Edition originale de la plus grande rareté de ce plaidoyer de Benjamin Constant défendant les droits du condamné à mort Wilfrid Regnault. Précieux exemplaire offert par l’auteur à Jacques-Claude Beugnot. Paris, chez Béchet, Juillet 1818. In-8 de (1) f. de titre, 27 pp., (1) p. Relié en velours vert, filet d’étain encadrant les plats, large motif feuillagé en étain au centre des plats, dos lisse, doublures et gardes de papier moiré blanc, tranches mouchetées. Reliure romantique de l’époque. 197 x 127 mm.
Édition originale de la plus grande rareté de ce plaidoyer par lequel Constant prend position dans l’affaire judiciaire et hautement médiatique « Wilfrid Regnault ». C. P. Courtney, A bibliography of editions of the writings of Benjamin Constant, I, 30. “Printers déclaration, 18 July, 1 000 copies, dépôt légal, 18-20 July, 1 000 copies.” (C. P. Courtney). Wilfrid Regnault, soupçonné d’avoir participé aux massacres de septembre sous la Révolution, est accusé de l’assassinat d’une servante du village d’Amfreville en Normandie. Le maire royaliste du bourg Bénigne Porte de Blosseville et le représentant du ministère public poussent les investigations à sa charge dans cette direction. Il est condamné à mort le 29 août 1817. Selon Benjamin Constant, la réputation du condamné a déterminé la sentence de la Cour d’Assises de l’Eure. En 1818, l’auteur publiera deux lettres adressées à M. Odillon-Barrot, avocat de Wilfrid Regnault, dans lesquelles il démonte méthodiquement et avec talent la machination judiciaire dont son client est victime. Le présent mémoire fait suite aux poursuites juridiques contre le marquis de Blosseville qui avait publié le 7 septembre 1817 dans le Journal des Débats un article contenant des propos calomnieux, reprenant la rumeur de mauvaise réputation du condamné. Pour Benjamin Constant, il s’agissait de savoir si une personne condamnée à mort avait le droit de défendre son honneur. « La lutte pour la liberté de la presse est accompagnée d’une campagne non moins virulente contre les abus de la justice criminelle. Constant, suivant l’exemple de Voltaire dans l’affaire Calas, mais plus hardi que son illustre prédécesseur, s’engage dans une affaire juridique qui dépasse de loin les limites d’un simple cas particulier : le procès contre Wilfrid Regnault accusé d’un meurtre que probablement, il n’a pas commis. Les brochures et articles de Constant sont une accusation de la procédure criminelle qui ne recule pas devant l‘arbitraire, et qui n’hésite pas, comme l’observe E. Laboulay à “mêler la politique à la justice et la police à la magistrature”, cela dût-il coûter la vie à un citoyen innocent. Constant, excellent juriste, profitant de sa riche expérience en procès, monte en épingle les fautes ou les infractions de la procédure de l’instruction, les erreurs matérielles sur lesquelles repose le jugement, les abus du pouvoir, les lésions du droit de défense. L’engagement humanitaire est incontestable. Mais il est, chez Constant, toujours doublé d’un engagement politique précis ; la critique des procès est en même temps un programme d’opposition. Car des erreurs matérielles, mêmes si elles sont graves et tirent à conséquence, doivent causer l’inquiétude, mais non pas nécessairement une crise politique ; mais lorsque Constant s’applique à les démontrer, on croit l’autorité judiciaire en danger. […] La vie de Regnault sera finalement sauvée mais il sera condamné à vingt ans de prison sans preuves. Constant n’a donc obtenu qu’un succès partiel, mais sa réputation dans le public a considérablement grandi. » Kurt Kloocke, Benjamin Constant, une biographie intellectuelle, p. 235, p. 353. Précieux exemplaire offert par l’auteur à Jean-Claude Beugnot, portant cet ex dono autographe sur le feuillet de titre : « M. Beugnot de la part de l’auteur ». Jacques-Claude Beugnot (1761-1835) eut de nombreuses responsabilités gouvernementales de la Révolution française jusque sous la Restauration. Il fut tour à tour préfet, ministre, puis député. Selon Alfred François Nettment (Histoire de la littérature française sous la restauration), il fréquentait le salon de Mme de Staël où il aura côtoyé Benjamin Constant, le Comte de Ségur ou encore M. de Talleyrand. Il se distinguait par sa personnalité de « causeur piquant, sérieux, gai et instructif, [qui] prend tous les tons avec succès, suivant les hasards de la conversation. ». Selon le Journal intime de Benjamin Constant, celui-ci lui aurait-même promis la Légion d’Honneur et les Mémoires de Jacques-Claude Beugnot témoignent de quelques discussions politiques qu’ils ont pu avoir. Bel et précieux exemplaire dédicacé par l’auteur et conservé dans son élégante reliure de l’époque en velours vert. Localisation des exemplaires : seules 3 Institutions françaises semblent posséder cette rare originale.
En Français dans le texte, n°225. Paris, Treuttel et Würtz, Londres, H. Colburn, 1816. In-12 de vii, (1) p.bl., 228 pp. Quelques piqûres. Relié en demi-basane havane à coins, dos lisse orné de filets dorés formant faux-nerfs, mention Bibliothèque d’Hauteville frappé en lettres d’or en pied du dos. Reliure de l’époque. 163 x 99 mm.
Edition originale française, la première des deux parisiennes, portant bien au verso du titre la mention des formalités d’enregistrement et, à la fin, le nom de l’imprimeur Crapelet. Carteret, I, p. 178-179; Clouzot, 70; En Français dans le texte, 225. Après l’épopée des Cent-Jours et le triomphe des ultras, Benjamin Constant est contraint à l’exil. Il se rend à Londres et décide de publier en même temps à Londres et à Paris cet ouvrage écrit à Genève en 1806, au milieu des orages de la passion tumultueuse de l’auteur pour Germaine de Staël. Trois éditions parurent à la même date: une appelée communément «édition de Londres», et deux éditions de Paris portant deux adresses différentes. «Toutes trois sont rares et très recherchées» écrit Clouzot. Dans ce roman pour partie autobiographique qui reste un des chefs-d’œuvre du roman d’analyse, Benjamin Constant spectateur de lui-même campe avec talent ce héros déjà romantique incarnant le mal du siècle:«cette fatigue, cette incertitude, cette absence de force, cette analyse perpétuelle, qui place une arrière-pensée à côté de tous sentiments et qui les corrompt dès leur naissance». Cette œuvre dense et brève assurera la renommée durable de l’écrivain. «Avec ‘Adolphe’, il a donné un des romans les plus beaux de la littérature française, un des plus mystérieux, des plus provocateurs qu’on ait écrits; il suscite toujours des réactions passionnées et des études nombreuses et variées… La première édition est celle de Colburn, en association avec Treuttel et Würtz à Paris, annoncée le 6 juin dans le ‘Morning Chronicle’. Elle est rarissime (trois exemplaires connus dans les bibliothèques publiques: la British Library, Harvard et la Taylorian Institution à Oxford). La B.n.F. ne la possède pas, mais elle a la première édition parisienne publiée presque en même temps, imprimée par Crapelet d’après les épreuves de l’édition anglaise. L’éditeur français est placé avant son confrère londonien à l’adresse et la mention d’imprimeur est, bien entendu, différente.» (En Français dans le texte, 225). «On le considère comme le type même du roman d’analyse psychologique. L’auteur a publié cet ouvrage comme une «anecdote trouvée dans les papiers d’un inconnu», pour montrer à quelles sombres tragédies peut conduire la sécheresse de cœur. Sous cette forme, qui lui permet de paraître détaché de ses propres passions d’homme de son temps, ce partisan tenace des libertés constitutionnelles a pu confesser une désillusion amoureuse et défendre ses idées politiques avec une ferveur accrue». (Dictionnaire des Œuvres, I, p. 33). Il s’agit d’un «ouvrage très rare et d’une grande valeur littéraire» écrit Carteret. Exemplaire en pure condition d’époque, conservé dans sa reliure de l’époque, d’un grand roman, classique par sa vigueur, mais déjà de caractère romantique.
Terrain Vague Losfeld, 1989, 51 pp., broché, couverture très légèrement empoussiérée, très bon état.
Toulouse 1928 Aux Editions des Cahiers Libres Soft cover 1st Edition
Broché (peu jaunies) 20 x 15 cm, 54 pp., français, 1ère édition, état du livre: Très bon Ex. n) 736 / 830 [Cette description peut avoir été traduite par une IA.]
1939 (1939). 1 volume in-4, demi-percaline rose postérieure à la Bradel, pièce de titre rose en long. 11 ff.
(Fayard. Candide.1939).Epreuve manuscrite autographe signée, présentée sous forme de lettre adressée à « Madame Pauline de S…à Aix en Provence", et destinée à l’impression de l’article « Un livre rayonnant » paru dans le journal « Candide » en 1939. Constituée de 11 feuillets montés sur onglet, écrits à l’encre, au recto seul, ils sont truffés de nombreuses corrections et biffures de l’auteur ainsi que d’annotations au crayon bleu du typographe.René Benjamin (1885-1948), journaliste et brillant conférencier, prend la plume en ce début de seconde guerre mondiale pour écrire une série d’articles intitulée « Courrier de guerre » dans le journal littéraire « Candide », hebdomadaire ouvertement conservateur et réactionnaire dont la parution s’étale entre 1924 et 1944. Membre de l’Académie Goncourt, il y fait l’éloge de l’ouvrage de Brasillach, « Les sept couleurs », pour lequel il a voté avec son ami Sacha Guitry lors du prix Goncourt 1939, alors même que leurs confrères ont finalement décidé d’élire Philippe Hériat pour "Les enfants gâtés ».Il s’attarde sur ce que doit être selon lui une oeuvre littéraire digne de ce nom: une oeuvre faite « pour alléger le monde et l’éclairer ». Il met en avant le caractère actuel de ce « Livre de poète », qui décrit avec une grande justesse le climat d’avant-guerre et l’état d’esprit de la jeunesse de l'époque. Il insiste également sur l’espoir insufflé par les gouvernements fascisant alors en plein essor. Ses prises de position tranchées et son soutien indéfectible au gouvernement de Vichy lui vaudront un procès à la Libération lors duquel il échappera de justesse à l’exécution. Son camarade Brasillach n’aura pas cette chance…
1948 Les amis de l’originale, Robert Layla. 1948. 1 volume in-12 broché, sous couverture rempliée. 94 pp.
Edition originale, exemplaire numéroté sur Vergé Paille Annonay.Envoi autographe signé de l’auteur à l’écrivain et « cher ami qu’est Albert Dubeux, indulgent à tout ce que je fais, de tout coeur. René Benjamin. Juin 1948. »
1918 Paris. Arthème Fayard & Cie. 1918. 1 volume in-12 à très grandes marges non rognées, demi-chagrin brun à coins, dos à nerfs, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui. (3) ff. ; 282 pp. ; (4) ff.
Edition originale.1 des 80 exemplaires numérotés sur papier de Hollande.Dans ce récit sur la Première Guerre mondiale, l’écrivain et journaliste français René Benjamin (1885-1948) s’intéresse à l’expérience mouvementée des soldats anglais au front. Ayant lui-même pris part à des campagnes militaires, et blessé au combat en 1914, la guerre a inspiré plusieurs de ses œuvres.Etui légèrement frotté.
Superbe exemplaire de cette édition originale imprimée en 1617 et 1618 ornée de 100 estampes sur les moulins et leur mécanique. Francfort sur le Main, Paul Jacques, aux despens dudit Octave, & se vendent en la boutique de Lucas Jennis, 1617-1618. In-foliode (10) pp., 50 planches doubles numérotées de 1 à 50; 18 pp., (1) f.bl., 50 planches numérotées 51 à 100; relié à l’époque comme la plupart des rares exemplaires passés sur le marché sans les 8 ff. d’explication de la première partie tels les exemplaires Christie’s du 12 juin 2013 relié en vélin moderne (vendu 11000 €) et l’exemplaire Koller du 2 avril 2012; ces deux exemplaires étaient considérés complets. 5 pl. légèrement piquées, pl. 22 et 64 brunies, pl. 57 et 66 fendues sans manque, pl. 67, 68, 93et 94 reliées à l’envers. Plein veau havane, plats entièrement cernés de roulettes variées et de filets à froid avec fleurons d'angles et fleuron central doré, dos à nerfs orné de filets dorés et entrenerfs fleuronnés dorés, tranches bleutées. Superbe reliure de l’époque. 289 x 183 mm.
Édition originale bien complète des 100 gravures parue simultanément en langues française et allemande. Rarissime ouvrage sur les moulins et leur mécanique. Édition originale et unique, parue en même temps qu'une édition en allemand (l'édition allemande sera rééditée en 1623), constituée d'une dédicace, de quelques pages explicatives mais surtout de 2 beaux frontispices et 100 eaux-fortes sur doubles pages (beau tirage des gravures) figurant divers types de systèmes mécaniques destinés à actionner les fontaines de plaisance ou les abreuvoirs à animaux, à moudre des céréales ou autres produits, à extraire du minerai, à actionner des scies pour couper du bois, à soulever des ballots, à faire tourner des rôtissoires (pl.49), à faire du papier (pl.100), etc, le tout entraîné par des hommes, des bêtes, l'action de l'eau, du vent ou un contrepoids. Les planches sont gravées par Balthasar Schwan et Eberhard Kiefer d'après les dessins de Jacopo Strada (Mantua 1507-1588 Prague), un pur esprit de la Renaissance, aux talents multiples puisqu'il excella comme orfèvre, inventeur de machines, numismate, linguiste, collectionneur et marchand d'art, mais surtout peintre et architecte attaché au service de trois empereurs Habsbourg successifs : Ferdinand Ier, Maximilien II et Rodolphe II. Ottavio Strada (1550-1612) publia les dessins de son oncle (cfr titre) ou grand-père (cfr dédicace) près de 30 ans après la mort de celui-ci, donc avec un certain retard par rapport aux récentes innovations. Il dédia la 1ère partie au duc de Bavière Frédéric V, dont les grandes armoiries sont imprimées à mi-page, et la 2nde aux gouverneurs des Provinces-Unies. Les quelques pages explicatives sont de Benjamin Bramer (1588-1652), un architecte et mathématicien allemand, qui « espère de monster (Dieu aydant) en bref aussi apprès la publication de toutes les machines de nostre auteur, quelques aultres desseings de ma propre invention » Les beaux titres, signés Matthias Merian, montrent Archimède, Vitruve, Hermès et Diane ainsi que des petites scènes avec moulins à vent ou à eau, système de rotation, etc. “First edition of Strada work on engineering designs, mills, pumps, and other machinery. Jacobus de Strada was a slightly older contemporary of Ramelli, whose own work on mechanical engineering was published in the year of Strada's death. It is clear that each man's work was independent; Beck suggests that Strada may have been aware of Ramelli's publication and decided against publishing his own designs in deference to the Italian. For whatever reason, publication was posthumous, edited by his grandson Octavius, and the 30-year delay resulted in Strada's designs losing their innovative edge. Nonetheless, the work shows Strada's close attention to detail and illustrates a wide range of machinery and engineering. One mill (plate 90) is described as best for producing ink black and is also ideal for such things as mustard, where the operator needs a certain distance from the burning dust (Cf. T. Beck, Beitraege zur Geschichte des Mashinenbaues, chapter 23.)” Superbe exemplaire très bien conserve dans son élégante reliure de l’époque estampée à froid.
Paris 1838 CHARPENTIER Half-Leather
Langue: français. Oeuvres complètes de Lord Byron, traduites sur la dernière édition anglaise par M. Benjamin Laroche, troisième édition, et précédées d'une notice sur la vie de Lord Byron par M. E. Souvestre, 1838, demi cuir, 815 pages, des rousseurs, bon état. [Cette description peut avoir été traduite par une IA.]
1913 Couverture rigide Paris, Librairie des Amateurs, A. Ferroud - F. Ferroud successeur, 1913. Un volume in-8 (19,5 x 13 cm), reliure demi-maroquin bleu nuit à coins, dos à 5 nerfs, titre doré, date en queue, tête dorée (autres tranches légèrement brunies), papier marbré, couvertures et dos conservés, accrocs et petits frottements au dos et sur les plats. Reliure signée Azario. faux-titre, justification, titre, 213 pages, illustrées de compositions en couleurs de Serge de Solomko. Un des exemplaires numérotés sur vélin teinté d'Arches (n° 672). Ex-libris manuscrit d'Antoinette Morin-Pons. Chef-d'oeuvre de l'analyse psychologique et de l'introspection amoureuse, Adolphe (1816) retrace la relation étouffante entre un jeune homme irrésolu et Ellénore, explorant avec une lucidité implacable l'érosion du sentiment et le poids du regard social. Bel exemplaire, intérieur très frais dans une reliure demi-maroquin signée.
Bon
1824 Paris. Brissot-Thivars. 1824. 1 volume in-12 broché, à grandes marges non rognées. Sous chemise bleu ciel postérieure ornée d’une pièce de titre brune au dos, étui assorti.
Troisième édition « en partie originale des plus interessantes, car elle présente d’importantes variantes et une nouvelle préface », rédigée par Constant.« Remarquable analyse de psychologie sentimentale » inspirée des déboires sentimentaux de l’auteur avec Mme de Staël.Rousseurs. Couverture restauréeClouzot, p. 71. Carteret I, 178.
Le terrain vague, 1959, 69 p., broché, couverture insolée et un peu empoussiérée, état satisfaisant.
Eric Losfeld, Le désordre,1970, 74 p., broché, illustrations de Yves Tanguy, couverture un peu défraîchie, état satisfaisant.
Eric Losfeld, 1967, 125 p., broché, non coupé, couverture un peu défraîchie, état satisfaisant.
London 1885 Victoria and Paradise nurseries Hardcover
Langue: anglais. Le manuel du cultivateur d'orchidées, contenant des descriptions des meilleures espèces et variétés de plantes orchidées en culture. 6e édition. Couvertures en toile verte illustrées d'origine, 20 x 13 cm, XIV + 660 pp, illustré en noir et blanc, les couvertures sont abîmées, intérieur très propre, bon exemplaire.
Denoël/Gonthier, Médiations, 1983, 208 p., broché, poche, couverture légèrement défraîchie, état satisfaisant.
Denoël, 2011, 446 pp., broché, traces d'usage, état correct.
Lausanne 1948 Editions des Terreaux Soft cover 1st Edition
Couverture souple, 20 X 13 cm, 59 pp., français, 1ère édition, état du livre : Très bon exemplaire n° : 1802 / 2000 [Cette description peut avoir été traduite par une IA.]
1924 À Paris, chez Arthème Fayard, 1924.
1 volume in-8 (19 cm x 12,5 cm), demi chagrin rouge à coins, dos lisse à filets dorés, pièce de titre marron, tête dorée, couverture conservée, envoi et lettre de l’auteur, feuillets non coupés, 193-[1] pages (complet). Minimes frottements à la reliure. Bon état. Nouvelle édition de ce portrait romancé de Maurice Barrès, illustrée de son portrait en frontispice d’après Renefer. Tirage à 1525 exemplaires sur papier pur lin des Papeteries Outhenin-Chalandre, dont 25 hors commerce, ici n°VI. Maître à penser de toute une génération, Maurice Barrès (1862-1923), le fut tout autant par son œuvre littéraire que par son style de vie. Dans les années 1880, il fréquenta à Paris le cénacle de Leconte de Lisle et les milieux symbolistes. Parallèlement à sa carrière d’écrivain qui lui assura un succès précoce, il se lança dans la politique. Boulangiste par anticonformisme et par rébellion contre l’ordre établi, il fut élu député de Nancy en 1889. Pour défendre ses idées, il fonda, en 1894, son propre journal, La Cocarde, et écrivit surtout entre 1897 et 1902 la trilogie du Roman de l’énergie nationale dans lequel le « culte du moi » se trouvait enfin transcendé dans la fidélité au sol natal. Bel exemplaire.
Bruxelles 1910 Librairie Nationale D'Art et D'Histoire Soft cover 1st Edition
Couverture souple, 27 x 21 cm, 278 pp., français, 1ère édition, illustrations, état du livre : Très bon [Cette description peut avoir été traduite par une IA.]
1934 Paris. Plon. 1934. 1 volume in-12, broché, à grandes marges. (3) ff. ; IV pp. ; 223 pp. ; (5) pp.
Edition originale. 1 des 12 exemplaires numérotés sur papier de Chine, premier papier.
1943 Paris. Plon. 1943. 1 volume in-12 non rogné, demi-chagrin bleu, dos à nerfs très légèrement passé, couvertures et dos conservés. (4) ff. ; 54 pp. ; (1) f.
Edition originale. 1 des 50 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma.Exemplaire enrichi d’1 feuillet bleu contrecollé sur le faux-titre contenant des notes manuscrites de l’auteur.
[Paris], 20 décembre 1821. 1718 1 feuillet double in-8° plié (185 x 120 mm) manuscrit rédigé à l'encre brune, adresse au verso du second feuillet avec adresse et cachets de poste rouge et noir indiquant l'année (trace de plis, petit manque de papier par bris du cachet de cire sans atteinte). Chemise de papier d'époque.
Lettre autographe signée adressée par Benjamin Constant à son ami éditeur et journaliste Jean-Pierre Pagès, document provenant des archives de ce dernier ou figurait sa correspondance avec La Fayette. Benjamin Constant (1767-1830), encyclopédiste, romancier, homme politique, et intellectuel français d'origine vaudoise, est lauteur de nombreux essais sur des questions politiques ou religieuses. Il a également écrit des romans psychologiques sur le sentiment amoureux comme Le Cahier rouge (1807). Républicain engagé en politique depuis 1795, Il devient sous le Consulat chef de l'opposition libérale. Élu député en 1819, il le sera encore à sa mort en 1830. Siégeant dans le groupe des célèbres « Indépendants », il est l'un des orateurs les plus en vue de la Chambre des députés et défend le régime parlementaire. Son discours « De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes », prononcé en 1819, oppose deux conceptions de la liberté, lune pratiquée par les « Anciens » (principalement, les citoyens de la Grèce antique), et l'autre par les « Modernes », dans nos sociétés. Il est l'un des phares de l'école libérale, luttant pour le respect des libertés individuelles dans le cadre de la Charte et contre les exigences ultraroyalistes. Ce combat est poursuivi dans la presse (le Mercure, la Minerve, la Renommée, le Courrier français), par la publication de nombreux ouvrages, et à la Chambre des députés ou il siège de 1819 à 1822 aux côté de La Fayette quil avait convaincu de se présenter aux élections. A lépoque, les deux hommes sont liés à Jean-Pierre Pagès (1784-1866), avocat, encyclopédiste et homme politique ariégeois et un des rédacteurs et fondateurs de la Constitution de la II? République Française. En 1815, sous la Restauration, Pagès est assigné à résidence à Angoulême Il commence alors un travail dhistorien (publié en 1817) sur les principes généraux du droit politique dans leur rapport avec lesprit de lEurope et avec la monarchie constitutionnelle du début de la Révolution. Pagès noue ainsi des relations épistolières avec des acteurs de la vie politique, dont Tissot, Benjamin Constant, La Fayette et Lamartine. Sur leur invitation, il sinstalle à Paris et continue décrire et de publier : Annales de la session 1817 et 1818 à Benjamin Constant, De la responsabilité ministérielle De 1818 à 1829. Journaliste, Il entretien une correspondance avec La Fayette au cours de son voyage aux Etats-Unis de 1824-1825. Levasseur, secrétaire du général, écrira "il était ami avec Lafayette en tant que journaliste, Lafayette est parti faire un voyage aux Etats-Unis pendant la Restauration, il lui a écrit pour que ces lettres soient publiées, et cela a donné lieu à des articles de presse à l'époque. La présente lettre de Benjamin Constant provient des archives de Pages qui incluaient ces fameuses lettres (vente publique de novembre 2022 à Toulouse). Dans cette lettre du 2O octobre 1821 expédiée par Benjamin Constant à ladresse parisienne de Jean-Pierre Pagès (24 rue Neuve St Roch), il lui réponds à son ami son état de santé : « Merci mon cher Pagès. Je me sens mieux, mais loin dêtre bien » « tranquillisez-vous pour ce qui regarde mon médecin ». Il évoque son activité parlementaire quil poursuit malgré son état : « Jai pourtant ce matin été à la séance préparatoire, dans lespoir dobtenir un billet. Le sort na pas récompensé mon courage ». Il sinquiète ainsi que son épouse de la santé de Mme Pagès : « Je suis fâché de ce que votre femme est toujours souffrante. La mienne lui dit mille choses et à vous aussi ». Il termine sa lettre « Bien des amitiés. B. Constant » suivi du pos script um « Quand aurais-je de vous des épreuves ? ». Cette question évoque un travail dédition dun article ou dun ouvrage en cours sur lequel travaillent alors les deux hommes. Beau et rare document, témoignage du travail et des liens damitié entre ces deux penseurs et acteurs du courant libéral français de la première moitié du 19éme siècle. 1 double leaf 8-vo folded (185 x 120 mm) handwritten in brown ink, address on the back of the second leaf with address and red and black postmarks indicating the year (trace of folds, small lack of paper by breaking the wax seal without damage). Vintage paper folder. Autograph letter signed by Benjamin Constant addressed to his friend editor and journalist Jean-Pierre Pagès, document coming from the archives of the latter where appeared his correspondence with La Fayette. Benjamin Constant (1767-1830), encyclopedist, novelist, politician, and French intellectual of Waldensian origin, is the author of numerous essays on political and religious issues. He also wrote psychological novels about love, such as Le Cahier rouge (1807). A Republican involved in politics since 1795, he became the leader of the liberal opposition under the Consulate. Elected deputy in 1819, he will be elected again at his death in 1830. Sitting in the group of the famous "Independents", he was one of the most prominent speakers in the Chamber of Deputies and defended the parliamentary system. His speech "De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes" (On the freedom of the Ancients compared to that of the Moderns), delivered in 1819, contrasts two conceptions of freedom, one practiced by the "Ancients" (mainly, the citizens of ancient Greece), and the other by the "Moderns", in our societies. He is one of the beacons of the liberal school, fighting for the respect of individual liberties within the framework of the Charter and against the ultraroyalist demands. This fight was pursued in the press (the Mercure, the Minerve, the Renommée, the Courrier français), by the publication of numerous works, and in the Chamber of Deputies where he sat from 1819 to 1822 alongside La Fayette, whom he had convinced to run for office. At that time, both men were linked to Jean-Pierre Pagès (1784-1866), a lawyer, encyclopedist and politician from Ariège and one of the drafters and founders of the Constitution of the II? French Republic. In 1815, under the Restoration, Pagès was placed under house arrest in Angoulême. He then began a work of historian (published in 1817) on the general principles of political law in their relationship with the spirit of Europe and with the constitutional monarchy of the beginning of the Revolution. Pagès thus established epistolary relations with actors of the political life, of which Tissot, Benjamin Constant, La Fayette and Lamartine. At their invitation, he moved to Paris and continued to write and publish: Annales de la session 1817 et 1818 à Benjamin Constant, De la responsabilité ministérielle... From 1818 to 1829. As a journalist, he kept up a correspondence with La Fayette during his trip to the United States in 1824-1825. Levasseur, secretary of the general, will write "he was a friend of Lafayette as a journalist, Lafayette left to make a trip to the United States during the Restoration, he wrote to him to have these letters published, and this gave rise to press articles at the time. The present letter of Benjamin Constant comes from the archives of Pages which included these famous letters (public sale of November 2022 in Toulouse). In this letter of October 20, 1821 sent by Benjamin Constant to the Parisian address of Jean-Pierre Pagès (24 rue Neuve St Roch), he answers his friend about his state of health: "Thank you my dear Pagès. I feel better, but far from being well" ... "Don't worry about my doctor". He evokes his parliamentary activity which he continues in spite of his state: "I however went this morning to the preparatory session, in the hope of obtaining a ticket. Fate did not reward my courage". He worries as well as his wife about the health of Mrs. Pagès: " I am annoyed that your wife is still suffering. Mine says a thousand things to her and to you too". He ends his letter "Best regards. B. Constant" followed by the poscript um "When will I have proofs from you? This question evokes the editing of an article or a work in progress on which the two men were working. This is a beautiful and rare document, a testimony of the work and the bonds of friendship between these two thinkers and actors of the French liberal current of the first half of the 19th century.