Paris, Potey, 1807. In-12, 304 pp., cartonnage beige foncé, dos long, pièce de titre rouge (quelques petits manques et frottements, coiffe supérieure arasée, quelques petites taches).
Édition originale des observations de Mersan sur l'oeuvre et la vie de Jean-Louis Guez de Balzac. La seconde partie est un recueil de maximes et essais de l'académicien français, tirés de ses ouvrages et de sa correspondance. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Charpentier, 1839. In-12, 357 pp., demi-chagrin brique, dos à nerfs orné de filets, frises et fleurons dorés et de filets à froid, tête dorée (petites taches et rousseurs).
Première édition in-12 de ce roman, en partie originale car revue et corrigée par rapport à l'édition originale parue en 1831. Dès sa sortie, c'est un succès supplémentaire pour Balzac qui fréquente déjà les salons littéraires réputés et contribue à plusieurs revues. L'ouvrage comptera de nombreuses rééditions et traductions ainsi que des adaptations en opéra ou en film. Il reprend en épigraphe le dessin sinueux de Sterne, extrait de Tristam Shandy, qui se trouvait sur la couverture de l'édition originale. C'est également à partir de ce roman que Balzac ajoute la particule à son nom. On joint une quittance datée de 1846. Clouzot, p. 19; Carteret, I, p. 60. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Claude Barbin, 1658. In-12, 452 pp., demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tranches mouchetées (petit manque et épidermures à la reliure, quelques petites taches éparses).
Nouvelle édition d'oeuvres choisies de Jean-Louis Guez de Balzac. Ex-libris manuscrit I. Avril au titre, tampon ex-libris Charles Henneguier. Brunet, I, 632. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Alexandres Houssiaux / Dentu, 1853. In-8 étroit, 46 pp., à la Bradel, percaline verte, couverture conservée (petits frottements à la reliure, quelques rousseurs).
Troisième édition, originale pour le chapitre rédigé par Honoré de Balzac. Document extrêmement rare. * Voir photographie(s) / See the picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
DUMAS (Alexandre), BALZAC (Honoré de), PYAT (Félix), SUE (Eugène), SAINT-GEORGES, HALEVY (F.)
Reference : 13305
Magazin théâtral (impr. Ve Dondey-Dupré), 1836 / ibid, 1840 / (impr. Boulé et Ce), (après 1842) / Ve Jonas, Michel Lévy, Tresse, 1858. 4 ouvrages in-8, 37-(1)--40--36--29-(1) pp., reliure de l'époque demi-percaline (coiffes frottées ; Kean est coupé plus court ; rousseurs).
Editions pré-originales pour le Kean de Dumas et le Vautrin de Balzac, illustré d'une vignette. * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Pierre Rocolet, 1642. In-8, [36]-718-[12] pp. 1 pl., parchemin rigide, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches dorées (ors affadis, petits manques et frottements, quelques taches, importantes mais pâles mouillures).
Nouvelle édition ornée d'un portrait de l'auteur en frontispice, gravé par Masne. Ex-libris gravé d'Emmanuel Barberot d'Autel, ex-libris gravé par Decaris du colonel Ph. Milon, ex-libris gravé d'Yves Durand-Noël, ex-libris manuscrit au titre. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Balzac, Mérimé, Stendhal, Napoléon, St. Vincent de Paul, Casanova, Edgar Poe, Paul de Molènes, Henry IV, Ch. Baudelaire.
Reference : 31668
Maxilien Vox, 1944/1945, Collection "Brins de Plume", In/6 broché, oblong, couverture remplié, tirage mille exemplaires sur B.F.K. Rives tiré pard Daniel-Luxe à Lille pour Union Bibliophile de France, tirage numéroté. N° 1 Les Caprices de la Gina, par H. de Balzac, texte retrouvées par Marcel Bouteron, 63 pages (tache sur la couverture) - N° 2.- Viccolo di madama Lucrezia, par Mérimée 74 pages - N° 3 Vanina Vanini : chronique italienne, par Stendhal, 80 pages - N° 4 Lettres de Napoléon à Joséphine, 56 pages - N° 5 L'Évangile selon Saint Vincent de Paul d'après les entretiens spirituels, 56 pages - N° 6 Mon cher Casanova : lettres d'amour, de Manon Balletti, 58 pages - N° 7 Le Corbeau, par Edgar Allan Poe ; traduit par Ch. Baudelaire, 58 pages - N° 8 Réflexions sur l'Imitation de N.S.J.C., par Paul de Molènes ; (préf. de Barbey d'Aurevilly et postface par le général du Barail) 56pages - N° 9 - Lettres d'Henry IV à Corysande : 1585-1597, 56 pages - N° 10 Mon coeur mis à nu : journal intime, par Ch. Baudelaire, 69 pages.
Paris Armand Colin et Cie, collection "Lectures littéraires", 1901. In/8, reliure demi-chagrin vert dos orné à 5 nerfs, Introduction XXIII p, 376 pages. Pages choisies par Gustave Lanson.
Paris A L'Emblème du Secrétaire, 1941, grand in/8 broché, couverture rempliée, 195 pages. Exemplaire numéroté sur Vélin ivoirine des papeteries Boucher. Illustrations en couleurs de Delignères.
Paris, Alexandre Houssiaux, 1855. 20 vol. in-8, demi-chagrin aubergine, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches mouchetées (pp. 135 à 138 et une planche du premier volume déreliées, pp. 223 à 250 reliées dans le désordre au premier volume, quelques taches et rousseurs, dos insolés, quelques petits frottements).
Réimpression des oeuvres complètes publiée par Furne mais augmentée d'une notice de Georges Sand et des trois derniers tomes (dont celui consacrée au théâtre et celui des Contes drôlatiques). Elle est ornée d'un portrait de l'auteur en frontispice gravé par Lemoine d'après Bertall au premier volume et de 140 planches ainsi qu'une vignette dans le texte. Vicaire, I, 246; Clouzot, 27. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Augustin Courbé, 1657. In-4, [96]-477-[21] pp., reliure composite formée d'un dos en parchemin, plats de basane marbrée brune, double filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs (reliure un peu défraîchie mais solide, petit manque et déchirures sans gravité au titre, déchirure sans atteinte au f. oo2, mouillures, petites rousseurs et taches, galeries de ver sans atteinte)
Édition originale posthume de ce recueil, publié trois ans après la mort de son auteur. Une main ancienne a laissé des annotations marginales qu'une note manuscrite en début de volume attribue à Claude Bréghot du Lut, célèbre littérateur lyonnais, fondateur de la Société littéraire de Lyon, une note tapuscrite évoque une provenance de la bibliothèque d'Antoine Péricaud. Tchemerzine, I, 370K. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, chez l'éditeur, 1838. 2 vol. in-8, 354 pp. + 337 pp., percaline verte, dos long orné de filets dorés, couverture conservée au 2nd volume (petits frottements, pâles mouillures, petits rousseurs et taches, manques et déchirures).
Édition originale de ce roman faisant partie des Scènes de la vie parisienne, pendant de La Maison Nucingen. Complet de l'errata, de l'article d'Édouard Ourliac : "Malheur et aventure de César Birotteau avant sa naissance" paru dans le Figaro, le 15 décembre 1837 et des Oeuvres de M. de Balzac. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
In-folio, demi-basane noire de l'époque, dos lisse orné de filets dorés (reliure défraîchie, rousseurs, taches, réparations du papier, petites déchirures, manques).
Réunion de numéros de la partie Littérature du Journal du Jeudi, parus du 29 octobre 1868 avec le numéro 887 au numéro 928 du 21 mars 1869 dans lesquels ont paru, en partie : Les Frères corses et Les Mariages du père Olifus de Dumas, Les Chouans et Splendeurs et Misères de la vie courtisane de Balzac, Lucrezia Floriani et Le Château des Désertes de George Sand. En début de volume, il a été relié un extrait des Annales des Tribunaux à propos de l'affaire d'Auteuil et in fine, Les Femmes, le Jeu et le Vin de Paul de Kock, paru en feuilleton également. * Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, éditions Duchartre & van Buggenhoudt, 1927. In-folio, 45 pp., cartonnage éditeur illustré à dos de toile rouge (quelques petites rousseurs
Bel album illustré d'après des images populaires ou d'Épinal par Olesiewicz coloriées au patron appliqué à la main. Il comprend également une dédicace aux enfants des balzaciens et autres ainsi qu'une courte notice biographique sur Balzac. Un des exemplaires HC sans suite. Couleurs très vives. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, imprimé pour les Amis des livres par Motteroz, 1883. In-8, 345 pp., maroquin rouge de David, deux triples filets dorés en encadrement sur les plats dont un orné de fleurons et d'arabesques végétales dorés, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, encadrement intérieur de maroquin rouge orné d'une dentelle dorée, doublure de maroquin indigo ornée de filets, d'une dentelle et de fleurons dorés, tranches dorées, couverture conservée, chemise à rabats à dos de basane rouge, étui bordé de même (manque et épidermures au dos de la chemise et à l'étui, dos très légèrement insolé).
Édition du roman de Balzac illustrée de 8 eaux-fortes en noir de Dagnan-Bouveret, hors textes, gravées par Le Rat, tirées sur Chine par Beillet et appliquées sur onglet. Les gravures sont deux états : l'état définitif sur Chine et un état intermédiaire au trait. Un des 120 exemplaires sur vélin satiné, tirage unique, exemplaire nominatif d'Emmanuel Rocher. L'ouvrage comprend, in fine, la liste des membres de l'association des Amis des livres, à l'origine de la publication. Superbe exemplaire établie dans une luxueuse reliure de maroquin doublée de David. Vicaire, I, 43-44. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
S.l., éditions littéraires de France, s.d. In-8, 218 pp., broché, couverture originale imprimée, double étui cartonné de l'éditeur (deux petites taches à la couverture).
Édition illustrée de ce roman appartenant à La Comédie humaine de Balzac. Elle est ornée des eaux-fortes en noir de Charles Genty. Un des 30 exemplaires numérotés en chiffres romains, tirage de tête sur papier de Rives, contenant un des dessins originaux de l'artiste, signé du monogramme de Genty et le cuivre correspondant ainsi qu'une suite des illustrations. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
S.l.n.d. 1 p. in-12
Minute de lettre autographe, rédigée au dos d'une quittance pour le journal L'Univers religieux datée du 7 novembre 1834 à un M. [Jean] Dedoue, vicaire à Entrevaux. Il s'agit de la copie d'une lettre de l'abbé La Mennais, qui fut publiée dans la revue L'Époque ou les Soirées européennes en juin 1835. Il y remercie sa correspondante pour l'envoi de son ouvrage : "Les Paroles d'une croyante". La jeune femme en question se prénomme Aimable Lebot. Son ouvrage a paru en 1834 en réponse à l'ouvrage "Parole d'un croyant", publié par La Mennais la même année. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Gabriel Roux (Impr. A. Moussin à Coulommiers), 1846. 2 volumes in-8, 310-(2) et 331-(1) pp., reliure de l'époque demi-basane (reliures frottées, deux coiffes abîmées, rousseurs, pâle mouillure au coin inférieur du tome 1, coin déchiré p. 265 du tome 1). Doré en pied des dos : Brodard. Ex-libris gravé : Edouard Pilastre.
Edition originale, les deux premiers volumes seuls (sur 3). * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Charpentier, 1839-1843. 12 volumes in-12, reliures de l'époque uniformes demi-chagrin, dos ornés, tranches joliment marbrées (coup au dos du 2e tome des Scènes de la vie de Province ; rares rousseurs).
Editions en partie originales ("version[s] remaniée[s], et souvent profondément", cf. Clouzot, 26-27) et première éditions in-12 pour tous ces titres, sauf deux (Physiologie du Mariage et Balthazar Claës). Agréable exemplaire, avec de jolis papiers de garde. * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Claude Morlot, 1627 2 parties en un volume in-4 de 14 pp., (2) ff., 258 (mal chiffrées 330) pp., (1) f., 52 pp., vélin ivoire, traces de lacets, titre manuscrit à l'encre brune au dos, tranches nues (reliure de l'époque).
"Édition originale in-4, donnée par Claude Morlot, concurremment à son édition in-8, témoignage d'une ""offensive éditoriale très concertée"" (M. Bombart, p. 239) L'Apologie s'inscrit dans le cadre de la querelle déclenchée par la publication, en 1624, des Lettres de Balzac, dont elle vise à légitimer l'esthétique. Il s'agit initialement d'une réponse au manuscrit d'un moine Feuillant - répandue par le supérieur général de son ordre, Jean Goulu -, Conformité de l'Eloquence de Monsieur de Balzac. Son auteur, dom André de Saint-Denis, relevait divers extraits des Lettres pour dénoncer les larcins de Balzac et son manque d'originalité. Ami de Balzac, François Ogier entreprend de répondre à ces attaques. Mis au courant des intentions de son ami, Balzac prend le projet à son compte et reformule lui-même sa propre Apologie : ""M. de Balzac, parlant de cet ouvrage, disait qu'il en était le père, et qu'Ogier n'en était que le parrain; qu'il avait fourni la soie, et qu'Ogier n'avait fourni que le canevas"" (Ménage). ""Le coup de maître de Balzac, ou d'Ogier, est d'avoir précisément confisqué à leur profit cette lourde machine de guerre [la Conformité de l'Eloquence]"" (Jehasse). Confrontant les extraits des Lettres avec leurs sources supposées par André de Saint-Denis - ce texte revu et corrigé par Balzac est présenté à la fin de l'ouvrage. L'Apologie, s'appuyant sur l'apport humaniste pour mieux assurer la réussite d'un Moderne et d'un Mondain, affirme l'originalité de Balzac. Elle définit la bonne imitation par rapport au larcin et souligne que Balzac dépasse toute forme d'imitation, en s'émancipant de tout modèle. L'Apologie répond également aux attaques de Sorel dans Francion (1626), justifiant la pertinence et la propriété du style et défendant l'usage des hyperboles en rattachant l'écriture de Balzac au sublime, en référence au traité de Longin. La publication de l'Apologie avec sa dédicace dithyrambique au cardinal de Richelieu et l'Ode liminaire de Monsieur Racan, relance la polémique autour des Lettres : dès l'automne 1627, Jean Goulu répond aux attaques contre la Conformité, dans ses Lettres de Phyllarque à Ariste où il critique Balzac pour son raffinement et sa vanité d'auteur. ""Affirmation superbe de la supériorité de Balzac, l'Apologie est l'éloquent témoignage d'une société jeune, expansionniste, qui demande aux Lettre de consacrer sa puissance dans les armes. Elle traduit le renouveau moral et le sursaut nationaliste suscité par les victoires de Louis XIII et les succès d'un Richelieu […]"" (Jehasse). Très bel exemplaire en vélin de l'époque. De la bibliothèque de Messire Bernard de Noblet chevalier comte de Chenelette avec ex-libris. Mouillure marginale au coin externe supérieur sur une dizaine de pages seulement. Apologie pour monsieur de Balzac, J. Jehasse (éd.), Université de Saint-Étienne, 1977. - Beugnot, 134. - M. Bombart, Guez de Balzac et la querelle des ""Lettres"" : écriture, polémique et critique dans la France du premier XVIIe siècle, 2007."
Bâle 18 mai[1846] | 13.6 x 21.8 cm | 2 pages sur un feuillet
Lettre autographe d'Honoré de Balzac signée à Gustave Silbermann, datée du 18 mai [1846], avec cachet à sec de l'hôtel des Trois Rois à Bâle. Fragile document, traces de pliures ayant occasionné en tête des déchirures avec manque, trois manques angulaires affectant quelques lettres. dont les deux dernières lettres de la signature de l'auteur. Beau témoignage épistolaire du goût immodéré de Balzac pour la collection d'art, dans cette lettre probablement inédite adressée à son ami le libraire-imprimeur strasbourgeois Gustave Silbermann. Balzac prévoit un séjour à Strasbourg, pendant lequel il confiera plus tard s'être fiancé avec Madame Hanska. * Surmené par l'écriture frénétique de la Comédie Humaine, Balzac avait entrepris de quitter Paris et faire un grand tour d'Europe. "Le 25 mars 1846, Balzac retrouvait Mme Hanska à Rome, où il nétait encore jamais allé, et qui léblouit. À Rome, puis à Civita-Vecchia, à Gênes et tout au long du chemin qui les ramena à Bâle, via le lac Majeur, le Simplon, Genève, on acheta des tableaux, des objets dart, des meubles", Balzac poursuivant 'avec acharnement luvre de son mobilier'" (M. Maximovitch,Honoré de Balzac et Mme Hanska, Ambassade de France en Ukraine). Un an plus tard il publieraLe Cousin Pons - sans doute la plus belle expression littéraire de sa passion, où la collection d'art est omniprésente et le héros est atteint de la « bricabracomanie » (le mot est de lui) balzacienne. Ecrivant depuis Bâle, Balzac comptait encore faire des acquisitions à Strasbourg où il mentionne ici une "collection de tableaux annoncée dans les journaux et qui est rue du vieux marché". C'est pour Madame Hanska que Balzac intensifie à cette période nettement ses achats d'art, "manifestant une véritable frénésie d'acquisition et de collection. C'est le moment où il aménage pour sa future épouse la maison qu'il a achetée rue Fortunée (actuelle rue Balzac). Avant même de l'habiter, à partir du 15 avril 1847, il brocante partout, passe commande, s'enthousiasme pour de vraies ou de fausses bonnes affaires." (Nicole Mozet, Balzac collectionneur). Ce séjour à Strasbourg aura une importance capitale dans leur histoire, puisque Balzac confiera à sa soeur y avoir officialisé ses fiancailles avec Mme Hanska : "nous étions fiancés dès 1846 à Strasbourg" (lettre du 15 mars 1850). Il prie également Silbermann dans cette lettre de lui arranger son transport - ce dernier fut même un fidèle soutien de Balzac dans sa relation avec sa future femme : "La comtesse Hanska passe-t-elle à Strasbourg au cours d'un voyage, c'est ce fidèle ami qui est chargé de lui remettre une lettre de son amant, de veiller aux commodités de son séjour, d'entourer sa personne de tous les égards convenables, voire même de s'occuper de ses provisions de route" (Yves Cambefort). Un moment inédit dans la vie du "tableaumane" Balzac, allant à Strasbourg où il scellera son union avec son grand amour. "Je compte sur votre complaisance pour me retenir une place dans la malle-poste de Strasbourg à compter du 25 de ce mois, pas plus tôt ; plus tard n'a pas d'inconvénient pourvu que je sois parti avant le 31, payé la place si c'est nécessaire et je vous rembourserai en passant [...] Répondez-moi un mot à Heidelberg à l'hôtel de la Cour de Bade pour que je sache le jour où la place sera prise [...]Si la collection de tableaux annoncée dans les journaux et qui est rue du vieux marché est toujours à vendre [...]". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Un des 12 imprimé sur papier de couleur, dont quatre seulement sont connus.Précieux exemplaire offert par Balzac à George Sand. Paris, Charles Gosselin, 1833. 1 vol. (161 x 111 mm) de 264 p. dont le faux-titre et le titre ; cartonnage de papier rouge à la Bradel, dos lisse, titre doré (Wagner & Spachmann), chemise en demi-maroquin saumon avec étui assorti (G. Mercier, 1931). Première édition séparée, en grande partie originale. Un des 12 rarissimes exemplaires imprimés sur papier fort de couleur saumon. Précieux exemplaire offert à George Sand ; il porte sur le titre, sous le nom de l'auteur, de la main de la romancière : « Ex. donné par lui-même à G. Sand ».
Louis Lambert est une oeuvre savoureuse de Balzac, qui plante le personnage d'un intellectuel romantique blessé, que la folie emportera. Une première publication en 1832 dans Les Nouveaux Contes philosophiques le laisse insatisfait : il écrit le 25 novembre à son amie Zulma Carraud : « Hélas [Louis Lambert] est incomplet. Je me suis encore trop pressé. Il y manque des développements et bien des choses que je suis en train de faire, et, dans la prochaine édition, il sera bien changé, bien corrigé. » (Corr., II, 178). Balzac remanie alors considérablement son texte, en y ajoutant notamment le Traité de la volonté. Cette version définitive paraît deux mois plus tard, en janvier 1833, seulement imprimée à 750 exemplaires dont une grande partie, aux dires de Balzac dans la préface à l'édition collective du Livre mystique, sera détruite, déplorant encore en 1835 le mauvais travail réalisé pour cette « défectueuse édition qui, pour mon malheur, court le monde dans un état désolant d'imperfection » (Corr., II, 932). « Le résultat final témoigne de l'activité de penseur de Louis, génie foudroyé, mais garde un caractère un peu composite du fait même de cette élaboration par paliers. Balzac resta pourtant très attaché à cette oeuvre ‘chérie, tant caressée' (LHB I, 573), longuement pensée et portée, prédilection dont témoigne le luxe exceptionnel des reliures qui conservent les documents de sa genèse » (Isabelle Tournier, Louis Lambert, Maison de Balzac, notice en ligne) : en témoigne l'exemplaire conservé à la Maison de Balzac, établi par Balzac lui-même pour Madame de Berny, relié en « maroquin rouge à grain long, dos et plats ornés de compartiments dorés et à froid, mosaïque de maroquin bleu et vert, [portant] au centre du plat supérieur : ‘Et nunc et semper' avec d'abondantes corrections et 25 feuillets intercalés d'additions, notamment sur Vendôme et sur le Traité de la Volonté ». En témoigne également un tirage tout particulier que Balzac fit réaliser sur ses fonds propres : douze exemplaires sur papier fort, de couleur saumon, que le romancier confie à l'atelier de reliure Wagner & Spachmann. La facture originale, conservée dans le fonds Lovenjoul de l'Institut de France, nous renseigne : établie à son nom en date du 20 février 1833, ils sont tous identiques, « payés 1 franc pièce ; des cartonnages modestes [qui] sont cependant en parfaite harmonie avec l'ouvrage. Sobres, recouverts de papier rouge brique, ils présentent au dos le seul titre L. LAMBERT en lettres dorées, entre deux filets dorés. Les gardes sont de papier blanc ; le volume est non rogné. Balzac destinait manifestement ces exemplaires à des amis proches » (Balzac imprimeur et défenseur du livre, 1995, p. 136). De ces douze exemplaires, trois autres seulement sont localisés : - exemplaire de Victor Ratier, ancien directeur de La Silhouette, avec envoi autographe signé (Exposition Balzac, Pierre Berès, nº 255, collection particulière) ; - exemplaire d'Eugène Sue avec envoi autographe signé « au cher capitaine de la Salamandre » (Bibliothèque Jacques Guérin, 20 mars 1985, nº 4, coll. particulière) ; - exemplaire sans envoi (peut-être celui cité par Vicaire, en provenance d'une vente Rouquette ; Librairie Métamorphoses, 2016, n° 26, coll. particulière, avec un dos refait). Cet exemplaire de George Sand (Catalogue de la bibliothèque de Mme George Sand et de M. Maurice Sand, Paris, 1890, nº 47 ; Exposition Balzac, Pierre Berès, nº 254 ; collection Pierre Bergé puis vente, V, 2020, n° 965) est sans conteste le plus précieux pour l'heure. Il a également été tiré deux exemplaires sur papier de Chine, l'un offert à Mme Hanska, l'autre à Zulma Carraud, mais ils sont tous deux dépourvus d'envoi ou d'ex-dono. Il en fait part à Zulma Carraud le 25 janvier 1833 : « vous allez recevoir bientôt, chez M. Sazerac, un petit paquet qui contiendra mon offrande. Pour vous, il existe un exemplaire sur papier de Chine et qu'en ce moment les plus grands artistes en reliure, s'occupent de rendre digne de vous. Je vous en prie, ne le prêtez jamais. Vous savez quand vous faites de la tapisserie, chaque point est une pensée. Eh bien chaque ligne du nouvel ouvrage a été pour moi un abîme. Il y aura là des secrets entre nous deux. Gardez le bien ; je vous en mettrai un exemplaire vulgaire que vous prêterez, si tant est que vous puissiez le prêter à beaucoup de monde. Maintenant l'oeuvre est bien plus complète, plus étoffée, mieux écrite ; puissé-je en faire un jour un monument de gloire ! ». Un délice, contenu dans un écrin en palissandre marqueté à son chiffre, passé en vente en 2010 (Pierre Bergé et associés, Laucournet exp., 29 juin, n° 150). Provenance : George Sand ; Pierre Bérès ; Pierre Bergé. Carteret, I, 62 ; Clouzot, 20 ; Louvenjoul, 190 ; exemp. cité par Vicaire (I, 194).
Paris, chez les Marchands de nouveautés, [Imprimerie de H. Balzac], 1826. In-32 de (5)-160 pp., demi-percaline, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin vert, entièrement non rogné (relié vers 1860).
Édition originale rare de ce « Petit dictionnaire [...] paru sans signature en 1826, imprimé chez Balzac lui-même, alors imprimeur » (Balzac, Histoire des oeuvres, 1879).L'attribution de ce dictionnaire est complexe : l'acte de déclaration d'imprimeur en attribue la rédaction à G.-L. Brismontier, polygraphe talentueux, auteur la même année d'un Dictionnaire des gens de lettres vivants ; mais « l'attribution à Balzac a été admise en général, discutée, parfois mise en doute. On a évoqué Horace Raisson, et aussi Brismontier [...] L'imprimerie Honoré Balzac [...] a pratiqué les écrits de collaboration » (Ressouvenances). L'ouvrage recense alphabétiquement et commente avec ironie les enseignes commerciales parisiennes, « l'un des quatre essais [sur ce sujet] avant l'ouvrage d'Edouard Fournier » (Histoire des enseignes de Paris, 1884). Il constitue par ailleurs un témoignage documentaire sur le commerce parisien des années 1820 : Balzac s'en souviendra dans César Birotteau, où il évoque « un magasin de nouveautés nommé le Petit Matelot, le premier des magasins qui depuis se sont établis dans Paris avec des enseignes peintes, banderoles flottantes [...] et mille autres séductions commerciales ».Honoré de Balzac (1799-1850) obtint son brevet d'imprimeur le 1er juin 1826 et dirigea son imprimerie, rue des Marais-Saint-Germain (devenue rue Visconti), de 1826 à 1828, entreprise de taille moyenne (36 ouvriers), financée par Mme de Berny, la « Dilecta », qui lui prêta 45 000 francs. L'atelier produisit en deux ans 282 titres imprimés-édités. L'aventure typographique de Balzac, si elle se termina par un désastre financier, nourrit durablement son oeuvre, notamment Les Illusions perdues.Hanotaux & Vicaire, La Jeunesse de Balzac. Balzac imprimeur, n° 8 ; Patrick Berthier, « Balzac et l'imprimerie ».
P., Ferroud, 1921, un volume in 8 relié en DEMI-MAROQUIN MARRON, TETE DOREE, COUVERTURES CONSERVEES (reliure de l'époque), 3 feuillets non chiffrés, 468pp., 2 feuillets non chiffrés, 2 PORTRAITS et 2 FACSIMILES D'ECRITURE
---- TRES BEL EXEMPLAIRE RELIE EN DEMI-MAROQUIN MARRON, COUVERTURES CONSERVEES ---- Nouvelle édition AUGMENTEE DE LA CORRESPONDANCE DE BALZAC ET DE MADAME DE BERNY ---- La jeunesse de BALZAC : premières armes, BALZAC imprimeur, Rue des Marais, Dilecta, les affaires, la catastrophe - Correspondance d'Honoré de BALZAC et de Laure de BERNY (1822-1832) - Les BALZAC - Les DE BERNY - Les HINNER - REINIER DE JARJAYES - La librairie - l'imprimerie - La fonderie BALZAC et Cie - La faillite et les dettes - Les impressions faites par BALZAC - La maison de la rue des Marais**88130/8813/Q2
Superbe exemplaire provenant de la bibliothèque Guy Pellion avec ex-libris. Paris, Toussainct du Bray, P. Roccolet, Cl. Sonnius, 1631. In-4 de 27 pp., (1) p. d’extrait du Privilège, 400 pp., 56 pp. et (8) ff. Plein veau blond, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, double filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle signée Niédrée. 237 x 178 mm.
Édition originale du Prince, « l’œuvre qui contribua à fixer la langue et constitue l’un des plus beaux monuments de la prose française ». « Edition originale ornée d’un beau titre-frontispice offrant le portrait de Louis XIII ». Tchemerzine, I, 355. Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654) bénéficie désormais d’un nouvel éclairage. Si l’on reconnaît toujours en lui le restaurateur de la langue française célébré par Ménage, on scrute avec plus d’intérêt ses conceptions de la morale et de la politique, « sa vieille Maitresse ». « A son retour d’Italie où il avait suivi le cardinal de la Valette, Balzac s’était déjà rendu célèbre par ses Lettres. Il fut accueilli comme un triomphateur et recherché de tout le monde élégant et lettré ; Richelieu, en particulier, fit tout ce qu’il put pour s’attacher un aussi précieux esprit. C’est probablement dans le milieu de la cour, qu’il ne fréquentait plus guère cependant après 1624, que Balzac conçut son projet d’écrire ce livre : peut-être lui fut-il plus ou moins directement commandé. On raconte qu’ayant entendu citer par un gentilhomme l’indignation d’un de ses amis, alors prisonnier des pirates barbaresques, provoquées par les insultes qu’on prodiguait devant lui au nom de Louis xiii, Balzac aurait eu l’idée de consacrer sa plume à retracer le bonheur de la France de vivre sous un sceptre aussi glorieux que celui de ce roi. Bien que « Le Prince » prétende à quelque généralité et que le nom du roi n’y figure pas, c’est en fait une peinture idéalisée de Louis xiii, héros digne de l’Antiquité. Pleine d’harmonie et d’une grande rigueur, cette œuvre contribua, au moins autant que les « Lettres », à fixer la langue et constitue un des plus beaux monuments de la prose française. Les idées politiques de Balzac ne sont d’ailleurs pas indifférentes, elles sont la parfaite expression de l’esprit de son temps ». (Dictionnaire des Œuvres, V, 511). « C’est d’Italie qu’il commença d’écrire ses ‘Lettres’ qui devaient un jour lui assurer la gloire. D’emblée, ou peu s’en faut, il s’acquit l’admiration de la haute société française. C’est dire que lorsqu’il revint à Paris, l’année suivante (1622), il se vit déjà célèbre. L’un après l’autre, tous les grands personnages se mirent à le rechercher ; Richelieu lui-même fit tout ce qu’il put pour s’en faire bien voir, tant il tenait à s’attacher un esprit aussi remarquable [...] Sitôt qu’il vit le jour, le recueil obtint un succès prodigieux : non seulement en France, mais dans toute l’Europe [...] En somme, Guez de Balzac a rendu à la prose le même service que Malherbe à la poésie. Il a préparé l’éclosion de la prose classique. » (Dictionnaire des Auteurs, I, 208). Le Prince (1631), découronné d’un prélude pastoral, mais éclairé d’arguments en 1634, prétend peindre « la révolution morale » entraînée par l’impérieux pouvoir de Richelieu. Balzac, cette fois, plaide pour un paternalisme monarchique, où « la Prudence soulage la Justice » selon une raison d’Etat soucieuse du bien public. Dans cet ouvrage riche de « toutes les vertus oratoires », Balzac s’efforce d’atteindre à « la perfection du genre sublime » en faisant fond sur les « Lettres Sainctes » et la tradition de Cicéron et Sénèque. Par ses contradictions mêmes Balzac instaure un nouvel « humanisme », héroïque et moderne, embrassant sous le nom de politesse le cœur, le goût et la raison. Prosateur et poète latin du premier rang, il comble l’ambition majeure des statuts de l’Académie par le triomphe indiscuté des lettres françaises. Résigné au Dieu caché, il a foi en une création rationnelle et s’efforce de repenser selon la nature la société et l’art. « Observateur », il élabore une politique où la culture pourrait rendre « plus humains » princes et sujets. Chantre de la retraite, mais mondain toujours, il plaide pour l’urbanité contre la double trahison d’une arrogante ignorance et du pédantisme. « Atticiste » enfin, il témoigne pour un travail à la Malherbe qui n’étouffe pas la spontanéité ni « la raisonnable fureur » d’un Théophile. Force et majesté, mais douceur ; diversité, mais ordre, économie et choix ; sérieux, mais finesse de la raillerie et gaieté, telles sont les marques de l’art de plaire et persuader qu’il propose à la cour et à la bonne société, et qui fondent un authentique classicisme Louis XIII. Précieux et fort bel exemplaire provenant de la Bibliothèque Guy Pellion avec ex-libris.