Paris, Quo Vadis, 1955, 1956, 1957 & 1958, 13,2 x 18 et 13,4 x 21,5, 128-IV pages cousues sous couverture souple imprimée. Avec les contributions de Jean-Louis Aubrun, René-Louis Doyon, André Lebois, Guy Lavaud, Anne de la Mantégna, Roger Rabiniaux, Alfred Reth, Maurice Dubourg, Maurice-Pierre Boyé, Slavomir Mrozek, etc. "Quo Vadis, revue poétique et satirique, dirigée de 1947 à 1958 par un méconnu des lettres, Jacques-Louis Aubrun, se caractérise par son style particulièrement percutant. Réfractaires dans l’âme mais ultra réactifs, ses collaborateurs qui, pour la plupart, ont une longue expérience littéraire derrière eux, combattent les maîtres à penser en faveur vers 1950 et les gloires qu’ils jugent usurpées. Quo Vadis donne carrière à une génération de poètes et de critiques qui n’est pas celle de la « modernité » à la mi-temps du siècle. Mais la verdeur de ton avec laquelle la revue malmène à plaisir les écrivains honorés de son époque, la préserve de la fossilisation. Elle se partage donc entre des articles au vitriol, dans l’héritage des grands pamphlétaires, la publication de poètes « aux luttes mémorables » ou celle de fantaisistes singuliers. Elle fait aussi la part belle aux études savantes. Plus que des contributions lénitives à l’histoire littéraire, il s’agit très souvent de véritables morceaux de littérature. Quo Vadis prétend ne pas se mêler de politique. Elle s’y risque pourtant avec assiduité en critiquant les prises de positions des intellectuels, surtout lorsqu’elles voisinent avec le communisme, ou l’hyprocisie. La revue de Jacques-Louis Aubrun, issue de la Résistance, affiche une certaine cohérence : elle s’ouvre en 1947 avec un réquisitoire contre l’action de De Gaulle au pouvoir et se referme en 1958, redoutant son retour". Guillaume Louet, 2011, in La Revue des revues no 45.
Etat d'usage. Couvertures partiellement insolées ; Manques au dos de la livraison 107-108-109 ainsi qu'aux huit dernières pages (déchirures) et couverture de la livraison 101-102-103.