Paris, Librairie Ch. Poussielgue, 1898. Un vol. au format pt in-8 (203 x 133 mm) de 1 frontispice photographique n.fol., xv - 576 pp. et 1 f. bl. Reliure signée de l'époque de demi-maroquin glacé tabac à coins, doubles filets dorés portés sur chacun des plats, dos lisse orné d'un filet d'encadrement doré, filets dorés, double filet vertical doré, larges fleurons dorés, titre doré, tête dorée. (Pouget-Coulon).
Exemplaire revêtu d'une agréable reliure de demi-maroquin ; signée Pouget-Coulon à Paris. ''Relieur établi sous le Second Empire au 44 rue Caumartin à Paris''. (in Fléty). Portrait photographique tiré en héliogravure figurant Sonis en frontispice. Né à la Guadeloupe le 25août1825 et mort à Paris le 15août1887. ''Le 2 décembre 1870, le général Louis-Gaston de Sonis, commandant du 17e corps d'armée de l'armée de la Loire, mène un combat désespéré contre les Prussiens près du bourg de Loigny, non loin d'Orléans. Pour dégager son unité, il lance une charge au cours de laquelle plus de la moitié des hommes et les trois quarts des officiers seront tués, lui-même ayant la cuisse fracassée par une balle. Ayant ordonné la retraite et transmis le commandement, il passera la nuit, couché dans la neige par - 20 °C, à rassurer les blessés. Il survivra miraculeusement - ayant vu la Vierge de Lourdes lui apparaître, affirmera-t-il -, sera amputé, poursuivra néanmoins sa carrière militaire et disparaîtra en 1887, à 61 ans. Ancien officier en Algérie, où il s'était posé des questions sur la colonisation, ancien zouave pontifical, père de famille nombreuse (12 enfants), mort en odeur de sainteté, Sonis a eu un parcours exemplaire de soldat chrétien. '' (Jean Sévilla). Fléty, Dictionnaire des relieurs français, p. 146. Coupes élimées. Discrètes altérations superficielles affectant le dos. Papier légèrement oxydé présentant en outre de discrètes rousseurs. Petite cerne en marge de quelques feuillets. Du reste, bonne condition.