Gallimard | Paris 1977 | 12 x 18.6 cm | Broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Agréable exemplaire. Laconique mais important envoi autographe daté et signé d'Annie Ernaux à la précieuse lectrice de Gallimard, l'écrivaine Christiane Baroche : «merci.» * Paru trois ans après Les Armoires vides, Ce quils disent ou rien, annonce déjà les grands motifs de luvre à venir : la honte de classe, le déterminisme social, la difficulté dêtre une femme. Le roman reçoit un accueil destime, loin encore de la reconnaissance que vaudront à lauteure La Place (Renaudot 1984) puis le prix Nobel de littérature en 2022. De même, lécrivaine Christiane Baroche, nest pas encore, lannée de cette dédicace, la lauréate du prix Goncourt des nouvelles. Cest en tant que très précieuse lectrice de manuscrits chez Gallimard quelle est ici remerciée dun bref mais signifiant envoi. Nul doute que ce second roman de la jeune enseignante de banlieue doit à sa dédicataire lavis favorable qui confirme son statut décrivain, quelques années avant La femme gelée et La Place. Ernaux offrira d'ailleurs à Baroche un exemplaire de La Place enrichi d'une dédicace explicite:"Pour Christiane, qui m'a fait "naître" dans le bonheur il y a dix ans. Annie. 3/02/84." Les deux femmes de lettre, ici à laube de leur carrière, entretiendront dès lors une relation damitié et dadmiration mutuelle dont témoigne leur correspondance et les articles élogieux de Christiane Baroche. Ce nest quà partir de LOccupation, que Baroche, alors journaliste du Magazine Littéraire deviendra plus critique et sévère avec les uvres de sa consur, sans que nous sachions si leur amitié en a été profondément altérée. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -