sirène, le flot te cajole.» Digne héritier de la poésie de Mallarmé, ce rarissime manuscrit date de la jeunesse symboliste d'André Breton, au lendemain de la déclaration de guerre. *** Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieur à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constit‎

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‎André BRETON‎

Reference : 64262

(1917)

‎« Aube adieu ! Je sors du bois hanté ; j'affronte les / routes, croix torrides » Poème autographe de jeunesse signé et dédié à Léon-Paul Fargue‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe signé d'André Breton, titré "Poème" et dédié à Léon-Paul Fargue, 21 vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur du 19 février 1916 et probablement composé dix jours plus tôt. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, le présent manuscrit est une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue. Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui l‎

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‎André BRETON‎

Reference : 64263

(1917)

‎"L'An Suave" poème autographe de jeunesse dédié à Marie Laurencin‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton dédié à Marie Laurencin, intitulé "L'an Suave", 15 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en avril 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'é‎

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‎André BRETON‎

Reference : 64267

(1917)

‎"Coqs de Bruyère" : poème autographe de jeunesse « et seront-ce coquetteries / de péril / ou de casques couleur de quetsche ? »‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Coqs de Bruyère", 14 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en août 1916. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur paprier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective,‎

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Reference : 64269

(1917)

‎"Décembre" : poème autographe de jeunesse dédié à Guillaume Apollinaire « J'aurai mordu la vie à tes seins d'ange piètre »‎

‎circa 1917-1918 | 22.30 x 27.60 cm | une feuille sous chemise et étui‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton dédié à Guillaume Apollinaire, intitulé "Décembre", 20 vers à l'encre noire sur papier vergé d'Arches, composé en décembre 1915. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspi‎

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‎André BRETON‎

Reference : 75729

(1953)

‎"Allons, ce n'est pas encore cette fois que dans la révolte je parviendrai à introduire la "mesure" que nous prêche aimablement M. Camus." Lettre autographe signée inédite adressée au critique Charles Estienne‎

‎Paris 8 janvier 1953 | 21 x 27 cm | 1 pages et quelques lignes sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée au critique Charles Estienne; une page et quelques lignes à l'encre noire sur un papier à en-être de la galerie de l'Étoile Scellée. Deux pliures transversales inhérentes à l'envoi, un petit manque angulaire en marge haute droite. Très belle lettre rendant compte de la disparition de l'un des amis les plus chers d'André Breton et de sa brouille avec Albert Camus. Breton fait part à son ami de la disparition de l'artiste surréaliste tchèque Jind?ich Heisler: «Votre lettre parlait de ces jours où il semble «qu'il y ait juste assez de feu pour vivre»: c'était bien loin d'être assez de feu lundi, lorsqu'elle me parvenait: un de mes deux ou trois meilleurs amis, Heisler, pris soudain de malaise en se rendant chez moi le samedi, avait dû être hospitalisé d'urgence et je venais de recevoir le pneumatique de Bichat m'annonçant sa mort. Je suis resté longtemps hagard devant ce fait non moins impensable qu'accompli: il n'était pas d'être plus exquis que celui-ci, mettant plus de chaleur dans ses entreprises, dont la plus constante était de tout alléger et embellir à ceux qu'il aimait.» Les deux poètes étaient en effet très proches: Heisler avait participé, au côté de Breton, au lancement de Néon en 1948 et l'avait soutenu lors d'un épisode dépressif, l'accompagnant avec d'autres amis à l'île de Sein. «Le début de l'année 1953 est assombri par la mort de Jind?ich Heisler (le 4 janvier). Fidèle entre les fidèles, il «a vécu intégralement pour le surréalisme» selon Breton qui rend hommage à son activité d'animateur: «C'est ainsi qu'il fut de 1948 à 1950 l'âme de Néon et jusqu'à ses derniers instants le plus grand enfanteur de projets que son génie lui soufflait le moyen de réaliser comme par enchantement.»» (Henri Béhar, André Breton) * Dans cette lettre empreinte de douleur, Breton fait soudainement référence à L'Homme révolté d'Albert Camus paru deux années plus tôt: «Allons, ce n'est pas encore cette fois que dans la révolte je parviendrai à introduire la «mesure» que nous prêche aimablement M. Camus.» Les deux écrivains se rencontrent à New York à la fin mars 1946 alors que Camus est invité aux États-Unis pour une tournée de conférences comme représentant de Combat. «Tous deux se concertent sur la meilleure façon de préserver le témoignage de certains hommes libres des distorsions idéologiques. Ils rêvent à une sorte de pacte par lequel des gens de leur trempe s'engageraient à ne s'affilier à aucun parti politique, à lutter contre la peine de mort, à ne jamais prétendre aux honneurs quels qu'ils soient.» (ibid.) Avec d'autres intellectuels, ils fonderont en 1948 le Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR). Cet idylle prendra fin quelques années plus tard, à l'automne 1951, lorsque Camus publiera «Lautréamont et la banalité» extrait de son Homme révolté à venir. Breton, extrêmement blessé, lui répond dans un article intitulé «Sucre jaune» (in Arts): «Cet article [...] témoigne de [l]a part [de Camus], pour la première fois, d'une position morale et intellectuelle indéfendable. [...] Il ne veut voir en Lautréamont qu'un adolescent «coupable» qu'il faut que lui en sa qualité d'adulte il morigène. Il va jusqu'à lui trouver dans la seconde partie de son uvre: Poésies, une punition méritée. À en croire Camus, Poésies ne serait qu'un ramassis de «banalités laborieuses» [...] Il n'y aurait encore que demi-mal si l'indigence de ces vues ne se proposait d'élever la thèse la plus suspecte du monde, à savoir que la «révolte absolue» ne peut engendrer que le «goût de l'asservissement intellectuel». C'est là une affirmation toute gratuite, ultra-défaitiste qui doit encourir le mépris plus encore que sa fausse démonstration.» Ainsi, deux ans plus tard, Breton tient encore rigueur du crime de lèse-majesté de Camus envers celui que Breton a érigé en père du surréalisme, mais plus encore, cette allusion à la philosophie pacifiste de Camus, ‎

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‎André BRETON - Jean GAULMIER‎

Reference : 83863

(1961)

‎Ode à Charles Fourier‎

‎Librairie C. Klincksieck | Paris 1961 | 16.50 x 25 cm | broché‎


‎Nouvelle édition du poème d'André Breton, après l'originale de 1947, et édition originale de l'étude critique et des commentaires de Jean Gaulmier. Le poème est précédé d'une importante introduction constituée de trois parties : « Naissance du poème", « Surréalisme et fouriérisme" et « Fouriérisme et littérature". Iconographie. Une restauration à l'angle supérieur droit de la page 65. Important envoi autographe signé d'André Breton : « À René Magritte, autre prince des Attractions, son ami André Breton". Cette dédicace de Breton témoigne de la profonde estime mutuelle qui lie les deux artistes - n'en déplaise aux critiques cherchant dans leurs brouilles passées des signes de rupture définitive. C'est d'ailleurs dans la lettre à Magritte accompagnant l'exemplaire de son Ode que Breton qualifie ces désaccords de « rares orages indépendants » des deux hommes. Il signe ainsi implicitement la reconnaissance de la filiation entre surréalisme français et belge, dont Magritte est le chef de file incontesté bien que non déclaré. Plus encore, cet échange et la lecture de l'ouvrage de Breton inspirent à René Magritte une réflexion introspective, véritable clé de lecture de son oeuvre, qu'il livre à son ami le 12 octobre 1961 : « J'ai relu avec émotion L'Ode à Charles Fourier. Il va sans dire qu'elle est de loin supérieure aux commentaires qui l'accompagnent, si savants puissent-ils être. « Le La » fait désirer la connaissance de beaucoup d'autres pensées venues dans la nuit. L'attention apportée à ces pensées me semble bien n'être possible que si notre vie est vraiment « prise au sérieux ». Ce « sérieux étant le seul à permettre par ailleurs, de donner une estime valable à l'humour - un humour très précis. (Cette nuit, j'ai pensé à un volant d'automobile qui serait constitué par une pièce de lard). Sans doute la nuit pouvons-nous écouter ou voir ce qui ne nous est pas indifférent, le jour trop de choses indifférentes nous sollicitent. Il n'y a pas de rêves éveillés, il y a la liberté d'être attentif, le jour, à ce qui ne nous est pas indifférent. Je crois que le monde - comme rêve - ne s'offre à nous que dans le sommeil. » (Magritte, lettre à André Breton, 12 octobre 1961) Précieuse dédicace du Pape du surréalisme à sa plus célèbre icône. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎BRETON (André) - RIMBAUD (Arthur)‎

Reference : 011644

(1949)

‎Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l'imposture et du truquage.‎

‎Paris Thésée 1949 In-4 Broché, couverture illustreé Edition originale ‎


‎EDITION ORIGINALE. Couverture illustrée reprenant la lithographie du Douanier Rousseau titrée La Guerre. Où Breton dénonce un faux Rimbaud qui defraya la chronique... UN DES 100 EXEDMPLAIRES numérotés sur vergé de Hollande, SEUL GRAND PAPIER, signés par André Breton. Très bon état. 0‎

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‎FOURRÉ Maurice. [BRETON André].‎

Reference : 11158

‎LA NUIT DU ROSE-HÔTEL. Préface d'André Breton.‎

‎N.R.F. Collection " Révélation ", dirigée par André Breton. 1950. In-8° broché. Couverture illustrée. 304 pages. E.O. Envoi autographe de Maurice Fourré (lesquels sont rares). Bon état.‎


‎Seul titre paru dans cette collection " Révélation " confiée par Gallimard à André Breton (malgré l'annonce comme " à paraître " de titres de Jean Ferry, Arthur Cravan, Pierre Piobb, Alfred Kubin, Benjamin Péret). " Il s'agit de promouvoir au jour un certain nombre d'uvres réellement à part dont l'accès ne laisse pas toujours de présenter certaines difficultés mais dont la vertu est de nous faire voir au large de la vie que nous croyons mener, par là de soustraire à la stéréotypie et à la sclérose les forces vives de l'entendement. " (Présentation de la collection " Révélation " par André Breton)‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR250.00

‎BRETON (André) - RIMBAUD (Arthur)‎

Reference : 005418

(1949)

‎Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l'imposture et du truquage. La Chasse spirituelle. La Chasse spirituelle pastiche rimbaldien. >3 volumes‎

‎Paris Thésée 1949 In-4 Broché, couverture illustreé Edition originale ‎


‎Edition originale. Couverture illustrée reprenant la lithographie du Douanier Rousseau titrée La Guerre. Où Breton dénonce un faux Rimbaud qui defraya la chronique... UN DES 100 EXEDMPLAIRES numérotés sur vergé de Hollande, SEUL GRAND PAPIER, signés par André Breton (bien complet du feuillet d'errata in fine; non coupé.) JOINTS: -1. un exemplaire du pastiche LA CHASSE SPIRITUELLE. Introduction de Pascal Pia. Un des 250 exdemplaires numérotés sur pur fil du Marais. -2. la plaquette " La Chasse spirituelle pastiche rimbaldien" publiée à leurs frais en 1954 par les auteurs de la supercherie, Nicolas Bataille et Akakia-Viala. Cette rare plaquette est dédicacée par ce dernier à un comédien. RARE ENSEMBLE. 3 volumes. ***** Breton par un article publié dans Combat le 19 mai 1949 fut le premier à dévoiler la mystification de LA CHASSE SPIRITUELLE. Sa lettre fut exposée dans la vitrine de la librairie La Hune, entraînant une vive polémique avec notement Maurice Nadeau et Pascal Pia qui avaient un peu vite cautionné le faux inédit de Rimbaud. Deux mois après Breton sort FLAGRANT DELIT où il expose ses arguments, s'appuyant en particulier sur ce qu'est pour lui la véritable connaissance artistique : "Les grandes oeuvres sont toujours voilées et la connaissance ne parvient à l'essentiel que si elle accepte ses limites...". Très bon état. 0‎

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR850.00

‎André BRETON‎

Reference : 75175

(1948)

‎«Mais il faut continuer à vivre et pour cela se réserver une part de solitude qu'avec angoisse aussi je vois diminuer chaque jour.» Lettre autographe signée inédite adressée à Gaston Puel‎

‎Antibes 9 mars 1948 | 21.80 x 27 cm | 2 pages sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Gaston Puel ; deux pages sur un feuillet rédigées à l'encre bleue d'une écriture fine et soignée, nombreux soulignements. Rousseurs et traces d'adhésif marginales. Très belle lettre, empreinte de bienveillance, dans laquelle le Pape du Surréalisme fait part de ses nombreuses et chronophages occupations à son jeune épistolier, tout en rassurant celui-ci sur son talent et son avenir. Gaston Puel commença à correspondre avec André Breton à la Libération. Ils ne se sont, au moment de cette lettre rédigée pourtant quatre ans plus tard, jamais rencontrés: «Je suis heureux que vous ayez pensé à m'adresser votre photographie. C'est un grand pas de fait pour rompre la distance et il ne se peut guère que nous ne nous rencontrions bientôt.» Les deux écrivains semblent pourtant très proches, comme en témoigne le ton paternel et rassurant de Breton: «Ne parlez pas comme à regret de ceux qui avancent: vous en êtes et j'en sais bien peu qui soient si loin que vous, déjà. Ce que vous m'écrivez - pas seulement cette fois - est toujours pour moi de haute importance...» Travailleur sans relâche, Breton fait ici part de sa frustration et de sa lassitude à Puel: «Mais il faut continuer à vivre et pour cela se réserver une part de solitude qu'avec angoisse aussi je vois diminuer chaque jour.» Gaston Puel, alors âgé de 24 ans, participe depuis quelques temps aux activités du groupe surréaliste autour de Joë Bousquet, d'André Breton et de René Char. Son mentor lui prédit ici un avenir tout tracé: «Mon cher Ami, je souhaite très vivement que vous preniez une part active à la rédaction de «Néon». Il suffirait d'une très légère transposition de ton pour que les pages que vous m'adressez puissent y trouver place et en constituer un des éléments primordiaux. Il en va, naturellement, de même pour «Supérieur inconnu» si cette revue peut voir le jour.» Cette dernière revue, censée réconcilier et unir les conservateurs et les novateurs du surréalisme, ne verra le jour que quarante-huit ans plus tard sous l'impulsion de Sarane Alexandrian. Gaston Puel intègrera en revanche bien la rédaction de Néon, mais finira par se détourner des surréaliste - tout en conservant son amitié pour Breton - en 1950. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,500.00

‎André BRETON - Élisa BRETON‎

Reference : 75712

(1958)

‎"Ce pays est très beau décidément." Carte postale autographe signée inédite adressée à Jean Schuster‎

‎Amsterdam 1958 | 13.90 x 8.90 cm | une carte postale‎


‎Carte postale autographe signée inédite d'André Breton adressée à Jean Schuster, rédigée au stylo bille bleu au verso d'une carte postale reproduisant une photographie en noir et blanc d'un masque mélanésien conservé au Tropenmuseum d'Amsterdam et qu'André Breton désigne sous le qualificatif hautement significatif d'"ami" chargé de transmettre son "affection" à Jean Schuster. Superbe description picturale de la ville et de sa topographie qui surprend le poète :"Ce quadrillage de canaux et le carrelage de tulipes nous laissent en grande indécision. [...] Ce pays est très beau décidément." Elisa, l'épouse de Breton, a ajouté quelques lignes d'une tonalité toute surréaliste à la suite du texte principal : "Elisa à Amsterdam est issue d'un moule de pain d'épices et d'une entorse en puissance d'antiquaires." Jean Schuster (1929-1995) rejoint le groupe surréaliste en 1947. Proche de Benjamin Péret et André Breton, il deviendra l'exécuteur testamentaire de ce dernier. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR1,800.00

‎BRETON André.‎

Reference : 11079

‎TRAJECTOIRE DU RÊVE.‎

‎GLM. Cahiers GLM. N° 7. Mars 1938. In-8° broché. 126 pages. E.O. Exemplaire du tirage de base, non justifié. Bel exemplaire.‎


‎" Les textes et illustrations composant ce cahier consacré au rêve ont été assemblés par André Breton ". Textes de : Albert Béguin, Maurice Blanchard, André Breton, Paul Eluard, Xavier Forneret, Georges Hugnet, Marcel Lecomte, Michel Leiris, Pierre Mabille, René Magritte, Henri Pastoureau, Benjamin Péret, Gui Rosey, etc. Illustrations de : Chirico, Salvador Dalí, Oscar Dominguez, Max Ernst, Maurice Henry, Marcel Jean, André Masson, Wolfgang Paalen, Man Ray, Kurt Seligmann, Yves Tanguy, etc.‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR250.00

‎BRETON André.‎

Reference : 11085

‎CINQ LETTRES.‎

‎En Hollande [en réalité : Bruxelles]. Sans nom d'éditeur [Marcel Mariën]. 2016 [en réalité : 1968]. Plaquette in-8° en feuilles. Non paginé [12 pages]. E.O. tirée à 50 exemplaire sur beau vélin. Très bon état.‎


‎Edition clandestine de lettres d'André Breton à Camille Goemans, Paul Nougé, Marcel Mariën, René Magritte. " En janvier 1968, pour protester contre l'occultation de la correspondance d'André Breton [pendant 50 ans, à compter de la date de son décès] annoncée dans la revue parisienne l'Archibras, Mariën publie sous le manteau, 5 LETTRES d'André Breton, reprenant sans mention d'éditeur, cinq lettres de Breton à Goemans, Nougé, Mariën et Magritte, étalées entre 1926 et 1946. Marcel Mariën adopte ici une position intransigeante qui sera la sienne quant aux ayants droit, aux interdictions et à l'occultation d'archives, consistant à passer outre ces recommandations et à publier malgré tout, ce qui lui vaudra, de la veuve de René Magritte au fils de Camille Goemans, en passant par Irène Hamoir, divers démêlés. Mariën ne fera jamais de déclaration publique quant à la paternité de cette édition, laissant volontiers planer le doute. " (Xavier Canonne, " Le Surréalisme en Belgique, 1924-2000 ").‎

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