Gallimard Bibliothèque de la Pléiade Reliure d'éditeur 1977 "In-12 (11 x 18 cm), reliure d'éditeur sous demi-jaquettes, rhodoïd et étui muet, XIV-1975 pages, ce volume contient : L'Envers et l'Endroit - Noces - Le Mythe de Sisyphe - Lettres à un ami allemand (1943-1944) - Actuelles I, chroniques 1944-1948 - L'Homme révolté - Actuelles II, chroniques 1948-1953 - L'Été - Actuelles III, chroniques algériennes 1939-1958 - Réflexions sur la guillotine - Discours de Suède (1957). Essais critiques : Introduction aux ""Maximes"" de Chamfort - Avant-propos à ""La Maison du peuple"", de Louis Guilloux - Rencontres avec André Gide - L'Artiste en prison - Roger Martin du Gard - Sur ""Les Îles"", de Jean Grenier - René Char. Appendices : Métaphysique chrétienne et néoplatonisme - Articles, préfaces, interviews, inédits, introduction par R. Quilliot, textes établis et annotés par R. Quilliot et L. Faucon ; très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
Gallimard Bibliothèque de la Pléiade Reliure d'éditeur 1965 "In-12 (11 x 18 cm), reliure d'éditeur pleine peau sous jaquette, rhodoïd et étui muet, XIV-1975 pages, introduction par R. quillot, textes établis et annotés par R; quilliot et L. Faucon, ce volume contient : L'Envers et l'Endroit - Noces - Le Mythe de Sisyphe - Lettres à un ami allemand (1943-1944) - Actuelles I, chroniques 1944-1948 - L'Homme révolté - Actuelles II, chroniques 1948-1953 - L'Été - Actuelles III, chroniques algériennes 1939-1958 - Réflexions sur la guillotine - Discours de Suède (1957). Essais critiques : Introduction aux ""Maximes"" de Chamfort - Avant-propos à ""La Maison du peuple"", de Louis Guilloux - Rencontres avec André Gide - L'Artiste en prison - Roger Martin du Gard - Sur ""Les Îles"", de Jean Grenier - René Char. Appendices : Métaphysique chrétienne et néoplatonisme - Articles, préfaces, interviews, inédits ; bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
1962 Paris, Sauret, Imprimerie Nationale , 1962 ; 2 volumes in-4° brochés, couvertures illustrées en couleurs aux 2 plats, jaquette de rhodoid transparent, étui de toile grège cartonné formant boite, titre doré au dos, nom d'auteur doré au 1er plat; 226pp., 1p.ch.; 197pp.,1p.nch., 1f.nch. Nombreuses illustrations hors texte en noir et en couleurs par Edy Legrand. Bon exemplaire.
Edition numérotée sur papier vélin licorne Crèvecoeur des papeteries Arjomari.L' introduction d' Albert Camus est en édition originale. (GrG)
1 page in8 - En tête "Librairie Gallimard" -
Il a donné les instructions pour que 500 exemplaires de "Grimod de la Reynière" soit livrés aux Messageries Hachette -
GALLIMARD Anne - Ecrivain, Editrice - avec Camus lors de l'accident de 1960 -
Reference : GF25270
1 page in4 - En tête "Vagabondages" - bon état -
Elle a signalé sa revue "La Passerelle" dans la numéro 4 de sa revue - "C'est peu mais nous ne prétendons pas être sans défaut..." - Pour les anthologies: "nous ne prétendons pas tout connaitre, mais nous sommes ..tout prêts à parfaire nos connaissances" - Elle n'a pas trouvé le numéro de Poètes d'aujourd'hui le concernant -
GALLIMARD Anne - Ecrivain, Editrice - avec Camus lors de l'accident de 1960 -
Reference : GF25271
1 page in4 - En tête "Vagabondages" - Petite tache dans une marge -
Elle remercie pour des livres dédicacés et lui demande l'autorisation de publier deux fables: "Le merlan et la sardine" et "Quatre canards" au milieu de 110 comptines "depuis Charles d'Orléans jusqu'à Vian, Tardieu, Obaldia ...et vous-même" -
GALLIMARD Anne - Ecrivain, Editrice - avec Camus lors de l'accident de 1960 -
Reference : GF25272
1 page in8 - En tête "Anne Gallimard" -
Elle est désolé de ne pas lui avoir fait parvenir le numéro de "Vagabondages" ou il a collaboré -
GALLIMARD Anne - Ecrivain, Editrice - avec Camus lors de l'accident de 1960 -
Reference : GF25273
1 page in8 - En tête "Anne Gallimard" -
Elle passe sa dernière journée à la revue Vagabondages avant de rejoindre les éditions B.F.B. - Elle lui envoie le premier livre de cette petite maison et aimerait son avis - "Je suis désolé de n'avoir pas eu le temps de vous publier souvent dans Vagabondages, tout ceci s'est fait trés vite. Mais la revue continue!" -
1760 Avignon, Aux dépens des Libraires associés, 1760 ; fort volume in-12°, pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs, caissons de doubles filets dorés ornés de fleurons et petits fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin vieux rouge, armoiries dorées poussées sur les plats; (viii), lx, 630pp.
Aux armes de Pierre -Augustin- Bernardin de Rosset de Rocozel de Fleury ), né le 3 mais 1717 au chateau de Fleury en Pérignan (Aude), mort le 13 janvier 1789, il était le neveu du ardinal de Fleury . Il fut nommé évêque de Chartres en 1746, grand aumonier de Marie-Antoinette en juin 1774 et prélat commandeur de l' ordre du saint-Esprit le 1er janvier 1778. ( cf. O. H. R. pl. 2286). Reliure frottée, coins émoussés, manque de cuir au dos en tête et pied, ors des armoiries en partie effacés, traces de mouillure fortes et début et fin.
Paris, chez la Veuve Duchesne, Barrois, Morin, Bradel, 1783 ; 1 volume in-12°, pleine percaline crème à la bradel, titre doré sur étiquette de maroquin rouge ( reliure fin XIXe); XXIIpp., 250 p. Le privilège est au nom de Wolf d'Orfeuil, pseudonyme de N. Le Camus de Mézières.Inscription manuscrite à l’ intérieur du 1er plat “ exemplaire offert par le Bon Pichon au Vte de Savigny Mars 1888” .
Taches rousses à la percaline, quelques piqûres. Manque le faux-titre. Le feuillet A VII (pp. XIII - XIV) a été relié par erreur à la fin de l’ introduction, après la page XXII. Exemplaire à toutes marges. ( Reu-CH1 )
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. Excellent copy.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), with an excellent presentation-inscription, of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"". The copy is inscribed to Camus' close friend and ally in numerous respects, Jean Paulhan: ""a Jean Paulhan/ en affectueuse pensée/ Albert Camus"" on half-title. The famous French writer, literary critic and publisher Jean Paulhan (1884-1964) shared many things with Camus, with whom he grew very close. Not only did he participate actively in the publication of Camus' first books by Gallimard, was one of the first to see the true value of Camus' ""The Stranger"", he was also a confidante of Camus, who considered Paulhan one of the main reasons that he became a proper author. In a letter to Paulhan dated September 17, 1952, at the moment of break with Sartre, Camus writes: ""Ever since I (thanks to you) became what is called an author, I have not ceased to be astonished by my brethren. Sometimes, it is true, in the sense of admiration. Today it is in another sense."" (Depuis que je suis devenu (en peu grâce à vous) ce qu'on apelle écrivain, je n'ai pas cessé d'être étonné par mes confrères. Parfois dans le sens de l'admiration, il est vrai. Aujourd'hui c'est dans un autre sens.).Paulhan was an early and active member of the French Resistance, director of the literary magazine Nouvelle Revue Française (NRF) (from 1925 to 1940 and again from 1946 to 1968) and a great translator of Malagasy poetry, which attracted the interest of the likes of Guillaume Apollinaire and Paul Éluard. He also wrote numerous works of literary criticism, ""The Flowers of Tarbes, or Terror in Literature"" (1941) probably being the most famous, and he wrote several autobiographical short stories. After the war, Paulhan he founded ""Cahiers de la Pléiade"", and in 1953 he re-launched NRF.Interestingly, especially in connection with Camus' famous essays in ""L'été"", which are devoted entirely to his beloved Algiers, Paulhan was loudly against independence for Algeria. He caused great controversy by opposing independence and supporting the French military during the Algerian War. This not only caused public problems for him, it also cost him on the personal front, as for instance Maurice Blanchot denounced him. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
Exemplaire René Char avec envoi Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.
Paris, Gallimard, 1954. Uncut in the original printed wrappers. A very nice copy housed in a beautiful brown half morocco box with gilt lettering to spine and gilt super ex-libris to front board.
First edition, Service de presse-copy, i.e. review-copy (""S.P"" to bottom of title-page and to verso of back wrapper), of Camus' magnificent and highly influential collection of essays entitled ""Summer"", inscribed to the famous critic of literature and drama, the writer Guy Dumur (1921-1991): ""à Guy Dumur/ l'une des/ [ÉTÉ]s [ÉTÉ being printed an L' crossed out in front, with s added in Camus' hand]/ son vieil et fidele ami/ Albert Camus"" on half-title.The younger Guy Dumur was a close friend of Camus, who hired him to work on ""Combat"" with him. It is reported that he had a great talent for discovering new talent. Since childhood, he was extremely passionate about the theatre and came to work with all the great dramatic figures in Paris at the time. He is also famous for a number of well respected novels. The essays in ""L'été"" are devoted to Algiers and represent a very personal side of Camus, who provides a marvelous poetic and humorous picture of the provincial simplicities of Oran and Algiers. For many Camus-devotees, ""L'Été"" constitutes one of the most beloved works, as it gives the feel of a certain intimacy with the author that few of his other works does. ""In ""Return to Tipasa"", perhaps the most confessional essay in ""Summer"", which dates from a long trip to Algeria in December 1952, Camus issues his now famous testimony of survival - ""In the depths of winter, I finally learned that within me lay an invincible summer"" (Hawes: Camus, A Romance, 2009, pp. 181-82).
Gallimard Les Cartonnages NRF Reliure d'éditeur 1951 In-8 couronne, cartonnage papier de l'éditeur d'après la maquette de Mario Prassinos, 1 des 1050 sur vélin labeur, 332 pp. ; sans défauts, très bel exemplaire. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Editions Dervy Dos carré collé 2002 In-8 (14 x 22 cm), dos carré collé, 357 pages, envoi de l'auteur ; très bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Imago Broché 1988 In-8, (23x14 cm)dos carré-collé, couverture illustrée, 279 pages, préface de Louis-Vincent Thomas, bibliographie ; pliure au dos, coiffes et coins frottés, des marques d'usage aux plats, deux tampons 'écomusée de Montfort' en 1ère garde et au contreplat inférieur, assez bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Gallimard, Bibliothèque des Chefs-d'oeuvre Présence de la littérature Cartonné 1979 In-8 (18,6 x 23,4 cm), cartonné, au dos et au premier plat, 223 pages, illustrations en couleurs hors texte ; très bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Imprimerie de René Prud'homme, éditeur pontifical Broché 1900 RARE. In-12 (12,5 x 18,5 cm), brochure, 115 pages ; rousseurs aux plats, pliures et petites déchirures sur les bords des plats, dos partiellement fendu, en l'état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
1957 Paris - Gallimard - 1957 - 1 volume in8 broché de 234 pages - couverture un peu piquée - dos insolé - petit accroc au second plat - Bon exemplaire -
Edition originale en service de presse avec un bel envoi autographe signé à Jean Mistler -
G.P Grand Angle Broché 1975 In-8, (20.5x13 cm), broché, couverture à rabats illustrée, 218 pages, collection Grand Angle ; dos sali, plats légèrement jaunis, étiquette sur le 4e plat, assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
A Reims, chez Fremeau, 1823 ; in-8°,demi-reliure cuir de Russie violine, dos lisse orné en long de deux larges fleurons dorés encadrant le titre doré, plat de papier moiré brun rouge à motif d'oiseaux, écureuils et ramages ton sur ton, tranches marbrées vert et bleu ; XIIIpp., (I)p., 665pp. ( au vrai 681),+ XVIpp. ( intercalées ente les pp. 134 et 135). Erreurs de pagination aux 5 derniers cahiers (42 à 46). Exemplaire bien complet.Traces de mouillure pale partie inférieure des 2 premiers feuillets( avant -titre et titre) allant en s'amenuisant rapidement aux feuillets suivant, dos passé au brun, reliure frottée aux coiffes et mors, petite fente sur 4 cm à la charnière inférieure.
Exemplaire très correct. Edition originale. ( Reu-CO1 )
S.l., Koutoubia, (2010). Un vol. au format in-8 étroit (228 x 138 mm) de 189 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
L'ouvrage s'agrémente de planches photographiques hors-texte. ''Cinquante ans après la mort d'Albert Camus, que reste-t-il de son oeuvre ? Par l'itinéraire qu'il nous propose entre l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui, sur les lieux-mêmes où Camus se confronta à la condition humaine et aux drames de l'histoire, Stéphane Babey montre la force et la pertinence d'une pensée trop longtemps vouée à la vindicte et à l'incompréhension. D'Annaba où le destin de Camus rencontre celui de saint Augustin à Alger la blanche en passant par Oran la pestiférée, ce livre est un voyage au coeur de la passion algérienne qui anima Camus jusque dans l'exil. Sur les pas d'Albert Camus par le texte et par l'image.'' Excellente condition.
mardi 25 août | 13.4 x 20.9 cm | Une feuille
Lettre autographe signée d'Albert Camus adressée à « Madame Quentin ». Une page sur un feuillet rédigé à l'encre noire, à en-tête de la Nrf, accompagnée de son enveloppe portant l'adresse autographe de sa destinataire. Trace de pli horizontal inhérente à la mise sous pli de la lettre. « Je serai à Paris lundi ou mardi au plus tard (c'est donc le 31 ou le 1). Pouvez-vous demander à Madame Pinker, dès réception de cette lettre, de ne plus faire suivre mon courrier. J'espère que vous avez pu vous reposer un peu pendant le mois d'août et vous envoie mes biens fidèles pensées ». Lorsqu'il habite sa maison à Lourmarin, c'est à sa femme de ménage, Madame Quentin, qu'Albert Camus s'adresse pour les questions logistiques liées à son pied-à-terre parisien, au 4 rue de Chanaleilles, voisin de celui de René Char. L'écrivain réalise plusieurs allers et retours entre ses deux résidences de 1958 jusqu'au 4 janvier 1960, date à laquelle il trouvera tragiquement la mort dans un accident de voiture à Villeblevin dans l'Yonne. L'une de ses ultimes lettres datée du 23 décembre 1959 sera adressée à cette « chère Madame Quentin », dans laquelle, en plus d'une généreuse étrenne de fin d'année, Camus précisera la date de son retour à Paris, comme il le fait dans cette lettre. On joint un télégramme adressé à nouveau à Mme « Quentin 86 Rue de Varennes », en date du « 5-59 ». Les lettres autographes signées d'Albert Camus sont aujourd'hui très recherchées. Celle-ci témoigne du langage prévenant qu'emploie l'écrivain envers Madame Quentin, qui exerce la même profession qu'occupait sa mère. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
0 En feuilles
Photo prise lors de la représentation de "L'Etat de siège" de Camus en 1948, au théâtre Marigny. On y voit Camus, Jean-Louis Barrault, le metteur en scène, Arthur Honneger, Maria Casarès, Madeleine Renaud, Pierre Brasseur,Jean Desailly, Pierre Brasseur, Gabriel Cattand, et Balthus qui avait fait les décors. Photographie originale, tirage sur papier baryté, 21 x 20,2 cm. Tampon Lipnitzki - Viollet au dos. Très bon 0
Exemplaire Robert Chatté avec envoi signé Paris, Gallimard, coll. «Les Essais», (février) 1954. 1 vol. (120 x 185 mm) de 188 p. et [2] f. Broché, sous chemise et étui. Edition originale. Un des 175 exemplaires sur vélin pur fil - celui-ci un des 5 hors commerce (J). Envoi signé : « à Robert Chat[té], par 40° de température. A.C. ».
Les huit récits qui composent L'Été, à l'exception du « Minotaure », publié seul en 1950, sont inédits. Tous « se rattachent naturellement à Noces par une sorte de fil d'or », celui du lyrisme, de la prose poétique et de la pensée méditerranéenne, célébrant Alger, Oran puis Tipasa, qu'il avait chanté quinze ans plus tôt dans Noces comme un lieu « habité par les dieux ». Camus, sept années après la parution de La Peste, revient à l'essentiel, ses essentiels : la Méditerranée, avec « son tragique solaire qui n'est pas celui des brumes » ; la lumière, « si éclatante qu'elle en devient noire et blanche » ; la mer, dont il se tient « au plus près » ; l'Algérie, sa « vraie patrie ». Cet exemplaire est celui de Robert Chatté, l'une des grandes figures de la librairie clandestine. Jean-Jacques Pauvert l'évoque dans ses Souvenirs comme « le mystérieux libraire de Montmartre, (...) grand, mince, très bien élevé, avec des oreilles décollées éton-nantes, (qui) exerçait en appartement et prenait un grand luxe de précautions et avait ses entrées chez Gallimard, chez qui il avait débuté comme simple commis. Il n'ouvrait sa porte que si l'on usait d'un certain signal. Il avait fait imprimer aussi l'édition originale de Madame Edwarda de Bataille en 1941 ». Sa relation avec Camus fut précoce et constante, jusqu'à son décès le 8 septembre 1957, que l'écrivain note dans ses Carnets : « Mort de Robert Chatté. Seul, à l'hôpital de Villejuif. » (III, p. 198). Son ami Pascal Pia s'occupera de la succession et de l'inventaire de son appartement. Parisien tout le premier semestre 1954, Camus offre vraisemblablement à Chatté son ouvrage dès sa parution, mi-février. Les 40° annoncés sont davantage un écho ironique aux textes de L'Été qu'à la situation météorologique en France : le fameux hiver 1954 est l'un des plus froids du siècle dernier, avec un froid ressenti de près de -40° ! Camus passera tout l'été, au frais, en Normandie, chez les Gallimard, à Sorel-Moussel. Cet exemplaire a figuré à l'exposition du centenaire, « Albert Camus de Tipasa à Lourmarin » (n° 155, reproduit).