Reliure de présent en maroquin rouge, avec envoi autographe signé Paris, De l'Imprimerie de Monsieur, 1789. 1 vol. (75 x 130 mm) de 1 f., xxxv et 243 p. Maroquin rouge, deux filets dorés bordant une chaînette d'encadrement dorée sur les plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, monogramme doré « SM » au centre des plats, roulette intérieure (reliure de l'époque). Première édition séparée. Elle est ordonnée par Pierre François Didot, le jeune, avec une édition luxueuse sur un papier de choix provenant de ses papeteries d’Essonne, qu’il enrichit d’illustrations – l’édition sur papier ordinaire n’en contenant pas : 4 figures de Moreau le Jeune, la dernière en collaboration avec Joseph Vernet, gravées sur cuivre par Girardet, Halbou et Longueil. Envoi signé : « pour Mademoiselle Mesnard de Conichard, par l’auteur, De Saint-Pierre ».
Paul et Virginie est une oeuvre difficile à définir, y compris pour son auteur qui y voyait un « petit ouvrage », une « fable essai » et même une « espèce de pastorale ». L'ouvrage fut d'abord écrit comme un complément à une deuxième édition à Voyage à l'île de France, puis à la troisième édition des Études de la nature, dont il devait illustrer les thèses par la fiction. Il entendait mettre en application « les lois des Études de la nature au bonheur de deux familles malheureuses » par le dénouement tragique qu'il donne à son récit, en brisant le rêve d'un idylle. Il se démarque ainsi du goût de l'époque pour la pastorale, même s'il applique les règles de simplicité du genre : deux jeunes gens grandissent ensemble dans le cadre enchanteur et paisible de l'île de France, l'île Maurice actuelle, s'aiment, sont séparés par la civilisation, avant d'en être définitivement écartés au cours du drame du Saint-Géran. Bernardin de Saint-Pierre - formé aux récits de Daniel Defoe et de son Robinson Crusoé - embarqua, à douze ans, pour la Martinique sur le bateau d'un de ses oncles : une révélation, mais aussi la découverte du gouffre séparant l'imagination de la réalité, supportant mal les ardeurs du climat, les fatigues du voyage et surtout la discipline des navires. Après cette déconvenue, ses parents le mettent au collège des jésuites de Caen, où il caresse un temps l'idée de devenir missionnaire, puis à Rouen, avant d'entrer en 1757 à l'École nationale des ponts et chaussées. Il intègre à la fin de ses études le corps des ingénieurs militaires. Dès 1773, il dénonce le crime de l'esclavage dans son Voyage à l'Île de France, à l'Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance : il fait partie des auteurs qui s'opposent alors sans ambiguïté à l'esclavage et au racisme au nom de l'égalité de tous les hommes, d'autant que, natif du Havre, l'un des principaux ports où transitent les esclaves, il n'a eu de cesse d'en voir les ravages. Il y reviendra dans Paul et Virginie, faisant des esclaves Marie et Domingue, qui vivent en harmonie avec leurs maîtres, des figures importantes de son récit. Ce récit inspirera nombre d'écrits postérieurs, de l'Atala de Chateaubriand au Coeur simple de Flaubert. « Comme la plupart des chefs-d'oeuvre, celui-ci apporte au genre et à la mode qu'il illustre à la fois son accomplissement et son démenti. » (Jean Favre) Paul et Virginie connut un vif succès dès sa publication et fut un des livres les plus réédités jusqu'au début du XXe siècle ; et preuve de son immense réussite, Lamartine, Balzac et Flaubert ont fait de leurs héroïnes, Graziella, Véronique et Emma Bovary, des lectrices de Paul et Virginie : « Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. Elle avait lu Paul et Virginie et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau. » (Madame Bovary, [1857], p. 36). Très bel exemplaire, de grande rareté avec envoi circonstancié et des plus pertinents : Mlle Mesnard était la fille d'un correspondant et ami proche de Bernardin de Saint-Pierre, François Mesnard de Conichard (1727-1792), premier commis des Finances. Ce dernier était intervenu en faveur de Bernardin de Saint-Pierre pour l'obtention d'une gratification annuelle à son retour de l'Île Bourbon ; la correspondance entre les deux hommes témoigne d'une longue amitié et d'une relation quasi-familiale. C'est à François de Conichard que l'auteur, à l'automne 1784, envisage et propose de dédicacer ses Études de la nature. Très élégamment, il la refusa, ayant « toujours évité par-dessus tout de faire parler de moi et je suis trop vieux pour changer ma marche à cet égard, je vous supplie donc qu'il ne soit plus question de cette dédicace [...]. N'en parlons plus je vous prie » (lettre à Bernardin de Saint-Pierre, octobre 1784). L'auteur respecta la demande et offrit la dédicace à un autre de ses amis, Hennin. Néanmoins, lors de la troisième édition, parue en 1788 et contenant au quatrième tome le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre réussit discrètement à faire imprimer sa reconnaissance envers « mes respectables amis MM. Hennin & Mesnard de Conichard » ; et à offrir, l'année suivante et pour cette première édition séparée du roman, cet exemplaire à la fille de son dédicataire. Une lettre de Mesnard à Bernardin en date du 30 avril [1773] fait mention de sa fille pour la première fois, et Bernardin de Saint-Pierre lui-même parle de « Mlle Mesnard fille d'un de mes meilleurs amis et que j'ai vu naître » dans une lettre à l'auteur du poème « Le Tombeau de Virginie » en 1789 (citée dans Rebecca Ford, « Une correspondance amicale : Bernardin et Mesnard de Conichard », Autour de Bernardin de Saint-Pierre, Mont-Saint-Aignan, P.U. de Rouen et du Havre, 2010). Cette dernière n'a, au moment de la parution du volume, que dix-sept ans : soit l'âge exact de l'héroïne de Bernardin de Saint-Pierre, puisque Virginie quitte l'île à quinze ans pour n'y revenir que deux ans et demi plus tard pour la fin tragique que l'on sait. Marie-Françoise Mesnard de Conichard épousera quelques années plus tard Jean-François Pierre Puy de Rosny, futur baron d'Empire. En 1792, Bernardin de Saint-Pierre épousera quant à lui la fille de son imprimeur Didot, avec laquelle il aura deux enfants qu'il prénommera, naturellement, Virginie (née en 1794) et Paul (né en 1798). Des bibliothèques Marie-Françoise Mesnard de Conichard ; Pierre Bergé (ex-libris ; II, n° 191). Tchemerzine V, p. 649 ; Cohen, 931.
Provenance : cachet de bibliothèque russe sur les faux-titres, poinçon de même provenance sur les planches. Paris, Imprimerie de Didot Jeune chez Didot, Née de La Rochelle et de Senne, 1792. 5 volumes in-12 de: I/ (2) ff., 1 frontispice, xxxvi pp., 1 planche depl., 648 pp. ; II/ (2) ff., 3 planches dépliantes, 652 pp. mal ch. 625; III/ (2) ff., 595 pp.; IV/ (2) ff., lxxxviii pp., 532 pp.; V/ (2) ff., xxxiv pp., (1) f., 411 pp.; et lvi pp., 72 pp., (1) f. pour La Chaumière indienne. Maroquin rouge, encadrement de filets, perlé, pointillé, ondulé, dos lisses ornés de caissons losangés et larges fleurons, coupes décorées, doublure et gardes de tabis bleu, tranches dorées. Reliure de l’époque. 168 x 98 mm.
Edition revue et corrigée par Bernardin de Saint-Pierre, en partie originale, comprenant Paul et Virginie au tome IV, les Vœux d'un solitaire, et les contes philosophiques du Café de Surate et de La Chaumière indienne au tome V. Le tome 5 est ici en édition originale. Elle est ornée d'un frontispice, dessiné par Moreau et gravé par Simonet, d'une carte dépliante de l'Hémisphère atlantique et de 3 estampes botaniques. Le retentissement des Études, qui connurent de nombreuses rééditions, lui apporta, après une vingtaine d'années de pauvreté et d'errances, l'aisance matérielle, la reconnaissance sociale et même une réputation de savant que, à tort ou à raison, la postérité n'a guère ratifiée. Le titre ne doit pas induire en erreur : plus que du traité didactique, l'ouvrage relève de l'essai, voire d'une forme de littérature personnelle : « Descriptions, conjectures, aperçus, vue, objections, doutes, et jusqu'à mes ignorances, j'ai tout ramassé : et j'ai donné à ces ruines le nom d'Études, comme un peintre aux études d'un grand tableau auquel il n’a pu mettre la dernière main. » Dépassant la science descriptive de leur temps, les Études annoncent ainsi des disciplines nouvelles comme l'éthologie ou l'écologie. Mais leur intérêt est aussi littéraire. On y trouvera des analyses d'une grande acuité sur le sentiment voluptueux de la mélancolie et le plaisir légèrement morbide que dispensent ruines et tombeaux, ainsi que de splendides tableaux de paysages, parmi les premiers de la littérature française, à la fois précis, colorés et pénétrés d'un sentiment panique de la puissance de la nature, qui, tout en s'inscrivant dans la vogue du « genre descriptif » de la fin du siècle, annoncent Chateaubriand. Bernardin livre son Avis sur cette édition : « La première édition de cet ouvrage, qui parut en décembre 1784, s'est trouvée presque épuisée en décembre 1785. Depuis sa publication, je n'ai qu'à me féliciter des témoignages honorables d'amitié que m'ont donné des personnes de tout état et de tout sexe, dont la plupart me sont inconnues. Les unes sont venues me trouver, et d'autres m'ont écrit les lettres les plus touchantes pour me remercier de mon livre ; comme si, en le donnant au public, je leur avois rendu quelque service particulier. Plusieurs d'entre elles m'ont prié de venir dans leurs châteaux, habiter la campagne où j'aimerois tant à vivre, m'ont-elles dit. Oui sans doute j'aimerois la campagne, mais une campagne à moi, et non pas celle d'autrui. J'ai répondu de mon mieux à des offres de service si agréables, dont je n'ai accepté que la bienveillance. La bienveillance est la fleur de l'amitié ; et son parfum dure toujours, quand on la laisse sur sa tige sans la cueillir. » Quant à l'édition, il la considère à juste titre comme la meilleure : « Depuis longtemps les amis des Lettres et les Bibliographes désiraient une édition des ‘Etudes de la Nature’ d'un format commode, portatif, et en même temps agréable dans une bibliothèque ; celle que nous leur offrons aujourd'hui réunit tous ces avantages. Elle a été revue très-exactement par l'auteur ; l'on a apporté à la correction des épreuves et à la partie typographique des soins tout particuliers. » Bel exemplaire. Provenance : cachet de bibliothèque russe sur les faux-titres, poinçon de même provenance sur les planches.
A Bruxelles chez B. Le Francq, 1792. 6 volumes in/12 reliure plein veau du temps tacheté, dos lisse à caissons dorés et pièce de titre clairs, vol. 1 : frontispice, 1 planche dépliante, 36 f., 343 p. - vol. 2 : 2 f., 380 p., 2 f. - vol. 3 : 422 p., 1 f., 3 planches dépliantes - vol. 4 : 430 p., 1 f., 1 figure in-texte - vol. 5 : 76 f., 411 p. - vol. 6 : 23 f., 452 p., 1 f. Quelques petits défauts à signaler : manques sur le dos du vol. 1 ; vermiculures les plats de quatre vol
Lauréat de l'Académie de Besançon, Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) fut intendant du Jardin des Plantes et du cabinet d'histoire naturelle en 1791, professeur de morale à l'École normale en 1794. Ces “Études de la nature”, ouvrage inspiré par Jean-Jacques Rousseau, dont Bernardin de Saint-Pierre était l'ami, obtint un grand succès. Contient Paul et Virgine, La chaumière indienne.
La plus belle édition ancienne de Paul et Virginie, ornée « d’un portrait par Laffite, gravé par Ribault et 6 figures par Gérard, Girodet, Isabey, Laffite, Moreau et Prudhon, gravées par Bourgeois de la Richardière, Bovinet, Mecou, Pillement fils, Prot et Roger. Paris, de l’Imprimerie de P. Didot l’aîné, 1806.Grand in-folio de (2) ff., 1 portrait, xcii pp., 194 pp., (3) ff. de Liste des souscripteurs, 6 planches hors-texte en couleurs. Portrait piqué. Demi-maroquin rouge à grain long à coins, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin olive, tranches dorées. Etui. Reliure légèrement postérieure.464 x 303 mm.
La plus belle édition ancienne de Paul et Virginie, ornée « d’un portrait par Laffite, gravé par Ribault et 6 figures par Gérard, Girodet, Isabey, Laffite, Moreau et Prudhon, gravées par Bourgeois de la Richardière, Bovinet, Mecou, Pillement fils, Prot et Roger.Les figures sont très belles. La composition touchante de Moreau et surtout la dramatique figure du Naufrage de Virginie par Prudhon rendent ce volume très intéressant. » (Cohen, 931).Graesse, Trésor de Livres rares, VI, 226« Paul et Virginie » marque une étape dans le roman français. Bernardin de Saint-Pierre a cristallisé dans son œuvre et dans ce roman, toute la littérature de voyage si abondante en ce temps, mais qui n’offrait pas grand mérite littéraire. Il a transporté les thèses de Rousseau qui, lui, ne connaissait que la Suisse et la France, sous les Tropiques. Bien mieux, il a réussi à montrer, - ce que Rousseau n’avait pu faire, - des hommes vivant à l’état de nature, tels du moins qu’on pouvait les imaginer en cette fin du XVIIIe siècle.Comme romancier et comme peintre, il est le prédécesseur de Châteaubriand. Parlant des aurores boréales par exemple il écrit : « l’éclat de ses feux, joint à la lumière tremblante de la lune, rend les nuis d’une magnificence singulière ; le paysage est éclairé d’un jour sombre et doux ».Et par là, Bernardin de Saint-Pierre est bien à l’origine d’un vaste courant qui va de Châteaubriand à Pierre Loti. »Le présent ouvrage fut imprimé en six états différents : ordinaire, 72 fr. ; avant la lettre, 120 fr. ; avec figures peintes, 240 fr. ; in-folio, 120 fr. ; in-folio avant la lettre, 168 fr. ; in-folio figures coloriées, 288 fr.Le présent exemplaire appartient au rare tirage le plus luxueux et le plus rare, in-folio avec les figures coloriées.« Quelques exemplaires ont été tirés de format in-folio » (Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 628).Précieux exemplaire, l’un des rares au format grand in-folio, avec les figures dans le rare état en couleurs, conservé dans son élégante reliure en demi-maroquin rouge finement orné.
Remarquable exemplaire relié avec faste par Mercier et parfaitement conservé. Paris, L. Curmer, 1838. Grand in-8 de 1 frontispice, lvi pp., 458 p., (7) ff., 1 carte coloriée à pleine page et 35 gravures à pleine page protégées par des serpentes. Maroquin bleu à grains longs, plats richement décorés d'un large encadrement formé d'une frise des même fers, avec plusieurs encadrements de filets dorés et à froid, et fleurons angulaires, dos lisse, titre et date dorés, décor en long formé de petits fers répétés, bordés de filets dorés multiples et d'un filet à froid, double filet doré aux coupes, contreplats bordés de maroquin orné de 9filets dorés, doublure et garde de satin moiré rose, tranches dorées sur témoins, chemise, étui. Mercier successeur de Cuzin. 240 x 157 mm.
« La perle des livres illustrés du XIXe siècle ». (Brivois). Remarquable exemplaire relié avec faste par Mercier et parfaitement conservé. Un des très rares exemplaires du tirage de tête sur papier de Chine. Il n'y en aurait eu que 15, ou 20, selon les deux prospectus consultés par Brivois. Magnifique édition considérée comme l'une des plus belles productions de l'époque romantique. Elle réunit Paul et Virginie et La Chaumière indienne, précédés d'une étude de Sainte-Beuve sur Bernardin de Saint-Pierre. L'illustration, due aux plus célèbres dessinateurs et graveurs du temps, comprend 29 planches sur Chine appliqué, dont le frontispice, et environ 450 vignettes dans le texte dessinées par Tony Johannot, Français, Meissonier, Paul Huet, Isabey, Marville, Steinheil et d'autres et gravées sur bois par Lavoignat, Brévière, Porret, O. Smith, Hart et d'autres, 7 portraits hors texte gravés sur acier par Cousin, Pelée, Pigeot et Revel d'après Lafitte, Johannot et Meissonier, et une carte coloriée de l'Île de France (actuelle Île Maurice) gravée par Dyonnet. Il a été joint un tirage volant de la page 417-418, comportant le portrait de madame Curmer (dit : « La bonne femme »), qui n'avait pas été imprimé dans les tout premiers exemplaires. Curmer ayant tiré Paul et Virginie à grand nombre, a employé une grande quantité de papier vélin, non collé, pour obtenir un tirage brillant de ses gravures sur bois. Dans l'ensemble de cette fabrication ou de ces fabrications il a été fait usage de feuilles de papier de force variable plus ou moins collées. C'est ainsi que les gravures sur acier et les grands bois hors texte sur chine ont été appliqués sur des papiers plus forts et sans colle qui se sont outrageusement piqués. Dans la livraison 29 se trouvait encarté un prospectus sur papier lilas annonçant 15 exemplaires sur chine à 500 francs, alors que la couverture de la 1ère livraison des portraits annonce l'ouvrage à 37fr.50, prix qui sera porté à 45 francs à la mise en vente, ainsi que 20 exemplaires sur chine à 300francs seulement l'exemplaire. Il existe des exemplaires sur chine avec le titre de la rue Saint Anne et d'autres avec l'adresse de la rue Richelieu. Le fait que Curmer a dépensé 3 335 francs en achat de papier de Chine, somme énorme pour l'époque, prouve, malgré l'emploi qui en a été fait pour le tirage des grands bois et des portraits, qu'il se rendait compte de la beauté des épreuves sur ce papier et qu'il comptait l'utiliser pour un tirage de luxe ; d'autre part, le nombre des exemplaires connus laisse supposer que le tirage du livre sur chine a sans doute été de 15 plus 20, soit 35 exemplaires au bas mot. L'éditeur qui vendait rarement un exemplaire sur chine le livrait avec le titre tantôt à sa première, tantôt à sa seconde adresse. Quelques exemplaires ont été complétés avec de grands bois hors texte portant Typ. Plon frères. « Presque tous les exemplaires reliés de leur temps sont très piqués, surtout les gravures hors texte, et ces taches d'humidité sont la cause que les amateurs, avec raison d'ailleurs, préfèrent constituer un bel exemplaire en reliure moderne avec toutes les herbes de la saint Jean ». L. Carteret. Précieux exemplaire sur Chine cité et décrit par Carteret. Sur les cinquante années qui vont de 1912 à 1962, Carteret cite 5 exemplaires sur Chine. Celui-ci atteint l’une des plus hautes enchères: de Montgermont ……………………………….... 4500 F V. …………………………………………..…… 9300 F Tristan Bernard, 1923 ………………………….….. 3600 F Renevey, 1924, le présent exemplaire.…………….. 8200 F Descamps. Scrive, 1925 ………………………..….. 17000 F Depuis 1967, Carteret cite un seul exemplaire sur Chine : Roudinesco, 1967 ; puis Esmérian (11 décembre 1973, n° 108) 41 270 FF soit 6 310 €. L’exemplaire sur Chine relié pour Ferdinand Philippe d’Orléans fut vendu 120 000 FF (18 350 €) le 5 juin 1987 (Réf : Livres Précieux, n° 219). Superbe exemplaire sur Chine de la bibliothèque Eugène Renevey (vente 1924, n° 141) avec ex-libris gravé sur Chine volant.
[Corse] Jean-Jacques Bernardin Colaud de La Salcette (1759-1834), général de la révolution et de l'Empire.
Reference : 013344
[Corse] Jean-Jacques Bernardin Colaud de La Salcette (1759-1834), général de la révolution et de l'Empire. P.S., 20 floréal an 5 [9 mai 1797], 1p in-folio. Demande d'autorisation par un corse, Antonio Perti (?), d'aller voir son frère à la campagne. La Salcette l'aura autorisé. [277-2]
Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, précédé d'une étude sur les origines de Paul et Virginie par S. Cambray. Paris, Librairie des Bibliophiles - Jouaust, 1878. In-12, XLVIII-213p. Belle édition illustrée de 12 eaux-fortes de Laguillermie, un des 25 exemplaires sur chine avec les épreuves avant la lettre. Provenances : Léon Rattier (1824-1902) avec son ex-libris armorié (vente du 17 au 23 juin 1920, n°872) ; Georges dit Géo Valdelièvre (1845-1932) avec son ex-libris gravé. Reliure signée Allô & dorure signée Charles Maillard, plein maroquin bleu, triple filets, petits fers aux centre des plats, dos à nerfs orné, doublé de maroquin rouge avec roulette, filets et pointillés en bordure, tranches dorées. Petite fente sur moins d'un cm en tête du mors supérieur, petit accroc à la coiffe inférieure, rousseurs éparses. Superbe exemplaire.
Broché couverture rempliée, 19X13 cm, 1931, 208 pages, introduction de Pierre Varillon, un des 1000 exemplaires numérotés sur vergé à la forme des papeteries d'Arches, à la cité des livres. Bon exemplaire.
Short description: In Russian. Saint-Pierre, Jacques-Henri Bernardin. Oeuvres choisis de Bernardin de Saint-Pierre. Libr.Hachette et e-ie. Oeuvres choisis de Bernardin de Saint-Pierre. In Russian /Oeuvres choisis de Bernardin de Saint-Pierre. The image is provided for reference only. It may reflect condition of one of the available copies or only help in identifying the edition. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKU4319116
Paris : A. André, 1823,IN12 reliure epoque veau racine,important manque au dos(un tiers en pied),
Essai sur la vie et les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre ; VIII+321p. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Paris Chez Méquignon-Marvis, Libraire 1818 in 8 (21x13,5) 12 volumes reliures pleine basane fauve racinée de l'époque, dos lisses très ornés, filets et roulettes dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet doré sur les coupes, tranches teintées jaunes, V et 271 pages, 251 pages, 23 pages et 3 pages manuscrites anciennes insérées in fine; 383 pages, XXIV et 506 pages [1], 503 pages, 458 pages, 393 pages, 474 pages [1], XLVIII et 382 pages, 444 pages, 459 pages, 508 pages [1], et 692 pages [1]; rares rousseurs éparses. Première édition collective en partie originale, illustrée d'un portrait de Bernardin de Saint-Pierre par Girodet et de 26 planches hors-texte gravées par Dupont, Sixdeniers, Toschi, Roger, Danbrum, Delignon, de Longueil d'après Desenne, Lafitte, Moreau le Jeune, Prudhon, Vernet et Isabey. Tomes 1 (Essai sur la vie les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre, par L. Aimé-Martin; portrait de l'auteur gravé par Lignon en frontispice, V et 271 pages, 251 pages) et 2: Voyages à l'Ile de France (avec 12 planches hors-texte); Tomes 3 à 7: Etudes de la nature (Bien complet de sa planche dépliante et des 13 planches gravées hors-texte); Tomes 8 à 10: Harmonies de la nature; Tome 11: Voeux d'un solitaire; Tome 12: Mélanges. Est reliée à la fin de notre tome 1 la rare brochure publiée sans nom d'auteur pour défendre la famille Didot: LA VÉRITE EN RÉPONSE AUX CALOMNIES répandues dans un écrit intitulé: Essai sur la vie les ouvrages de Bernardin de Saint-Pierre, par L. Aimé-Martin, Paris, Lelong 1821, 23 pages (avec la mention sur la page de titre : "Prix : 1 franc 25 cent., et 75 centimes seulement pour les souscripteurs aux Oeuvres de Bernardin de Saint-Pierre", le faux-titre porte en plus du titre la mention: "Interprétation nécessaire devant faire suite à cet essai''. Enfin notre tome 1 est enrichi de 3 pages manuscrites de l'époque, et insérées in fine reproduisant le jugement du tribunal de police correctionnelle dans l'affaire de M. Leger Didot contre Aimé Martin, et contre le libraire Méquignon-Marvis, qui condamne Aimé Martin à plusieurs amendes, et qui ordonne que les pages 230 (pour l'épithéte insultante de: misérable) et 231, ainsi que la note au bas de cette page seronts supprimées dans tous les exemplaires encore dans les magasins de Méquignon-Marvis et Cellot (une copie manuscrite similaire insérée au début du tome 2. Notre exemplaire est donc bien indemne des suppressions démandées par ce jugement. Superbe exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Parfait Reliure
Phone number : 06 86 01 78 28
Paris, Ladvocat, 1826, 4 tomes, 13 X 21 cm., reliés, CXLIX-253 . 375 - 418 - 496 pages. Demi-veaux à dos lisse , tranches teintées et jaspées. Peaux épidermées, papier des plats tachés ou usés par endroits. Tome I : débute par trois facsimilés de lettres écrites ou reçues par Bernardin de Saint-Pierre. Mors supérieur fendu sur presque 3 cm en queue. Réfutation, apologie, et correspondance avec M. Hennin. Tome II : accroc en haut du dos. Suite de la correspondance avec M. Hennin. Tome III : fin de la correspondance avec M. Hennin, puis correspondance avec son frère, sa première femme, Monsieur Robin, sa seconde femme, etc. Tome IV : Mémoire sur la vie et les ouvrages de J.-H. Bernardin de Saint-Pierre. Accompagné de lettres du maréchal Munich, de Duval, Taubenheim, Rulhière, d'Alembert, J.-J. Rousseau, baron de Breteuil, Guys, l'abbé Fauchet, de Fontanes, madame la baronne Krudner, Dupont de Nemours, M. Maret, Ducis, Louis, Joseph et Napoléon Bonaparte.
Louis-Aimé Martin épousa la veuve de Bernardin de Saint-Pierre.
Aimé André, Libraire-Editeur, 1825, 5 volumes in-8 de 215x135 mm environ, Tome 1 : 1f.blanc, faux-titre, frontispice, titre, iv-xxiv-494 pages, 1f.(table, 1f.blanc, - Tome 2 : 1f.blanc, faux-titre, titre, 492 pages, 1f.blanc, - Tome 3 : 1f.blanc, faux-titre, titre, 448 pages, 1f.blanc, - Tome 4 : 1f.blanc, faux-titre, titre, xliii-32-334 pages, 1f.(table), 1f.blanc, - Tome 5 : 1f.blanc, faux-titre, titre, lxxviii-507 pages, 1f.blanc, reliures demi veau bleu nuit, titres et tomaisons dorés sur dos lisses, ornés de caissons à motifs dorés, gardes marbrées, tranches finement mouchetées. Contient un portrait-frontispice et 10 planches gravées (dont une carte dépliante "Hémisphère Atlantique"), pour Etudes de la Nature et 2 planches gravées pour Paul et Virginie.Des rousseurs fortes par endroits, traces d'humidité et mouillures claires, des passages soulignés dans les marges au crayon à papier, une partie des planches détachées, cuir insolé sur les dos avec frottements et petites épidermures, frottements sur le cartonnage également, début de fente sur un mors interne (tome 5).
Tome 1. Avis de l'Editeur. Etude I. Immensité de la Nature. Plan de mon ouvrage. Etude II. Bienfaisance de la Nature. Etude III. Objections contre la Providence. Etude IV. Réponses aux objections contre la Providence, tirées des désordres du Globe. Etude V. Réponses aux objections contre la Providence, tirées des désordres du règne végétal. Etude VI. Réponses aux objections contre la Providence, tirées des désordres du règne animal. Etude VII. Réponses aux objections contre la Providence, tirées des maux du genre humain. Etude VIII. Réponses aux objections contre la Providence divine et les espérances d'une autre vie, tirées de la nature incompréhensible de Dieu, et des misères de ce monde. Notes de l'auteur. Tome 2. Etude IX. Objections contre les méthodes de notre raison, et les principes de nos sciences. Etude X. De quelques lois générales de la nature, et premièrement des lois physiques. De la Convenance. De l'ordre. De l'harmonie. Des couleurs. Des formes. Des mouvements. Des consonnances. De la progression. Des contrastes. De la Figure humaine. Des concerts. De quelques autres lois de la nature, peu connues. Etude XI. Application de quelques lois générales de la nature aux plantes. Harmonies élémentaires des plantes. Harmonies élémentaires des plantes avec le soleil, par les fleurs. Harmonies élémentaires des plantes avec l'eau et l'aire, par leurs feuilles et leurs fruits. Harmonies végétales des plantes. Harmonies animales des plantes. Harmonies humaines des plantes. Des harmonies élémentaires des plantes par rapport à l'homme. Harmonies végétales des plantes avec l'homme. Harmonies animales des plantes avec l'homme. Harmonies humaines ou alimentaires des plantes. Notes de l'auteur.Tome III. Etude XII. De quelques lois morales de la nature. Faiblesse de la raison. Du sentiment ; preuve de la Divinité et de l'immortalité de l'ame par le sentiment. Des sensations physiques. Du goût. De l'odorat. De la vue. De l'ouïe. Du toucher. Des sentiments de l'ame, et premièrement des affections de l'esprit. Du sentiment de l'innocence. De la pitié. De l'amoure de la patrie. Du sentiment de l'admiration. Du merveilleux. Plaisir du mystère. Plaisir de l'ignorance. Du sentiment de la mélancolie. Plaisir de la ruine. Plaisir des tombeaux. Ruines de la nature. Plaisir de la solitude. Du sentiment de l'amour. De quelques autres sentiments de la Divinité, et entre autres celui de la vertu. Etude XIII. Application des lois de la nature au maux de la Société. De Paris. De la noblesse. D'un élysée. du clergé. Etude XIV. De l'éducation. Récapitulation. Notes de l'auteur. Explication des Figures.Table du tome 4 : Avis de l'Editeur. Paul et Virginie, Avant-propos, Préambule. Paul et Virginie. - La Chaumière indienne. Avant-propos, Préambule, La Chaumière indienne. - Le Café de Surate. - Voyage en Silésie. - Eloge de mon ami. - Voyages de Codrus. - Le Vieux Paysan Polonais. - Notes de l'avant-propos de la Chaumière. Table du tome 5 : L'Arcadie, Fragment servant de Préambule à l'Arcadie. L'Arcadie, Livre premier. Les Gaules. Fragments de l'Arcadie, Préface de l'Editeur, Fragment du livre second, Fragment du livre troisième. Fragments de l'Amazone, Commencement de Mon Journal, Suite de Mon Journal. Essai sur J.-J. Rousseau. Epitaphe de J.-J. Rousseau par Bernardin de Saint-Pierre. Essai sur J.-J. Rousseau. Parallèle de Voltaire et de J.-J. Rousseau. De la Nature de la Morale. Fragment. Préface de l'Editeur sur les travaux de Bernardin de Saint-Pierre à l'Institut. De la Nature de la Morale. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
BERNARDIN DE SAINT-PIERRE Jacques-Henri [Illustré par Tony JOHANNOT. MEISSONIER. Eugène ISABEY. FRANÇAIS. STEINHELL. MARVILLE. Paul HUET. Etc.]
Reference : 20411
(1838)
paris L. CURMER 1838 -in-4 demi-chagrin un fort volume, reliure demi-chagrin bleu-marine in-quarto (blue binding half shagreen in-quarto), dos 4 nerfs (spine with raised bands), décorations or et à froid (gilt and blind-stamping decorations), entre-nerfs à fleuron or au fer évidé (between the raised bands floweret with hollowed out blocking stamp), titre frappé or (gilt title) avec filet or, filet mate en place des nerfs avec un filet à froid de part et d'autre des nerfs et en tête et en pied, dos légèrement frotté, papier marbré aux plats (cover with marbled paper), toutes tranches lisses, Célèbre édition, la plus réussie de cet ouvrage, orné dillustrations en noir dans le texte + 31 planches gravées sur chine contrecollée (les compositions hors-texte gravées sur Chine sont protégées par des serpentes légendées) dont le portrait de Bernardin de St-Pierre (avec sphère en remarque) en frontispice et une carte en couleurs sur Chine contre-collée de l'Ile de France dressée par A. H. Dufour en 1836 (gravée par Dyonnet), les illustrations dans le texte et hors texte sont de Tony Johannot, Eugène Isabey, Meissonier, Français, Steinhell, Marville, Paul Huet, etc. [environ 450 vignettes gravées sur bois par Lavoignat, Brévière, Porret, etc. et par des artistes anglais réputés comme O. Smith, Hart, etc.], . l'ouvrage comporte de fines et légères rousseurs par endroit, il en est exempt par ailleurs..légère mouillure en marge de la gravure du frontispice, la table qui ne parle que des illustrations dans le texte se trouve en début de l'ouvrage. LVI pages + 458 pages + 10 pages, 1838 PARIS L. CURMER EDITEUR,
notice historique et littéraire sur J.-H. Bernardin de Saint-Pierre par Sainte-Beuve.....L'ouvrage correspond au descriptif du Carteret à la page 532......... Cette édition Curmer a longtemps été considérée comme la plus belle du 19ème siècle "La perle des livres illustrés du XIXème siècle", selon Brivois.........Agréable exemplaire de ce livre phare, l'un des plus belles réalisations de l'illustration romantique. [Cf. Carteret, III, P. 551].........il y a mélange entre premier tirage et ceux rectifiés en cours d'impression. L'exemplaire dont nous disposons présente les particularités suivantes : 1. L'adresse de l'éditeur est 49 rue richelieu (2ème tirage); 2. Le portrait de Bernardin de Saint-Pierre est avec la sphère (1er tirage) ; 3. La notice sur l'auteur par Sainte-Beuve est correctement paginée et comporte porte 9 lignes en p. LII (second tirage); 4. La vignette de la "Bonne femme" est absente de la page 418 (second tirage) ; 5. A la fin de la table des gravures, le portrait d'Orrin Smith en médaillon et accompagné des instruments du graveur.(1er tirage).......BEL EXEMPLAIRE.......en bon état malgré les défauts signalés, bon état
La plus luxueuse édition, en reliure de Simier Paris, De l'Imprimerie P. Didot l'aîné, 1806. 1 vol. (235 x 320 mm) de faux-titre, front., titre, xcii, 194 p. et [3] f. Maroquin bleu à long grain, plats à encadrements ornés de larges roulettes et filets à froid et dorés, dos richement orné, roulette intérieure, tranches dorées (reliure signée de Simier R. du Roi). La plus luxueuse édition illustrée de Paul et Virgnie, en partie originale et qui fixe le texte définitif. Elle est illustrée d'un portrait de l'auteur et de 6 planches hors texte, gravées sur cuivre par Bourgeois de la Richardière, Bovinet, Mecou, Prot, Ribault, Roger et Tillement.
Les éditions de Paul et Virginie sont nombreuses : c'est le best-seller de l'époque, dès le XVIIIe siècle. Si l'édition la plus célèbre est évidemment la fameuse édition Curmer de 1838, richement illustrée et destinée à un large public, la plus luxueuse et la plus belle des éditions est éditée trente ans auparavant, par l'imprimerie de Firmin Didot, en 1806, sur un beau papier d'Essone. Une édition à l'opposé de la Curmer : peu d'illustrations, un tirage très limité, un grand format et un prix élevé. Les exemplaires en sont le plus souvent luxueusement reliés, par les meilleurs ateliers de l'époque. Cette édition est supervisés par l'auteur, y adjoignant un préambule inédit où il revient sur la création des gravures, oeuvre de Lafitte (« Enfance de Paul et Virginie »), Girodet (« Le Passage du torrent »), Baron Gérard (« Arrivée de M. de la Bourdonnais »), Moreau le jeune (« Les Adieux de Paul et Virginie »), Isabey («Les tombeaux») et Prudhon, pour la plus célèbre d'entre elles : «Le Naufrage de Virginie». «Comment M. Prud'hon a-t-il pu renfermer de si grands objets dans un si petit espace ? où a-t-il trouvé les modèles de ces mobiles et fugitifs effets que l'art ne peut poser, et dont la nature seule ne nous présente que de rapides images ? [...] Si M. Prud'hon réussit par la pureté de ses crayons et l'élégance de ses formes à rendre des divinités, il intéresse encore davantage, selon moi, en représentant des mortelles [...]. Il est selon moi le La Fontaine des dessinateurs.» C'est la dernière édition parue du vivant de l'auteur, et revue par ses soins. Cachet armorié au faux-titre non identifié ; ex-libris Joël Dupont, ancien conservateur du Musée Barbey d'Aurevilly. Bel exemplaire, très frais. Cohen, 993 ; P. Thoinet, « Répertoire bibliographique et iconographique de Paul et Virginie », Bulletin du bibliophile, n° 41, 1961, p. 167 (« rien n'égale la noblesse de cette composition in-4. [...] C'est à mon avis une très belle réussite de l'art du livre »).
Henry Babou éditeur, Paris, 1930. In/8 (23 x 14 cm) reliure signée Flammarion en demi-chagrin à coins vert, dos à nerfs à caissons à froid et titres dorés, doré sur tête, couvertures et dos conservés, 7 gravures au burin de Pierre Dubreuil, 88 p. Dos légèrement insolé comme souvent avec le vert. Exemplaire numéroté de tête (n°79/303) sur vélin à la forme de Johannot.
Paris, Librairie artistique, 1888. In-4 (28 x 21 cm) reliure en percaline éditeur verte à décor couleur et or, doré sur tête, illustrations de Maurice Leloir : planches et vignettes in-texte, 208 pages. Quelques taches claires sur le plat supérieur, coiffes amorties. Quelques rousseurs éparses surtout sur les premiers et derniers feuillets.
Paris Furne et Cie, Paris, 1863. Fort in/4 reliure demi-basane verte, dos à trois nerfs 421 pages, 1 f. de table des matières. Vignettes sur bois in-texte : lettrines historiées - 28 gravures sur bois tirées sur papier à fond teinté, 7 beaux portraits et une carte de l'Ile de France (Ile Maurice), sur acier à pleine page, rare rousseurs sur certaines planches.
A Paris Chez Jean de Bonnot, 1974, 427 pages, In/8 reluire cuir crème de l'éditeur, plat orné, doré sur tête, pièce de titre en vert, Tirage sur papier vergé filigrané. Illustrations en noir de Paul Leroy.
P. Arnaould, éditeur, sans date vers 1900, édition définitive, in/16, 349 pages, agréable reliure en demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné, doré sur tête. En frontispice gravure de P. Avril.
Paris, Camuseau, 1834. Petit in-12 de (2)-251 pp., frontispice et 4 figures hors texte, veau olive glacé, dos lisse orné, plats ornés d'un grand décor à froid à la cathédrale, tranches dorées (C. Wagner).
Édition ornée de cinq figures hors texte gravées non signées dont le frontispice. Beau spécimen de reliure à la cathédrale dans un petit format peu courant de C. Wagner avec sa signature en pied de dos. Dos passé, petite déhirure pages 215/216 avec perte de quelques lettres.Toinet 80 ; édition Camuseau 1834 non décrite par Vicaire et Carteret ; Culot, Relieurs et reliures décorées en France à l'époque romantique, n°53, p. 121 (« Plaque à la cathédrale par Wagner »).
Paris, L. Curmer (25 rue Sainte-Anne), 1838. In-8 de LVI-458 pp. 1 f. (table des matières) et 6 ff. (table des noms, placement des gravures), cuir de Russie bleu nuit, jeu de sept filets dorés et à froid, gras et maigres encadrant les plats, fleurons rocailles dorés au centre des plats, ex-dono sur le premier plat, dos lisse richement orné de fers rocailles et d’un mascaron dorés, contreplats et gardes de papier moiré bleu azur à cadres ornés dorés, coiffes et coupes filetées dorées, chemise en papier marbré et étui cartonné (reliure de l'époque).
Premier tirage. Compositions in et hors texte d’après Meissonnier, Français, Tony Johannot, Isabey, Paul Huet, Marville, Steinheil, environ 450 bois in texte, 1 carte coloriée et 36 hors-texte avant la lettre sur chine appliqué sous serpentes légendées (sauf le portrait de l’auteur comme il convient) : 7 portraits gravés sur acier et 29 planches gravées sur bois dont le frontispice. Principales particularités de cet exemplaire : à l’adresse de la rue Ste-Anne, avec le texte en tirage mixte, sans le portrait de la « bonne femme » page 418 comme dans certains exemplaire dont celui de l’éditeur, portrait de l’auteur avec la sphère, celui de Mme de La Tour par Tony Johannot, celui du Docteur par un artiste anglais, celui de le jeune bramine sans l’étoile.Provenance : « Eug. V.D.B. à Al. B. 21 juin 1840 » frappé sur le premier plat.Bel exemplaire, frais, avec les bois en excellent tirage et habillé d’une jolie reliure strictement contemporaine de la publication. Quelques très rares rousseurs, serpentes brunies avec décharge sur les supports mais non sur le chine. Carteret III, 532 ; Vicaire VII, 42.
chez P. Fr. Didot le jeune, De l'Imprimerie de Monsieur à Paris, 1791. In-16 de XLVII-(1)-130 pp., maroquin rouge à grain long, triple filet et roulette dorés en encadrement, dos lisse orné, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale sur papier vélin d'Essonnes. C'est dans les locaux de la papeterie d'Essonnes, rachetée en 1789 par Pierre-François Didot puis reprise par son fils Léger six ans plus tard, que Louis-Nicolas Robert mit au point en 1798 la machine à papier en continu, dans des bâtiments démolis à partir de 2005.Bel exemplaire dans une charmante reliure en maroquin rouge.Le Petit, p. 572 : « Les exemplaires de La Chaumière indienne, tirés sur papier vélin d'Essonne sont recherchés » ; Tchemerzine, V, 651 ; Escoffier, 43.
Louis Aimé-Martin (1782-1844), littérateur, disciple de Bernardin de Saint-Pierre.
Reference : 006719
L.A.S., L'Etang-la-Ville, 4 septembre 1838, 1p in-8. Il ne peut se rendre à l'invitation de son correspondant le jour-même devant se rendre à Saint-Germain. Son correspondant est le propriétaire ou le conservateur d'un « riche Musée si pittoresquement placé au milieu des bois de Marly ». Peu commun.