« Édition originale extrêmement rare » des Voyages d’Afrique d’Armand (Chadenat). Séduisant exemplaire en vélin de l’époque. Paris, Nicolas Traboulliet, 1632. Petit in-8 de (1) f.bl., (4) ff., 320 pp. et (1) f.bl. Relié en plein vélin ivoire à recouvrement de l’époque, dos lisse avec le titre et la date calligraphiés. Reliure de l’époque. 161 x 102 mm.
Rare édition originale avec un titre rajeuni de la relation des expéditions organisées par Richelieu en 1629 et 1630 sur les côtes du Maroc. Il s’agit de l’un des plus anciens ouvrages français relatifs au Maroc. Brunet, I, 483 ; Chadenat, 5008. Le privilège avait été accordé le 5 septembre 1631 et quelques exemplaires portent la date 1631. « Playfair dans sa « Bibliography of Morocco » dit au sujet de ce livre: ‘This work shows the great interest which Richelieu attached to the maritime preponderance of France, and to commercial intercourse with Morocco.’» (Chadenat, 5008) Jean Armand, dit Mustapha, turc de naissance, était venu en France au début du XVII° siècle pour y enseigner les langues étrangères. Il fut converti à la religion chrétienne par le Cardinal de Richelieu. Richelieu crée une marine en 1626 en se donnant le titre de « Grand Maître et Surintendant de la Navigation » et donne une grande extension aux établissements coloniaux. La situation commerciale des français en Afrique est alors extrêmement précaire. Les corsaires de Salé avaient capturé un grand nombre de vaisseaux et de matelots français retenus en esclavage. En 1629 Richelieu charge son cousin, le chevalier Isaac de Razilly, fondateur de la politique coloniale française en Acadie, d’une expédition au Maroc. Razilly prend Jean Armand comme interprète. Les expéditions de 1629 et 1630 avaient pour objet le rétablissement du commerce avec les côtes de Fez et du Maroc, et les négociations pour le rachat des esclaves français. Lors de la seconde expédition, les français firent un blocus devant Salé jusqu’à obtenir la paix et la libération des Français. Les captifs seront alors délivrés, les marchands français pourront commercer librement et les chrétiens exercer leur culte. Ce sont ces deux expéditions de 1629 et 1630 que Jean Armand rapporte, en s’aidant des rapports et des pièces officielles, lettres, traités que lui confièrent Razilly et Richelieu. Ce très intéressant ouvrage contient des détails curieux sur les mœurs et la religion des habitants de ces contrées, et des observations sur la géographie ; il témoigne aussi du grand intérêt que portait Richelieu au commerce avec l’Afrique du Nord. L’ouvrage est dédicacé à Richelieu. Dans sa préface, l’auteur rend hommage au Cardinal qui dit-il ne se contente pas de « faire des merveilles sur la terre mais aussi sur la mer dont la largeur et l’étendue n’égale en rien la capacité de (l’) esprit. » Le livre se compose de l’histoire de l’expédition ainsi que d’un « traité sommaire et raccourci des royaumes de Fez et Maroc », fait, dit-il, par « un turc qui a été témoin oculaire des événements, qui a vu le pays, mais qui s’est aussi servi de livres. » Les bibliographes soulignent l’extrême rareté de cet ouvrage. « Édition originale extrêmement rare d’un des plus anciens ouvrages français relatifs au Maroc. » (Chadenat). Brunet ne cite qu’un exemplaire, l’exemplaire Langlès. Aucun exemplaire n’est répertorié sur le marché des ventes publiques internationales depuis le début des relevés il y à 34 ans. Magnifique exemplaire à belles marges, de cette très rare relation de voyages, conservé dans son vélin à recouvrement de l'époque. Provenance : signature autographe de Jean Juchereau de La Ferté, sieur de Maur (1592-1672) sur le premier contreplat. C’était un proche du gouverneur de la Nouvelle-France, Isaac de Razilly. Arrivé au Québec en 1634, il devient par la suite commis général des magasins de la Nouvelle-France. Selon une note manuscrite du XIXe siècle sur le premier feuillet blanc, l’exemplaire proviendrait de la belle collection Le Camus de Limare, dispersée en 1786.
1915 Couverture rigide Paris, L'Art et les Artistes, 1915, 1916. 5 numéros spéciaux de la revue regroupés dans un volume in-4 (30 x 21,5 cm), reliure demi-chagrin signée Louis Marchand, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés, papier à la cuve aux plats et contreplats, tranche supérieure dorée, dos insolé avec quelques frottements, coins légèrement émoussés. Dans le premier numéro du volume, la Cathédrale de Reims, envoi manuscrit du directeur Armand Dayot à Adolphe Thalasso, proche collaborateur de la revue, écrivain et critique d'Art né à Constantinople, figure orientaliste à Paris dans le monde littéraire. Les 5 numéros grand luxe du volume sont numérotés sur papier de la Manufacture Impériale du Japon (tirage limité entre 30 et 55 exemplaires selon les numéros). LA CATHÉDRALE DE REIMS, 64 pages, 3 états sur Japon d'un bois original de Dété, "Une Cariatide de la Basilique" (2 états sur feuillet libre), textes de Camille Enlart et Armand Dayot, 54 illustrations de la Cathédrale avant et après le bombardement. AU FRONT (1914-1915), 48 pages, portrait en couleurs du Général Joffre par Henri Jacquier, 2 états sur Japon d'un bois original de Lepère dont un avant la lettre, "Les Fugitifs", 74 illustrations d'après les dessins et peintures de Devambez, Naudin, Lepère... LA BELGIQUE HEROÏQUE ET MARTYRE, 75 pages, 2 états sur Japon d'un bois gravé original dont un avant la lettre de Pierre Gusman, "Consummatum est", textes notamment de Maëterlinck et Verhaeren, 85 illustrations. LES VANDALES EN FRANCE, 68 pages, 2 états sur Japon d'un bois original dont un avant la lettre de Georges Jeanniot, "Assassins", textes d'Arsène Alexandre et lettre d'Auguste Rodin, 79 illustrations. L'ALSACE DÉLIVRÉE, 62 pages, 2 états sur Japon d'un bois original dont un avant la lettre de Lepère, "Nous dominons la plaine", 115 illustrations. Fondée en 1905 par Armand Dayot, alors Inspecteur général des Beaux-Arts, la revue L'Art et les Artistes devient pendant la Grande guerre un organe de résistance intellectuelle et de témoignage, invitant auteurs et illustrateurs à s'exprimer sur le conflit en cours. Bel état du texte et des planches, bon exemplaire de cette édition sur grand papier, avec une provenance de choix.
Très bon
Armand Reclus (1843-1927), ingénieur, officier de marine, géographe, un des pères du projet du canal de Panama.
Reference : 009735
Armand Reclus (1843-1927), ingénieur, officier de marine, géographe, un des pères du projet du canal de Panama. L.A.S., 12 février 1912, 1p in-8. A Elie Faure. Il annonce à Élie Faure la mort de son beau-père Guignard (le beau-père d'Armand). Officier de marine, Armand Reclus (1843-1927) fit partie de l'équipe qui explora sur place le tracé du canal de Panama et en mena les premiers travaux. Contrairement à ses frères Élie et Onésime, sa sensibilité le rapprocha des thèses de l'Action française. Peu commun. [316]
( signatures d'Armand LANOUX et Germaine MONTERO). LANOUX Armand.
Reference : 8269
(1957)
1957 Paris, Delpire, 1957 ; in-8° oblong , plein cartonnage crème de l'éditeur, décor rouge et en couleurs , titre en noir; 110 pp. Illustré dans le texte et à pleine page de photographies en noir et en couleurs de reproductions d'oeuvres de l'époque.
1er volume de la collection " Encyclopédie Essentielle". Première édition avec au 1er feuillet blanc, un envoi autographe signé d'Armand Lanoux et la signature autographe de Germaine Montero. Fente à la charnière du 1er plat avec très petit manque de papier en pied.( GrD)
[Collectif dont] Ernest de Blosseville (1799-1886), Pierre-Sébastien Laurentie (1793-1876), Charles-Alexandre de Lostanges (1798-1865), Armand Marrast (1801-1852), Godefroi Cavaignac (1800-1845), Félix Avril (1810-1874), Etienne-Pierre Lubis (1806-1859), journalistes légitimistes ou républicains, opposants à la monarchie de Juillet.
Reference : 021877
[Collectif dont] Ernest de Blosseville (1799-1886), Pierre-Sébastien Laurentie (1793-1876), Charles-Alexandre de Lostanges (1798-1865), Armand Marrast (1801-1852), Godefroi Cavaignac (1800-1845), Félix Avril (1810-1874), Etienne-Pierre Lubis (1806-1859), journalistes légitimistes ou républicains, opposants à la monarchie de Juillet. P.A.S., Paris, 14 avril 1842, 1p 1/4 in-4. Exceptionnel document révélant l'union des opposants à Louis-Philippe et leur engagement à « ne point rendre compte des séances de la chambre des pairs ». Cette fait suite à certains journaux qui n'ont pas respecté leur engagement. Les journaliste de La Quotidienne (journal légitimiste) écrivent donc cette lettre d'information, probablement destinée à circuler entre les journaux. Elle est écrite et signée par Lostanges, contresignée par ses associés Blosseville et Laurentie. Le réacteur en chef du National, Armand Marrast, affirme avoir été fidèle à sa promesse et le rester à l'avenir. Les journalistes du Journal du Peuple, Godefroi Cavaignac et Félix Avril, font de même. Lubis, pour La France, admet n'avoir pas respecté entièrement l'engagement puisque, sans avoir rendu compte des séances, ils ont rapporté certains discours. La presse politique de l'époque, d'opposition évidemment, s'était unie pour ignorer les séances de la chambre des pairs, considérée comme une institution superflue et aux ordres du régime. En effet, après la révolution de 1830, nombre de paix légitimistes l'ont quittée, l'hérédité a disparu et la sociologie a évolué à l'image de la monarchie bourgeoise. On joint un second document, signé J. Guyet, pour Le Courrier français et en l'absence de Louis-Edouard Valentin de La Pelouze (1804-?), affirmant avoir « regardé cet engagement comme légèrement pris ». Rappelons que, à cette époque, les légitimistes, pourtant très forts et actifs - notamment dans les journaux-, sont marginalisés à l'assemblée et les doctrinaires (les plus proches de Louis-Philippe) ne sont pas majorité à l'Assemblée mais gouvernent néanmoins. Peu de temps après, le 16 juin 1842, Louis-Philippe dissoudra l'Assemblée et réussit à y obtenir la majorité absolu, faisant même disparaître les légitimistes. Superbe document. [531]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S., sd [années 1880], 1/2p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. Entête du ministère des finances. « mon cher ami, le plus tôt sera le mieux. Vous me prendrez le jour que vous voudrez vers 11h 1/2. Nous irons manger un pot de confiture ensemble. Mille amitiés et à bientôt n'est-ce pas. Armand ». Rappelons que Tailhade a dédié son premier livre à Silvestre qui a préfacé le deuxième. [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S., 12 octobre 1880, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. Curieux billet, envoyé ainsi sans enveloppe comme pourrait le laisser supposer le cachet : « Tailhade. 3 rue La Harpe. Paris. Souffrant impossible venir excuses. Armand. M. Silvestre 52 rue de Douai ». Tailhade avait publié en 1880 son Jardin des Rêves, dédié à Silvestre. [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S., sd, 1p in-12. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher ami, Je retrouve votre lettre, en arrivant à Paris, après trois jours de villégiature. Voulez-vous que nous déjeunions ensemble jeudi ? Je vous attends, à midi, au Louvre. Un mot, n'est-ce pa, et mes meilleures amitiés. Votre tout dévoué Armand Silvestre » . [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 16 juin 1882, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Merci, mon cher ami, de votre souvenir et de vos admirables vers. Ils n'autorisent guère le ton désespéré et auraient, au contraire, le droit d'exprimer un hymne triomphal. Vous êtes pus que jamais en pleine possession de votre talent. J'étais inquiet de votre long silence. [Joseph] Gayda qui m'est venu voir hier vous dira que je l'avais prié de vous ramener à votre vieil ami, et vous entendant pour venir déjeuner avec lui, 7 rue Notre Dame de Lorette. Voyons, le jour de la semaine qui vous conviendra à tous deux, sauf mardi. Et si vous n'avez pas Gayda sous la main, venez seul. Vous ferez deux heureux et, en particulier, Votre tout dévoué Armand Silvestre ». [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, sd [cachet 5 mai .], 1/2p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Cher ami, Vous n'avez qu'un moyen de vous faire pardonner votre longue éclipse. Venez déjeuner demain lundi à midi bien juste (je répète à 1h) rue Notre Dame de Lorette. A demain donc et à [mot illisible]. Votre Armand Silvestre ». [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 21 mai 1884, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher ami, Je reçois ce main, c'est-à-dire trop tard, ce mot d'[Alfred] Edwards qui ne me semble pas décourageant. Allez, ce soir même, si vous pouvez, le demander au Matin 25 rue d'Argenteuil. Vous voyez que vous êtes attendu. S'il vous présente de suite à Mayer voici [mot illisible] à prendre : Monarchiste dégouté ne voulant écrire que dans un journal royaliste. Homme à grandes relations. Demandez un sujet de Musique à traiter. Demain venez au Grand Hôtel. Ci-joint un billet. Vous me tiendrez au courant. Votre ami Armand ». [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S. + enveloppe, 3 janvier 1884, 1p in-12. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Cher ami, Venez déjeuner samedi rue N.D. de Lorette. C'est le mieux. Prenez moi à 11h 3/4 au ministère. J'ai hâte de vous serrer les mains et de vous demander pardon de mon long silence. A vous de coeur. Armand Silvestre ». [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S., Paris, 9 août [1880], 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher ami, Retardez votre voyage de quelques jours. Je suis moi-même obligé d'aller à Toulouse. Je pars ce soir et j'y serai toute la semaine prochaine. Ecrivez moi poste restante tout simplement. J'irai tous les jours. D'ailleurs, Lemerre est absent jusqu'au 24 c'est lui qui doit faire votre livre. Mille amitiés [mot illisible]. Votre tout dévoué Armand Silvestre ». Lemerre a en effet publié Le Jardin des rêves, dédié à Silvestre, en 1880. [509]
Armand Silvestre (1837-1901), poète, écrivain. L.A.S., sd, 1p in-8. Au musicien et journaliste Armand Gouzien (1839-1892). Amusante anecdote : il raconte la conversation de deux soldats, l'un disant qu'il couperait la tête de sa femme s'il le trompait, l'autre disant qu'il est pire d'Holopherne (personnage biblique ayant tué de nombreuses personnes dans le Moyen-Orient). « j'en rêve encore ; je l'ai entendu. Pauvre Holoferne ». Papier jauni, trace de collage au dos. [425]
Armand Lanoux (1913-1983), écrivain, prix Goncourt 1963. Poème tapuscrit avec corrections autographes, sd [1969], 1p in-4. Version inédite du poème « Le point de vue de Lazare », avant sa publication dans le recueil Les Images d'Epinal en février 1969. Version tapuscrite, avec nombreuses corrections, et mention de l'auteur « Armand Lanoux » de la main de Lanoux (mais ce n'est pas sa signature très caractéristique). Joli document. [385]
Armand Lanoux (1913-1983), écrivain, prix Goncourt 1963, membre de l'Académie en 1969.
Reference : 016122
Armand Lanoux (1913-1983), écrivain, prix Goncourt 1963, membre de l'Académie en 1969. L.A.S., Saint Jean Cap Ferrat, 22 avril 1965, 1/2p in-8. A l'écrivain et libraire Pierre Béarn (1902-2004). Courte lettre refusant une invitation, signée « Armand ». [363]
Armand d'Artois (1847-1912), écrivain, critique littéraire. L.A.S., Paris, 16 novembre 1911, 1p in-8. « Mon cher ami, Peux-tu me dire qui s'occupe du monument à élever à notre cher Catulle [Mendès] ? J'ai trouvé quelqu'un de considérable au théâtre qui s'occuperait d'organiser une belle représentation à bénéfice et je voudrais lui transmettre cette offre bénévole. On ne se voit plus mais on ne s'en aime pas moins. Tuus ex [imo]. Armand d'Artois ». [342]
Armand Guilmot de Saint-Gilles, journaliste et surtout escroc. L.A.S., Rosny-sous-Bois, 19 novembre 1893, 1pœ in-8 (33 lignes). Ayant proposé à Scholl de tirer une comédie de sa « délicieuse nuit d'orage », celui-ci a donné son accord, il attend la brochure pour voir ce qu'il peut faire. Il lui demande aussi son autorisation pour La Sorcellerie moderne. Il signe en se disant « Rédacteur au Figaro ». On ne trouve pourtant qu'un seul article de lui, le 2 novembre 1893 intitulé La Filouterie littéraire. Il se trouve que Le Figaro ne parlera de lui que le 23 décembre 1894, en page 2, pour parler des escroqueries d'Armand Guilmot (on se demande d'ailleurs d'où sort le de Saint Gilles). Il s'était donné le titre de rédacteur dans de nombreux journaux, membres de sociétés, lauréat des Jeux-Floraux, directeur du théâtre Poquelin, chevalier de nombreux ordres. Ce belge escroqua plusieurs personnes. Guilmot était belge. [126]
Manuscrit autographe signé de 6pp. grand in-4, ( rédigé au verso de 5 feuillets à l'en-tête du Ministre de l'Instruction Publique, sous-secrétariat d'Etat aux Beaux-arts ). Compte-rendu d'une visite sur le front., titré par l'auteur " Des cinémas pour les Poilus". Manuscrit à l'encre d'une plume large, plusieurs ratures, surcharges et ajouts . Armand Dayot, alors Inspecteur général des Beaux-arts, rend compte d'une visite dans les tranchées " Je reviens aussi de l'enfer, mais je n'y ai rencontré que des héros... J'allais dire des Dieux. Ici ni gémissements plaintifs, ni larmes de désespoir " coulant intarissables du creux des orbites"... Partout autour de moi.... dans tous les coins et recoins de cet inextricable labyrinthe... soldats presqu'improvisés, parfois sordidement vêtus de glorieux haillons, après tant de longs mois de souffrance et de combats , la barbe rude, le teint brulé mais les yeux pleins de flammes et le sourire aux lèvres, ce bon sourire français si près de la blague et de la chanson...". Il fait part de son émotion, voire " d'une vive commotion lorsque le premier obus de 150 éclata à une cinquantaine de mètres " ... Puis Dayot s'entretient avec l'officier " sous un abri casematé et blindé, que le bruit de la canonnade faisait trembler " qui l' interrroge sur les soldats : " ...que pensez-vous de nos poilus ?... Je pense que chacun d'entre eux mérite une statue ". L'interlocuteur de Dayot reconnait que ce serait " une excellente aubaine pour les sculpteurs ... mais ... assure... nos Poilus n'en demandent pas tant; Tachez seulement d'obtenir pour eux quelques ( rayé), un appareil cinématographique...". L' officier poursuit " tant que nos Poilus sont en première ligne, tout va bien. Devant la mort le moral est excellent... (le soldat) est immobile , comme un bronze....un braconnier à l'affut....Puis vient l'heure du repos, l'heure où tout danger disparait.. Alors les nerfs se détendent, les songes nostalgiques montent du fond de l'âme, et le Poilu loin de toute distraction , s'ennuie. C'est l'heure du cafard..." . Devant ce plaidoyer pour le cinéma , Dayot note de demander au Journal Le Matin de faire connaitre ce souhait " et je serai bien surpris que cette mesure salutaire ne se généralise pas bientot sur tous les fronts de bataille"... L' officier précise encore " Mais surtout pas de films tristes, pas de drames larmoyants, mais des histoires "bien rigolotes" avec de jolies petites femmes... Tuons le cafard pour mieux tuer le Boche...". Dayot revenu à l'arrière, prend des notes sur sa visite, il écrit son compte-rendu dans une chambre de la sous -préfecture (?) à tous vents, dans une ville où "le jardin est bouleversé par les obus", où les maisons s'écroulent. Il pourrait s'agir de Baccarat ( nom figurant à la fin de ses notes).
Témoignage empli d'admiration et d'une certaine naiveté , de nombreuses références à la bravoure des hommes, à la gloire et au destin de la nation, Armand Dayot était , en 1918, Inspecteur général des Beaux-art. Historien, critique d'art, journaliste, homme de lettres, son compte-rendu est riche en détails, précis, un peu emphatique mais il reste mesuré dans ses élans et se veut modeste quant à son role de spectateur et témoin, et quant à l'importance relative de son propos : distraire les soldats au front. D'après une inscription postérieure au crayon sur la 1ère page et le texte même de Dayot, un article tiré de ces notes aurait pu paraitre dans le Journal " Le Matin" en 1918, mais sans certitude, la fin de la guerre proche a pu ajourner sa parution. (Reu-Bur)
Armand Panigel (1920-1995), musicologue, cinématologue. L.S., Paris, 22 mai 1959, 1p in-4. Entête de la revue Disques. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). Bilan de ses piges pour le journal. [524]
Armand Panigel (1920-1995), musicologue, cinématologue. L.S., Paris, 25 janvier 1961, 1p in-4. Entête de la revue Disques. Au musicologue et journaliste Marcel Marnat (1933-2024). A propos de ses piges pour 1960 déclarées aux impôts. [524]
Armand O'Neill (1833-1896), général, commandant le 16e corps d'armées.
Reference : 021812
Armand O'Neill (1833-1896), général, commandant le 16e corps d'armées. L.S., Montpellier, 24 mai 1895, 1p in-8. Il félicite son correspondant, M. Bergougnioux, pour sa nomination. [529]
[Revue La Plume, Collectif dont] Charles Le Goffic, Olivier de Gourcuff, Anatole France, Armand Dayot, Ernest Raynaud, Alphonse Allais, Eugène le Mouël, etc.,
Reference : 021294
[Revue La Plume, Collectif dont] Charles Le Goffic, Olivier de Gourcuff, Anatole France, Armand Dayot, Ernest Raynaud, Alphonse Allais, Eugène le Mouël, etc., La Plume, Revue de Littérature, de Critique & d'Art indépendants - n°63 du 1er décembre 1891 - Les Bretons de France - numéro exceptionnel composé sous la direction de Charles Le Goffic. Paris, 1891. In-8, paginé 411 à 432. Fameuse revue Fin-de-Siècle publiant essentiellement de l'inédit. Portrait de Charles Le Goffic (compris dans la pagination). Broché. Bon exemplaire. [I]
[Revue La Plume, Collectif dont] Charles Le Goffic, Olivier de Gourcuff, Anatole France, Armand Dayot, Ernest Raynaud, Alphonse Allais, Eugène le Mouël, etc.,
Reference : 021295
[Revue La Plume, Collectif dont] Charles Le Goffic, Olivier de Gourcuff, Anatole France, Armand Dayot, Ernest Raynaud, Alphonse Allais, Eugène le Mouël, etc., La Plume, Revue de Littérature, de Critique & d'Art indépendants - n°63 du 1er décembre 1891 - Les Bretons de France - numéro exceptionnel composé sous la direction de Charles Le Goffic. Paris, 1891. In-8, paginé 411 à 432. Fameuse revue Fin-de-Siècle publiant essentiellement de l'inédit. Portrait de Charles Le Goffic (compris dans la pagination). Broché. Dérelié. Gravure collée en bordure. [II]
[Revue La Plume, Collectif dont] Armand Silvestre, Francis Magnard, Eugène Pottier, Charles Vincent, Léon Deschamps, Giboyer, Désaugier, Béranger, etc.,
Reference : 021406
[Revue La Plume, Collectif dont] Armand Silvestre, Francis Magnard, Eugène Pottier, Charles Vincent, Léon Deschamps, Giboyer, Désaugier, Béranger, etc., La Plume, Littéraire, Artistique et Sociale - n°99 du 1er juin 1893 - numéro exceptionnel consacré à la Chanson classique. Paris, 1893. In-8, paginé 241 à 258. Fameuse revue Fin-de-Siècle publiant essentiellement de l'inédit. Portrait d'Ernest Chebroux (compris dans la pagination). Broché. [I]