Provenance : cachet de bibliothèque russe sur les faux-titres, poinçon de même provenance sur les planches. Paris, Imprimerie de Didot Jeune chez Didot, Née de La Rochelle et de Senne, 1792. 5 volumes in-12 de: I/ (2) ff., 1 frontispice, xxxvi pp., 1 planche depl., 648 pp. ; II/ (2) ff., 3 planches dépliantes, 652 pp. mal ch. 625; III/ (2) ff., 595 pp.; IV/ (2) ff., lxxxviii pp., 532 pp.; V/ (2) ff., xxxiv pp., (1) f., 411 pp.; et lvi pp., 72 pp., (1) f. pour La Chaumière indienne. Maroquin rouge, encadrement de filets, perlé, pointillé, ondulé, dos lisses ornés de caissons losangés et larges fleurons, coupes décorées, doublure et gardes de tabis bleu, tranches dorées. Reliure de l’époque. 168 x 98 mm.
Edition revue et corrigée par Bernardin de Saint-Pierre, en partie originale, comprenant Paul et Virginie au tome IV, les Vœux d'un solitaire, et les contes philosophiques du Café de Surate et de La Chaumière indienne au tome V. Le tome 5 est ici en édition originale. Elle est ornée d'un frontispice, dessiné par Moreau et gravé par Simonet, d'une carte dépliante de l'Hémisphère atlantique et de 3 estampes botaniques. Le retentissement des Études, qui connurent de nombreuses rééditions, lui apporta, après une vingtaine d'années de pauvreté et d'errances, l'aisance matérielle, la reconnaissance sociale et même une réputation de savant que, à tort ou à raison, la postérité n'a guère ratifiée. Le titre ne doit pas induire en erreur : plus que du traité didactique, l'ouvrage relève de l'essai, voire d'une forme de littérature personnelle : « Descriptions, conjectures, aperçus, vue, objections, doutes, et jusqu'à mes ignorances, j'ai tout ramassé : et j'ai donné à ces ruines le nom d'Études, comme un peintre aux études d'un grand tableau auquel il n’a pu mettre la dernière main. » Dépassant la science descriptive de leur temps, les Études annoncent ainsi des disciplines nouvelles comme l'éthologie ou l'écologie. Mais leur intérêt est aussi littéraire. On y trouvera des analyses d'une grande acuité sur le sentiment voluptueux de la mélancolie et le plaisir légèrement morbide que dispensent ruines et tombeaux, ainsi que de splendides tableaux de paysages, parmi les premiers de la littérature française, à la fois précis, colorés et pénétrés d'un sentiment panique de la puissance de la nature, qui, tout en s'inscrivant dans la vogue du « genre descriptif » de la fin du siècle, annoncent Chateaubriand. Bernardin livre son Avis sur cette édition : « La première édition de cet ouvrage, qui parut en décembre 1784, s'est trouvée presque épuisée en décembre 1785. Depuis sa publication, je n'ai qu'à me féliciter des témoignages honorables d'amitié que m'ont donné des personnes de tout état et de tout sexe, dont la plupart me sont inconnues. Les unes sont venues me trouver, et d'autres m'ont écrit les lettres les plus touchantes pour me remercier de mon livre ; comme si, en le donnant au public, je leur avois rendu quelque service particulier. Plusieurs d'entre elles m'ont prié de venir dans leurs châteaux, habiter la campagne où j'aimerois tant à vivre, m'ont-elles dit. Oui sans doute j'aimerois la campagne, mais une campagne à moi, et non pas celle d'autrui. J'ai répondu de mon mieux à des offres de service si agréables, dont je n'ai accepté que la bienveillance. La bienveillance est la fleur de l'amitié ; et son parfum dure toujours, quand on la laisse sur sa tige sans la cueillir. » Quant à l'édition, il la considère à juste titre comme la meilleure : « Depuis longtemps les amis des Lettres et les Bibliographes désiraient une édition des ‘Etudes de la Nature’ d'un format commode, portatif, et en même temps agréable dans une bibliothèque ; celle que nous leur offrons aujourd'hui réunit tous ces avantages. Elle a été revue très-exactement par l'auteur ; l'on a apporté à la correction des épreuves et à la partie typographique des soins tout particuliers. » Bel exemplaire. Provenance : cachet de bibliothèque russe sur les faux-titres, poinçon de même provenance sur les planches.
A Bruxelles chez B. Le Francq, 1792. 6 volumes in/12 reliure plein veau du temps tacheté, dos lisse à caissons dorés et pièce de titre clairs, vol. 1 : frontispice, 1 planche dépliante, 36 f., 343 p. - vol. 2 : 2 f., 380 p., 2 f. - vol. 3 : 422 p., 1 f., 3 planches dépliantes - vol. 4 : 430 p., 1 f., 1 figure in-texte - vol. 5 : 76 f., 411 p. - vol. 6 : 23 f., 452 p., 1 f. Quelques petits défauts à signaler : manques sur le dos du vol. 1 ; vermiculures les plats de quatre vol
Lauréat de l'Académie de Besançon, Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) fut intendant du Jardin des Plantes et du cabinet d'histoire naturelle en 1791, professeur de morale à l'École normale en 1794. Ces “Études de la nature”, ouvrage inspiré par Jean-Jacques Rousseau, dont Bernardin de Saint-Pierre était l'ami, obtint un grand succès. Contient Paul et Virgine, La chaumière indienne.
Paris, Armand-Aubrée, rue Taranne, n°14 Relié 1834 In-8 relié, 21 x 13 cm., reliure demi veau glacé, 4 nerfs, filets noirs et dorés, 417 pages, nouvelle édition augmentée de divers morceaux inédits ; doq un peu insolé, 4° plat gratté sur 2 cm. carrés, menus défauts en tête et en queue, rousseurs éparses, bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
La plus belle édition ancienne de Paul et Virginie, ornée « d’un portrait par Laffite, gravé par Ribault et 6 figures par Gérard, Girodet, Isabey, Laffite, Moreau et Prudhon, gravées par Bourgeois de la Richardière, Bovinet, Mecou, Pillement fils, Prot et Roger. Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’aîné, 1806.Grand in-folio de (2) ff., 1 portrait, xcii pp., 194 pp., (3) ff. de Liste des souscripteurs, 6 planches hors-texte en couleurs. Portrait piqué. Demi-maroquin rouge à grain long à coins, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin olive, tranches dorées. Etui. Reliure légèrement postérieure.464 x 303 mm.
La plus belle édition ancienne de Paul et Virginie, ornée « d’un portrait par Laffite, gravé par Ribault et 6 figures par Gérard, Girodet, Isabey, Laffite, Moreau et Prudhon, gravées par Bourgeois de la Richardière, Bovinet, Mecou, Pillement fils, Prot et Roger.Les figures sont très belles. La composition touchante de Moreau et surtout la dramatique figure du Naufrage de Virginie par Prudhon rendent ce volume très intéressant. » (Cohen, 931).Graesse, Trésor de Livres rares, VI, 226« Paul et Virginie » marque une étape dans le roman français. Bernardin de Saint-Pierre a cristallisé dans son œuvre et dans ce roman, toute la littérature de voyage si abondante en ce temps, mais qui n’offrait pas grand mérite littéraire. Il a transporté les thèses de Rousseau qui, lui, ne connaissait que la Suisse et la France, sous les Tropiques. Bien mieux, il a réussi à montrer, - ce que Rousseau n’avait pu faire, - des hommes vivant à l’état de nature, tels du moins qu’on pouvait les imaginer en cette fin du XVIIIe siècle.Comme romancier et comme peintre, il est le prédécesseur de Châteaubriand. Parlant des aurores boréales par exemple il écrit : « l’éclat de ses feux, joint à la lumière tremblante de la lune, rend les nuis d’une magnificence singulière ; le paysage est éclairé d’un jour sombre et doux ».Et par là, Bernardin de Saint-Pierre est bien à l’origine d’un vaste courant qui va de Châteaubriand à Pierre Loti. »Le présent ouvrage fut imprimé en six états différents : ordinaire, 72 fr. ; avant la lettre, 120 fr. ; avec figures peintes, 240 fr. ; in-folio, 120 fr. ; in-folio avant la lettre, 168 fr. ; in-folio figures coloriées, 288 fr.Le présent exemplaire appartient au rare tirage le plus luxueux et le plus rare, in-folio avec les figures coloriées.« Quelques exemplaires ont été tirés de format in-folio » (Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 628).Précieux exemplaire, l’un des rares au format grand in-folio, avec les figures dans le rare état en couleurs, conservé dans son élégante reliure en demi-maroquin rouge finement orné.
Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ».
Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir, y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage », une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France, puis à la troisième édition des Études de la nature, dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit, en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale, même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France, l'île Maurice actuelle, s'aiment, sont séparés par la civilisation, avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua, à douze ans, pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation, mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité, supportant mal les ardeurs du climat, les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue, ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen, où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire, puis à Rouen, avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773, il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France, à l'Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes, d'autant que, natif du Havre, l'un des principaux ports où transitent les esclaves, il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie, faisant des esclaves Marie et Domingue, qui vivent en harmonie avec leurs maîtres, des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs, de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre, celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » (Jean Favre) Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite, Lamartine, Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes, Graziella, Véronique et Emma Bovary, des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau. » (Madame Bovary, [1857], p. 36). Très bel exemplaire, de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre, François Mesnard de Conichard (1727-1792), premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur, à l'automne 1784, envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment, il la refusa, ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard, je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace [...]. N'en parlons plus je vous prie » (lettre à Bernardin de Saint-Pierre, octobre 1784). L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis, Hennin. Néanmoins, lors de la troisième édition, parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir, l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman, cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril [1773] fait mention de sa fille pour la première fois, et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 (citée dans Rebecca Ford, « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard », Autour de Bernardin de Saint-Pierre, Mont-Saint-Aignan, P.U. de Rouen et du Havre, 2010). Cette dernière n'a, au moment de la parution du volume, que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre, puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny, futur baron d'Empire. En 1792, Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot, avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera, naturellement, Virginie (née en 1794) et Paul (né en 1798). Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 191). Tchemerzine V, p. 649 ; Cohen, 931.
Remarquable exemplaire relié avec faste par Mercier et parfaitement conservé. Paris, L. Curmer, 1838. Grand in-8 de 1 frontispice, lvi pp., 458 p., (7) ff., 1 carte coloriée à pleine page et 35 gravures à pleine page protégées par des serpentes. Maroquin bleu à grains longs, plats richement décorés d'un large encadrement formé d'une frise des même fers, avec plusieurs encadrements de filets dorés et à froid, et fleurons angulaires, dos lisse, titre et date dorés, décor en long formé de petits fers répétés, bordés de filets dorés multiples et d'un filet à froid, double filet doré aux coupes, contreplats bordés de maroquin orné de 9filets dorés, doublure et garde de satin moiré rose, tranches dorées sur témoins, chemise, étui. Mercier successeur de Cuzin. 240 x 157 mm.
« La perle des livres illustrés du XIXe siècle ». (Brivois). Remarquable exemplaire relié avec faste par Mercier et parfaitement conservé. Un des très rares exemplaires du tirage de tête sur papier de Chine. Il n'y en aurait eu que 15, ou 20, selon les deux prospectus consultés par Brivois. Magnifique édition considérée comme l'une des plus belles productions de l'époque romantique. Elle réunit Paul et Virginie et La Chaumière indienne, précédés d'une étude de Sainte-Beuve sur Bernardin de Saint-Pierre. L'illustration, due aux plus célèbres dessinateurs et graveurs du temps, comprend 29 planches sur Chine appliqué, dont le frontispice, et environ 450 vignettes dans le texte dessinées par Tony Johannot, Français, Meissonier, Paul Huet, Isabey, Marville, Steinheil et d'autres et gravées sur bois par Lavoignat, Brévière, Porret, O. Smith, Hart et d'autres, 7 portraits hors texte gravés sur acier par Cousin, Pelée, Pigeot et Revel d'après Lafitte, Johannot et Meissonier, et une carte coloriée de l'Île de France (actuelle Île Maurice) gravée par Dyonnet. Il a été joint un tirage volant de la page 417-418, comportant le portrait de madame Curmer (dit : « La bonne femme »), qui n'avait pas été imprimé dans les tout premiers exemplaires. Curmer ayant tiré Paul et Virginie à grand nombre, a employé une grande quantité de papier vélin, non collé, pour obtenir un tirage brillant de ses gravures sur bois. Dans l'ensemble de cette fabrication ou de ces fabrications il a été fait usage de feuilles de papier de force variable plus ou moins collées. C'est ainsi que les gravures sur acier et les grands bois hors texte sur chine ont été appliqués sur des papiers plus forts et sans colle qui se sont outrageusement piqués. Dans la livraison 29 se trouvait encarté un prospectus sur papier lilas annonçant 15 exemplaires sur chine à 500 francs, alors que la couverture de la 1ère livraison des portraits annonce l'ouvrage à 37fr.50, prix qui sera porté à 45 francs à la mise en vente, ainsi que 20 exemplaires sur chine à 300francs seulement l'exemplaire. Il existe des exemplaires sur chine avec le titre de la rue Saint Anne et d'autres avec l'adresse de la rue Richelieu. Le fait que Curmer a dépensé 3 335 francs en achat de papier de Chine, somme énorme pour l'époque, prouve, malgré l'emploi qui en a été fait pour le tirage des grands bois et des portraits, qu'il se rendait compte de la beauté des épreuves sur ce papier et qu'il comptait l'utiliser pour un tirage de luxe ; d'autre part, le nombre des exemplaires connus laisse supposer que le tirage du livre sur chine a sans doute été de 15 plus 20, soit 35 exemplaires au bas mot. L'éditeur qui vendait rarement un exemplaire sur chine le livrait avec le titre tantôt à sa première, tantôt à sa seconde adresse. Quelques exemplaires ont été complétés avec de grands bois hors texte portant Typ. Plon frères. « Presque tous les exemplaires reliés de leur temps sont très piqués, surtout les gravures hors texte, et ces taches d'humidité sont la cause que les amateurs, avec raison d'ailleurs, préfèrent constituer un bel exemplaire en reliure moderne avec toutes les herbes de la saint Jean ». L. Carteret. Précieux exemplaire sur Chine cité et décrit par Carteret. Sur les cinquante années qui vont de 1912 à 1962, Carteret cite 5 exemplaires sur Chine. Celui-ci atteint l’une des plus hautes enchères: de Montgermont ……………………………….... 4500 F V. …………………………………………..…… 9300 F Tristan Bernard, 1923 ………………………….….. 3600 F Renevey, 1924, le présent exemplaire.…………….. 8200 F Descamps. Scrive, 1925 ………………………..….. 17000 F Depuis 1967, Carteret cite un seul exemplaire sur Chine : Roudinesco, 1967 ; puis Esmérian (11 décembre 1973, n° 108) 41 270 FF soit 6 310 €. L’exemplaire sur Chine relié pour Ferdinand Philippe d’Orléans fut vendu 120 000 FF (18 350 €) le 5 juin 1987 (Réf : Livres Précieux, n° 219). Superbe exemplaire sur Chine de la bibliothèque Eugène Renevey (vente 1924, n° 141) avec ex-libris gravé sur Chine volant.
Broché couverture rempliée, 19X13 cm, 1931, 208 pages, introduction de Pierre Varillon, un des 1000 exemplaires numérotés sur vergé à la forme des papeteries d'Arches, à la cité des livres. Bon exemplaire.
Short description: In Russian. Saint-Pierre, Jacques-Henri Bernardin. Oeuvres choisis de Bernardin de Saint-Pierre. Libr.Hachette et e-ie. Oeuvres choisis de Bernardin de Saint-Pierre. In Russian /Oeuvres choisis de Bernardin de Saint-Pierre. The image is provided for reference only. It may reflect condition of one of the available copies or only help in identifying the edition. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKU4319116
Paris : A. André, 1823,IN12 reliure epoque veau racine,important manque au dos(un tiers en pied),
Essai sur la vie et les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre ; VIII+321p. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris Chez Méquignon-Marvis, Libraire 1818 in 8 (21x13,5) 12 volumes reliures pleine basane fauve racinée de l'époque, dos lisses très ornés, filets et roulettes dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet doré sur les coupes, tranches teintées jaunes, V et 271 pages, 251 pages, 23 pages et 3 pages manuscrites anciennes insérées in fine; 383 pages, XXIV et 506 pages [1], 503 pages, 458 pages, 393 pages, 474 pages [1], XLVIII et 382 pages, 444 pages, 459 pages, 508 pages [1], et 692 pages [1]; rares rousseurs éparses. Première édition collective en partie originale, illustrée d'un portrait de Bernardin de Saint-Pierre par Girodet et de 26 planches hors-texte gravées par Dupont, Sixdeniers, Toschi, Roger, Danbrum, Delignon, de Longueil d'après Desenne, Lafitte, Moreau le Jeune, Prudhon, Vernet et Isabey. Tomes 1 (Essai sur la vie les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre, par L. Aimé-Martin; portrait de l'auteur gravé par Lignon en frontispice, V et 271 pages, 251 pages) et 2: Voyages à l'Ile de France (avec 12 planches hors-texte); Tomes 3 à 7: Etudes de la nature (Bien complet de sa planche dépliante et des 13 planches gravées hors-texte); Tomes 8 à 10: Harmonies de la nature; Tome 11: Voeux d'un solitaire; Tome 12: Mélanges. Est reliée à la fin de notre tome 1 la rare brochure publiée sans nom d'auteur pour défendre la famille Didot: LA VÉRITE EN RÉPONSE AUX CALOMNIES répandues dans un écrit intitulé: Essai sur la vie les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre, par L. Aimé-Martin, Paris, Lelong 1821, 23 pages (avec la mention sur la page de titre : "Prix : 1 franc 25 cent., et 75 centimes seulement pour les souscripteurs aux Oeuvres de Bernardin de Saint-Pierre", le faux-titre porte en plus du titre la mention: "Interprétation nécessaire devant faire suite à cet essai''. Enfin notre tome 1 est enrichi de 3 pages manuscrites de l'époque, et insérées in fine reproduisant le jugement du tribunal de police correctionnelle dans l'affaire de M. Leger Didot contre Aimé Martin, et contre le libraire Méquignon-Marvis, qui condamne Aimé Martin à plusieurs amendes, et qui ordonne que les pages 230 (pour l'épithéte insultante de: misérable) et 231, ainsi que la note au bas de cette page seronts supprimées dans tous les exemplaires encore dans les magasins de Méquignon-Marvis et Cellot (une copie manuscrite similaire insérée au début du tome 2. Notre exemplaire est donc bien indemne des suppressions démandées par ce jugement. Superbe exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Parfait Reliure
Phone number : 06 86 01 78 28
Paris, Ladvocat, 1826, 4 tomes, 13 X 21 cm., reliés, CXLIX-253 . 375 - 418 - 496 pages. Demi-veaux à dos lisse , tranches teintées et jaspées. Peaux épidermées, papier des plats tachés ou usés par endroits. Tome I : débute par trois facsimilés de lettres écrites ou reçues par Bernardin de Saint-Pierre. Mors supérieur fendu sur presque 3 cm en queue. Réfutation, apologie, et correspondance avec M. Hennin. Tome II : accroc en haut du dos. Suite de la correspondance avec M. Hennin. Tome III : fin de la correspondance avec M. Hennin, puis correspondance avec son frère, sa première femme, Monsieur Robin, sa seconde femme, etc. Tome IV : Mémoire sur la vie et les ouvrages de J.-H. Bernardin de Saint-Pierre. Accompagné de lettres du maréchal Munich, de Duval, Taubenheim, Rulhière, d'Alembert, J.-J. Rousseau, baron de Breteuil, Guys, l'abbé Fauchet, de Fontanes, madame la baronne Krudner, Dupont de Nemours, M. Maret, Ducis, Louis, Joseph et Napoléon Bonaparte.
Louis-Aimé Martin épousa la veuve de Bernardin de Saint-Pierre.
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE Jacques-Henri [Illustré par Tony JOHANNOT. MEISSONIER. Eugène ISABEY. FRANÇAIS. STEINHELL. MARVILLE. Paul HUET. Etc.]
Reference : 20411
(1838)
paris L. CURMER 1838 -in-4 demi-chagrin un fort volume, reliure demi-chagrin bleu-marine in-quarto (blue binding half shagreen in-quarto), dos 4 nerfs (spine with raised bands), décorations or et à froid (gilt and blind-stamping decorations), entre-nerfs à fleuron or au fer évidé (between the raised bands floweret with hollowed out blocking stamp), titre frappé or (gilt title) avec filet or, filet mate en place des nerfs avec un filet à froid de part et d'autre des nerfs et en tête et en pied, dos légèrement frotté, papier marbré aux plats (cover with marbled paper), toutes tranches lisses, Célèbre édition, la plus réussie de cet ouvrage, orné dillustrations en noir dans le texte + 31 planches gravées sur chine contrecollée (les compositions hors-texte gravées sur Chine sont protégées par des serpentes légendées) dont le portrait de Bernardin de St-Pierre (avec sphère en remarque) en frontispice et une carte en couleurs sur Chine contre-collée de l'Ile de France dressée par A. H. Dufour en 1836 (gravée par Dyonnet), les illustrations dans le texte et hors texte sont de Tony Johannot, Eugène Isabey, Meissonier, Français, Steinhell, Marville, Paul Huet, etc. [environ 450 vignettes gravées sur bois par Lavoignat, Brévière, Porret, etc. et par des artistes anglais réputés comme O. Smith, Hart, etc.], . l'ouvrage comporte de fines et légères rousseurs par endroit, il en est exempt par ailleurs..légère mouillure en marge de la gravure du frontispice, la table qui ne parle que des illustrations dans le texte se trouve en début de l'ouvrage. LVI pages + 458 pages + 10 pages, 1838 PARIS L. CURMER EDITEUR,
notice historique et littéraire sur J.-H. Bernardin de Saint-Pierre par Sainte-Beuve.....L'ouvrage correspond au descriptif du Carteret à la page 532......... Cette édition Curmer a longtemps été considérée comme la plus belle du 19ème siècle "La perle des livres illustrés du XIXème siècle", selon Brivois.........Agréable exemplaire de ce livre phare, l'un des plus belles réalisations de l'illustration romantique. [Cf. Carteret, III, P. 551].........il y a mélange entre premier tirage et ceux rectifiés en cours d'impression. L'exemplaire dont nous disposons présente les particularités suivantes : 1. L'adresse de l'éditeur est 49 rue richelieu (2ème tirage); 2. Le portrait de Bernardin de Saint-Pierre est avec la sphère (1er tirage) ; 3. La notice sur l'auteur par Sainte-Beuve est correctement paginée et comporte porte 9 lignes en p. LII (second tirage); 4. La vignette de la "Bonne femme" est absente de la page 418 (second tirage) ; 5. A la fin de la table des gravures, le portrait d'Orrin Smith en médaillon et accompagné des instruments du graveur.(1er tirage).......BEL EXEMPLAIRE.......en bon état malgré les défauts signalés, bon état
[Henri BERNARDIN DE SAINT-PIERRE] Jacques-Henri BERNARDIN DE SAINT-PIERRE - COLLECTIF
Reference : 90455
(1801)
Sans nom d'éditeur | Paris s. d. [1801] | 19.3 x 25 cm | Relié
Rare ensemble de 6 fasciclues en édition originale. Reliure à la bradel en cartonnage vert moucheté, dos lisse muet, étiquette de titre au centre du premier platreliure moderne. Absent de Polak. Apparemment aucun exemplaire au CCFr. Une tache en tête de la page de titre. Ce curieux recueil sans presque aucune mention semble particulièrement rare. Il contient : - 1. Un avis aux navigateurs, sur le changement d'éclairage du phare de la baie de Somme, devant intervenir le 25 pluviôse an IX [14 février 1801]. - 2. Une Instruction sur les filtres pour purifier l'eau, signée des officiers de santé Dubrueil, Thaumur, Dupré et Billard. - 3. Une notice sur les vivres de la marine, signée de Rivoire. - 4. Une description du sillomètre (instrument de mesure de la longitude en mer) adressée au rédacteur du Moniteur par l'ancien gazetier Charles Mozard (1755-1810), qui avait été commissaire des relations commerciales de la France à Boston de 1794 à 1799, et figurait alors parmi les collaborateurs du Moniteur. - 5. Un discours de Bernardin de Saint-Pierre à l'Institut (Expériences nautiques, & observations diététiques & morales, proposées pour l'utilité & la santé des marins, dans les voyages de long cours). Cette contribution avait déjà été imprimée dans La Décade philosophique, littéraire et politique du 30 vendémiaire an IX [22 octobre 1800]. - 6. Deux notices pratiques sur les moyens de préserver les navires (du feu, de l'eau, des rats). Le nature de ces textes et leur provenance immédiate suggère que notre publication était probablement un essai de journal maritime où auraient été rendus disponibles les articles concernant la mer publiés dans d'autres journaux. Pour une raison inconnue, l'essai n'eut pas de suite, ce qui, dans l'histoire des périodiques, est assez commun. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris, L. Curmer 1838 In-4 26,5 x 16 cm. Reliure éditeur demi-chagrin violine, dos à nerfs encadrés de fers dorés, tranches dorées, LVI-458 pp., 29 planches gravées sur bois hors-texte montées sur Chine dont 1 carte coloriée de l’île de France, 7 portraits gravés sur acier et 450 vignettes dans le texte gravés sur bois par Tony Johannot, Français, Isabey, Meissonier, Paul Huet, de Laberge, Marville...., pp. IX-LII : "Notice historique et littéraire sur J.-H. Bernardin de Saint-Pierre" signé Sainte-Beuve, en fin d'ouvrage, pp. 421-458 : "Flore de Paul et Virginie et de la chaumière indienne" ou "Flore de l'Île de France et de l'Inde" par Th. Descourtilz, table des noms des dessinateurs et des graveurs. Dos insolé, intérieur frais avec faibles rousseurs, gouttière régulière. Très bon exemplaire du premier tirage de cette belle édition.
Bon état d’occasion
Paris, Furne et Cie, Libraires-éditeurs, impr. Typographie Ernest Meyer, à Paris 1863 In-4 26 x 15,5 cm. Reliure éditeurdemi-chagrin rouge, dos à nerfs, caissons ornés de cadres dorés, 421 pp., vignettes dans le texte, 7 portraits hors-texte gravés sur acier, 28 compositions hors-texte sur papier teinté et une carte de l’Île-de-France Ile Maurice, table des matières. Bon exemplaire, avec légers frottis.
Très bon état d’occasion
[Imprimerie-Librairie Romantique, De l'Imprimerie de M. Hayez, De l'Imprimerie de M. Hayez, Frères Cuelens] - VAN DE WEYER, Sylvain ; [ VANDEWEYER, Sylvain ] ; SMITS, Edouard ; SAINT-PIERRE, Jacques Henri Bernardin de
Reference : 61576
(1829)
1 vol. in-12 reliure de l'époque demi-chagrin à coins brun, dos à 5 nerfs, Lettre de M. Sylvain Van de Weyer à M. Ernst Munch , Imprimerie-Librairie Romantique, Bruxelles, 1829, 37 pp. [ Suivi de : ] L'Inondation, Dithyrambe, par Edouard Smits ; suivi d'un moyen facile et économique d'être bienfaisant, Proposé aux Jeunes Gens, et de Pensées diverses par Sylvain Van de Weyer, au profit des inondés, De l'Imprimerie de M. Hayez, Bruxelles, 1825, 52 pp. [ Suivi de : ] Discours prononcé à l'Ouverture du Cours de l'Histoire de la Philosophie, au Musée des Sciences et des Lettres, le 18 avril 1827, M. Hayez, Imprimeur de l'Académie, Bruxelles, 1827, 41 pp. et 1 f. blanc ; [ Suivi de : ] Supplément aux Oeuvres de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre, précédé d'un avant-propos de l'éditeur, De l'Imprimerie de M. Hayez, Louvain, 1823, 32 pp. ; [ Suivi de : ] Dissertation sur la Réalité, la Connaissance et la Pratique du Devoir comme Naturelles ; par Sylvain Vandeweyer, Avocat, Chez les Frères Cuelens, Louvain, 1823, 52 pp.
Beau recueil de 5 titres, dont certains dédicacés par l'auteur à un certain "M. Campan". Sylvain Van de Weyer (1802-1874) était "Avocat, Conservateur de la Bibliothèque de Bruxelles et des Manuscrits su Roi, Professeur de Philosophie au Musée, membre de la Commission chargée de la publication des monuments inédits de l'histoire du pays, et l'un des rédacteurs du Courrier des Pays-Bas". Important homme politique, il fut membre du Gouvernement Provisoire de Belgique en 1830 et deviendra premier ministre libéral de 1845 à 1846 (Cabinet de la Parenthèse) ; il sera l'un des fondateurs de l'Université libre de Bruxelles. Il est également l'auteur de l'avant-propos au "Supplément" aux oeuvres de Bernardin de Saint-Pierre. Bon exemplaire provenant de la bibliothèque du fameux bibliophile Gustave Mouravit (1840-1920), notaire à Aix-en-Provence (il fut le notaire de la famille de Cézanne) puis établi à Marseille, avec son petit cachet d'ex-libris à l'encre violette aux initiales G (à l'envers) et M.
Paris, Lefèvre, 1836 17 x 25, 2 volumes, 786 + 651 pp., reliure dis cuir (coiffes légèrement abîmées), bon état (quelques rousseurs, cachets du Collège jésuite Saint Stanislas à Mons)
en frontispice , portrait de Jacques -Henri-Bernardin de Saint-Pierre
Chez Didier, Paris 1838. 2 vol. in-12 reliés (17x11 cm), reliure plein veau glacé vert, dos lisse avec titre, ornements verticaux et dentelle et filets dorés, jolis ornements romantiques à froid sur les plats, filet sur les coupes, tranches jaspées. Charmante édition illustré de sept gravures hors-texte sous serpentes, qui contient Paul et Virginie - La chaumière indienne - Le café de Surate - Préambule de l'Arcadie - L'Arcadie - La mort de Socrate - Fragments divers - le vieux paysan Polonais - Voyage de Codrus - Essais - La pierre d'Abraham. 800 g - CR. Bel exemplaire.
Tous nos ouvrages sont collationnés et complets, sauf mention particulière.
Paris, Lavigne, 1835 ; in-8, pleine-basane marron, dos à quatre nerfs, titre doré, caissons décorés de roses dorées, grand décor à froid sur les deux plats représentant une cathédrale ; 1 portrait en noir en frontispice et six planches hors-texte en noir.
Edition peu courante. Portrait de l'auteur par Bertonnier et illustrations de Cobould. Reliure défraîchie avec coins usés, dos et bords frottés, coiffe supérieure et charnières restaurées ; nombreuses rousseurs à l'intérieur.
Phone number : 06 60 22 21 35
Paris Curmer 1838 In-4° (269 x 182 mm) [10] ff. - lvi 458 pp. [1] f. chagrin brun, dos lisse orné à la plaque, encadrement sur les plats avec décor à la plaque à froid et à l'or, initiale « P » au centre du plat supérieur, filets sur les coupes, filets intérieurs, tranches dorées, gardes de papier moirée (reliure de l'époque signée « SIMIER R. DU ROI » au dos).
Célèbre édition de Paul et Virginie, à l'initiative de l'imprimeur Curmer, considérée comme un chef d'oeuvre de l'illustration du XIXe siècle. Elle est conservée dans une reliure romantique à décor de fers rocaille commandée par Curmer à Simier. L'ouvrage parut en 30 livraisons entre mars 1836 et décembre 1837. L'illustration, réalisée d'après Tony Johannot, Louis Français, Ernest Meissonier, Paul Huet, Louis Steinheil, Eugène Isabey, ou encore Marville, se compose de près de 450 vignettes sur bois in-texte, de 9 gravures sur bois hors-texte, de 7 portraits gravés sur acier et d'une carte mise en couleurs. Les hors-textes sont tirés sur chine appliqué, avec la légende imprimée sur la serpente. Tony Johannot, qui signe les portraits des personnages, est donné comme illustrateur principal ; mais l'on admire également aujourd'hui les quelque 130 paysages et vues dessinés par Meissonier. Curmer apporta un grand soin à l'édition et investit dans Paul et Virginie près de 230 000 francs, dont 29 000 francs de dessin, 32 000 francs de gravure, et 11 000 francs de gravure en taille-douce (Beraldi, p. 271). Une note manuscrite, découverte dans son exemplaire personnel, exprime toute l'importance qu'il accordait à l'ouvrage : « Grâce à toi mon cher livre, j'ai étudié la typographie et j'ai été assez heureux pour lui faire faire quelques progrès, quand on pouvait la croire aux dernières limites de la perfection ; j'ai conduit la fabrication du papier dans une voie nouvelle ; j'ai fait une révolution dans la manipulation de l'encre typographique ; la gravure sur bois n'avait pas osé ce qu'elle a fait pour ce livre. Mais aussi quels dessins ! Ou plutôt quels chefs-d'oeuvre ? C'est avec cet ouvrage que Français et Meissonier ont fondé leur juste réputation [...] Maintenant, suis ta destinée ! quand je quitterai cette terre, où tu auras encore une longue carrière à parcourir avant que nous nous retrouvions confondus dans une même poussière, que Dieu t'accompagne comme mes souhaits [...] » (Vicaire VII) Particularités de l'exemplaire : - hors-texte sur chine contrecollé avec serpentes légendées sauf comme il se doit pour le portrait à la sphère et le frontispice, - Titre à l'adresse de la rue de Richelieu, - 9 lignes à la dernière page de la préface, - Cahier correctement chiffré 25 à la page 193, - Correction de la phrase à la fin de la table des dessinateurs et graveurs, on lit : " Tous les dessins des grandes lettres de la Flore sont de M. François" en lieu et place de "Tous les dessins des grandes lettres sont de M. François", - Premier cahier de la notice sur B. de Saint-Pierre signé b et IX à XVI ;- feuille 25 (pp. 192-200) en premier tirage, - Mention corrigée à la table, - cul de lampe à la branche à la table des grandes vignettes, - Portraits de Madame de La Tour et du Docteur d'après Johannot, - absence de la « bonne dame », - p. 316, 318 et 320 blanche et non numérotée, - p. 317 non chiffrée porte le titre de La Chaumière indienne orné de deux médaillons gravés sur bois représentant Meissonier et Paul Huet (noms gravés dans l'ovale à gauche des portraits), - p. 319 portant le faux-titre LA Chaumière indienne, - Portrait de la brahmine sans l'étoile. L'exemplaire ne présente aucune rousseur. Aucun cahier décalé. Dos et pourtour des plats légèrement insolé, restaurations anciennes aux coupes aux coins.
Henry Babou éditeur, Paris, 1930. In/8 (23 x 14 cm) reliure signée Flammarion en demi-chagrin à coins vert, dos à nerfs à caissons à froid et titres dorés, doré sur tête, couvertures et dos conservés, 7 gravures au burin de Pierre Dubreuil, 88 p. Dos légèrement insolé comme souvent avec le vert. Exemplaire numéroté de tête (n°79/303) sur vélin à la forme de Johannot.
Paris, Librairie artistique, 1888. In-4 (28 x 21 cm) reliure en percaline éditeur verte à décor couleur et or, doré sur tête, illustrations de Maurice Leloir : planches et vignettes in-texte, 208 pages. Quelques taches claires sur le plat supérieur, coiffes amorties. Quelques rousseurs éparses surtout sur les premiers et derniers feuillets.
Paris Furne et Cie, Paris, 1863. Fort in/4 reliure demi-basane verte, dos à trois nerfs 421 pages, 1 f. de table des matières. Vignettes sur bois in-texte : lettrines historiées - 28 gravures sur bois tirées sur papier à fond teinté, 7 beaux portraits et une carte de l'Ile de France (Ile Maurice), sur acier à pleine page, rare rousseurs sur certaines planches.
A Paris Chez Jean de Bonnot, 1974, 427 pages, In/8 reluire cuir crème de l'éditeur, plat orné, doré sur tête, pièce de titre en vert, Tirage sur papier vergé filigrané. Illustrations en noir de Paul Leroy.
P. Arnaould, éditeur, sans date vers 1900, édition définitive, in/16, 349 pages, agréable reliure en demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné, doré sur tête. En frontispice gravure de P. Avril.