Adolphe Dumas (1805-1861), poète, écrivain. Poème signé, 1er août 1859, 4p in-folio. Long et beau poème, titré « Du lit de Job » et dédié au docteur Vincent Duval, qui avait une clinique à Chaillot et soignait alors Dumas qui s'était « broyé le pied ». Le poème est divisé en 14 sizains, écrits par un secrétaire, avec quelques corrections d'Adolphe Dumas qui signe et date le poème. Bien qu'une note de Dumas laisse supposer une publication, nous n'avons pas pu en trouver trace. Document brulé en marge. Beau document. [471]
Adolphe Dumas (1805-1861), poète, écrivain. L.A.S., 28 septembre 1849, 2p 1/2 in-8. A M. Porcher, de l'agence Porcher-Prudhommeaux qui finançaient les auteurs : « Mon cher Porcher, Je ne puis pas sortir à cause du froid et du pavé. Le coin du feu m'est ordonné comme malade. Je crois à toute l'exactitude de vos chiffres et je n'ai pas besoin de les vérifier après vous. Je vous connais. C'est pourquoi je fais encore cet appel à votre obligeance. Il ne s'agit que d'une question de temps et d'aujourd'hui à un an, et même avant, je serai libre de cet engagement. La garantie de mon père équivaut à une hypothèque, ainsi vous êtes bien garanti, et je compte que vous voudrez bien me distinguer de vos mauvais débiteurs. Celui-là est bon et sûr et il vous rappelle que vous l'avez habitué à être traité en ami. Demain ou après, la neige me permettra j'espère d'aller vous voir, et de régler même les intérêts car je veux que vous soyez non seulement garanti mais couvert de toutes les manières. Sur ce, et comptant toujours sur votre obligeance, je vous envoie tous mes compliments. Adolphe Dumas ». [471]
Adolphe Dumas (1805-1861), poète, écrivain. L.A.S., « de mon lit », 4 août 1859, 2p in-8. Au journaliste Paulin Limayrac (1816-1868). « Mon cher Limayrac, Obtenez, je vous prie, de l'obligeance de monsieur [Théodore-Casimir] Delamarre la publicité de [mot illisible] qui fait peut-être partie d'un bon enseignement public. En tombant dans ma chambre, je me suis broyé le seul pied qui me reste et qui me porte. On m'a transporté chez le docteur Vincent Duval où je ne suis pas empiété comme Roger [de Beauvoir] mais je ne sais pas si je n'aurai pas deux infirmités au lieu d'une. En descendant à Paris ou en remontant à Paris, vous seriez bien bon de passer par Chaillot, je vous dirai le reste. Je ne suis pas désolé du malheur qui m'arrive, mais j'ai dû me demander pourquoi, c'est sur moi que le mal retombe, je n'ai trouvé qu'une réponse : ma résignation et ma soumission à Dieu - ajoutez ma confiance en mes amis. Tout à vous. Adolphe Dumas De mon lit, chez le docteur Vincent Duval, grand rue de Chaillot ». [471]
Adolphe Dumas (1805-1861), poète, écrivain. L.A.S., île Lacroix [Rouen], 30 septembre 1850, 3p in-4. A l'écrivain Jules Janin (1804-1874). Très belle et longue lettre amicale de Dumas qui dans son île pour deux mois et qui, en rentrant dans sa chambre, se dit : « et mes amours, et mes vers, et Janin. Mes amours sont encore là, avec leurs beaux vingt ans, et dans deux mois elle rentrent au couvent, comme si j'étais Louis XIV. Mes vers, n'entrent pas chez l'éditeur, qui édite tant de pourparlers sans rien dire. Janin laisse entrer chez lui toutes les Judith[?], Brohan, Nathalie et les nouvelles depuis mon départ et tous les amours là sont si plaisants à voir que Janin oublie mes beaux yeux ». Il parle ensuite de divers sujets : la loi sur la presse du 16 juillet 1850, Armand Bertin, Frédérick [Lemaître], etc. Puis il termine par : « voyez comme je bavarde avec vous, on n'est pas plus Sévigné. j'allais dire Balzac, - ma foi, je dis tous les deux car je n'aime ni l'un ni l'autre - lui n'écrivait qu'un corset, et elle. répandait en public son lait de nourrice ». Superbe document [306-2]
Adolphe Dumas (1805-1861), poète, écrivain. L.A.S., Chaillot, 18 août 1859, 2p 1/2 in-8. A l'écrivain Edouard Fournier (1819-1880). Longue lettre amicale, alors qu'il est chez le docteur Vincent Duval à Chaillot, après s'être « broyé le pied » (selon un courrier du 4 août à Paulin Limayrac). Il craint d'avoir les deux pieds infirmes. Il encense le docteur Duval : « c'est un docteur, pasteur, vicaire et puritain tout à la fois, il est maître en toute science, avec la simplicité d'un maître d'école pour ses petits malades ». Belle lettre. [471]