Tapuscrit imprimé au stencil sur papier fort teinté, entourant un dessin à l’encre noire au centre de la page, quelques corrections à l’effaceur, recouvertes de nouvelles frappes à la machine à écrire (22/31 cm). « A l’époque déjà lointaine où j’étais innocent, alors étendu sur la couche mousse, j’eus souvent pleine occasion de voir des choses bien étranges, et les louanges dont je fus témoin éveillèrent en moi le vif désir de m’instruire d’avantage (sic). J’acquis bientôt la conviction qu’à moins de l’attaquer, tous les efforts tentés sur ce trafic n’aboutiraient qu’à le pallier faiblement. D’un autre côté, le récit de Paul Colinet et Jean Scutenaire avait excité en moi la soif du savoir, et l’orsque (sic) j’appris que des êtres des deux sexes avaient commis en montagne, je sentis que je n’aurais plus de cesse avant d’avoir moi-même expérimenté. Aussitôt que le dard fut décolleté, j’offris mes services, mais ayant échoué j’allai de suite à la recherche de Jean Scutenaire. On supposait alors que l’entreprise Jean Scutenaire avait réussi mais hélas j’arrivai pour constater que l’asseyez-vous n’était encore qu’à l’état d’embrun. On sait comment le retour brusque de Paul Colinet mit fin aux controverses avant que les recherches furent commencées. Désappointé mais gardant l’espoir d’obtenir plus tard une explication, je m’appliquai en étudiant de près le piapre ; objet pacifique prenant naissance à la naissance de l’anus. Voici en bref le procès-verbal de mes expériences actuelles. 1) frôlement et contact à la rive moussue. 2) De préférence sur un lit non ponté. 3) Ponctuation brusque de l’engin brûlant dans la mer rouge en feu4) pénétration sur le rythme de la valse bleue. » À la fois libre et énigmatique, un curieux poème en prose enlaçant une composition au trait dans la partie centrale. La feuille fut retrouvée dans les archives de René Magritte.