Paris, Dusillion, [1841]. En 32 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 0,78 x 1,15 m ; au dos, étiquette de l'Atelier de Collage de Cartes Géographiques, Tableaux etc d'Auguste Logerot à Paris.
Très grand et rare plan de Paris, dressé par l'architecte Alvar Toussaint, gravé par Guillaume Laguillermie et Lebel, et publié par B. Dusillion à Paris en 1841. La lettre est de Abel Malo. Paris est divisé en 12 arrondissements et 48 sections, soit 4 sections par arrondissement. Ces 12 arrondissements avaient été créés en juin 1790 par l'Assemblée Constituante, afin de mettre un terme à la tutelle de l'État sur la commune de Paris. Les 20 arrondissements tels que nous les connaissons aujourd'hui seront créés le 16 juin 1859, lorsque les communes situées entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers Généraux, seront annexées à Paris. Le plan est illustré dans la partie basse d'une grande vue panoramique à 360° prise depuis le pont Neuf en regardant vers l'est, avec la statue équestre d'Henri IV de dos sur la gauche, la pointe occidentale de l'Île de la Cité, le pont Royal et les bâtiments du Louvre. En bas à gauche du plan figure la superficie de Paris à neuf époques, depuis Jules César en 56 av. J.-C., lorsque Paris occupait une superficie de 15,28hectares, soit 0,15 km2, jusqu'en 1841, et une superficie de 3450 hectares, soit 34,5 km2. À côté de ces superficies figure une liste de rues, dont certaines ont été récemment créées : la rue d'Arcole, créée en 1837 ; la rue de la Barrière Saint-Denis, ouverte en 1828 et renommée boulevard de Denain en 1859 ; la rue du Chemin de Lagny ; la rue de Fontainebleau, qui commençait rue Descartes et se terminait boulevard des Gobelins, actuel boulevard Auguste-Blanqui, aujourd'hui devenue la rue Mouffetard et l'avenue des Gobelins ; l'avenue de Marigny ; et la place de la Bastille sur laquelle l'auteur a indiqué la présence de la colonne de Juillet, inaugurée en 1840 pour célébrer les dixans des Trois Glorieuses. Au pied du pont Neuf, le long de la berge, on aperçoit le bateau de la société des Bains chauds de la Samaritaine, amarré au quai de l'École, aujourd'hui quai du Louvre. Il existe deux autres éditions de ce plan, l'une non datée publiée par Delloye Desmé et Compagnie vers 1835, sans la superficie de Paris à diverses époques, l'autre datée de 1842. Sur cette dernière édition, revue et augmentée par Victor Levasseur, la superficie de Paris à diverses époques a été placée sous le titre, et à son emplacement se trouve à présent une carte circulaire figurant les environs et fortifications de Paris. De chaque côté se trouve la liste des rues, places, passages, impasses, boulevards, avenues, quais, ponts et barrières. En comparant avec l'édition publiée vers 1835, la rue des Ménétriers a disparu de la liste, absorbée en 1840 par la rue Rambuteau, et la rue Cuvier, qui a pris sa nouvelle dénomination le 8 novembre 1838, a été ajoutée. Bel exemplaire, contours aquarellés à l'époque. Vallée, Catalogue des plans de Paris, 1908, 3051.
Paris, Aug.te Logerot, [circa 1848]. En 32 sections remises à plat et entoilées, formant un plan de 680 x 985 mm.
Plan mural de Paris divisé en 12 arrondissements, dessiné par le géographe Maillard et l'architecte Alvar Toussaint. Il est orné de vignettes figurant des monuments de la ville et de la banlieue, et accompagné d'une table alphabétique des rues. Le plan figure les deux murs d'enceinte de la ville, le mur des Fermiers Généraux, construit en 1790, et l'enceinte de Thiers. L'enceinte de Thiers, du nom de l'homme politique qui conçut le projet, fut construite entre 1841 et 1844, à la demande de Louis-Philippe, qui souhaitait faire construire autour de la capitale une enceinte bastionnée qui rendrait la ville imprenable. Constituée de 94 bastions, elle englobait non seulement Paris mais aussi les communes environnantes : Montmartre, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Auteuil, Passy, etc. Tout autour de cette enceinte, on fit construire 16 forts détachés, tous figurant sur notre plan (forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Nogent, de Rosny, etc). Ces forts sont représentés par des enceintes fortifiées aquarellées en rouge et en vert. Bon exemplaire aquarellé à l'époque. Quelques rousseurs. Vallée, 1960.