Paris, E. Dentu, 1874 ; in-12. 1f. -(faux-titre)-[VIII)-354pp.-1f. Demi-chagrin noir, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges, coins émoussés. Légère rousseur sur le titre, si non bon exemplaire. Sans la couverture.
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grand papier (avec les fautes connues aux pages 15, 25, 121, 124... ).L'ouvrage se compose de six nouvelles rédigées entre 1850 et 1872. Mis en vente en novembre 1874 il est rapidement l'objet de critiques virulentes (attaque de Paul Girard dans le Charivari du 24 novembre) qui incitent le Procureur de la République à inculper Barbey, son éditeur et son imprimeur (Jacob à Orléans), d'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs. Le tirage est de 2200 exemplaires, mais 480 volumes encore en cour de brochage sont saisis et détruits. Défendu par Gambetta, le procès se solda par un non-lieu. Mais pour assurer de sa bonne foi et pour éviter des poursuites Barbey avait accepté cette saisie et de ne pas faire réimprimer l'ouvrage. Il reparaîtra cependant en 1882 chez Lemerre, avec neuf gravures de Félicien Rops. (En Français dans le texte, n° 300. - VICAIRE, 1, 305. - DRUJON, Catalogue des ouvrages... condamnés, 124. - La Revue des Lettres Modernes N° 9, Barbey-d'Aurevilly, l'histoire des Diaboliques, 1874-1974. Textes réunis par Jacques Paris. Paris, Minard, 1974).
P., Poulet-Malassis, 1861 ; in-12, broché. 2 ff.-XVI-169 pp.Couverture légèrement salie, intérieur frais, sans rousseurs.
Deuxième édition tirée à 1000 exemplaires, la première qui fut mise dans le commerce, avec la date de 1861 sur le titre et de 1862 sur la couverture. L'édition originale, parue à Caen chez Mancel en 1845 (imprimée par Trébutien). G. Oberlé, (Poulet-Malassis N° 196) donne le tirage de l'originale à 250 exemplaires ; M.-F. Melmoux-Montaubin, (Bibliographie des écrivains français. Barbey d'Aurevilly. 2001) indique un tirage à 320 exemplaires.
Paris, Imprimerie Nationale / Alain Controu, 1989 ; grand in-folio (63 x 43 pour l'emboîtage - 61 x 41 pour le papier), en feuilles sous chemise et emboîtage de toile comtesse noire et intérieur en Suedel bleu marine. Étiquette de titre sur le plat sup. Très bon état.
Edition tirée à 100 exemplaires sur vélin d'Arches, un des XX hors-commerce signés par l'artiste. D'après une nouvelle de Barbey d'Aurevilly, extraite des "Diaboliques"; illustrée de 15 gravures sur cuivre, aquatinte et pointes sèches par DADO. Miodrag DJURIC, dit Dado, est originaire du Monténégro (1933). Il effectue des études de Beaux-arts de Herceg-Novi, puis à l'Académie de Belgrade. Il expose et se fait remarquer dés 1956, année où il arrive à Paris. Il travaille alors dans l'atelier de Gérard Patris, rencontre Dubuffet, Matta, Kalinnowski, Daniel Cordier. Ce dernier organise sa première exposition personnelle. Il s'installe en 1960 à Hérouval près de Gisors, expose à Francfort, à New-York en 1962, et très régulièrement à la Galerie Cordier jusqu'en 1976. En 1966 il réalise ses premières gravures dans l'atelier de Georges Visat et rencontre le taille-doucier Alain Controu avec lequel il ne cessera de collaborer. Deux de ses uvres ont acquises par L'Etat en 1968 pour la Fonds national d'art contemporain. Un rétrospective de son travail est présenté au Centre National d'art Contemporain de Paris en 1970, une autre en 1974 à Rotterdam, et dix ans plus tard à Montauban au Musée Ingres. Il illustre "Le Terrier" de Kafka, de 9 pointes sèches en 1985 (Editions Criapl'e). Parmi d'autres livres de bibliophilie il illustre "Les plus belles phrases de la langue française" en collaboration avec Pierre Bettencourt en 1990, "Le don de langue" de Claude-Louis Combet, et "Dadomorphes et dadopathes" (Editions Deyrolle) en 1992, "Les négriers jaunes" de Pierre Bettencourt en 1995... Il multiplie les expositions et installations mêlant peintures et sculptures, crée un décor d'opéra (Tamerlano de Haendel, pour lOpéra de Karlsruhe), les décors et costumes pour la mise en scène de Pierre Jourdan du Llanto por Ignacio Sánchez Mejías de Federico García Lorca (Théâtre Impérial de Compiègne, 1996), peint entièrement la Chapelle Saint-Luc, à Gisors en 1999... Son activité est intense et les hommages et invitations sont nombreuses tant en France que dans son Monténégro d'origine. Il meurt le 27 novembre 2010 à Pontoise.
Paris, Perrin, 1909 ; in-8. 276 pp.-1 f. - 7 planches hors-texte dont 2 doubles pages et 5 plans in-texte de la prison du temple. Pleine toile rouge, titre doré en long sur pièce de titre rouge. De la bibliothèque Naundorf : supra-ex-lbris doré sur le premier plat "Prince René Louis-Charles de Bourbon (Naundorf)".
P., Alphonse Lemerre, coll. Guillaume, s.d. ; in-16. 6 ff.-284 pp.-1 f. Nombreuses illustrations en noir in-texte, certaines à pleines pages, par Marold et Mittis. Demi-maroquin rouge, dos à nerfs, titre doré, date dorée en queue, tête rouge. Dos insolé et légèrement frotté, intérieur frais.
Rare édition originale de Memorandum de Barbey d’Aurevilly tirée à 36 exemplaires seulement pour les amis de l’auteur.Edition originale tirée à 36 exemplaires plus de rarissimes sur vergé de Hollandede ces souvenirs de Barbey d’Aurevilly (1808-1889).L’un des rarissimes sur vergé de Hollande provenant de la bibliothèque Jolly Bavoillot avec ex-libris.Caen, 1856.De toute rareté en plein maroquin du XIXè siècle avec couvertures conservées.Barbey d’Aurevilly, Jules. Memorandum.Caen, Imprimerie A. Hardel, 1856.In-16 carré de (2) ff., 107 pp., (1) p.bl. Maroquin lavallière, décor doré, filets d’encadrement, dos à nerfs très orné, couvertures conservées, non rogné, témoins. Reliure de «Champs», vers 1870.155 x 114 mm.Rare édition originale de ce recueil de souvenirs de Barbey d’Aurevilly, tirée à 36 exemplaires seulement et non mise dans le commerce.Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 308; Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, I, 297; Carteret, I, 108; Clouzot, 38.La justification du tirage annonce: «Ce volume imprimé à petit nombre ne se vend pas».L'édition, hors-commerce, de ces souvenirs d'un voyage en Normandie fut tirée à 36 exemplaires seulement pour les amis de l’auteur, avec des couvertures de tons variés et quelques exemplaires sur Hollande.L’un des précieux exemplaires sur Hollande.Sur la couverture et le titre figure le chiffre de Trébutien, l’ami de Barbey qui a permis la publication du volume. «Barbey avait envoyé ses deux premiers ‘Memoranda’ à Trébutien en 1853, mais celui-ci ne les publia pas. En 1856, Trébutien demande à Barbey un troisième ‘Memorandum’, qui, lui, doit être publié (édition hors commerce), par le destinataire lui-même, peu de temps après sa rédaction, lors d’un séjour de Barbey à Caen. Barbey, en quittant Caen, laisse à Trébutien un manuscrit inachevé et le complète à Paris. Ce ‘Memorandum’ est donc écrit pour Trébutien, destinataire explicite, figurant en entrée du texte, mais en vue d’une publication, qui doit être distribuée (36 exemplaires), à des amis.Barbey écrit ici un journal de voyage puisque l’écriture coïncide, chronologiquement, avec son séjour à Caen. D’autre part, Barbey écrit un journal intime, qui met en œuvre les registres de l’autobiographie et de l’autoportrai: ce séjour à Caen correspond à un moment biographique marqué: Barbey n’y est pas retourné depuis 1837, depuis presque vingt ans. Le journal notera donc des souvenirs, des sentiments éprouvés… Le journal, de plus, met en scène, en opposition, l’amitié pour Trébutien et l’amour pour Madame de Bouglon («l’Ange blanc»). Enfin, ce troisième ‘Memorandum’ tient également du journal littéraire». (Le texte autobiographique de Barbey d’Aurevilly de N. Dodille, pp. 115-117).«Le ‘Memorandum de Caen’ (1856), écrit à la demande de Trébutien, traduit la belle et décisive expérience du retour à la Normandie, à la famille, à la race, à la foi. Mais il est éclairé aussi par la présence radieuse de l’«Ange blanc», qui ne quitte pas alors la pensée de l’écrivain. C’est avec cette femme que Barbey se rend à Port-Vendres en 1858, occasion d’un dernier ‘Memorandum’, moins intéressant.» (Dictionnaire des Œuvres, IV, 498).Précieux exemplaire sur vergé de hollande, grand de marges et relié en plein maroquin du XIXe siècle avec les couvertures bleues imprimées conservées.Nos recherches nous ont permis de localiser des exemplaires de cette rare originale dans 4 Institutions publiques françaises : la B.n.F., la Bibliothèque J. Doucet à Paris, et les Bibliothèques de Troyes et de Caen.
B. Mancel | Caen 1845 | 11.50 x 15 cm | relié
Édition originale, un des rarissimes exemplaires sur Hollande fort, seuls grands papiers avec quelques exemplaires sur papier de couleur. Reliure en demi chagrin noir, dos à quatre nerfs orné de filets noirs, plats de cartonnage noir, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque. Envoi autographe signé de Trébutien à Georges Lesnard. Quelques petites rousseurs sur les gardes. Dans les Annales de Normandie, Jean-Luc Piré analysant la collaboration entre Barbey et Trébutien consacre un paragraphe au Dandysme qui met l'accent sur l'importante participation de Trébutien à ce petit ouvrage, parmi les plus rares et recherchés de Barbey?: «?On connait la monumentale correspondance que Barbey entretint «?dominicalement?» avec son ami durant vingt-six ans. [] La présence de Trébutien est quasi constante dans l'univers aurevillien. Le «?Sagittaire?» n'avait pas l'enseigne menteuse lorsqu'il annonçait à son correspondant?: «?Votre nom, entrelacé dans le mien, est aussi connu que mon nom []. Qui dit d'Aurevilly dit Trébutien.?» Au cur même du Dandysme, Barbey rend hommage à son éditeur et ami?: «?Je demande aux trente ou quarante personnes qui me liront la permission de leur présenter M. Trébutien comme un ami qui vaut mieux que moi et dont l'imagination et la science séparées souvent, mais unies en lui n'ont pas besoin de l'amitié pour être appréciées pour ce qu'elles valent.?» L'histoire du Dandysme, plus que toute autre uvre de Barbey est liée à son éditeur, ami et collaborateur actif. D'abord envisagé sous la forme d'un simple article sur Brummell mort trois ans plus tôt, Du Dandysme va devenir un livre grâce aux nombreux documents fournis par Trébutien qui servit de documentaliste à Barbey?: «?à propos de Brummell, j'ai suivi littéralement tous vos conseils. J'ai lu tout ce que vous m'aviez indiqué?». Après avoir essuyé deux refus de publication dans la Revue des Deux Mondes et le Journal des Débats, d'Aurevilly donne le feu vert à Trébutien pour l'impression. Barbey va prendre à cur cette édition?: l'échange des épreuves et des corrections est incessant; en octobre, il décide d'adjoindre des notes à l'ouvrage. La collaboration de Trébutien acquiert une signification particulière?: «?Vous m'avez fait réaimer le Brummell. Sans vous, je l'aurais jeté au feu pour le récompenser des déceptions dont il a été la cause []. Vous m'avez fait y reprendre goût, et voilà que maintenant poussé par vous, entraîné par vous, j'arrive au culte du détail, au pointillé, à la hachure inquiète, à toutes ces corrections qui font le fini et dont je n'ai pas la puissance, moi, qui suis un homme de premier jet, un brutal et rapide artiste, animalisé par les passions?!?» Lorsqu'en 1850 Trébutien se propose de publier les Prophètes du Passé, Barbey acquiesce en ces termes?: «?Nous corrigerons les épreuves comme celles du Brummell, n'est-ce pas, mon ami?? J'aime cette manière de travailler. Elle est fécondante. Une pensée, une note, une modification quelconque me vient, et je vous l'envoie?». Si l'édition originale renforce l'amitié du poète et de son éditeur, J-L. Piré note que la réédition sera au contraire sujet de discorde?: Barbey avait proposé à son ami, le 2 juillet 1858, de faire réimprimer le Brummell chez Poulet-Malassis ?: «?si vous m'autorisez à traiter avec le Poulet au citron. Nous partagerons en frères, ce qu'il donnera du Brummell et de sa réimpression?». Or Trébutien abhorre Poulet-Malassis?: «?un socialiste de la pire espèce [], il fut rédacteur d'un des journaux les plus ignobles de l'époque []. Il a fondé à Paris une librairie où il réédite toutes les impuretés et les impiétés du XVIIIè siècle?». (Piré Jean-Luc in Hors-série des Annales de Normandie. G.-S. Trébutien [Préface par J.-Cl. Polet ] 1985. pp. 3-198.) Exceptionnel exemplaire imprimé sur grand papier de Hollande dans une stricte reliure de l'époque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
CONRAD (Joseph) / BARBEY (Valdo, ill.) / HARCOURT (Gabrielle d', trad.)
Reference : 421
(1931)
Paris Les exemplaires 1931 In-4° (290 x 200 mm), [1] pl. - 284 pp. - [1] f. - [1] f. bl., maroquin bleu nuit, dos lisse orné à froid avec pièces de titre en maroquin vert d'eau, décor doré à la plaque au centre des plats mosaïqué de maroquin bleu, encadrement à froid se poursuivant sur les contreplats, contregardes et gardes de papier marbré, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche).
Un dessin original de Valdo Barbey pour René Kieffer. Première édition illustrée, tirée à 99 exemplaires sur vélin d'arches, le n° 22 « imprimé pour Monsieur René Kieffer » et signé par l'éditeur à la justification. L'ouvrage est truffé d'un dessin original inédit à l'encre de Valdo Barbey portant un envoi « à mon cher René Kieffer, son ami Valdo Barbey » ainsi que de 2 lettres autographes signées du même, datées du 22 octobre 1942 et du 30 août 1945. Il est revêtu d'une reliure à décor de feuilles de palmier. Le peintre suisse Valdo Barbey (Valeyre-sous-rances : 1880 - Paris : 1964) orne de 20 eaux-fortes cette nouvelle de Conrad. Élève des Beaux-Arts de Paris, Barbey expose dès 1906. Mobilisé, il est réformé en 1916. En épousant la fille du directeur de l'Opéra de Paris, Barbey entre dans le monde du spectacle et réalise des décors et costumes d'opéra, ballet et théâtre. Tout en continuant ses activités de peintre, il illustre quelques livres et en écrit même un, intitulé Lettres à Julien, Flandre et Sicile. Il obtient en 1947 le titre de peintre officiel de la marine. En 1949, René Kieffer commandera à Claude Farrère le texte De Londres à Venise par New-York pour illustrer des eaux-fortes qu'il avait achetées à Barbey. Joseph Conrad, célèbre pour son roman Au cur des ténèbres, a également écrit des nouvelles comme The End of Tether, traduit par Gabrielle d'Harcourt par Au bout du rouleau. Ce texte, paru pour la première fois en 1902, n'est traduit en français qu'en 1931. Conrad, mousse puis capitaine, s'inspire de ses voyages sur la mer : Au bout du rouleau narre l'histoire du capitaine Whalley qui veut aider son unique fille mal mariée. Pour lui apporter une aide financière, il doit reprendre la navigation avec un équipage lâche et avide du secret du vieux capitaine. Monod 3080. Pièces de titre insolées. petite habile restauration à la pointe en tête du mors supérieur
Exemplaire relié par Gayler-Hirou, le relieur attitré de Barbey. Envoi signé et corrections autographes. Charnière supérieure fragile. Paris, Alphonse Lemerre, 1879. 1 vol. (85 x 150 mm) de 1, [2] f., 234 p., [1] et 1 f. Chagrin citron, dos à nerfs orné, pièce de titre, plats ornés d'un encadrement de filets dorés enrichi au premier plat d'un écusson mosaïqué en maroquin bleu avec trois fleurs de lys, dentelle intérieure, tranches bicolores dorées et peintes (reliure signée Gayler-Hirou). Première édition Lemerre. Envoi signé : « à Mademoiselle Mathilde Biéli, son respectueux Jules Barbey d’Aurevilly ».
Le Chevalier des Touches fut publié à Paris en douze feuilletons dans Le Nain jaune du 18 juillet au 2 septembre 1863, et en volume chez Michel Lévy en 1864. La rédaction de ce roman historique, maintes fois interrompue en raison du manque de documentation ou de la préférence accordée par l'auteur à d'autres travaux, dura douze ans. Exemplaire de choix relié pour Barbey d'Aurevilly par Gayler-Hirou, son relieur favori, aux armes royales évoquant l'engagement de son héros, avec tranches bicolore. On relève dans le texte 3 corrections manuscrites, sans doute de la main de Barbey, aux pages 25, 53 et 208. On sait que l'écrivain faisait relier, selon son goût, des exemplaires de ses livres pour en faire présent à ses familiers, comme il l'indique lui-même dans plusieurs lettres. Ce précieux exemplaire a figuré à l'exposition organisée pour le centenaire de la mort de l'écrivain à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris en 1989 (cf. Catalogue Barbey d'Aurevilly, n° 115). Il a ensuite été la propriété de Joël Dupont, éminent spécialiste de Barbey et qui fut, quarante ans durant, le conservateur du Musée Barbey d'Aurevilly à Saint-Sauveur le Vicomte. Il repose aujourd'hui, sur dérogation municipale exceptionnelle, au pied du château et près de la tombe de l'auteur. Des bibliothèques J.M. et Joël Dupont, avec ex-libris. Charnière supérieure fragile.
Paris, Lecampion, 1908. Deux volumes in-8 avec un portrait de Barbey gravé par Noyon. Tirage sur beau papier à petit nombre. Broché, couvertures imprimées. Exemplaire en parfait état.
Trébutien était l'éditeur et grand ami de Barbey qui eut avec lui une très abondante correspondance. Les lettres de Barbey à Trébutien sont, en effet, de nature à satisfaire bien des curiosités. Nous n'avons pas là une correspondance occasionnelle, ne portant que sur des points précis, ni encore des bribes éparses. C'est toute une suite, c'est une série régulière et de grande étendue. De 1832 environ à 1857 ou 1858, Barbey s'est donné le plaisir d'envoyer à Trébutien non des billets d'amitié ou des souvenirs en trois lignes, mais des "lettres" dans toute la force du terme, dignes du "genre épistolaire" du siècle précédent. Provenance: Henry et André Lefai.
Fragment manuscrit de premier jet et en partie inédit [Paris, 1884]. 2 pages en 1 f. (200 x 340 mm). Encre et mine de plomb. Précieux fragment manuscrit de premier jet et en partie inédit de la préface de Jules Barbey d’Aurevilly pour le premier livre de Léon Bloy, Le Révélateur du globe. Cette préface paraîtra seule en pré-originale dans Le Gaulois, à la veille de sa parution en volume chez A. Sauton. Cette version princeps est assez éloignée de l’édition et comporte maints passages dont la formulation est inédite. Des 14 paragraphes de la préface publiée, ce manuscrit en concerne 5 dans lesquels il s’insère de manière fragmentée.
Léon Bloy n’a que vingt et un ans lorsqu’il vient se présenter à son illustre voisin de la rue Rousselet, Jules Barbey d’Aurevilly, de trente-huit ans son aîné : « L’écrivain normand se fera aussitôt le mentor littéraire du jeune homme dont il avait deviné les dons, le guidera dans ses lectures, l’encouragera à apprendre le latin, lui fera découvrir la Bible, les Pères de l’Église et les mystiques […] » (Catalogue de l’Exposition Léon Bloy. Paris, BN, 1968). Avec Georges Landry, le jeune Bloy occupera quelque temps le rôle de secrétaire auprès de Barbey. Lors de la publication de son premier livre, Le Révélateur du globe, c’est à son maître devenu son ami qu’il demandera d’en rédiger la préface. Barbey y sera visionnaire, prédisant le retentissement de ce livre inaugural et l’avenir littéraire du jeune écrivain. Les deux hommes resteront proches et Bloy sera du cercle d’intimes qui entoureront Barbey à ses derniers instants : « M. d’Aurevilly est mort ce matin dans mes bras […] » (lettre à Maurice de Fleury, mardi 23 avril 1889).
Paris, Librairie Lecampion / A. [Auguste] Blaizot, 1908. 2 vol. au format in-8 (34 x 153 mm) de 332 et 286 pp. Reliures uniformes de l'époque de demi-chagrin maroquiné olive, dos à nerfs ornés de filets en noir, titre doré, tomaison dorée, têtes mouchetées, couvertures conservées.
Ensemble complet des deux volumes la constituant. Le premier s'ouvre sur un joli portrait-frontispice inédit figurant Barbey ; gravé à l'eau-forte par Georges Noyon. Belle impression sur papier au filigrane Arches. ''Barbey enverra à Trébutien quelque quatre cent vingt-sept lettres de 1833 à 1856, dans lesquelles il le tenait au courant de tout ce qui touchait de près ou de loin à sa vie, à ses œuvres, à ses amitiés. Barbey d'Aurevilly est très attaché à Trébutien, allant jusqu'à déclarer : « pour moi, ce que Trébutien veut, Dieu le veut ! ». Barbey ne se dissimulait pas l’importance future des vingt-trois volumes transcrits par Trébutien, lorsqu’il appelait cette correspondance « la plus belle plume tombée de son aile », et qu’il ajoutait : « Le meilleur de moi est dans ces lettres où je parle ma vraie langue et en me fichant de tous les publics. ''» Dos et marge des plats passés. Du reste, très belle condition.
BARBEY d'AUREVILLY (Jules-Amédée) - BUHOT (Félix, eaux-fortes de).
Reference : 29932
(1951)
Paris, Alphonse Lemerre, s.d. [circa 1900]. Un vol. au format in-16 (158 x 97 mm) de 1 f. bl. 2 ff. n.fol., 1 frontispice gravé n.fol., 336 pp., 1 f. n.fol. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein maroquin glacé cerise, plats jansénistes, dos à nerfs orné de filets gras à froid, titre doré, tête dorée, double filet doré sur les coupes, tranches dorées, dentelle intérieure dorée.
Exemplaire revêtu d'une délicieuse reliure de plein maroquin. Il s'ouvre sur un portrait-frontispice figurant Barbey par Rajon et recèle en outre 6 délicates eaux-fortes par Félix Buhot. ''Du point de vue pictural, le meilleur de l'oeuvre de Buhot réside dans les délicates illustrations qu'il exécuta pour quelques romans de Barbey d'Aurevilly, et notamment pour L'Ensorcelée, le Diable amoureux de Cazotte aussi, ainsi que les Lettres de mon moulin de Daudet. Comme graveur, il s'est particulièrement fait remarquer par l'expression intense de ses estampes et sa science approfondie des effets de lumière et d'ombre''. (in Bénézit). ''Au rang des oeuvres de Buhot les plus dignes d'intérêt, figurent ces esquisses, demeurées à l'état d'ébauches, destinées ou non à servir de modèles à d'éventuelles gravures''. (in Centorame). ''Dans une atmosphère de campagne barbare où interviennent des pâtres jeteurs de sorts et des vieilles femmes hantées par le souvenir de leurs débauches, Jeanne Le Hardouey, une aristocrate claudélienne mésalliée d'âme et de corps à un acquéreur de biens nationaux, est «ensorcelée» par un prêtre, l'abbé de La Croix-Jugan qui a tenté de se suicider par désespoir de la cause perdue et dont le visage monstrueux porte la trace des tortures que lui ont fait subir les Bleus. «J'ai tâché, disait Barbey, de faire du Shakespeare dans un fossé du Contentin.» Centorame, Les Illustrateurs de l'oeuvre de Barbey, p. 48 - Séguin, Barbey / Etude de bibliographie critique, p. 42 - Boucard & Goodfriend, p. 45 et suivantes - Bénézit II, Dictionnaire des peintres, p. 385 - Monod I, Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes, 957 (pour une édition antérieure). Dos légèrement tâcheté. Très rares autant que claires rousseurs dans le corps d'ouvrage. Nonobstant, belle condition.
Gallimard - Collection Quarto, 2013. Fort volume, br., format 20.5 x 14 cm, 1205 pp., notices. Très agréable.
"Passionnément attaché à Dieu et au Roi, par haine de la tiédeur, exécration de toute recherche de consensus, goût de la radicalité, Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889) peuple de fantômes le vide du présent dans ce lieu ouvert à toutes les résurgences du passé qu'est le Cotentin - un Ouest où le temps ne passe pas comme ailleurs, et dont il enveloppe les petites villes, jadis aristocratiques et bretteuses, d'un regard nostalgique. Ce faisant, les romans de Barbey disent ce qu'aucune philosophie politique, ni aucune historiographie ne théorise ni ne figure : ils parlent du passé, comme ce qui hante, ce qui trouble, ce qui revient. Dissimulé derrière le stéréotype du vieux dandy catholique, monarchiste et scandaleux de la décadence fin de siècle, le romancier déborde d'une énergie littéraire qui parle à la fois de sexe, de politique, et des paysans de brumes - forgeant ainsi un singulier rapport à la mélancolie. Il faut saisir la force de l'histoire dans ses romans, non seulement quand ils racontent des épisodes de la Chouannerie, mais jusque dans la peinture des enfers de la passion et du désir. Dans l'univers aurevillien, le mouvement de l'histoire et le rapport au temps s'incarnent, à proprement parler, et le sexe y est d'autant plus brutal, tourmenté, scandaleux, qu'il est historique et politique - les passions racontent la violence de l'histoire, qui marque les corps." Judith Lyon-Caen. Franco de port France jusqu'à 29 euros iclus. PAYPAL immédiat. MONDIAL RELAY pour : FRANCE, Portugal, Pologne, Espagne, Allemagne, Autriche, Pays Bas, Luxembourg, Italie, Belgique. Toutes les étapes sont accompagnées. Achat, estimations et listages (Papiers, Archives, monographies, arts et métiers, sciences humaines et bibliophilie) France / Suisse (sur rdv).
Caen, Imprimerie Charles Valin, 1899. In-8 (245 x 165 mm), 1 f. bl., XV pp., 129 pp., 2 ff. bl. Broché, couverture imprimée rempliée d’éditeur, non rogné, rousseurs sur la couverture et les trois premiers feuillets.
Edition originale, tirée à 50 exemplaires tous hors-commerce. Le Comte Auguste de Blangy, historien et bibliophile normand, en rédigea l’avant-propos. Ce recueil de lettres comprend des extraits de la correspondance de Barbey d’Aurevilly, adressées à son ami et confident Guillaume Stanislas Trebutien entre 1843 et 1851. Seule la correspondance du poète fut conservée. Jeune étudiant en droit à Caen, Barbey d’Aurevilly entra un jour dans une librairie de la rue du Pont Saint-Jacques, ce fut le début d’une longue correspondance avec Guillaume Stanislas Trebutien (1800-1870), conservateur adjoint de la Bibliothèque et libraire-éditeur à Caen. Discernant très vite le talent du poète, il assura la publication de ses premières œuvres éditées à seulement quelques exemplaires, dont la nouvelle Léa et ses Poésies. Leur relation épistolaire dura 22 ans jusqu’à leur brouille définitive en 1858. Elle donna naissance à l’une des plus belles correspondances du XIXe siècle, révélant toute l’éloquence du poète dans son intimité. Bon exemplaire. LiseSabourin,"Jules Barbey d’Aurevilly,Lettres à Trébutien,1832-1858",Studi Francesi, 181 (LXI | I)|2017, 168.
Paris LouisHervé 1851 1 In-12 (160 x 114 mm), XXXVI pp., 160 pp. Chagrin noir, double encadrement sur les plats formé d'un double filet à froid avec petit fer en écoinçon et d'un double filet doré, dos à nerfs orné de même, titre, auteur et date en doré, tête dorée, non rogné, couvertures conservées, des usures aux mors (reliure légèrement postérieure).
Edition originale “très rare” (Clouzot). Cet ouvrage fut édité à petit nombre par Trebutien. C'est un essai de philosophie politique sur Joseph de Maistre, Louis de Bonald, François-René de Chateaubriand, Félicité de Lamenais et Antoine Blanc de Saint-Bonnet. Ce livre de doctrine empreint de la plus exigeante orthodoxie parut de façon surprenante en même temps que son roman Une Vieille maîtresse, qui fut jugé audacieux et qui fit quelque scandale. Cet exemplaire porte un envoi autographe de l'auteur au comte Armand de Pontmartin (Avignon, 1811-Avignon, 1890), qui fut un critique littéraire et homme de lettres français. Jules Barbey d'Aurevilly (Saint-Sauveur-le-Vicomte, 1808-Paris, 1889) lui donne son “témoignage d'attachement et de reconnaissance”. Devenu en 1848 rédacteur en chef “littéraire” de L'Opinion publique, le légitimisme catholique de Pontmartin le rapprocha à cette époque de Barbey. Il fit paraître dans son journal les deux premiers articles des Prophètes du passé sur de Maistre et Bonald. Scandalisé par certains écrits du romancier, Pontmartin, qui avait remarqué l'influence de de Maistre sur Barbey, ironisa par la suite sur le paradoxe de la parenté littéraire entre les deux hommes qui conduisait Barbey à “penser comme M. de Maistre et à écrire comme le Marquis de Sade”. Bien que quelque peu expurgée, la seconde publication en 1858 d'Une Vieille maîtresse, qui fit à nouveau scandale, contribua à éloigner définitivement les deux hommes. Très bon exemplaire. Clouzot, Guide du bibliophile français. XIXe siècle, p. 37. Carteret, Le Trésor du bibliophile romantique et moderne 1801-1875, I, p. 104. Laffont-Bompiani, Dictionnaire des œuvres de tous les temps et de tous les pays, VI, p. 669. Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, I, col. 291.
Paris, Emile-Paul, Collection " Portrait de La France " N° 5, 1929. In-8 broché (20 x 15 cm), couverture illustrée et rempliée, 84 pages, illustré d'un frontispice sous serpente, de Louis Valdo-Barbey. Edition originale : Un des 1500 exemplaires numérotés sur vélin Lafuma (n° 607).- Louis Valdo-Berbey (1880-1964), est un peintre et décorateur français d'origine suisse, né à Valeyres-sous-Rances (Vaud) Intérieur bien frais, très bon état.
(Saint-Lô), L'Ecoute s'il pleut, (1996). Un vol. au format pt in-8 (214 x 138 mm) de 20 pp., en feuilles, sous couverture titrée à rabats rempliés.
Tirage unique à 400 exemplaires seulement ; plus quelques exemplaires de présent. Celui-ci, imprimé nominativement ; sous jolie couverture en papier de Daphné. ''Ce qui frappe à la lecture de ce texte (qui correspond au tout début de la ''liaison'' de Barbey avec Madame du Vallon) ce n'est pas tant la déception et le désenchantement presqu'immédiatement éprouvés par l'auteur qui, avant de la connaître, avait sûrement trop rêvé de la belle marquise, que la manière, très littéraire et précieuse à la fois, avec laquelle le portrait d'Armance est brossé : alors même qu'il fixe ses traits, au physique et au moral, Barbey est manifestement obsédé par la noble et pure Lélia. Le portrait de la marquise qui progressivement se dégage sous la plume - ou le pinceau - de Barbey est en fait une image en creux, un ''négatif'' en quelque sorte de l'héroïne de George Sand ; et il constitue par antithèse l'un des meilleurs et des premiers commentaires critiques qu'on en ait donnés''. Très belle condition.
Paris, Alphonse Lemerre, 1887. Un vol. au format pt in-12 (173 x 107 mm) de 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 313 pp. et 1 f. bl. Reliure légèrement postérieure de demi-chagrin maroquiné et glacé acajou à coins, filets en noir portés sur les plats, dos à nerfs orné de filets gras en noir, titre doré, tête dorée sur témoins, couvertures et dos conservés.
Tome Ier seul. Précieux exemplaire de Barbey d'Aurevilly lui-même ; paraphé par l'éditeur au colophon. Lequel a ajouté cette mention manuscrite : ''pour l'auteur''. Un des 12 exemplaires du tirage sur Whatman. Second papier après les 20 de tête sur Chine ; mais plus petit papier par le nombre. Germaine ou La pitié qui deviendra Ce qui ne meurt pas constitue de l'aveu même de Barbey un roman qui «a été pour moi, de vous à moi, une des plus douloureuses choses de ma vie.» Mirbeau de considérer que c'est là ''le livre d'un grand artiste qui arrive juste à temps pour nous faire sortie de cette littérature de boudoir et d'arrière-boutique qui menace, chaque jour davantage, de nous envahir et de nous submerger. Les hommes ont beau être ici méchants, les choses laides, par-delà les cris, les blasphèmes, les passions hideuses, au-dessus des bouches tordues, à travers les poings convulsés, monte pourtant le triomphe de l'éternelle Bonté, de l'éternelle Beauté. L'ordure des mauvais livres nous rend plus précieuse encore la beauté des beaux livres, de même que le spectacle du vice abject fait resplendir plus lumineusement l'image sereine de la vertu. ''Ce qui ne meurt pas'', c'est la littérature. Elle a beau, à de certains jours, être déshonorée et salie par des Colombier et galvaudée par des boutiquiers de lettres, nous avons encore, Dieu merci, assez d'hommes courageux et fiers pour la défendre, pour la conserver belle et parée. je prends le titre de ce roman pour le mettre en épitaphe de tous les livres de Barbey et en fais la devise de ses armes littéraires''. (Les Grimaces, 22 décembre, 1883). Pour l'édition originale de 1884 : Carteret I, Le Trésor du bibliophile romantique et moderne, p. 113 - Vicaire I, Manuel de l'amateur de livres du XIXème siècle, 306 - Clouzot, Guide di bibliophile français, p. 25 Très rares autant que discrets frottements affectant le dos. Du reste, très belle condition. L'exemplaire a conservé de larges témoins.
S.l., L'Ecoute s'il pleut, (1999). Un vol. au format pt in-8 (217 x 143 mm) de 22 pp., en feuilles, sous couverture titrée.
Tirage unique à 400 exemplaires seulement (dont 100 hors-commerce). Belle impression sur vergé s'ouvrant sur un frontispice figurant Barbey primitivement publié dans Les Hommes d'aujourd'hui. Il est revêtu d'une joli couverture La Vallière tirée sur papier type Rhinocéros. ''Verlaine rédigea en 1886 la notice destinée à la série des hommes d'aujourd'hui que nous publions à nouveau aujourd'hui. Il se souviendra, certes, que Barbey a égratigné les poètes parnassiens et surtout symbolistes, il maintiendra qu'en tant que critique, Barbey est ''détestablement personnel, adorablement méchant et spirituel comme un mauvais diable. Verlaine de terminer pourtant son propos par un bel et franc éloge dont la justesse ne cesse de se vérifier''. Très belle condition.
Paris, A. Blaizot éditeur, 1908. 2 vol. in-8, 332 + 286 pp., broché, couverture originale imprimée, second volume non coupé (petites déchirures marginales des couverture).
Édition en partie originale, un des exemplaires sur Japon non numéroté comportant un double état du portrait de Barbey d'Aurevilly par Georges Noyon en frontispice. Cet exemplaire a été enrichi, au premier volume, d'un portrait photographique de Barbey d'Aurevilly par Melandri, d'une lettre autographe signée, sans lieu, ni date, 1 p. in-8 sur un double feuillet, adressée à "Cher Amphitryon", d'une note autographe signée, sans lieu, ni date, 1 p. in-16. Dans le second volume, une lettre autographe signée de Barbey d'Aurevilly à [ Hector de] "St Maur", sans lieu, ni date[juillet 1869], 1 p. in-8, qu'il souhaite voir bientôt avec Benjamin Antier et dans laquelle il fait une référence à Macbeth. De ces deux lettres, il semble que seule celle adressée à Saint Maur soit reproduite dans la Correspondance générale (au vol. VII, p., n°1869/11). * Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Félix Buhot (1847-1898), estampe originale (eau-forte), 2ème état. Tirage sur papier vergé. 1888. "Ex libris d'eaux-fortes pour L'Ensorcelée de Mr. J. Barbey d'Aurevilly. Lemerre ed." Format du cuivre 219 x 152 mm. Format de la feuille 286 x 192 mm. Superbe estampe originale publiée dans la livraison du 10 mars 1888 du Livre, revue bibliophilique et bibliographique fondée et dirigée par Octave Uzanne. Belle épreuve sur papier vergé. Protégée par son papier fin d'époque. Etching and drypoint. A very fine proof on laid paper. 2nd state of 2. Good margins. Félix Buhot était ami avec Octave Uzanne, ce qui explique que cette estampe inédite est donnée dans cette revue de luxe destinée aux bibliophiles. Référence : Bourcard et Goodfriend, 116, état définitif. L’Ensorcelée ou La Messe de la Croix-Jugan de Jules Barbey d’Aurevilly a été publiée pour la première fois en feuilleton en 1852, puis édité en 1854. Comme le rappelle Jean-Luc Dufresne, les illustrations pour L’Ensorcelée et Le Chevalier Destouches furent « réalisées spontanément, sans aucune commande » par Buhot, qui rencontra Barbey d’Aurevilly en 1872. Celui-ci le présenta à l’éditeur Alphonse Lemerre. Barbey d’Aurevilly appréciait grandement le travail de Buhot qui, disait-il, « [rêvait] avec une tête identique à la [sienne] ». Barbey meurt l'année suivante, en 1889 (23 avril). Les estampes originales de Félix Buhot sont très recherchées des amateurs.
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1 vol. in-8 reliure demi-veau vert, dos lisse orné en long, tête dorée, couvertures conservées, mention X au dos en queue (dixième volume de la deuxième série), Les Oeuvres et les Hommes, Maison Quantin, Paris, 1888, 1 f. blanc, 3 ff., 394 pp. et 3 ff n. ch.
Remarquable exemplaire enrichi d'un des fameux envois autographes signés, à l'encre rouge, par Jules Barbey d'Aurevilly, et adressé à Monsieur Alboize. Jean Alboize avait racheté à Arsène Houssaye la fameuse revue "l'Artiste" en 1881 ; Barbey y publia quelques poèmes à partir de 1884. La monographie consacrées aux dédicaces de Barbey, publiée chez Blaizot en 1908, signale plusieurs envois à Alboize. Bon état (infime frott. au mors en queue, rares rouss., ex-libris baron Raymond Auvray, très bon état par ailleurs) pour cet exemplaire de l'édition originale dont il n'a pas été tiré de grand papier, dédicacé par Barbey d'Aurevilly, alors très âgé (il mourra en 1889). Dans ce recueil, il évoque Léopold Ranke, Fustel de Coulanges, Gaston Boissier, Henri Wallon, Gobineau, Henri de l'Epinois, le comte de Gasparin, le vicomte de Meaux, Prescott, Forneron, les frères Goncourt, Nicolardot, Rocquain, Carlyle, Michelet, Oscar de Vallée, Charles d'Héricault, Taine, Xavier Eyma, Crétineau-Joly et le docteur Revelière. Vicaire, I, 301
[E. Dentu] - BARBEY D'AUREVILLY, Jules ; [ READ, Louise ]
Reference : 56882
(1889)
1 vol. in-8 reliure demi-veau vert, dos lisse orné en long, tête dorée, couvertures conservées, mention XI au dos en queue (onzième volume de la deuxième série), Les Oeuvres et les Hommes, Maison Quantin, Paris, 1889, 1 f. blanc, 3 ff., 360 pp. et 1 f. n. ch.
Remarquable exemplaire enrichi d'un envoi rédigé par la secrétaire de Barbey Louise Read, avec cachet de signature à l'encre rouge, et adressé à Jean Alboize. Jean Alboize avait racheté à Arsène Houssaye la fameuse revue "l'Artiste" en 1881 ; Barbey y publia quelques poèmes à partir de 1884. La monographie consacrées aux dédicaces de Barbey, publiée chez Blaizot en 1908, signale plusieurs envois à Alboize. Bon exemplaire (infime frott. au mors, ex-libris baron Raymond Auvray, très bon état par ailleurs) pour cet exemplaire du tirage ordinaire de l'édition originale (avec 12 hollande et 9 japon), dédicacé par Barbey d'Aurevilly, alors malade et âgé, et qui mourra cette même année 1889 ; c'est Louise Read (1845-1928), son célèbre "ange noir" tout à la fois gouvernante et secrétaire qui s'est chargé de rédiger la dédicace. Dans ce beau recueil, il évoque Ronsard, La Fontaine, Chénier, Agrippa d'Aubigné, Victor Hugo, Heine, Barbier, Lamartine, Arckermann, Richepin, Milton, Corneille, Banville, Pichat, Pommier, Monselet, Saint-Maur, Bourget, Rollinat et Vigny. Vicaire, I, 302
P., Alphonse Lemerre, 1890, in-12, vii-74 pp, préface de Paul Bourget, broché, couverture jaune imprimée, avec au dos le catalogue des oeuvres de Jules Barbey d'Aurevilly chez Lemerre, bon état. Edition originale (Vicaire I, 308)
L'auteur se reconnaît dans le personnage d'Altaï, Maurice de Guérin dans celui de Somegod, et Amaïdée, « fille de race déchue », est inspirée d'une aventure réelle de l'auteur, selon ses propres dires. Intéressante oeuvre de jeunesse écrite avant 1840, dont le manuscrit figura à la dispersion de la bibliothèque de Sainte-Beuve où il passa dans les mains d'un certain M. Paradis, puis disparut pour de nombreuses années. — Dans cette intéressante oeuvre de jeunesse écrite avant 1840, l’auteur se reconnait dans le personnage d’Altaï, Maurice de Guérin dans celui de Somegod, et Amaïdée est inspirée d’une aventure réelle de l’auteur. — Jules-Amédée Barbey d’Aurevilly est né en 1808 et mort en 1889. « Ses origines et son enfance mettent d’abord en relief les deux traits essentiels de cet écrivain solitaire et original : il est Normand et il est noble. Au sortir du collège (1824), le jeune garçon vint à Valognes où il vécut pendant plusieurs années. C’est là qu’il connut les derniers survivants de la chouannerie qu’il s’efforcera plus tard de réhabiliter. Dès l’adolescence Barbey commence à composer des vers. A dix-neuf ans, il va faire ses humanités à Paris, au collège Stanislas, où il devient l’ami de Maurice de Guérin. Une fois bachelier, en 1829, il s’installe à Caen comme étudiant en droit et rencontre le libraire Trébutien qui lui voue un attachement passionné et qu’il chargera plus tard de mille besognes d’édition, de corrections d’épreuves, etc. (...). » (Dictionnaire des auteurs, I, 214). Paul Bourget explique l’histoire de la publication d’Amaïdée dans la préface : « Ce poème en prose d’Amaïdée se rattache à la première jeunesse du maitre écrivain qui devait nous donner un jour la Vieille Maitresse et le Chevalier Des Touches. C’est un fragment et de brève dimension, mais qui a déjà son histoire. L’unique copie dont les amis de M. Barbey d’Aurevilly eussent connaissance provenait du fidèle Trebutien (qui se fit, comme on sait, par enthousiasme d’affection, l’éditeur de la Bague d’Annibal, du Dandysme, des Poésies, des Prophètes du Passé, ...). Ce dévot d’amitié l’avait communiquée à Sainte-Beuve, lors de la publication des lettres de Maurice et d’Eugénie de Guérin. A la vente du célèbre critique, un M. Paradis acheta le manuscrit. Ce collectionneur mourut lui-même et Amaïdée passa dans les mains d’un inconnu. Comme, d’autre part, les papiers de Trebutien ne portaient pas trace de l’original, on croyait ce fragment perdu sans retour. Un appel fait dans le Figaro au possesseur actuel était resté infructueux, lorsque la nièce du premier dépositaire découvrit, dans un des cartons pieusement conservés depuis la mort de son oncle, un cahier sans signature, étiqueté de ce nom romantique. Elle se souvint d’avoir lu dans un journal que M. d’Aurevilly recherchait cette oeuvre d’adolescence et lui envoya le mystérieux cahier. Et voilà comment ces pages, écrites avant 1840, paraissent aujourd’hui seulement que leur auteur est devenu célèbre et pour des travaux bien différents de ce premier essai ».