Manuscrit botanique original calligraphié de 279 pages, d'une insigne rareté, dessiné et aquarellé en 1770 par Frère Jean Vernisy religieux dominicain à Dijon, orné de 114 planches originales hors texte dessinées et aquarellées sur papier impérial décrivant 469 fleurs, plantes et arbustes dans les coloris les plus gracieux suivant la méthode de Michel Adanson. 1 volume grand in-folio, cartonnage jaune, étiquette originale aquarellée au centre des plats portant en lettres d'or : XVI - Famille Les Composées ; souligné d'une fleur de lys plein or, dos habillé de papier vert décoré. Reliure dominicaine de l'époque. 420 x 270 mm. Adanson, Michel (1727-1806). Histoire et description de plusieurs plantes tant indigènes qu'exotique disposées par Familles suivant la méthode de M. Adanson. IV volume XVI Famille : les composées par Frère J. Vernisy religieux dominicain. Dijon, 1770. Manuscrit botanique original calligraphe de 279 pages, d'une insigne rareté, dessiné et aquarellé en 1770 par Frère Jean Vernisy religieux dominicain à Dijon, orné de 114 planches originales hors texte dessinées et aquarellées sur papier impérial décrivant 469 fleurs, plantes et arbustes dans les coloris les plus gracieux suivant la méthode de Michel Adanson. Les planches sont accompagnées d’insectes ou de mammifères. Le manuscrit ouvre sur une « Table alphabétique des plantes contenues dans ce recueil » suivie d’un superbe titre dessiné, aquarellé et armorié portant la date de 1770. Le volume ouvre sur les laitues, suivies des échinopes, chardons, immortelles, ambrosies, tanaisies, conyses, jacobées, soucis, bidens, etc. Michel Adanson (1727-1806) fut un des naturalistes les plus importants du XVIIIè siècle. Il était surtout botaniste, et c’est à ce domaine qu’il doit, avant tout, sa renommée. L’apport réel de son ouvrage Familles des plantes (1763-1764) à la science botanique fut toutefois apprécié avec un immense retard. La méthode naturelle de classification qu’il mit au point ne fut guère comprise et surtout estimée à sa juste valeur qu’en 1963, lors du grand colloque organisé à l’occasion du bicentenaire de la parution de l’ouvrage. C’est d’ailleurs autour des années 1960 que la taxonomie numérique (ou « phénétique ») émerge, en s’appuyant sur l’idée qu’Adanson avait recouru à des calculs combinatoires pour classifier les végétaux, dans son ouvrage Familles des plantes. Suivant Jean Dufrenoy, « l’origine de ce mouvement peut être attribuée à P. H. Sneath qui, ayant « redécouvert » la classification naturelle proposée par Adanson [… ], comprit que cette classification se prêtait particulièrement bien à l’application des calculatrices électroniques en taxonomie (J. Gen. Microbiol. 17, 201-206, 1957) ». Et c’est précisément l’année du bicentenaire de la publication du premier volume des Familles des plantes que paraît le grand traité pionnier de la phénétique, Principles of numerical taxonomy, de Peter H. A. Sneath et Robert R. Sokal. Une édition augmentée sera donnée en 1973. Il nous semble désormais acquis qu’Adanson occupe une place déterminante dans l’histoire des sciences de la nature, puisqu’en rejetant d’une part l’« esprit de système » et en défendant, d’autre part, une vision universaliste et totalisante du monde vivant, il réalise une parfaite synthèse du « linnéisme » et du « buffonisme ». Adanson fut le premier à donner effectivement une méthode naturelle de classification botanique, et pas seulement à en tracer l’idée, comme le firent son maître Bernard de Jussieu (1699-1777) ou son grand rival Carl von Linné (1707-1778). Le premier insistait sur la nécessité d’établir un tel arrangement suivant l’ensemble des affinités végétales, sans véritablement oser passer de la théorie à la pratique. Le second publia dès 1735 Systema naturae, son fameux « système sexuel », qui ne prétendait pas exposer la classification naturelle des végétaux, bien que Linné considérât que « l’ordre naturel », si un jour il pouvait être tracé (perspective d’ailleurs douteuse), passait simplement par le perfectionnement de son système, à mesure de la découverte des espèces. Adanson acquit très tôt le concept central de sa méthode naturelle. Les prémices de cette idée « holistique » apparaissent dans une lettre aux Jussieu, en date du 1er août 1750 : « J’ai trouvé, écrit Adanson, une façon de décrire bien différente de celle que j’usitois dans le temps de mon 1er envoi, et c’est la seule que je croie bonne et utile, parce que non seulement elle comprend absolument toutes les parties des différents corps naturels, mais encore par ce qu’elle décrit ces parties dans toutes les qualités qui leurs sont propres. » La révélation conceptuelle qu’eut le jeune Adanson au Sénégal est fondée sur la conviction que le « partiel » engendre le « faux ». À cet égard, ce voyage fut une prise de conscience définitive de l’aporie des « systèmes », qui reposent tous sur l’idée erronée qu’un « principe » possède un pouvoir de subsomption. Non, le tout ne peut être compris dans la partie, et c’est ce qu’Adanson a découvert au Sénégal. Il témoigne d’ailleurs de cette révélation : « [… ] la Botanike semble chanjer entièrement de face, dès qu’on quite nos païs tempérés pour entrer dans la Zone torride : ce sont toujours des Plantes ; mais elles sont si singulieres dans leur forme, elles ont des atributs si nouveaux, qu’ils éludent la plûpart de nos Systêmes, dont les limites ne s’étendent guère au-delà des Plantes de nos climats. » Sa méthode, fondée sur l’appréciation combinatoire d’un ensemble de systèmes partiels embrassant la totalité des « parties » d’un organisme, fut d’abord essayée sur les mollusques. Elle s’étendit ensuite aux végétaux (Familles des plantes). » (Xavier Carteret) Précieux et superbe manuscrit botanique original calligraphié, dessiné et et aquarellé en l'année 1770 dans l'Abbaye dominicaine dijonasse riche de 114 admirables planches originales hors texte sur papier impérial, composé suivant la méthode de Michel Adanson (1727-1806).
reliure d'époque
« Cet ouvrage qui a eu un grand succès, comme le prouvent ses éditions en anglais et en allemand, reste encore aujourd’hui un grand classique de l’Histoire naturelle. » Paris, Claude-Jean-Baptiste Bauche, 1757. In-4 de (8) pp., 190 pp., (1) f., xcvi pp., 275 pp., 1 grande carte dépliante et 19 planches dépliantes. Veau marbré, triple filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double filet or sur les coupes, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 255 x 185 mm.
Rare édition originale de ce récit de voyage au Sénégal par le naturaliste Michel Adanson. « En 1757, Michel Adanson, jeune naturaliste de trente ans, élève de Réaumur et de Jussieu, publie son ‘Histoire naturelle du Sénégal’, livre dans lequel il apporte, après un séjour de cinq ans en Afrique, de très nombreuses nouvelles observations botaniques, zoologiques et ethnographiques. Cet ouvrage comporte une seconde partie intitulée ‘Histoire des coquillages’ qui contient, après une préface de 96 pages, 275 pages consacrées aux coquillages locaux, d’eau de mer ou d’eau douce, 19 planches de magnifiques dessins ainsi qu’une grande carte du Sénégal. Cet ouvrage qui a eu un grand succès, comme le prouvent ses éditions en anglais et en allemand, reste encore aujourd’hui un grand classique de l’Histoire naturelle. » (Bulletin de la Société pharmaceutique de Bordeaux). « ‘L’Histoire naturelle du Sénégal’, premier ouvrage de Michel Adanson (1787-1806), rassemble les observations faites au Sénégal pendant le séjour de cinq années qu’y fit ce jeune naturaliste élève de Réaumur et de Jussieu. Dans la première partie, Adanson donne une présentation complète des nouvelles plantes et des nouveaux animaux qu’il a découverts ; il rapporte également les caractères, modes de vie, mœurs et coutumes des habitants du pays. La deuxième partie, plus importante, est consacrée aux mollusques locaux et à leurs coquilles dont la description est précédée d’un chapitre proposant une nouvelle taxonomie… La mémoire de ce savant remarquable a été maintenant définitivement tirée de l’oubli et le monde scientifique s’attache à reconnaitre l’importance de l’œuvre de ce travailleur acharné que fut Michel Adanson, l’illustre auteur des ‘Familles des plantes’ et du ‘Voyage au Sénégal, à l’isle de Gorée et au fleuve Gambie’ ». (Guy Devaux, Revue d’Histoire de la Pharmacie) L’ouvrage est orné en premier tirage d’une grande carte dépliante du Sénégal et de 19 planches gravées dépliantes de mollusques et coquillages. Précieux exemplaire d’une grande fraicheur conservé dans sa reliure de l’époque parfaitement conservée.
Paris Jean Baptiste Bauche 1757 In-4 (h. 25 cm.) (4) ff., carte dépliante 190 pp.-xcvj-275 pp. 19 planches gravées hors-texte.
Edition originale de cet important ouvrage écrit par le botaniste Michel Adanson, élève de Réaumur et de Jussieu. L'ouvrage est composé de deux parties, l'une consacrée au Sénégal où l'auteur séjourna plusieurs années, et l'autre à une étude aux mollusques locaux et leurs coquilles qui sont reproduites dans dix-neuf planches finement gravées. Fente en haut des mors, lacune à la coiffe, coins supérieurs émoussés, petites salissures. Bon exemplaire cependant de cet ouvrage classique peu courant. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
P., Larose (Collection "Médaillons Coloniaux"), 1934, in 12 broché, 172 pages ; 5 planches hors-texte dont un portrait en frontispice ; couverture un peu fanée.
...................... Photos sur demande ...................
Phone number : 04 77 32 63 69
Paris Vincent 1763 2 In-12 Plein veau marbré, dos à nerfs 190-640 [pp] Ouvrage de Botanique, célèbre par sa méthode de taxonomie des plantes concurrente de celle de Linné
Excellent Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable, frais de port en plus, La Poste ou Mondial Relay
Paris, Claude Jean-Bapt. Bouche, 1757. 4to. Cont. full calf. Gilt boders on covers. Old professional rebacking to style. Back gilt. A few nicks to leather at edges. (8),190XCVI,275 pp., 1 large folded engraved map (Carte Generale du Senegal) and 19 fine engraved plates, each with many figs of conchs (M.T. Reboul del.et sc.). Broad margins, printed on good paper. Light scattered brownspotting.
Scarce first edition of this early, and perhaps the first scientific, travel expedition in Senegal - an example of a new scientific attitude and method in travel litterature. The author was primarely a botanist, and the results of the expedition was planned to be published in further volumes. Only this volume, relating to conchology and molluscs was published. The first part gives an account of the voyage in the years 1749 to 1753, and the second part describes the conchs and molluscs (conquillages) in fine engravings. - Not in Brunet and Graesse. - Nissen ZBI No. 27 - Casey A. Wood p. 180.
ADANSON, M. (MICHEL). - ESTABLISHING A NATURAL SYSTEM OF PLANTS.
Reference : 50631
(1763)
Paris, Vincent, 1763 (- 64). 8vo. Bound in their original state, 2 orig. red boards. Some wear and fading to spines. Some cracks to hinges on part one. Wear to spine ends. Handwritten titlelabels on spines. (4),CCCXXV,190"(2),640 pp., 1 large folded engraved plate. Internally clean, printed on good paper.
Scarce first edition of this taxonomic classic in which Adanson established a natural system of plants and challenged the validity of some opinions by Linnaeus and the whole theoretical position expressed by him""In 1761 Adanson was elected a foreign member of the Royal Society of London, and in 1763-1764 he published Familles des plantes. In this book he proclaimed his contempt for ""systems"" and proposed a natural classification based upon all characters rather than upon a few arbitrarily selected ones, an attempt that brought him into conflict with Linnaeus. Recent historical studies have shown that Adanson’s views were shared by many Parisian botanists and that he was responsible for the maintenance of Joseph Tournefort’s system at the Jardin du Roi until 1774, when A. L.de Jussieu’s system was adopted. Adanson owed much to Bernard de Jussieu’s plant families as they were developed in his manuscript plan for the Trianon garden in which he arranged the plants in beds in an order corresponding to his system of classification. He soon recognized that his Familles des plantes was only an outline of his general conception, and in 1769 he prepared a new edition that was never published."" (DSB).Stafleu & Cowan" 26. - Hunt 577.