Antoine Albalat (1856-1935), écrivain, critique littéraire. L.A.S. + enveloppe, Paris, 4 septembre 1901, 3p 1/2 in-8. Entête du Journal des Débats. Très belle lettre à Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire, suite à une critique de son livre La Formation du style par l'assimilation des Auteurs (Paris, Colin, 1901). « Cher Monsieur, Je vous remercie bien vivement de vos lignes si indulgentes et si encourageantes. Vous êtes un des rares critiques qui aient compris mon modeste livre, oeuvre de conscience et de sincérité. Merci de votre appréciation. J'en suis très fier. Depuis notre première et unique entrevue chez Séverine, je vous ai lu et bien lu et je ne manque pas un n° du français le vendredi. De la part d'un artiste de style tel que vous, ces lignes sont pour moi une grande récompense. J'en ai beaucoup de joie. Mais il est inexact que j'ai consacré 300 pages à Coppée. Je n'ai écrit sur lui qu'un article (sur sa filiation par le côté familier de Hugo) et c'est tout. Je parle aussi de Voltaire l'inimitable, le seul, l'écrivain même.. Mais n'oubliez pas que mon livre est un guide pour les élèves. Saint Simon est admirable de race, oui, mais d'autres ont été très forts et admirables, quoique académique, tel Montesquiou. Goncourt est très haut aussi. J'en parlerai mieux au prochain livre. Certains écrivains étaient hors de mon enseignement. De là mon silence. J'ai l'admiration frénétique de Michelet et je considère L'Assommoir et Germinal comme des oeuvres hors ligne. Merci encore et croyez bien, cher Monsieur, à mes sentiments de sincère et profonde reconnaissance. A Albalat. Flaubert ne mérite qu'un mot, il est de vous : "L'immense Flaubert" ». Très belle lettre. [506]
Antoine Albalat (1856-1935), écrivain, critique. L.A.S., 8 février 1911[?], 1p in-8. A l'écrivain Paul Fort (1872-1960). Il ne peut assister au banquer le lendemain. Il mentionne avoir parlé de La Tristesse de l'Homme. [423]