Lipsiae (Leipzig), ex officina Weidmanniana, 1738 ; in-4°, veau blond, dos très décoré et doré, pièce de titre grenat, triple filet doré sur les plats et double sur les coupes (reliure de l’époque) ; [16], 504, [18] ; [4], 161, [9] pp. et très curieux frontispice gravé. (Col. : )(, )( )(, A-Z, Aa-Zz, Aaa-Zzz, Aaa a-Sss s4).
Dernière édition, revue et augmentée d’une préface de Georg Ernst Stahl et surtout, par le même, de toute la seconde partie “Specimen Beccherianum Fondamentorum Documentorum Experimentorum”. Pour Lenglet Du Fresnoy, “cet auteur est un des plus véridiques et des plus habiles, qui ait travaillé la chimie. Il y a plusieurs éditions de ce livre, mais moins bonnes que celle de Stahl. Cependant ce dernier éditeur a omis dans son édition, le Traité “De Mercurificatione de Becher”” (III-116). “C’est dans cet ouvrage, un des meilleurs de Becher, qu’il est question du Principe universel qui se trouve dans les eaux et dans les sels, possède un grand nombre de propriétés et que presque tous les Philosophes ont nommé “acidum universale, spiritum esurinum, acetum naturae et solvens catholicum”” (Dorbon-257) “This is the last edition of Becher’s most famous work. It is the only one published in-4° [...] The tract called “Specimen Beccherianum” (by Stahl) has a separate pagination” (Duveen 59 ; Ferguson I-88-89). Disciple de Becher, Georg Ernst Stahl (1659-1734), chimiste et médecin, développa la théorie du phlogistique dont les bases étaient posées par Becher ; elle consiste à expliquer la nature d’un agent que nous appelons calorique et celle des phénomènes auxquels il donne lieu. La chimie moderne a abandonné cette théorie qui est restée longtemps célèbre. Petite restauration aux coiffes et aux coins, quelques feuillets brunis, bon exemplaire dans l’ensemble pour ce livre rare..
Amsterdam, Elizée Weyerstraten, 1664 ; in-12, veau fauve, dos à nerfs décoré et doré, pièce de titre grenat, roulette sur les coupes, tranches rouges (reliure ancienne) ; (16) y compris le frontispice gravé, le titre “à la sphère” et une figure intitulée Divina Metamorphosis représentant la médaille de Prague ; 202 pp. , [7, 1 bl.] pp. index et postface du Dr Gothofredus Stocklowe, [1] f. blanc ; frontispice gravé signé C.H. représentant un laboratoire d’alchimie avec la présence de Mercure.
Probable édition originale qui est préférée à celle parue à Francfort sous la même date. Célèbre chimiste allemand né à Spire et mort à Londres, Johann Becher acquit des connaissances très étendues en chimie, médecine, physique, mathématiques et se mit à voyager en Hollande, Suède, Italie, France, fréquenta Descartes, le père Mersenne, Saumaise, etc. En 1666, il fut nommé professeur de médecine de Mayence où il ne resta pas longtemps ; il alla s’installer à Munich où il était à la tête d’un des plus beaux laboratoires d’Europe, mais incapable de se fixer, il vint à Harlem et proposa de transformer les dunes de sable en or ; ses propositions repoussées, il passa en Angleterre en 1680, où il serait mort peu après. Sa grande doctrine des trois éléments, l’a rendu célèbre ; il les appelait les trois terres : la terre vitrifiable ou l’élément terreux, la terre mercurielle ou l’élément métallique et la terre inflammable ou l’élément combustible. Grâce à ses travaux, il préparait la révolution scientifique que Stahl devait accomplir peu après en chimie. Exemplaire un peu court en tête, mais en très bon état général. L’ouvrage est dédicacé à Franz le Boè (François Dubois, De le Boè ; en latin Sylvius) célèbre médecin d’Amsterdam, professeur à l’université de Leyde et admirateur de Harvey, Descartes et Van Helmont. Petite restauration aux coins et coiffes. (Caillet 895-896 pour des éditions latine et hollandaise du XVIIIe siècle, Ferguson p. 86-90, Duveen-55, Wellcome II (1)25)