Paris, Ernest Flammarion, 1925. In-12 broché, 283pp, édition originale, un des 20 ex. numéroté sur papier vergé pur Lafuma (N°13), seul grand papier.
Bonne condition. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)
Paris, Librairie Perrin et Cie, 1924. 2e édition. In-8 broché, VIII-329 p. Bon état intérieur, couverture roussie.
Flammarion, 1921, in-12, 286 pp, notes, broché, couv. lég. salie, bon état
"A propos de M. Huet, l'évêque d'Avranches, et de Gilles Ménage, son ami, André Beaunier a tracé un jour un éloge charmant de la futilité qu'on trouve aux personnes savantes. J'imagine qu'en écrivant ce joli morceau, dans son livre sur “La jeunesse de Madame de La Fayette”, Beaunier dut penser un peu à lui-même, qui avait cette futilité exquise, laquelle, s'amusant de philologie, de grammaire, de style, y apporte une minutie exemplaire, une complaisance d'horloger. Quand il poursuivait avec une fine application le soin d'élucider quelques subtils problèmes d'histoire littéraire, comme dans sa “Lafayette”, son “Joubert” ou ses “Trois Amies de Chateaubriand”, André Beaunier semblait toujours écrire d'un crayon pointu, dérobé à l'atelier de quelqu'un de ces dessinateurs parfaits du XVIIIe, qui nous ont laissé à côté de toiles plus illustres ou plus ambitieuses de si vivants, gracieux et parlants portraits. Cet art du portrait littéraire, hérité de Saint-Beuve, Beaunier aura peut-être été le dernier à le posséder. Il excellait à mettre en lumière ces physionomies souvent confuses, qu'on aperçoit difficilement dans la pénombre du passé, autour des éclatantes images des grands hommes. Il savait restituer à la vie ces êtres incertains, charmants, plus faits pour le demi-jour du cabinet que pour la vive lumière des tréteaux, mais qui, souvent, plus que ces grands hommes eux-mêmes, fixent une manière de sentir et représentent au juste point le goût, l'intelligence, la sensibilité d'une époque. J'admire beaucoup, pour ma part, cette capacité de sympathie, de pénétration dont Beaunier faisait montre à l'égard de ces minores, de ces délicats, de ces précieux et de ces grotesques, qui s'appellent Joubert, Fontanes, Ménage, Restif de la Bretonne ou Grimod de la Reynière ; de ces créatures délicieuses, Pauline de Beaumont, Hortense Allart de Meritens ou Juliette Récamier, dont il nous a décrit les mouvements, d'une touche si ajustée, si méticuleuse et si jolie. Autant que le romancier, et plus peut-être, l'historien littéraire est le peintre exceptionnel de la vie. Pour ranimer exactement celle des fantômes qu'il aimait, André Beaunier disposait d'une érudition nourrie, et d'une très vive intelligence critique. Voyez ce que des lettres de Mme de La Fayette à Ménage, par exemple, il a su tirer, faire miraculeusement foisonner, pour la meilleure compréhension de l'auteur de la Princesse de Clèves. Si quelqu'un jamais a su lire, expliquer, déduire et faire comprendre, ce fut notre ami, cet inflexible et sinueux, ce sévère et courtois Beaunier, qui ne vécut que de l'amour des lettres... Dans un temps où personne, à peu près, ne se soucie plus de bien écrire, il écrivait bien. C'est, somme toute, une vertu chez un écrivain." (Émile Henriot, L'Ami du lettré, 1927)
Flammarion, 1921, in-12, 286 pp, notes, reliure demi-percaline gris-clair, dos lisse, pièce de titre basane noire et fleuron doré, couv. (lég. salie) conservée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état
"A propos de M. Huet, l'évêque d'Avranches, et de Gilles Ménage, son ami, André Beaunier a tracé un jour un éloge charmant de la futilité qu'on trouve aux personnes savantes. J'imagine qu'en écrivant ce joli morceau, dans son livre sur “La jeunesse de Madame de La Fayette”, Beaunier dut penser un peu à lui-même, qui avait cette futilité exquise, laquelle, s'amusant de philologie, de grammaire, de style, y apporte une minutie exemplaire, une complaisance d'horloger. Quand il poursuivait avec une fine application le soin d'élucider quelques subtils problèmes d'histoire littéraire, comme dans sa “Lafayette”, son “Joubert” ou ses “Trois Amies de Chateaubriand”, André Beaunier semblait toujours écrire d'un crayon pointu, dérobé à l'atelier de quelqu'un de ces dessinateurs parfaits du XVIIIe, qui nous ont laissé à côté de toiles plus illustres ou plus ambitieuses de si vivants, gracieux et parlants portraits. Cet art du portrait littéraire, hérité de Saint-Beuve, Beaunier aura peut-être été le dernier à le posséder. Il excellait à mettre en lumière ces physionomies souvent confuses, qu'on aperçoit difficilement dans la pénombre du passé, autour des éclatantes images des grands hommes. Il savait restituer à la vie ces êtres incertains, charmants, plus faits pour le demi-jour du cabinet que pour la vive lumière des tréteaux, mais qui, souvent, plus que ces grands hommes eux-mêmes, fixent une manière de sentir et représentent au juste point le goût, l'intelligence, la sensibilité d'une époque. J'admire beaucoup, pour ma part, cette capacité de sympathie, de pénétration dont Beaunier faisait montre à l'égard de ces minores, de ces délicats, de ces précieux et de ces grotesques, qui s'appellent Joubert, Fontanes, Ménage, Restif de la Bretonne ou Grimod de la Reynière; de ces créatures délicieuses, Pauline de Beaumont, Hortense Allart de Meritens ou Juliette Récamier, dont il nous a décrit les mouvements, d'une touche si ajustée, si méticuleuse et si jolie. Autant que le romancier, et plus peut-être, l'historien littéraire est le peintre exceptionnel de la vie. Pour ranimer exactement celle des fantômes qu'il aimait, André Beaunier disposait d'une érudition nourrie, et d'une très vive intelligence critique. Voyez ce que des lettres de Mme de La Fayette à Ménage, par exemple, il a su tirer, faire miraculeusement foisonner, pour la meilleure compréhension de l'auteur de la Princesse de Clèves. Si quelqu'un jamais a su lire, expliquer, déduire et faire comprendre, ce fut notre ami, cet inflexible et sinueux, ce sévère et courtois Beaunier, qui ne vécut que de l'amour des lettres... Dans un temps où personne, à peu près, ne se soucie plus de bien écrire, il écrivait bien. C'est, somme toute, une vertu chez un écrivain." (Émile Henriot, L'Ami du lettré, 1927)
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., 4 août, 4p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Curieuse lettre de Beaunier qui vient d'abandonner la flanelle et a peur que cela puisse nuire à sa santé et provoquer une mort prématurée. Il souhaite que Fleury le rassure. [392]
2 vol. in-8° br., 942 p., en pagination continue, non coupé, très bon état d'occasion.
Phone number : 06.31.29.75.65
Beaunier Jeanne (1868-1942), mezzo-soprano, épouse d'André Beaunier.
Reference : 001242
L.A.S., Paris, 24 décembre 1912, 1pœ in-4 (14 lignes). Elle remercie une dame qui l'a gâtée et lui envoie des voux. Peu commun
quelques races sur la couverture
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
broche
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
LEURS AMOURS . Nom sur en tête du recto de couverture. Tache ambrée au verso de couverture.
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
Demi-reliure cuir blanc, couverture conservée. Ex-libris Tresvaux de Berteux.
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
Flammarion Broch D'occasion tat correct 01/01/1925 190 pages
FASQUELLE Eug¿ne Broch D'occasion tat correct 01/01/1910 150 pages
Librairie Acadmique PERRIN Broch D'occasion tat correct 01/01/1924 150 pages
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., 12 août, 4p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Il lui recommande un garçon, Jean Fafournoux, beau-frère de sa cuisinière, atteint de tuberculose, pour qu'il l'envoie à un médecin spécialisé. [392]
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., 14 août, 3p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Lettre amicale, il est fâché contre un Florand, il part pour la Suisse. [392]
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., 17 juin 1913, 2p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Lettre à propos d'un « puissant garçon », ami de Fleury, non nommé dans la lettre. [392]
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., Cap d'Ail, 3 février 1909, 1p in-12. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). A propos des jours où sa femme, Jeanne,, une mezzo soprano, reçoit. [392]
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., 18 octobre [1911], 1p in-4. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Il lui a signé un exemplaire, sur papier ordinaire, de L'Homme qui a perdu son moi. Il n'y a pas de beau papier, il lui enverra un beau papier lors du prochain tirage. [392]
André Beaunier (1869-1925), écrivain. L.A.S., sd [dimanche], 1p in-8. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Courte lettre de remerciements. [392]
Plon-Nourrit & Cie | Paris 1913 | 11.50 x 18.50 cm | relié
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure en demi basane caramel, dos à cinq nerfs orné de fleurons dorés comportant quelques éraflures, pièce de titre de chagrin rouge, plats de papier marbré, premier plat affecté en tête d'une épidermure, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Envoi autographe signé de André Beaunier à Guillaume Chastenet. A propos de Lucile de Chateaubriand, Eugénie de Guérin, Mmes de Staël et de Beaumont, M. Desbordes-Valmore... Quelques petites rousseurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Ligugé/ Paris, Abbaye de Saint-Martin/ Poussielgue 1906 xvi + 351pp., Nouvelle édition revue et complétée par les Bénédictins de Ligugé, Edition originale de 1906, publié dans la série "Archives de la France monastique" vol.IV (4), 24cm., reliure demi-toile rouge, titre et faux-nerfs dorés au dos, tranches marbrées, texte frais, bon état, R118312