P., Sulliver, 1949, in-8°, 264 pp, préface de Marcel Dunan, un portrait et 3 fac-similés hors texte, broché, couv. rempliée, bon état. Édition originale sur papier courant
"On savait que le général Bertrand, grand maréchal du palais de Napoléon, avait laissé des souvenirs sur la captivité de Sainte-Hélène, où il avait accompagné l'Empereur, dont il fut dans la "petite île" le témoin fidèle et vigilant d'octobre 1815 au 5 mai 1821. Ces souvenirs, jalousement gardés dans sa famille, étaient demeurés inédits. Frédéric Masson n'avait pu que les entrevoir. Plus heureux que le vieil historien de Napoléon, M. Paul Fleuriot de Langle a pu obtenir communication du manuscrit, dont il fait paraître un premier fragment important, qui vient ajouter une pièce de choix à la collection déjà considérable des Mémoires de la captivité. Après Las Cases, Gourgaud, Montholon, O'Meara, le mamelouk Ali et le douteux Antommarchi, le Journal de Bertrand est à placer au premier rang. Beau soldat, loyal serviteur, l'homme n'a pas un grand talent littéraire, et cela n'en vaut peut-être que mieux pour la véracité de son apport. Il a une très bonne mémoire et une oreille de sténographe, qui lui permettent d'enregistrer et de reproduire exactement ce qu'il a entendu : on reconnait la diction de l'Empereur dans tous ses propos rapportés. Le manuscrit du Journal se présente sous la forme d'abréviations, dans une sorte de cryptographie que M. Fleuriot de Langle a mis quatre ans à déchiffrer avant de la traduire en clair ; et, contrairement à ce que croyait Frédéric Masson, ces feuillets, comme l'attestent les filigranes datés du papier, ont été certainement écrits au jour le jour. Il y a toutes raisons de penser qu'on se trouve en face d'un document sain, authentique; de plus très honnête, car Bertrand n'a pas écarté de sa sténographie les traits parfois désobligeants pour lui, et plus spécialement pour sa femme, l'Empereur ne mâchant pas ses mots, comme on sait, et l'atmosphère de Longwood étant assez tendue autour de lui entre ses compagnons d'exil et de relégation. (...) La fin du Journal de Bertrand est pathétique. Il enregistre au jour le jour, heure par heure, l'agonie atroce du captif, l'extraordinaire résistance du mourant, les querelles des médecins à son chevet, disputant sur un lavement, un grain d'opium ou une cuillerée de quinquina ; Napoléon interrogeant un visiteur, dictant des codicilles pour son testament ou scellant lui-même ses paquets dans ses moments de rémission ; sa lucidité stupéfiante." (Emile Henriot, Le Monde, 1950) — "Document capital sur les dernières années de l'empereur." (Tulard, 143) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
1949 Paris,Editions Sulliver,1949,in-8,broché,264 pages,portrait du général Bertrand en frontispice,facsimilés hors-texte,manuscrit déchiffré et annoté par Paul Fleuriot de Langle,préface de Marcel Dunan ( Tulard 143 ),bon état.Un des mémoires essentiels de l'épopée hélènienne.
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Albin Michel, 1959 in-8°, 516 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Deuxième volume (sur 3) des mémoires du général Bertrand. — "Document capital sur les dernières années de l'empereur." (Tulard, 143) — Dans ce second volume, le Grand Maréchal Bertrand poursuit une oeuvre entreprise au lendemain du départ de Las Cases, chassé de Sainte-Hélène. Il s'y montre le témoin sincère de la Captivité, un témoin sans complaisance qui ne se préoccupe ni de plaire ni de séduire, mais de cerner la vérité d'aussi près que possible. Sténographe impavide, greffier d'histoire, il nous livre "un portrait sans retouche" de Napoléon, il enregistre "la voix même de l'homme" selon l'expression de l'historien Pierre d'Espezel et l'appréciation du regretté Louis Madelin. C'est l'Empereur déchu, peint ad vivum, avec ses manies et ses tics, son esprit taquin et mordant, ses colères et ses accès de bon sens, la médiation de ses erreurs ou de ses fautes passées, son amour passionné pour la grandeur de son pays, ses appétits hégémoniques, ses vues prophétiques sur l'avenir de l'Europe dont le souci le hante jusque dans les tourments de l'exil. Tout a été dit, semble-t-il, sur Napoléon. On s'aperçoit en analysant le second volume des Cahiers de Sainte-Hélène, qu'il restait encore beaucoup à dire sur l'oeuvre et sur l'homme, qu'il restait beaucoup de traits neufs à recueillir et maintes leçons profitables à recevoir de celui qui fut à la fois un stratège sans égal le premier capitaine du monde, mais aussi l'un des politiques les plus clairvoyants de son siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, Éditions Sulliver, 1949. Un volume in-8, broché, non coupé, couverture rempliée et imprimée, 264 pp. Paris, Editions Sulliver, 1950. In-8, broché, couverture imprimée et rempliée, 264 pp.
Bel exemplaire. Portrait en frontispice et fac-similés hors-texte. Photos sur demande.