Paris, Bernard Grasset, 1956 ; in 16, 154 pp., broché. Traduit de l'allemand par Bernard Grasset et Rainer Biemel suivies de réflexioins sur la vie créatrice par Bernard Grasset.
Traduit de l'allemand par Bernard Grasset et Rainer Biemel suivies de réflexioins sur la vie créatrice par Bernard Grasset.
Montbéliard : sans date (vers 1817). UNE ÉTUDE MANUSCRITE À SIX MAINS DE LA FLORE DE MONTBÉLIARD
In-8° (224 x 184 mm), [1] f. - 191 pp. (numérotées 54-241, avec le ff. 86-87 coupé et un cahier inséré portant les pages 86-87-87a-87b) manuscrites aux encres brune et noire et au crayon, cahier de papier bleu à plats cartonnés, pièce de titre laissée blanche au plat supérieur. Manuscrit botanique inédit recensant quelque 700 espèces indigènes de la commune de Montbéliard et de ses environs. Organisé par classe et ordre, le manuscrit ne comprend que les parties sur les Monocotyledones et les Dycotiledones. La première partie consacrée aux plantes Acotyledones, mentionnée à la table, est absente (elle ne semble pas avoir été reliée). L'ouvrage débute ainsi à la page 54 avec l'espèce n°131. Il se conclut par 6 ff. de table alphabétique. Pour chaque espèce, l'auteur recense le nom scientifique, parfois le nom vernaculaire, la période de floraison ou quelques informations (« ce sont ces espèces qui, dans de certaines anées, donent à nos vins le goût qu'on appelle arneyi dans notre patois » [p. 89]), et surtout les lieux d'observation et de cueillette : « canal qui va de la rigole à la machine hydraulique » (p. 59), « vigne du Notaire Fallot » (p. 141), « en juin et juillet 1812 et 1813, il se trouvait abondamment dans les fossés des graviers ; mais depuis qu'on les a curés, on ne l'y trouve plus » (p. 78), « il n'y a pas longtemps que les apothicaires en faisaient recueillir par une femme qui est morte, sans vouloir jamais indiquer le lieu où elle croit » (p. 122)... Le botaniste s'appuie parfois sur les observations de ses prédécesseurs, citant principalement Léopold-Emmanuel et Charles-Emmanuel Berdot (auteurs d'une Enumeratio Methodica stirpium, in agro Montbelgardensi lectarum demeurée à l'état de manuscrit). Il n'hésite toutefois pas à conclure à des erreurs de leur part : « je l'ai cherchée inutilement plusieurs années de suite dans le lieu indiqué. Je présume que Berdot l'a confondu avec l'allium sphacrocephalum qui est très commun dans toute la champagne du Doubs. Il a les feuilles cylindrinques et l'al rotundum les a plates. » (p. 88). Un ouvrage ou manuscrit portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard / Bernard, directeur des jardins de S. M. le roi de Würtemberg / 1813-1825 est conservé à la bibliothèque de la Société d'Émulation de Montbéliard (091 BER (05)) ; Charles Contejean, dans sa communication du 13 août 1853 à la même société, attribue à Pierre-Frédéric Bernard un manuscrit non-daté portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard et aux contrées qui l'avoisinent. Néanmoins, Contejean mentionne dans Revue de la Flore de Montbéliard que le manuscrit en question recense 859 espèces, alors que le présent n'en comprend que 826. Il semble en tous cas s'agir d'un manuscrit de travail collaboratif. En effet, un second auteur a ajouté la table, les indications d'ordre en tête de page, un cahier de 2 ff. et une centaines d'espèces non-recensées par son collègue. Il effectue en outre de nombreuses corrections -- ratures, organisation du manuscrit, orthographe du nom des espèces -- et fait part de ses découvertes : « [Première main] Je ne l'ai observé qu'au bord de la route vis-à-vis des neufs moulins et en abondance autour du grand tilleul vis-à-vis de la porte St Pierre. En 1817 il n'y existait plus. [Deuxième main] Le printemps de 1818 on a reproduit plusieurs individus » (p. 148) ; « je l'ai trouvé en 1821 sur les bords de la Grappiotte » (p. 191). On relève enfin deux annotations d'une troisième main, pp. 191 et 199 : « en Juin M. Wetzel l'a trouvée près de Betancourt. Très rare. » Le manuscrit semble ainsi avoir été composé par un premier botaniste autour de 1817, puis être passé aux mains du second vers 1818 ; le troisième auteur a pris le relais avant la mort de Pierre-Frédéric Wetzel en septembre 1844. Trois principaux botanistes effectuent à cette période des travaux sur la flore de Montbéliard : Pierre-Fréderic Bernard (1749-1825), surintendant des jardins du roi à Stuttgard, rejoint Montbéliard en 1813 pour se consacrer à l'étude de sa flore indigène. Il fait la même année la connaissance de Pierre-Frédéric Wetzel, tanneur de profession qui, frappé par cette rencontre, se tourne vers la botanique. Selon Contejean (communication du 13 août 1853), « Tant que Bernard vécut, les deux amis se livrèrent conjointement à l'étude de nos plantes indigènes. Le docteur [Léopold Théodore] Flamand les accompagnait quelquefois dans leurs excursions. » (p. 12) C'est Wetzel qui initia à la botanique Charles Contejean (1824-1907), l'un des fondateurs de la Société d'émulation de Montbéliard. Reliure usagée, dos manquant.
Londres, s.e., 1775 ; in-18, 2-266 pp., reliure plein cuir d'époque, dos lisse orné (coiffes usées, frottements, épidermures, manque cuir à un coin) pièce de titre rouge foncé, tranches ocre rouge. Pierre-Joseph Bernard, dit Gentil-Bernard, surnom que Voltaire lui donna est l'auteur de Castor et Pollux, qui fut mis en musique par Jean-Philippe Rameau, et de l'Art d'aimer, un poème licencieux. Bon état.
Paris, Aux depens des associes , 1775 ; in-8, 202 pp., cartonnage de l'éditeur. Edition originale de Gentil Bernard, bon état, plein veau.
Edition originale de Gentil Bernard, bon état, plein veau.
Strasbourg, Oberlin, 2004 ; in-4, 239 pp., cartonnage de l'éditeur. Coins abimé.
Coins abimé.
[LORRAIN] - COLLECTIF (Sous la direction de Roger MARCHAL et Bernard GUIDOT)
Reference : _202100874
(1993)
Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1993 ; in-8, X-486 pp., broché, couverture illustrée. Sommaire: Esquisse de biographie de Jean Lanher, p. 1./ Bibliographie des travaux de Jean Lanher, p. 3./ Tabula gratulatoria, p. 1. - Du côté de la Lorraine: Robert AULOTTE: En passant par la Lorraine, le jésuite bordelais Fronton Du Duc fait jouer à Pont-à-Mousson une Pucelle de Domremy (1580), p. 15./ Madeleine BERTAUD: l’«Heureuse alliance» selon Du Souhait, p. 25./ Danielle BOUVEROT: À la recherche du paysage lorrain de La Colline inspirée avec la base Frantext, p. 33./ Pierre COLIN: les Noms de familles dans la communauté de Coinches entre 1684 et 1792, p. 41./ Micheline de COMBARIEU du GRES: la Dernière flèche. Étude sur la mort de Bégon de Belin dans Garin le Lorrain, p. 49./ Mireille DEREU: En passant par… les mots lorrain, lorraine. Fragments d’une représentation de la Lorraine et des Lorrains dans les romans français de 1532 à 1970, p. 59./ Gérard GORCY: Glanures lexicologiques régionales chez André Theuriet, p. 67./ Bernard GUIDOT: Une reine au visage rayonnant: Blancheflor dans Garin le Lorrain, p. 77./ René GUISE: Quelques notes sur les débuts barrois d’André Theuriet de l’Académie française, p. 85./ Jacques HENNEQUIN: l’Esprit et l’humour dans la Correspondance de saint Pierre Fourier, p. 91./ Marie-Thérèse HIPP: le Cardinal Damoiseau de Commercy, p. 95./ Xavier HUGEUX: la Reine et le clan messin dans Gerbert de Metz, p. 103./ Alain LABBÉ: Contremont Muese a retorné son vis… Le regard des Lorrains sur la Lorraine dans Garin le Loheren et dans Gerbert de Mez, p. 109./ Alain LITAIZE: Brimbelle et verrine, marques régionales du français de Lorraine, p. 115./ Roger MARCHAL: le Curé de Champ aux champs: les Festes d’Alichapelle, p. 123./ Jean-Pierre MARTIN: la Rencontre d’Ysoré de Boulogne et de Huon de Cambrai dans Garin le Loherain, p. 129./ Philippe MENARD: les Tapisseries de Nancy et la Condamnation de Banquet, p. 137./ Claude MICHEL: À propos de la carte 1058 de l’ALLR «(je) chantais, (tu) chantais, (il) chantait», p. 163./ Olivier MILLET: L. Des Masures entre France et Lorraine, entre Pléiade et Réforme: la réunion de Metz à la France dans l’Hymne sur la Justice de Metz (1559), p. 171./ Sylvie MOUGIN: Quand les bavards bégaient… Étude ethnolinguistique d’une métaphore dialectale, p. 181./ Joseph REISDOERFER: Romania submersa. Étude de la toponymie lorraine de Rodange, p. 191./ Raymonde ROBERT: Emmanuel Cosquin et les contes lorrains, p. 201./ Jean SUBRENAT: Doon de la Roche, duc de Lorraine, p. 209./ Marie-Noëlle TOURY: les Trouvères lorrains: réalisme et images, p. 217./ Jean-Claude VALLECALLE: Du merveilleux au rationnel: Galopin dans Garin le Lorrain, p. 223./ Louis VAX: Maurice Barrès et le réveil des morts, p. 229./ Laurent VERSINI: Un peu de Français régional de Lorraine à la fin du dix-huitième siècle, p. 235. - Autour de la Lorraine: Raymond ARVEILLER: Notes de lexique, p. 243./ Yvonne BELLENGER: «Gayetez et gaillardises» poétiques: les sonnets en vers rapportés, p. 249./ Roger BELLON: Renart empereur: un épisode peu connu du Roman de Renart (branche XI, vers 2300-3402), p. 257./ Monique BROSSE: le Bestiaire fantastique d’Erckmann-Chatrian, p. 267./ Charles BRUCKER: la Terre et les hommes dans La Chanson de Roland, p. 275./ Venceslas BUBENICEK: Du bûcher à l’exposition au froid: avatar d’un motif hagiographique. Guiron le Courtois et la Suite du Merlin, p. 285./ Fernand CARTON: le Vent d’Écosse en domaine picard, p. 301./ Jacques CHAURAND: l’Alternance i/ë dans le domaine picard, p. 307./ Bernard COMBETTES: l’Évolution des constructions détachées à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, p. 315./ Frédéric DELOFFRE: Syntaxe et critique d’attribution. L’emploi des formes en -ant dans les Difficultés sur la religion de Robert Challe, p. 321./ Colette DEMAIZIÈRE: les Notions d’«appost» et de «suppost» chez les grammairiens du XVIe siècle, p. 333./ Pierre DEMAROLLE: le Système morphologique du verbe d’après une œuvre d’Antoine de La Sale: permanence et mutations, p. 339./ Jean DUFOURNET: les Cent Nouvelles nouvelles et les contradictions du «cahier de charges» réaliste, p. 357./ Georges MOLINIÉ: À propos de la notion de «phrase», p. 389./ Hélène NAÏS: Quelques réflexions sur la traduction du Traité d’Agriculture de Pierre de Crescens, p. 395./ Jacques POPIN: Challe observateur du lexique, dans son Journal de voyage, p. 103./ Xavier RAVIER: Mythes et récits d’origine: le cas bigourdan, p. 411./ Monique SANTUCCI: l’Espace et le temps dans le dessein politique de l’auteur du Roman de Gillion de Trazegnies, p. 419./ Marie-Rose SIMONI-AUREMBOU: Un toponyme bien percheron: Le Boudin Froid, p. 427./ Georges STRAKA: la Langue de Françoise dans A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, p. 433./ François SUARD: les Figures du couple dans le Chevalier au lion, p. 455./ Gérard TAVERDET: Phonétiques «sauvages», p. 461./ Gaston TUAILLON: les Désignations de la «dent de râteau» en domaine franco-provençal, p. 465./ Gaston ZINK: le Passage de «grant» féminin à «grande» en français médiéval, p. 471.
, LES BIBLIOPHILES DE L'EST, 1958 ; in-4, 110 pp., sous emboitage. ILLUSTRÉS DE LITHOGRAPHIES ORIGINALES par Bernard Gantner - exemplaire n° 68 nominatif - le tirage sur vélin d'arches pur fil comprend 120 exemplaires numérotés et nominatif (68/120).
ILLUSTRÉS DE LITHOGRAPHIES ORIGINALES par Bernard Gantner - exemplaire n° 68 nominatif - le tirage sur vélin d'arches pur fil comprend 120 exemplaires numérotés et nominatif (68/120).
Paris, Les edition du fromage, 1980 ; in-4, 65 pp., broché, couverture illustr. Eo.
Eo.
Strasbourg, Le centurion, 1987 ; in-8, 302 pp., br. Entretiens avec Bernard Chevallier.
Entretiens avec Bernard Chevallier.
Strasbourg, Le centurion, 1987 ; in-8, 302 pp., br. Entretiens avec Bernard Chevallier.
Entretiens avec Bernard Chevallier.
Strasbourg, Le centurion, 1987 ; in-8, 302 pp., br. Entretiens avec Bernard Chevallier.
Entretiens avec Bernard Chevallier.
Strasbourg, Le centurion, 1987 ; in-8, 302 pp., broché, couverture illustr. Entretiens avec Bernard Chevallier.
Entretiens avec Bernard Chevallier.
Paris, Elsevier Bordas, 1981 ; in-8, 418 pp., broché, couverture illustr. Bon état - sous la direction de Bernard Lewis.
Bon état - sous la direction de Bernard Lewis.
Saint-Laurent-du-Pont : Le Verbe et l'Empreinte [Marc Pessin], 1977. RÉALISÉE PAR MARC PESSIN, ILLUSTRÉE D'UN GRAND BURIN SUR DOUBLE-PAGE
In-f° (500 x 330 mm), [4] ff. (dont la couverture), [1] pl. double, en feuilles sous couverture titrée. Édition originale de ce poème d'Andrée Chedid illustrée d'un burin en double-page, numéroté et signé, réalisé par Bernard Carlier (né en 1950). Tirage limité à 40 exemplaires signés par la poétesse au justificatif de tirage, celui-ci le n°38. Couverture légèrement salie. Un exemplaire au CCFr : Bibliothèque Jacques Doucet (Paris).
[BERNARD (Jean-Frédéric) - MIRABAUD (Jean-Baptiste de) - LE MASCRIER (Jean-Baptiste)]
Reference : 625
Londres ; id. ; s. l. : s. n. ; id. ; id., 1751 ; id. ; s. d. (1778). L'UN DES GRANDS TEXTES DE LA PENSÉE MATÉRIALISTE EN FRANCE AU XVIIIE SIÈCLE EN MAROQUIN ANCIEN
3 parties en un vol. in-8° (168 x 108 mm), xii - 244 pp. - [2] ff. - 172 pp. - 72 pp., maroquin rouge, dos lisse orné, encadrement d'un triple filet sur les plats, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). ?Édition originale peu courante quand, comme ici, bien complète des trois parties dont la dernière, l'Essai sur la chronologie attribué à Le Mascrier, ne parut qu'en 1778. La préface a été rédigée par l'abbé Le Mascrier, l'un des éditeurs. L'autre fut le célèbre César Chesneau du Marsais. La première partie serait de Jean-Frédéric Bernard, on y trouve des articles sur la Création et le Déluge, tirés de « Telliamed ». La seconde est de Mirabaud. Ayant d'abord circulé sous forme manuscrite (Opinions des anciens sur le monde, Opinions des anciens sur la nature de l'âme) avant de paraître avec des modifications plus ou moins importantes dans des recueils imprimés, la Dissertation qui traite de l'origine du monde prend place dans les Dissertations mêlées (Amsterdam, 1740) avant que Le Mascrier en donne une version définitive, annotée, dans Le Monde en 1751. Cet ouvrage, condamné au feu par le Parlement, ouvre la voie du matérialisme des Lumières en utilisant l'arme de l'érudition. L'ouvrage ne prétend pas exposer un système, il consigne seulement des « opinions », celles des anciens sur le monde, sa structure, sa formation, ses révolutions, sa destruction, sur l'âme, sa nature, son immortalité. L'entreprise qui parait d'une cohérence exemplaire, par sa méthode et par la fin systématique qu'elle poursuit, résume un aspect essentiel de la pensée matérialiste du début du XVIIIème siècle. Et donc, cela n'a « sans doute pas été seulement, pour le d'Holbach du Système de la nature [paru sous le nom de Mirabaud], un pseudonyme d'occasion ; il symbolisait aussi une prise de position philosophique audacieuse, il rappelait une oeuvre originale qui, par la rigueur de son intention et de sa méthode, tranchait sur tant de compilations ou de contributions dispersées au combat clandestin du matérialisme ». Barbier - V, 335-d ; Quérard - VI, 153 ; Bloch, Le Matérialisme du XVIIIème siècle et la littérature clandestine, pp. 91-113. Trois des coins anciennement restaurés, petit manque en marge en gouttière au premier titre, papier légèrement et uniformément roussi.
Paris : L. Hachette et cie, 1853. UN EXEMPLAIRE TRUFFÉ DE DESSINS DES JARDINS ET FONTAINES DU CHÂTEAU DE VERSAILLES
In-18° (145 x 100 mm) de [2] f. - 49 pp., demi-chagrin vert, dos muet à 4 faux-nerfs, encadrement d'un filet sur les plats, titre sur le plat supérieur, initiales sur celui inférieur, étui (reliure de l'époque). Il est étonnant de constater qu'il existe une autre édition plus étoffée de ce guide publiée la même année dans la même collection, celle de la « Bibliothèque des chemins de fer / Première série / Guide des voyageurs », intitulée : Le Château, le parc et les grandes eaux de Versailles et donnant pour auteur Frédéric Bernard ([2] ff. - 107 pp. et 3 ff. dépliants de planches). La présente, anonymisée, ne concerne que le parc et ses monuments. Elle omet donc les châteaux. Comparé à l'exemplaire conservée à la BnF, celui-ci présente certaines gravures avant la signature ; en outre, la page de titre porte la mention « ouvrage illustré », alors que celui de la bibliothèque porte une mention plus complète « ouvrage illustré / de 20 gravures ». On pense donc à un exemplaire d'épreuve. L'ouvrage présente d'ailleurs au titre un tampon humide bleu de la « Direction de l'imprimerie et de la librairie / MINISTÈRE DE LA POLICE GÉNÉRALE ». On y trouve 12 dessins originaux à l'encre, de très belle facture, contrecollés par-dessus des gravures. Parmi ceux-ci, 7 dessins reprennent en grande partie les images des gravures, à ceci près que les portraits et certaines scènes sont en miroir, que les cadrages sont légèrement différents et que sur les dessins des fontaines et bassins les jeux d'eau sont représentés, alors qu'ils ne le sont pas sur les gravures. 5 dessins des paysages des jardins de Versailles sont entièrement différents des gravures qu'ils dissimulent. Un dessin identique à l'une des gravures dissimulées, un dessin reprit en partie pour la lettrine de début de volume, et un dessin contrecollé en fin de volume, viennent s'ajouter. Une gravure, légendée au crayon, a été contrecollée sur une gravure différente. Enfin, deux planches gravées hors-texte, ont été insérées dans l'exemplaire. 6 des gravures (dont la lettrine de début de volume) sont encore visibles dans notre exemplaire ; sur deux d'entre elles, la signature du dessinateur, « Elmerich », n'apparaît pas. Elle est cependant présente dans l'exemplaire de la BnF (Elmerich signe 15 des 20 gravures, avec pour graveur Pouget, Sotain et un certain H. G.). Pourrait-il s'agir d'un exemplaire d'épreuve présentant tout ou partie des dessins originaux de Charles-Edouard Elmerich (1816-1889) ? Élève d'Horace Vernet, spécialisé dans les scènes de genre, les paysages et les sujets allégoriques, Elmerich travailla comme dessinateur pour un fabricant d'armes avant d'étudier à l'Académie Suisse de Paris. Les dessins ajoutés pourraient alors faire partie des dessins refusés. Huit à dix fois par été, ce spectacle mettant en scène les bassins et fontaines du parc attirait au milieu du XIXe siècle près de soixante mille curieux. La promenade suggérée permet de « visiter les bassins dans l'ordre où se jouent successivement les eaux » (p. 6). PROVENANCE : « E. R » : Initiales sur le plat inférieur, de l'époque de la reliure. Non-identifié. Rousseurs plus ou moins présentes sauf sur les dessins, frottements à l'étui.
Amsterdam : Desbordes, 1701. L'EXEMPLAIRE DE LA SCANDALEUSE MADEMOISELLE DE CHAROLAIS AU CHÂTEAU D'ATHIS, AYANT SUBI LE COURROUX DE LA RÉVOLUTION
In-12° (140 x 76 mm), [1] f. - 360 pp., [6] ff. - [1] pl., veau havane, dos lisse orné, armoiries au centre des plats avec mention de lieu en partie haute sur le plat supérieur, filet sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Rare provenance pour cet exemplaire dont les attributs nobiliaires, fleurs de lys et couronne, furent vraisemblablement grattés à la Révolution. Ce périodique fut le premier à s'être donné pour objectif d'analyser et de rendre compte au public (auparavant, l'échange d'informations et d'appréciations se faisait dans le cercle étroit des intellectuels) des éditions contemporaines publiées en Europe (France et Hollande surtout, mais aussi Angleterre, Suède, Allemagne, Italie, etc.) concernant les sujets les plus intéressants du monde d'avant les Lumières tels que la philosophie cartésienne, les religions, les voyages, les inventions et les progrès des sciences physiques et mathématiques et de la médecine, et - quoique dans une moindre mesure - les oeuvres historiques et littéraires. La parution fut successivement dirigés par Bayle (mars 1684-février 1687), Daniel de Larroque et Jean Le Clerc (mars-août 1687), Jean Barrin (septembre 1687-avril 1689), Jacques Bernard (janvier 1699-décembre 1710, janvier 1716-avril 1718), et Jean Le Clerc (mai-juin 1718). PROVENANCE : Louise-Anne de Bourbon-Condé (1695-1758), au château d'Athis-sur-Orge (Athis-Mons ce jour), avec armes sur les plats et inscription « Atis » sur le plat supérieur. Elle fut d'abord titrée Mademoiselle de Charolais, mais en l'absence de fille du duc d'Orléans, elle porta le titre de « Mademoiselle » jusqu'en 1726, puis le perdit et le reprit en 1728 à la mort de Louise Madeleine d'Orléans. Un temps pressentie pour épouser son cousin le prince des Dombes, fils du Duc du Maine, elle refusa, de même qu'un éventuel mariage avec le duc d'Orléans, quoique la duchesse d'Orléans jugeât cette alliance trop peu prestigieuse. Mademoiselle préféra rester célibataire et mener une vie libre, voire passablement dissolue, le château de la Muette devenant un lieu de fêtes galantes et de débauche. Parmi ses nombreux amants, elle fut la maîtresse du duc de Richelieu dans la période suivant la conspiration de Cellemare, dans laquelle le duc avait été impliqué, tout comme sa tante la duchesse du Maine. Elle aimait à recevoir ses amants nue, sous un vêtement de moine cordelier, habit qu'elle pouvait ôter plus rapidement qu'une robe de cour. Peu soucieuse du scandale, mais désireuse de jouer un rôle politique, elle détourna son cousin Louis XV - de quinze ans son cadet - de ses devoirs conjugaux et chercha à le pourvoir en maîtresses, si bien que le compte d'Argenson l'appela « la maquerelle royale ». C'est notamment, selon toute vraisemblance, par son entremise que la comtesse de Mailly, femme effacée, devient la première maîtresse puis première favorite de Louis XV. En 1740, elle vendit la terre de Vallery où tous les Condé avaient été inhumés. Elle acheta le château d'Athis à Athis-Mons (Essonne) le 6 février 1743 à Suzanne-Andrée de La Brousse, soeur de Thibaud-Étienne de La Brousse. Elle fit abattre la ferme seigneuriale pour installer la cour d'honneur et remanier le parc à la française. Quentin-Beauchard II, 432-433 indique ne pouvoir distinguer les volumes des 3 filles de Louis III car tous portent les mêmes armes. Il cite seulement 5 exemplaires qu'il attribuerait à Madame de Clermont. Quelques frottements, coiffe inférieure arasée. Fleurs de lys et couronnes grattées.
Paris : de l'imprimerie royale, 1752, 1754. LA JOCONDE ET BIEN D'AUTRES -- Y COMPRIS LES MOINS BONS
2 vol. in-4° (301 x 228 mm), xv pp. - 203 pp. + vii pp. - 333 pp., veau brun, dos à 5 nerfs orné, encadrement d'un triple filet sur les plats, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Édition originale de ce catalogue des tableaux de Louis XV. Le premier volume est consacré aux écoles florentine (9 peintres dont Da Vinci et Michel-Ange, pour 23 tableaux) et romaine (15 peintres dont Raphael et Mantegne, 67 tableaux) ; le second aux écoles vénitienne (16 peintres dont Titien et le Tintoret, 98 tableaux) et de Lombardie (13 peintres ou familles dont le Caravage et Manfrède, 121 tableaux). L'ouvrage est illustré de deux vignettes gravées d'après C. N. Cochin (bandeau au tome 1er, titre au tome second). Commandé par Tournehem, ce catalogue raisonné devait couvrir le reste de la collection royale ; toutefois, Lépicié mourut avant de pouvoir l'achever. Lépicié donne une biographie de chaque peintre--allant de la notice de plusieurs pages à un laconique « il n'y a rien sur la vie de ce peintre »--puis une description de chaque tableau comprenant titre, technique, dimensions, et parfois un commentaire sur la provenance, l'état, une attribution qu'il juge erronée ou la qualité du tableau. De « Diane au Bain » du chevalier Josepin, il estime ainsi : « Le tableau où Diane est représentée dans le bain jetant de l'eau au visage d'Actéon est en si mauvais état, & si peu recommendable pour le mérite de la couleur et du dessein, que je n'en fais mention que pour suivre l'ordre du catalogue » (v.1 p. 138). Élève de Jean Mariette, le graveur François-Bernard Lépicié (1698-1755) exerce un temps en Angleterre. Rentré à Paris en 1737, il est agréé à l'Académie de peinture dont il devient, trois ans plus tard, secrétaire-historiographe. Son Recueil des vies des premiers peintres du roi demeure lui aussi inachevé. PROVENANCE : Pilippe-Laurent de Joubert, ex-libris héraldique contrecollé aux plats supérieurs. Trésorier des états du Languedoc, Philippe-Laurent de Joubert (1729-1792) installe dans son hôtel particulier de la place Vendôme un célèbre cabinet d'histoire naturelle. Amateur et collectionneur d'art, il est l'un des membres fondateurs de la Société des beaux-arts de Montpellier. Il est également associé, dès 1786, de l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. Un portrait de Joubert peint par Jacques-Louis David est conservé au musée Fabre de Montpellier. Frottements et épidermures à la reliure.
Paris, Éditions Seghers, 1975 ; n-8 (136 x 203 mm), 88 pp., broché. Collection «Poésie 75» dirigée par Bernard DELVAILLE. Exemplaire numéroté 699/1200, tiré sur vélin blanc.
Paris, Flammarion, 1979 ; in-8, 46 pp., broché. Édition originale sur papier courant. Bernard Noël, né le 19 novembre 1930 à Sainte-Geneviève-sur-Argence, Aveyron, est un poète, essayiste, critique d'art et romancier français. Un des grands écrivains contemporains. Bon état.
Paris, Institut de France, 1988 ; in-4, 7 pp., broché. État neuf.
Paris, Cercle précieux du livre, Tchou, 1966 ; in-8, 390 pp., reliure imitation ancienne plein veau vert bouteille, dos lisse orné, plat orné de filets. Cours de médecine du collège de France donné par Claude Bernard membre de l'institut de France et de l'académie de médecine. Collection "Monumenta Medica" dirigée par Alain Brieux.
Boulogne, Éditions Delroisse, s.d. (vers 1980) ; in-4, 160 pp., reliure d’éditeur, sous jaquette. Edition franco-anglo-japonaise. Photos de Bernard Sonneville. État neuf.
Boulogne, Éditions Delroisse, s.d. (vers 1980) ; in-4, 160 pp., reliure d’éditeur, sous jaquette. Edition franco-anglo-japonaise. Photos de Bernard Sonneville. État neuf.
Paris, Éditions Gallimard, 1976 ; in-12, 269 pp., reliure d'éditeur plein cuir (mouton [basane]), coloris havane et jaquette d'éditeur. Albums de la Pléiade. N° 15. Iconographie réunie et commentée par Bernard Gagnebin. Nombreuses illustrations (404). Très bon état.